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Tome quatrième. M - P.
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9 2.2. PES

commencer , l’ouverture s’en fait de grand matin par uncoup de canon. Dans ce moment tous les bateaux partent& s’avancent dans la mer, précédés de deux groslés cha-loupes Hollandoises, qui mouillent Tune à droite, &l’autre H gauche, pour marquer les limites du lieu de lapêche, & auffi-tôt les plongeurs de chaque bateau se jettentà la hauteur de trois, quatre ou cinq brasses. Un bateaua plusieurs plongeurs qui vont à Peau tour à tour. Aussi-tôt que Pun revient l’autre s’enfonce. 11 s font attachés àune corde, dont le bout tient à la vergue du petit bâti-ment , & qui est tellement disposée , que les matelotsdes bateaux, par le moyen d’une poulie, la peuvent ai-sément lâcher ou tirer, selon le besoin qu’on en a. Celuiqui plonge a une grosse pierre attachée au pied, afind’enfoncer plus vire & une espèce de sac à sa ceinturepour mettre les huîtres qu’il pêche. Dès qu’il est au fondde la mer , il ramasse promptement ce qu’il trouve fousfa main, 6c le met dans son sac. Quand il trouve plusd’huîtres qu’il n’en peut emporter, il en fait un mon-ceau , & revenant fur Peau pour prendre haleine , ilretourne ensuite, ou envoie un de ses compagnons leramasser. Pour revenir à Pair , il n’a qu’à tirer fortementune petite corde différente de celle qui lui tient lecorps : un matelot qui est dans le bateau, 6c qui tientl’aurre bout de la même corde, pour en observer le mou-vement , donne aussi-tôt le signal aux autres, & dansce moment on tire en haut le plongeur, qui pour reve-nir plus promptement, détache ,s’il peut, la pierre qu’ilavoir au pied. Les bateaux ne font pas si éloignés les unsdes autres, que les plongeurs ne se battent assez souventsous les eaux , pour s’enlever les monceaux d’huîtresqu’ils ont ramasiés. Les requins, qui font assez fréquensdans ces mers , enlèvent quelquefois le plongeur 6c seshuîtres. Comme les gens de cette côte s’accoutument dèsl’enfance à plonger & à retenir leur haleine, ils s’y ren-dent habiles , 6c c’est suivant leur habileté qu’ils sontpayés. Avec tout cela le métier est si fatiguant, qu’ils nepeuvent plonger que sept ou huit sois par jour. II s’entrouve qui se laissent tellement transporter à Laideur deramasser un plus grand nombre d’huîtres, qu’ils en per-dent la respiration & la présence d’esprit ; de forte quene pensant pas à faire le signal, ils seroient bientôt étouf-fés, si ceux qui font dans le bateau n’avoient foin de lesretirer, lorsqu’ils demeurent trop long-tems fous l’eau.Ce travail duie jusqu’à midi, 6c alors tous les bateauxregagnent le rivage.

Quand on est arrivé, le maître du bateau fait transpor-ter dans une espèce de parc les huîtres qui lui appartien-nent , & les y laissent deux ou trois jours asiu qu’clless’ouvrent - & qu’on puisse tirer les perles. Lorsqu’on les atirées dr bien lavées, on a cinq ou six petits bassins decuivre percés comme des cribles, qui s’enchassent les unsdans les autres , ensorre qu’il reste quelque espace entreceux de dessus & ceux de dessous. Les trous de chaquebassin font différens pour la grandeur : le second bassinles a plus petits que le premier , le troisième que le se-cond , & ainsi des autres. On jette dans le premier bassinles perdes grosses & menues, après qu’on lésa bien la-vées. S’il y en a quelqu’une qui ne passe point, elle estcensée du premier ordre : celles qui restent dans le se-cond bassin sonr du second ordre, & de même jusqu’audernier bassin, qui n’étant point percé reçoit les semen-ces de perles. Ces différens ordres font la différence desperles, 6c leur donnent ordinairement le prix, à moinsque la rondeur plus ou moins parfaite, ou l’eau plus oumoins belle, n’en augmente ou diminue la valeur. Ils onttoute liberté de vendre leurs perles à qui ils veulent.Toutes les perles qu’on pêche le premier jour appartien-nent au rqi de Maduré, ou au prince de Marava, suivantla rade où se fait la pêche. Les Hollandois n’ont point lapêche du second jour, comme on l’a quelquefois publié :ils ont assez d’autres moyens de s’enrichir par le commer-ce des perles. Le plus court & le plus sûr est d’avoir deLargeur comptant > car pourvu qu’on paye fur le champ,on y a tout à fort bon marché.

II régné pour l’ordinaire de grandes maladies fur cettecôte au tems de la pêche, soit à cause de la multitudeextraordinaire du peuple qui s’y rend de toutes parts &qui n’habite pas fort à fou aise , soit à cause que plu-sieurs sc nourrissent de la chair des huîtres qui est indi-

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geste & malfaisante, soit enfin à cause de l’insection del’aijr^ car la chair des huîtres, étant exposée à l’ardeurdu soleil, se corrompe en peu de jours, 6c exhale unepuanteur qui peut feule causer des maladies contagieu-ses.

PESCHESEUL, château de France, dans le Maine »fur la paroisse d’Avoisc , bourg qui en est éloigné d’unbon quart de lieue. Ce château, l’un des plus beaux dccette province, est à quarte lieues de la Flèche, à deux deSablé, à sept du Mans, Sc a été appellé ainsi, à causeque celui qui en est seigneur a seul droit de pêche dans unefort grande étendue de la rivière de Sane, qui forme unepresqu’isie en ce lieu-là, ce qui en rend la situation admi-rable. On diroit que la nature a pris plaisir à formerembellir cette presqu’isie. La Sarte y fait un tour en ma-niéré de fer à cheval > de forte qu’avec une muraille detrois quarts de lieue de long, on y fait un enclos de cinqà six lieues de circuit. Toute cette presqu’isie est entre-coupée de grands bois taillis & de pâturages ; on /volt de belles & vastes prairies des deux côtés de la rivie-C’est un des plus beaux pays de chasse qu’on p ll f e

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imaginer. Toute forte de gibier y abonde, 6c quoi q 1 ' 011fasse pour exterminer les cerfs, il y en revient touì° L ' 1 ?'Le roi Charles IX y ailoit chasser tous les ans. Le c ,teau, qui est un fief, avec titre de Sirerie, est bâti flieu de quatre beaux jardins, & presque entour^ - t!lîgrand bois, percé de tous côtés en allées, au bca" des-quelles on trouve par tout la rivière, qui n’est sep 3serce château que par un jardin. * Corn. Dict. 0 mon cidrefés fur les lieux en iyc6.

PESCHIERA, Pesciera , ou Pesquaire , Ardclica>ville d’Italie, dans le Veronois, à l’extrémité occidentaldu lac de la Garde , en tirant vers k midi. Ce tte P et i tville, placée à l’endroit où le Menzo fort du lac de 3Garde, est très-bien fortifiée. Le Menzo qui passe 3milieu de la ville remplit ses fossés. L enceintq peut as 0tun mille de tour. On y voir cinq bastions, une demi-'"/,du côté du lac, 6 c du côté du Mantouan un château ce"des murailles de la forteresse , avec un cavalier. Pescl"dépendoir du Mantouan avant l’an 1441, qu’esi eprise par les Vénitiens, 8c unie au territoire de Vc f0 , JOn y entretient une bonne garnison. Magin , ca steVéronois. Corn. Dict. LaJJels , voyage d’ItaJie. , „PESC 1 A, Fanum Martis , petite ville d'Italie >

la Toscane, au Florentin, fur une petite rivíc 1 ^porte son nom , entre Lucques au midi occide>’ ta 'Pistoia au nord oriental. Outre 1 église de la P^ ve, ^ sparoisse, dont le curé a juridiction presque épiseop^fur un petit ressort de seize villages par concession ^pape Léon X, de l’an iy 19 , il y a diverses autres eg^.^dont la plupart ont été peintes par Benoît Pagni/viteginaire de Peschia, & éleve de Jules Romain, f s j_ville a été érigée en évêché ces dernieres années, ^ yavieredecenom a fa source au-dessus de Crespolb c _du nord-ouestausud-est, se jetter dans le lac d echio, * Magin , carte du Florentin. jvnités

PESCLA, ville d’Egypte, selon la notice de S j^êmede l'Empire: seroit ce, dit Ortelius, 7besant" > 2 rs ove zville que l’itinéraire d’Antonio nomme Pesd‘ s ■Pesclis & Passalon. .

PESCLIS, ville d Egypte, que l’itinéraire ^ j a pre -place entre Tutzis 8c Cône , à douze milles de Pmiere, 6c à quatre de la seconde. Voyez Pescc-^saion.

PESEGUEIRO, selon Corneille, DiS. pES , Qu f, Je,selon Jaillot, Atlas , & Perigueira, scion de 1 ^ j aAtlas ; iste sur la côte occidentale du Portugal, d 3 ^ j ebaie de Sinis ou Sines,entre cette ville.au nor< y í juel-bourg de Villa Nova de Milfontes au midi. II /j. í0 utesques petites isles aux environs que l’on compreufous le nom d’isle de Fesqueiro. ^ans le

PESENAS, ou Pezenas, ville de Franc c, j. eues deLanguedoc, (a) au diocèse d’Agde, à quarte ^ f eBesiers, fur la petite rivière de Pein ou TQ n ’ om méejette un peu au-dessous dans YErau ou YAf ati ’ c j e nne :autrefois Araur. Pesenas est une ville f° íZ a ,

Pline, /. 48 . c. 8 . en fait mention. II la °° ml ^ ssii do«?'& loue la laine des environs, la teinture j uS qiie

noir & les étoffes qu’on en faifoit qui dl l toi /• n jiistoí**les autres. Pierre des Vaux de Cerna/ , an