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commcnde , dépendant de Saine Germain d’Áuxerre, &auquel le pape nomme.
PEROE , fontaine de la Bceotie , selon Órtelius, quicite Pausanias, L 9. c. 4. mais ce dernier lui donne le nomde fleuve , Sc non celui de fontaine. On trouvoit ce fleu-ve fur le chemin de Platée à Thebes. Hérodote , in Cal-liope , qui le nomme Peron , dit qu’il avoir fa source aumont Cithéron, qu’il en descendoit par deux endroitsdifférens , & qu’il formoit une ifle.
PEROIGNE , bois de France, dans l'Angoumois,dans la maîtrise des eaux & forêts de Mont-Marault. IIcontient quatre cens douze arpens.
PERONNE, Perona, ville de France, dans la Picar-die , capitale du Santerre , fur la riviere de Somme. C’estune place forte surnommée la Pucelle , parce qu’elle n’ajamais été prise. Elle est bâtie sur le bord septentrional dela riviere, à douze lieues au dessus d’A miens, dans unesituation très-avantageuse , entre des marais, qui j avecses fortifications en font la plus forte place de la province.Cette ville étoit célèbre dès le tems des premiers rois Mé-rovingiens , qui y avoient un palais. Fortunat, dans lavie de sainte Radegonde, dit qu’avant qu’elle épousât leroi Cíothaire I , elle étoit dans le palais de Peronne. Clo-vis II, ayant donné cette place à Erchinoald on Archam-baud, maire de son palais, ce seigneur y bâtit un mo-nastère pour des moines Ecossois. Le premier abbé fut S.Wlran , neveu de saint Furcy , premier abbé de Lagny ,dont le corps fut porté dans l’églisc de Saint Pierre à Pe-ronne, où il est devenu depuis ce tems le patron de laville. * Longuerue , Description de la France, part. 1.p. 6o.
Peronne, après la mort de ce maire , retourna au do-maine des rois. Herbert, comte de Vermandois > s’en em-para, & en fit fa principale place -, c’est pourquoi quel-ques-uns l'appellent comte de Peronne : c’est dans cetteforteresse qu’il enferma le roi Charles le Simple , où cemalheureux prince finit ses jours. Les successeurs d’Her-bert jouirent de Peronne & de ses dépendances » jusqu’autems de Philippe-Augusle. Voyez. Vermandois.
Peronne, Montdídier & Roye furent donnés en pairiespar le traité d’Arras, à Philippe, duc de Bourgogne ,pour lui & ses successeurs mâles, ensuite par le traité deConflans de l’an 146y , confirmé par plusieurs autres.Louis XI donna Peronne & ses annexes à Charles de Bour-gogne , comte de Charolois, aux conditions du traitéd’Arras ; mais, après la mort de Charles, Louis XI, sesaisit de Peronne & de toutes les villes de Picardie queles Bourguignons tenoient. Marie de Bourgogne Sc ses hé-ritiers avoient des prétentions fur ces places, auxquellesCharles Quint renonça parle traité de Madrid, confirmépar ceux deCambray, de Crepy Sc de Cateau-Cambresis.Le comte Henri de Nassau assiégea Peronne en 1 y 36 ;mais il ne put la prendre.
, Cette ville a une collégiale, cinq paroisses Sc un col-lège qui est occupé par des religieux de la Trinité. Le-glise collégiale a été bâtie Sc dotée par Erchinoald , mairedu palais sous Clovis II. Elle est sous Tinvocation de SaintFurcy, dont le corps réposc dans une châsse fur le maître-autel. Erchinoald n’avoit établi que quelques prêtres quifurent érigés en chanoines par Louis XI. Cette collégialeest de soixante prébendes ; mais il y en a cinq qui ont étéamorties pour 1 entretien des enfans de chœur, & troispour la fabrique. Les prébendes valent environ sept censliv. de revenu, & font toutes à la nomination du roi. *Piganiol , Desc. de la France, t. 3.p. 14p.
Le bailliage de Peronne, auquel la prévôté est unie,est composé d’un président, d’un lieutenant-général,d’un lieutenant criminel , d’un lieutenant particulier,d’un assesseur criminel, de quatre conseillers, d’un avo-cat , d’un procureur du roi, d’un substitut Sc d’ lin greffier.Les appellations ressentissent au parlement de Paris, àl’exception des cas présidiaux dont l’appel est porté auprésidial de Laon. La ville de Peronne a fa coutume parti-culière , qui est suivie à Montdidier & à Roye. * Piga-niol ^ Desc. de la France, t. 3. p. 162.
On fait beaucoup de toiles aux environs de Peronne ,Sc on en débite tous les ans dans cette ville pour près de-ccnt cinquante mille livres.
PERONTICUM , ville de Thrace. Ptolomée, /. 3.
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c, î t.k place entre Touzi Sc le promontoire Thmd. Ceftla même ville que Mercator appelle Verdiso.
PERORSI, peuples de la Mauritanie Tingitane , se-lon Pline , L y. c. 1. Etienne le géographe écri tPetorjigSc Agathamere , /. 2. Geogr. c. 7. Perorgi : c’est une sauledans l’un Sc dans l’autre. Ptolomée , /. 4 c. 6 . place tesPerorfi dans la Libye intérieure , loin de la mer, Sc drtqu’iís étoient plus à l’orient que la montagne appellee lechariot des Dieux. Selon lepere Hardouin le pays des Pe-rorfi comprenoit les royaumes de Zahanda Sc de Tesser ,entre le royaume de Maroc au nord, celui de Gualatàau midi, Sc l’océan Atlantique au couchant.
PEROSUS. Voyez. PirossuS. .
PEROU , grande région de l’Amérique méridiona e ,dans fa partie occidentale , Sc qui est bornée au nord parle Popayan , à l’orient par le pays des Amazones, au mi-di par le Chili, & à l’occident par la mer du Sud.
Dès l’an née 1 yo2 , Christophe Colomb, étant dans teprovince de Honduras, qu’il venoit de découvrir, eutdes naturels du pays quelques connoissances du PeroU ,c’est-à-dire, d’un puissant empire, abondant en or ,<Métoit du côté de l’orient , ce qui l’empêcha de tourner àl’occident, comme il y étoit résolu . Sc de découvrirl’Yucatan Sc la Nouvelle Espagne. En 1512, Vasco N u ‘gnezde Balboa étant dans la province d’Arien, & se dé-posant à découvrir la mer du Sud, ce qu’il exécuta sau-née suivante , eut les mêmes indications d’un Indien decette province ; mais ses démêlés avec Pedrarias Davsta,qui lui fit enfin couper la tête en ry i6ou iy 17,rempcch e '*rent de penser à l’exécution de ce projet. Paschal de ^ n 'dagoya découvrit une partie de la côte de la mer du Sud »Sc pénétra jusqu’à Cusco ; maisil ne tira pas un grand pro-fit de ce voyage , qu’il avoir apparemment fait en sinipteaventurier. Enfin en r y 24, Sernand de Lucques, qui avoirété écolátre de l’égliie de Sainte Marie, l’ancienne duDarien, François Pizarre, Sc Diego d’Almagro, t ou Strois établis à Panama, firent entre eux, pour la conti-nuation de ces découvertes, un traité, dont les conditionsfurent que Pizarre, qui étoit homme de main, Sc qUltoute fa vie avoir voyagé, & fait la guerre aux Indiens»scroit chargé de l’exécution ; qu’Almagro foutniroit tou-tes les provisions, Sc scroit tous les préparatifs, & q t,€Sernand de Lucqucs scroit obligé à toutes Jes dépcnse snécessaires. Pour cimenter leur association, ce dernier dicla messe, sépara I’Hostie en trois , Sc après en avoir P r ‘ sune partie, donna les deux autres à ses associés.
Pizarre partit de Panama vers la mi-Novembre de cettemême année avec un seul navire , & gagna avec assez d epeine la province àeBiru ,limirropheduroyaumede Qui-to. On prétendquele nom de Biru étoit celui d’un Indien;Sc que Pizarre , ou quelqu’aurre Espagnol, lui ayant de-mandé comment sc nommeit le pays, cet homme,croyois qu’on lui demandoit comment il s’appelloit, i' e "pondit Biru ; que dans la fuite on étendit ce nom, doU ron avoit changé les deux premieres lettres, fans qu otlfut comment, à tout le pays , qui fut découvert & c0íl '.quis depuis le royaume de Quito jusqu’au Chili. Q l,0 ‘qu’il en soir, les Espagnols écrivent Peru, Sc pronon cenPerou.
La longueur de ce pays est d’environ six cens lieues dtinord au sud, & sa largeur de cinquante, excepté enquelques endroits, principalement vers le pays des Ça-chapoyas , où il est un peu plus large. C’est une régi’ 011très-riche, & qui scroit aujourd’hui une puissante m 0narchie , si elle n étoit destinée, comme les autres pro-vinces de la domination espagnole, à enrichir succèssivemenc les vicerois, les gouverneurs, & une infi 11,r ®d’atitres officiers; si les habirans étoient moins adonnes^luxe & à la fainéantise ; s’il n’y avoit point tant de ru-sons religieuses, Sc si les Indiens étoient rraités avec Pdéménagement.
Avant la découverte du Perou , ce pays sc ^ uCSl’empire des Yncas, Sc avoit des bornes plus e ^^que celles qu’on lui donne aujourd’hui. 11 s’éten 0 ^
côté du nord, jusqu’à la riviere Ancasmayu, st 11 ’ P? j.tre les confins de Quito Sc de Pasto , & qui rst- aque chose près, perpendiculairement sous la ligue eqt^noxiale. Du côté du midi, il étoit borné par la riv>c^appelîée Maulí, qui court l’eit-ouest au-delà du royau» ^de Chili, ayaijt d’arriver au pays des Araucos, ssm