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Tome quatrième. M - P.
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PES

des Albigeois, appelle cette ville Pesenacum. Elie est imedes plus célèbres du Languedoc par fa belle situation.S. Louis T acquit en 1261 , de deux seigneurs qui encroient propriétaires, & il l’unit au domaine royal. C’é-toit une châtellenie (b) que le roi Jean érigea en comtéî’an 1361, en faveur de Charles d’Artois. Ce-comtéentra ensuite dans la maison dc Montmorenci, & le«connétable de ce nom y sit bâtir la Grange des Prés , laplus belle maison du Languedoc. Le meme comté passaà M. le prince de Coudé à la mort du dernier duc deMontmorenci son beau-frere , Sc il est depuis échu enpartage aux princes de Conti, cadets de la maison deBourbon-Condé. * (a) Longuerue, Defc. de la France,part. 1. p. 2.48. (b) Piganiol, Defc. de la France, t. 4.

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11 y a dans cette ville, où l’on a quelquefois tenu lesétats de la province , une église collégiale,. un collègede prêtres de l’Oratoire & quelques convens. On y voiequelques maisons assez belles. Le poulain est une grandemachine qu’on fait sortir dans toutes les réjouissances pu-bliques : il est habillé dc bleu avec des sieurs de lisd’or ; il danse ; les sauts qu’on lui fait faire font assez ré-jouissans, & il fait semblant de mordre tous ceux qu’ilrencontre.

C’est à Pefenas que mourut & fut enterré Jean-Fran-çois Sarasin, secretaire des commandemens du princede Conti, & un des plus beaux esprits du dix-septiémesiécle. Montreuil, dans une de ses lettres , dit qu’il n’ya nulle différence entre la pierre qui est fur son tombeau& celle qui est sur celui d’nn cordonnier qui le touche.

PESENDARJE, peuples de l’Ethiopie, fous l’Egyptc :Ptolomée, L 4. c. 8- les place au midi des Ethiopiens

Elephantophages.

PESENIK, ou Boesneck , petite ville de la Thu-ringe. dans la principauté de Saxe-Salfeld.

PES1CI, peuples del’EspagneTarragonnoife. Pline,l, 4. c. zo. les placé dails une péninsule, & le percHardouin dit que cette péninsule se nommoit Cornfia ,& qu’elle étoir sur la côte septentrionale de la Galice. Aulieu de Peficì, Ptolomée , /. 2 , c. 6. écrit Pafici. II leurdonne deux places, savoir :

Flavionavia & Ndifiuv. Ofiia.

PESINE , ou Pesines. Voyez. Arabyza.

PESL/E. Voyez. Passaeon.

PES ME , bourg de France , dans la Franche-Comté,diocèse de Besançon, & bailliage de Gray , sur le Lou-gnon. 11 y a en cc lieu un prieuré » dépendant de Tab-baye de Saint Germain d'Auxerre, mentionné dès ledouzième siécle dans une bulle du pape Anaslase IV.II est de fort petit revenu, quoique la chapelle de SaintPaul, appellée des Tombes , lui soit annexée.

PESOL, en italien Lago Pesole , lac d'Italie, au royau-me de Naples, dans la Basilicate. II est au pied du montApennin, 8c la riviere Brandano y a fa source. Les an-ciens le nommoient Aqua Penfiles. * Magtn , Carte dela Basilicate.

PESSAN , ou Pessans , Fejjamtm , bourg de France,dans le Bas-Armagnac , élection d’Aslarac. II y a uneabbaye d’hommes de l’ordre de saint Benoît, & dontTabbé jouit de deux mille livres de revenu.

PESSELIERE, baronnie de France, dans le Berry,élection de Bourges. Sa paroisse est un écart de Jaío-gne. II y a un ancien château situé à six lieues de Bour-ges, & à trois de Sancerre. Détendue de certe baron-nie comprend la paroisse de Jalogne, & une partie decelle de Groisse. 11 y a à Pesseliere une petite chapellefous Tinvocation de saint Clair. Elle est à la nominationdé Tabbé de Saint Satur , 8c ne rapporte que cent livresde rente. II se tient quatre foires à Pesseliere ; savoir lepremier de Juin , le jour de saint Barthclemi, le jourde saint Luc, & le lundi avant la semaine sainte.

PESSIDA, ville de la Libye Intérieure. Ptolomée , /.4. c. 6. la place fur la rive septentrionale du Niger. Sesinterprètes lisent Pefide pour Pefiìa.

PESSINUS , & en François Pejfinunte , ville des Gala-tes Tolistoboies, ou Tolisloboges, dont elleétoit la mé-tropole, selon Pline , /.y. c. 32. Cependant Ptolomée,»■ s. c, 4. leur donne Germa, ou Tkerma Colonia , pourspirale ; mais peut-être que depuis le tems de Pline 011

transporta une colonie Romaine à Germa , ce qui putlui faire av.oir la préséance sur Pessinunte. Strabon, /. 12;

р. $6j. dit que c’étoit un entrepôt : & Pausanias, Astic.

с. 4. la place au pied du mont Agdifiits , où oii vouloirqu’Atys eut été enterré. Strabon à la vérité âppelle Din-dymos la montagne au pied de laquelle étoit bâtie Pessi-nunte » & dit que ce fut ce qui occasionna le nom Din-Uymene qu’on donna à Cybelè. Mais peut-être que lamême montagne étoit connue fous deux noms dífférens ;du moins ce devoir être deux montagnes, ou jointes en-semble , ou très-voifines, puisque la ville de Pesluiuntaétoit bâtie au pied de Tune & de Tautre. Cbmme Stra-bon , /. ir. p. y 6j. dit que les hâbitans du pays don-noient à Cibèle le nom A’Angidifie , il se peut faire.qu‘gcelui d ’Agdifie est employé par contraction dans Pausa-nias. Strabon ajoute que le fleuve Sangarius couloir au-près de Pessinunte. Cette ville étoit célèbre par son tem-ple dédié à Cybèle » & par la statue de cette faussedivinité, qui fut transportée à Rome par ScipionNa-sica, comme nous rapprend Ammien Marcellih , /. 22.c. 9. édit. Val. Dans la fuite, Pessinunte devint une mé-tropole ecclésiastique, titre que lui donne la nbtice deTempereur Andronic Paléologue le Vieux.

PESSIUM, ville des Jazyges Métanastes. Ptolomée/. 3 .c. 7. la place entre Candanum 8c Partiscum.

1. PEST, comté de la Haute Hongrie, le long dela rive orientale du Danube. II est borné air bord par lccomté de Novigrad , à Torient par ceux dè Hervècz 8cde Zolnok, au midi par celui de Bath , & à l’occidentpar le Danube. Les Impériaux s’en rendirent maîtres en1686, 8c depuis ce tems, il a toujours fait partie duroyaume d’Hongrie. II n’a aucun lieu considérable quela ville de Pest, qui en est la capitale.

2. PEST, ville de la Hautc-Hongrie, & la capitaledu comté de même nom. Elle est bâtie fur la rive orien-tale du Danube , un peu au-dessus de la ville de Bude,qui est de Tautre côté du fleuve, & à trente lieues sod-est de Preíbourg. Pest est une ville d’une médiocregrandeur, 8c d’unc figure à peu près carrée. Elle a beau-coup souffert pendant les guerres ; cependant elle s’effrétablie, 6c le nombre de ses habitans est plus grandque jamais. On s'y est retiré plus volontiers qu’à Bude ,ávec qui elle communique par un pont de bateaux ,parce que fa situation, moins élevée que celle de Bude,est plus commode pour décharger les marchandises queTon y apporte fur le fleuve. On y volt une affluence deces gens que Ton appelle communément Egyptiens &Bohémiens. Us disent qu’ils professent la religion grec-que , lorsqu’ils sont dans des pays Chrétiens ; ailleurs ilsfont Païens, ou plutôt ils ne sont d’aucune religion ,car ils n’ont point d’idoles. Us adorent cependant unDieu , mais ils lui rendent un cuire tout-à-fait ridicule.Leurs demeures ordinaires sont des tentes, où ils ache-tent & partagent ce qu’on leur va vendre en cachette.Leur profession est de prendre à la dérobée ce qu’ils peu-vent attraper. * Tollii Epist. là |p. 200.

PESTI, ou Pesto, bourgade d’Italie, au royaumede Naples, non dans la Principauté Ultérieure, commele dit Corneille , mais dans la Principauté Citérieure ,fur la côte, environ à huit milles, au midi de l’embou-chure de la riviere Selo. C’est le P fil um de Pomponiu»Méîa, & la ville Pofidonia de Pline. Voyez. P.œstum &Posidonia. * Magin , Carte de la Principauté Cité-rieure.

PESTRAYA ORDA , c’est-â-dise > tribu Pic. On pré-tend qu’il y a dans la Sibérie un peuple, ainsi appeJ/epar les Russes , parce que ceux qui le composent ont,dïc-on, dc grandes taches noires fur toiit le corps, 8cdans le visage, à peu près comme les chevaux, ou au-tres bestiaux pies; mais comme aucun voyageur dignede foi n’en fait mention , on peut assurer que c est unefiction. * Hifl. gêner, des Tatars.

PESURI, peuples de la Lusiranie , félon Pline, /. 4,c. 21. Quelques manuscrits portent Pfiuin\8c une an-cienne inscription, rapportée par Giuter, p. 162. les

nomme Pâtures. , . ,

PETAGÙE1, pays de TAmerique méridionale, atíBrésil. 11 a le pays de Dele au nord, la mer à Torient,la capitainerie de Rio Grande au midi, & la nation desTupuye^au couchant. De llsie marque fur fa carte dtíTem. IV. A á a a a a ij