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Tome quatrième. M - P.
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j’ai parlé à son article. Au lieu de bois on se sert, pourle chauffage , de Culm : c’est la poussière du charbon deterre, qu’on mêle avec du limon ou de la boue; onen fait de grosses balles qui brûlent fans faire presquede fumée, & chauffe fort bien. C’est le meilleur chauf-fage pour brûler de la chaux, sécher forge pour fairela biere. * Etat présent de la Grande Bretagne , t. t.P- * 43 -

PEME, ville d’Egypte. L’itinéraire d’Antonin la metentre Memphis & ílìu, à vingt milles de la premiere,& à égale distance de la seconde. Un manuscrit portePene au lieu de Peme ; & Jérôme Surira voudroit lirePempte , avec Etienne le géographe. Ne seroit-ce point,dit Ortelius, The f. la même ville qui est appellée Pea-mum dans la notice des dignités de l’Empire ì

PEMMA , ville de l’Ethiopie, sous l’Egypfe, selonPline , /. 6. c. 29.

PEMOLISSA & PEMOLIT 1 S. Voyez Pimolisena.

PEMSEY , bourgade d'Angleterre , dans la provincede Sussex, aux confins de Pevensey Mershe, & de Ha-stings Râpe , vers l’embouchure d’une rivière qui se jetteclans la mer, & qui forme un havre en cet endroit. Cehavre, qui porte le même nom que la bourgade, estcelui où Guillaume le conquérant fit fa descente pourla conquête de l’Angleterre. L’histoire dit qu’il avoir uneflotte d'environ neuf cens voiles. L’état présent de laGrande Bretagne, t. 1. p. r 18. appelle ce havre Pe-vensey.

PEMTE, ville de PEgypte, selon Etienne le Géo-graphe.

PEMTEGOCJET. Voyez Pentagouet.

PENAF 1 EL. Voyez Pegnafiel.

PENA-GARCIA, petite ville de Portugal , dans laprovince de Beira. Elle est située fur les confins del'Estramadure Espagnole. Philippe V la prit en 1704,mais il se retira à l’approche des alliés.

PENALVA , ville de Portugal, dans la province deEeira. Elle est située fur une colline, à trois lieues deCoimbre, & défendue par un château. Ses habitans,qui ont droit de députer aux états, sont au nombre deíìx cens. De liste, Sanson , Se le pere Placide ne fontaucune mention de cette ville. * Corn. Dict. Dcscr. Su-marìa del Reyno de Portugal.

PENAMACOR. Voyez Pegnamacor.

PENARENSIS URBS, ville de Syrie. Surins en par-le dans la vie de saint Jean le Syrien. Peut-être ce motPenarenfìs est-il corrompu de celui de Pinarensis , for-mé de celui de la ville Pinara.

PENAUTIER , ville de France , dans le Languedoc,recette & diocèse de Carcaffone. Voyez Podium Nau-sarìum. Penautier est une ancienne baronnie ; on y voirune très-belle maison de campagne fur la rivière deFresquer.

PENCALA. Voyez Peucella.

PENDARACHI, ou Penderachi. Voyez H£ra-ceée > n. 2y.

PENDELI, ou Penteli , montagne de PAttique,dans le voisinage d'Athènes, qu’on voit de-làau nord-eít. Au pied de cette montagne est un monastère du mê-me nom , l’un des plus célèbres de toute la Grece. II estcomposé de plus de cent Calovers, & d’un plus grandnombred’autrespersonnes, qui ont-làdes revenus fortconsidérables. Ils payent tous les ans de carach ou detribut six mille livres pesant de miel pour la mosquéeneuve que la sultane, mère de l’empereur Mahomet IV ,a fait bâtit à Constantinople ; ìls font obligés d’en four-nir encore autant, à raison de cinq piastres le quintal.

Ils ont rarement moins de cinq mille essains d’abeilles,Outre beaucoup de terres labourables, & des troupeauxde brebis, & d’aurre bétail, avec de grands vignobles,& quantité d’oliviers. La situation de ce monastère estfort agréable pendant l’été, à cause qu’il est entre lescroupes de la montagne , d’où sortent plusieurs ruisseauxqui se rendent dans des réservoirs, pour conserver dupoisson , Sc pour faire tourner les moulins. Ce couventest environné de différens arbres qui le gárantifient del’ardeur du soleil pendant l’été, & lui fournisseur du bolspour se chauffer pendant l’hiver. II y a une assez bellebibliothèque , dont la plûpart des livres font manuscrits,& ils consistent en un grand nombre de volumes des

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peres Grecs. Wheler, voulant voir les carrières de mabre blanc & les grottes de congellations creusées danscôtés de la montagne , il monta environ demi lieue aunord du couvent, de ayant traversé un périr ruisieau »qui n’en est pas éloigné, i-1 trouva beaucoup de caver-nes ou petites cellules, incrustées de congellationsdignes d’être vues. * Wehler , voyage d’Athenes > L. J.

p. 165. ,-tuand

QuelquesAmts brillait comme dés diamans ;«q jon les rompe, elles se levent en feuilles comme^talc ; d’autres paroissent comme des verdures ouéloignés. IP descendit dans une d’environ vingt ^ses, par un chemin étroit Ôc obscur, où U 7 afontaine, qu’on dit être si fraîche l’été, qu’il e .possible d’y tenir la main quelques momens.que les anciens chrétiensavoient accoutumé de se cacû.pendant le rems de la persécution. Cette montagne est 1111rocher entier de marbre blanc, & on y voir les car-*,rieres d’où on le tiroir pour les bâtimens d’Athenes»ôc ainsi on ne doute point que ce ne soit la monta-gne Pentelicits , dont Pausanias vante si souvent le niasb te. A une lieue & demie de Pelidely il y a un viu a "ge appellé Gevifni , ou Cefifta. Hérode Atticus y av0Itune maison de plaisance. Ce village est situé íu s 011ruisseau qui vient du mont Pendely , & qui tombe dansle Cephisus. On y découvre quelques anciennes mu-railles de marbre proche d’une mosquée. ^

Spon, Voy. de Grec. t. 2. p. 70, qui a a !été sor les lieux nous a donné une petite dissertationpour fauteur d Athènes ancienne & moderne. L’auteu f >dit-il, a pris la montagne de Saint George (Agios G e °fgios) pour le mont Pentelicus , où est le monasteicMedelly ou Pendeli, ôc le mont Pentelicus pour 1 ^chesmus. Mais il se trompe ; car Agios Gcorgw-f , n epoint le Pentelicus, puisqu’il ne s’y trouve aucun eU'droit d’où l’on ait tiré du marbre ; ce qui est facile à v° lsparce que c’est une montagne très-petite Sc fans arbres»ôc que l’on peut voir toute d’un coup d oeil , lorsqu 0 *}est au-dessus. Aussi Pausanias dit que i’AnchesmuS e _une montagne, qui n’est pas à la vérité bien grande»Ôc il semble qu’il veuille dire par-là qu’il doute si 0(1la doit appcllcr une montagne plutôt qu’une éminehjce ou un rocher. Scrabon tout exact géographe q***est, en faisant mention des montagnes de l’Attiq**e»ne parle point d’Anchesmus, qui ne méritoit pas le nos 1de montagne par fa petitesse. Mais cc n’est pas àci* >poursuit Spon , que je tire mon plus fort argument •il faut quelque chose de plus solide. Je dis donc qt* emontagne qui est sur le chemin de Raphly à Athènesun peu sur la droite z ou, si l’on veut, celle où estmonastère de Medelly, que de la Guilletiere a Ppelle le mont Anchesmus , à deux lieues d’Atheues »est fans contredit le Pentelicus par deux raisons q 1 ^l’on ne peut contester. L’une est le nom même de 1 ^reli qui lui reste à présent; car ce nè sont q 1 *? ^Francs, ou quelques-uns du vulgaire parmi lesqui prononcent Mendely ou Medelly , qui n’est P° l | eStant que le même mot corrompu. En second IR* 1 » ^carrières d’où l’on a autrefois tiré íe marbre p 0 ***temples d’Athènes, sont n ne autre preuve. On Rsve une demi-lieue plus haut que le couventque j’avance n’cst pas une simple conjecture, m alSchose de faír. . „

PENDENYS , château d’Angkterrc, dans la P r0vce de Cornouaille. 11 est situé sor la côte occidendu golfe de Falmouth, dont il défend l’entrée» a ^^le château du Mozeca, qui est fur la côte opP°

* Atlas, Roi. de Vaug.

1. PENE, Voyez Peine. . r a n-

2. PENE ou Penne, ville de France, dans,-^vey-guedoc , recette d’Alby. Elle est située près d e j varou, avec un bon château. Elle n’a qu’une rL,e

haut & bas ainsi que son fauxbourg.. e <jans

Z. PENE, rivière d’Allemagne : elle a fa f°le duché de Mecklebourg, un peu au-dessus ° e . n „hagen. Son cours est de l’occident à l’orient en ^tant. Après avoir traversé deux lacs, elle entrePoméranie, où elle baigne Dernmin, Loitz, J! ranC he& Anclam : ensuite elle va se joindre à a olloccidentale de l’Oder, qui prend le nom

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