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doivent résidence , BeUesnie ôc Nogent ìe Rotrou. Í 1 ya une maîtrise des eaux ôc forêts à Mortagne, une àBellesme, Ôc trois greniers à sel, qui íonr Mortagne,Bellesme & Nogent le Rotrou.
11 s’y fait un commerce de bled ôc de bestiaux , quikst assez considérable. Le bled se transporte à Alençonfor des chevaux , lorsque la Bretagne en demande ;ni ais on le transporte à Chartres ou à llliers, lors-ssue la Beausse ou Paris en manquent ; ce qui arriverarement. Les bestiaux se débiteur dans les foires dupays. Le beurre, les œufs & la volaille donnent lieuaussi à un commerce assez avantageux pour la provín*ce. Le voisinage de Paris , qui n est éloigné que de troisjournées, est tout-à-fair favorable au débit de ses pé-rîtes denrées. Les manufactures les plus considérablesdu Perche, font celles des toiles qu’on fait a Morta-gne , ôc celles des étamines qui sc fabriquent à Nogentle Rotrou. Les toiles de Mortagne font fortes & pro-pres à faire des paillasses. On les transporte à Paris,a Rouen & à S. Quentin. Ce commerce a été porté,année commune, à la somme de 250000 livres. Lesétamines de Nogent sc débitent dans le pays. ou fauttransportées à Paris, à Tours, à Rouen, a Caen, enAngleterre, en Hollande ôc ailleurs. Ce commerce enteins de paix a produit plus de deux cens nulle livresPar an. Le commerce du fer qu’on fabrique dans lesforges de la Frette, de Gaillon, de Randonnay & deBrezolette, rapporte tous les ans plus de cinquantemille livres. On transporte ce fer à Paris, à Chartres,ôc dans d’autres villes voisines. La manufacture des cuirsétoir autrefois de quelque considération, mais elle estabsolument tombée. A Monrmirail, dans lc Perche- Gouer,il y a une Verrerie considérable, qui seule fournirtoute cetre province, sans compter un grand nom-bre de voitures chargées de verres qu’eiie envoie àParis.
Le gouvernement militaire est compris sous le gou-vernement général du Maine. Voyez. Maine.
On divise le Perche en quatre parties, le grandPerche ; le petit Perche ou Perche Gouet ; terre Fran-çoise. Voyez, au mot Terre, l’article Terre Fran-çoise ; le Thimerais ou les Terres Démembrées*Poyez. Himerais.
Le grand Perche est proprement ce qu’on appelleaujourd’hui le Perche. Ses villes & lieux principauxfont:
Mortagne, Bellesme, Nogent le Rotrou.
Le petit Perche A été surnommé le Perche-Gouet ,de Guillaume Gouet, sixième du nom, mari d’Eliso-betJa on Eustache de Champagne, duchesse de la Pouil-fo. Cette partie du Perche est du gouvernement gé-néral de l’Orléanois, ôc renferme cinq Baronnies , sa-voir,
Brou, La Basoche, Anton, Monrmirail, Alluye.
_ r. PERCHE , forêt de France , dans la Norman-die. Elle dépend de la maîtrise de Bellesme, & con-dent trois mille huit cens quatre-vingt-quinze arpens.
La PERCHE ou le Col de la Perche. C’esl l’undes passages de France en Espagne, par les montagnes.On entre du Roussillon dans la Cerdaigne par le colde la Perche. Le feu roi Louis XIV y fit bâtir uneforteresse, qu’il appelia de son nom le Mont-L ouis.* Longuerue, Description, de la France, part. 1. p.225.
PERCIS 011 Perces , nom qu’Erienne le géographedonne au Bœtis , fleuve d’Espagne, présentement leCuadalquivir. Voyez. B^ítis. ,
PERCOTE, ville de la Troade; Homère, Iliad.P- pub finem , en parle, & Strabon , 13 .p. 590. la
place entre Abydos & Lampsacus. Percote fut, selonOutarqne, in Themiftocle , une des deux villes qu’Ar-soxerxes donna à Thémistocle, pour l’entreiien de sesseublcs ôc de ses habits. On ne sautoir décider si elleet °it bâtie fur le bord de la mer, ou à quelque dis*ance dans les terres. La plupart des anciennes places
e ces quartiers font si peu connues, que ceux qui en
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veulent dire quelque chose ne s’accordent point; st laplainte que faisoit Strabon.
PERCRIS, lieu fortifié, près de Babylone, selonCedrene, cité par Ortelius, Thés.
PERÇUS. Voyez. Perçus & Pertusa.
, PERCUSA , ville d Espagne : l’itinéralre d’Anrcninía place entre Foloum ôc Osca , à dix-lmir milles de, lapremiere, & à dix-neuf de la seconde. Surita lit Per-ttsa pour Fercusa , fur la foi d’un manuscrit. Cc lieuconserve son ancien nom. C’eft aujourd hui B tarifas ,bourg du royaume d’Arragon, suiTAlcandro, à l’occi-dent de Balbasiro.
PERCY , bourg de France, dans ía Bourgogne, aúbailliage de Charolles fur l’Ourache. H y a un prieuréconventuel, de l’ordre de saint Benoît. Le bourg dePercy est le siège d’un grenier à Sel. II députe aux étatsdu Charolois. Son terroir est maigre. On trouve dansle voisinage plusieurs forges de fer, ôc. un grandétang.
PERDICES, lieu de la Mauritanie Sitifenfe, fur laroute de- Carthage à Céfarée, à vingt-huit milles deCelU. 11 y a apparence que c’est de ce lieu dont étoirévêque Silvanus , que la conférence de Carthage, »,121. appelle Ephcopus Plebis Perdicenfîs. Er. effet lanotice épiscopale d'Afrique met dans la Mauritanie Si-tifeníè un liège épiscopal, nommé Perdìcensh : fouévêque étoir Vitiorìnus ,
PERDICIA. Etienne le géographe donne ce noin àUn canton ôc à un port dc la Lycie.
PERE (Saint) , bourg de France , dans la 0 néralité deParis, élection de Nemours.
PEREASLAW , P-.reaslavia ; vide forte ce bienpeuplée de Pologne au Pnla-iuat de Ki-.-vie fur le iri-biecz. Elle a c té c dec á ia Russie,
LERECCO ville de la Galilée, selon dom Cal-mer, D ct. qui cite Josephs, D c Bel. L z c. 25.Reland croit qu’iì fau lire C.iph/:---Eccv , la Campagned*Ecco ou d 'Acto. La ville de Ptolémaïde sc nommoicAcco. Ainsi Capher-Acco pouvoir n’être pas loin de-là.
PERECOP. Percops ou Precop, ville de Ia pe-nte Tartarie , dans i’iìthme de la Crimée. Pereco'p,qui veut dire terre foiioyee , est le nom que ks Po-lonois ont donné à cette ville ; les Tartares ì’appellencOr ou Orkapv, qui signifie la Porte d’Dr C’eítdunom de Perccop que les habitans de la péninsule deCrimée font appelles Tairai es Percouires. Cette villen’est pas forte, cependant le prince Gnlluzin 1 assiégea,avec deux cens nulle Moscovites, sons pouvoir la pren-dre. Galga Sultan, frere du Khan, & généralissime deses armées, étant venu au secours de Perccop, pritau prince de Gallitzin vingt-sepe pièces de canon , quifont encore à Guslo, ville maritime ae Crimée. * At-las, Robert de Vaugondy , Corn. Dict, Ferraud , Re-lat. de la Crimée.
1. PERECZAS, Peregias ouBeregsaz, petite vil-le de la Haute-Hongrie, capitale d’un comté de mê-me nom. Voyez. 1 article qui fuit.
2. PERECZAS , comté de la Haute-Hongrie , bor-né au nord par le comté dUngwrr-, à l’orient par ce-lui de Marmamoros, au midi par celui rie Zaimar; ôcà l’occident par celui de Zemblyn. Ses principaux lieuxfont :
Pereczas, Vary, Monkatz > Bene.
PEREGRINO. Voyez. Pelegrino.
PEREIA , contrée de la Thessalie , selon Etienne legéographe.
PEREITIBI, petit Lac de FAmérique septentriona-le , dans la Nouvelle-France , & dans la teue L e a "brador , quinze lieues au sud du Lac de Nikicom ,
PEREKAM, beau château dans laHaute-Aurnche;au quartier de Mihel ; il appartient au comte de Sug-ger.
PERELADA. Voyez. Peralada.
PERELEUM lieu au delà de la mer Rouge, selonOrtelius, Thés qui cite Jean Moschus in Prato suaSpirituali.
PERELIUS. Voyez. Precius.