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Tome quatrième. M - P.
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FÉRASIA. Vo-yez Castabala, n° 1, & Para-

SIA. ■'

PERASINUM. Voyez Parasinum.

1. PERASTO, petite ville ou bourgade de la Tur-quie-, en Europe , dans la Romanie, fur le bord deia mer de Marmora, environ à quinze lieues de Gal-lipoli, vers ie nord oriental. De Fisse > Atlas , ap-pelle ce lieu Saint George , ou Ferijìafis.

r. PERASTQ , gros bourg de la Dalmatie, dansle territoire de Gattaro, au nord occidental de la vil-le de Gattaro > fur le bord du canal de ce nom. 11 ap-partient à la république de Venise. Ses habitans pas-sent pour être braves & belliqueux. * Coronetli, car-te de la Dalmatie.

PERATH , nom que quelques-uns ont donné à l’Eu-phrate.

PERATICI, hérétiques aihsi appellés du nom d’unlieu : S. Clément d'Alexandrie ( 1 . 3. Stromatum ) enparle.

PERAULT, village de France, dans le Languedoc,à une lieue de la ville de Montpellier. Près de cevillage il y a un fossé où seau qui lé ramasse, quandil pleut, bouillonne continuellement, 8c conserve fafroideur ordinaire. On appelle ce fossé en langage dupays Lou-Boulidoit'de-Perault. En été ce fossé se des-sèche , 8c quand on y met de seau de fontaine, ellebout dans sinisant. D’ailleurs quand il pleut, à trentepas à droite 8c à gauche de ce fossé, on volt bouillirdans les ornières du chemin seau qui y croupit. Ona observé que seau de ce fossé se chargeoit d’un aci-de volatil, qui lui est communiqué par une vapeurqui sort de plusieurs crevasses qui font dans le fond de cefossé, ce qui eiì prouvé par la couleur rouge que cetteeau communique à la teinture de fleurs de mauves,8c par toutes les expériences qu’on peut faire fur cet-te matière. Les gens du pays s’y baignent en étépour des douleurs de rhumatisme, & s'en trouventfort bien. Quand le fossé est sec, & qu’on met l’o-reille sur les crevasses, on entend un bruit considéra-ble des eaux jaillissantes; 8c c’est le vent qui en fortqui fait bouillir seau, & qui lui porte sacide volatildont elle est chargée. * Piganiol , Descr. de la France,t. 4. p. n 9.

PERÇA. Voyez Thrace.

PERCÉ , petite- province de la Carie. Elle étoit sé-parée par la mer Carpathienne de Fisse de Rhodes,à laquelle elle a autrefois appartenu. * Hi(L Univers,ddune société de gens de Lettres.

PERCEIANA , ville d’Espagne : l’itinéraire d’Anto-nio la met fur la route de l’embouchure du fleuveAnas a E mérita , entre Contributa 8c Emerita , à vingtmilles de la premiere, 8c à vingt-quatre milles de laseconde. Quelques manuscrits portent Perieiana 8c Per-teiane pour Perceiana.

1. PERCHE, Perticum , province de France,8c l une des plus petites du royaume, puisqu’elle estcontenue toute entiere dans l’étendue de quinze lieuesde longueur, sur douze de largeur. Elle est bornée aunord par la Normandie ; à l'orient par le Tinterais 8cle pays Chartrain ; au midi par le Dunois, le Vendc-mois & ie Maine ; & à l’occident par la riviere deSarte. Ce pays a pris son nom d’une grande forêt ap-pellée Perticus Saltus, donc il est fait mention en plu-sieurs auteurs jusqu à lan 1000. Le terrein est en gé-néral inégal : celui des hauteurs ne vaut presque rien,8c est souvent inculte, servant de pâturages aux mou-tons & aux vaches. Les vallons au contraire, 8c lesterres plates rapportent des chanvres 8c des foins enquantité. On y recueille beaucoup de pommes, donton fait du cidre qui est la boisson commune. II y apeu de vignes : le vin même qui en provient est si mau-vais qu’on lui préféré le cidre. On trouve de la minede fer en plusieurs endroits. Au milieu de la forêt deBellesme, fur le grand chemin de Bellesme à Mor-tagne, il y a une fontaine minérale, nommée la Hesse,dont les eaux font ferrugineuses, & aussi salutaires quecelles de Fougues & de Forges. L’eau de la fontaine deChesne-gallon est de la même qualité, mais un peufnoins forte. * Longuerue , Description de la France,

part. 1. p. 98. Piganiol , Descr. de la France, t. p.p-461.

Lstnstoire des comtes du Perche est un peu embrouil-lée. Selon quelques-uns, Agombert, ou Albert, etoitcomte du seiche vers l’an 840 ; mais on ne rappor-te aucune filiation jusqu’à Yves de Bellesme, qui vi-voic en 940. D autres écrivains font commencer unpeu plus tard les comtes du Perche ; mais ils en don-nent une descendance suivie depuis Hervé qui vivoiten 879, jusqu’à la comtesse Heliscnde. Selon eux cettemaison a toujours fait des alliances illustres. Les roisd’Angleterre n’ont pas même fait difficulté de donnerleurs filles en mariage à ces comtes. Enfin la comte eHeliscnde restée feule de cette illustre maison fur r° usla tutelle de Guillaume, évêque de Châlons, soucle, qui prit la qualité de comte du Perche-, contormentent à l’uíage de ces rems-là , où les tuteurs pre-noient les titres de leurs pupilles. Heliscnde sor éle-vée à la cour du roi Philippe-Auguste , & à cellede Loui s VIII, après la mort duquel elle P a ^ a f?reste de ses jours avec la reine Blanche de Cassisle, mere de saint Louis, à qui elle donna Ie com-té du Perche , s’en réservant feulement 1 usufruit-Après la mort d’Heliscnde, Jacques de Château-Gon-tier prétendit que le comté du Perche lui appartenois»mais, par un traité fait entre saint Louis 8c lacquesde Château-Gontier, ce dernier céda les droits q ulavoir au comté du Perche , qui par cette cession- so centierement uni à la couronne de France, Voyez Ar- E>1 'ç° N .

La province du Perche, quoiqu’une des plus petitesdu royaume, est néanmoins de trois différens diocè-ses. La plus grande partie est de celui de Séez, c3til y a quatre-vingt-dix neuf paroisses qui en dépendent »trente-huit dependent de celui de Chartres > 8c onzeseulement de celui du Mans. On compte deux églisescollégiales, savoir celle de Toussaints de Mortagne»& celle de Saint Jean de Nogenr. II n’y a que trotsabbayes, qui font la Trape, les Clairets, 8c le V 3 *d’Arcisse.

Pour la Justice, Ie Perche relevé entierement &parlement de Paris, & a fa coutume particulière»que le duc d’Alençon fit rédiger par autorité du roi enijoy dans l’assembîée des trois ordres de la province-Elle fut encore rédigée de Faurorité du roi en ipP°'par messieurs le Président de Thou, Faye & Viole»conseillers, dans l’assemblée des états de la province ,tenue dans le chapitre de Saint Denis de Nogent. L eSlettres patentes du roi contiennent une clause exp reS 'se, que séleólion du lieu de Nogent ne pourroit nuj r ®ni préjudiciel.' aux prérogatives & prééminences dvilles 8c sièges de Bellesme & de Mortagne. II F abailli du Perche, qui a deux lieutenans : Fuir à M® ^tagne, 8c Faune à Bellesme. L’un 8c Faune conno> ssent de tons les cas atribués aux baillis 8c sénéchan*’8c les appellations de leurs jugemens font portées dles cas présidiaux au présidait de Chartres, & dan s tles autres au parlement de Paris. Outre cesbailn 3 ^ ’il y a encore dans cette province une vicomté , ^° ntjustice sc rend dans trois sièges, qui font Mortag 1 ’Bellesme & la Perrière. II n’y a eu pendant fort 10 Jhtems dans le Perche qu’un seul vicomte pour ces ^sièges ; mais Alexandre C rosser, qui étoit pourvu ^cette charge, obtint la permission de la partager ,en conséquence vendit F office de vicomte, pour ie ^ges de Bellesme 8c de la Perriere. Les appellations ^jugemens des vicomtes ressentissent en matière c } s \ c \\çbailliage d’où ils dépendent, & en matière crain ! t j e s »au bailliage ou au parlement, au choix des P a R c stpour ce qui est du petit criminel; car pour c ^ eS audes crimes graves, les causes font toujours P j u st e ursparlement. Outre ces justices royales , il y en 3 P £CC \é-considérables qui appartiennent à des seign esiastiques ou laïques. généralise

Quant aux finances, le Perche est de I 3 . nC ipres-d’Alençon; car sélection de Mortagne compt^^ parque toute cette province. Cette élection fut etaCharles IX au mois d’Août 157 3 . E1!e e “ C ° £ . Mor-de trois sièges, où les officiers rendent la ju ^ officierstagne, qui est le lieu du bureau, & oU