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Tome quatrième. M - P.
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9 2.4 PET

Brésil que ce pays est riche en mines d'argent, & quequoiqu’euclavé, aussi bien que le pays de Dele , dansla capitainerie de Siara , ni l'un ni l’autre n’appartien-nenc aux Portugais.

i. PETALIA, ville de l’Euboéc, selon Strabon, /.10. p. 444-

z. PETALIA, ville du Péloponnèse, selon Xéno-phon, /, z. A la marge du livre on lit Eptalium ; <ScOrtelius, Thés. croît que c’est ainsi qu'il faut lire.

PETALI &. Pline, /. 4. c . 12. donne ce nom à quatreifles qui font à l’entrée du détroit de l’Euripe. Les qua-tre isles ou écueils tiroient apparemment leur nom dela ville Petalia. Voyez, ce mot, n. 1.

PET ANE. Voyez, Pitane.

PETAO, petit peuple del’Amérique septentrionale,dans la Louisiane , fur la route que tint le sieur de laSalle pour aller de la baie de S. Louis aux Cenis.

PETAPA, bourg de l'Amérique septentrionale , dansla Nouvelle Espagne, près de la côte de la mer du Sud,dans l’audience de Guatimala. 11 est regardé comme undes plus agréables lieux qui dépendent de cette audien-ce, à cause d’un lac d'eau douce qui en est proche, 8cqui lui a occasionné son nom. Petapa est un compo-sé de deux mots indiens, dont Fun, qui est Pet , signi-fie une natte, & Fautre, qui est Taph , veut dire del’eau ; & parce qu’une natte est la principale partie dulit des Indiens, Petapa veut dire proprement un litd’eau, parce que l’eau de ce lac est unie, douce 8ccalme. On trouve dans ce lac quantité de poissons, par-ticulièrement beaucoup d’écrevisses & de mojarras , quiest un poisson semblable au mulet, 8c de même goût,mais qui n’est pas si gros. Le bourg a pour habitans en-viron cinq cens Indiens, avec lesquels les Espagnolsdemeurent librement. 11 y a dans ce lieu une familleconsidérable parmi les Indiens , qu’on dit être descen-due des anciens-rois du pays, & que les Espagnols onthonorée du nom de Guzman. C’est toujours quelqu’unde cette famille qu’on fait gouverneur de Petapa. Quoi-qu’il ne puisse porter 1 epée, il jouit de plusieurs beauxprivilèges. II peut nommer d’entre les habitans ceux qu’illui plaît pour le servir dans ses repas, pour avoir foinde ses chevaux, & pour faire généralement tout ce qu’ilordonne, fans que d’ailleurs il puisse rien faire lui-mê-me, soit pour la police du bourg, soit pour l’admini-stration de la justice, que du consentement d’un reli-gieux , qui demeure en ce lieu , 8c qui a aussi un sigrand nombre de personnes obligées de le servir, qu’ilpeut vivre avec autant de magnificence qu’un évêque,e trésor de l’église est considérable. Il y a plusieursconfréries qui ont toutes de beaux ornemens. Les In-diens y exercent la plupart des métiers nécessaires dansune république bien établie, 8c l’on y trouve les mê-mes herbages & les mêmes fruits que dans la ville deGuatimala , pour laquelle les habitans de ce bourg fontobligés de faire la pêche ; en forte qu’il y a un certainnombre d’Indiens de Petapa qui ont charge d’envoyertous les mercredis, vendredis & samedis , la quantitéd’écrevisses & de mojarras, que le corregidor & les au-tres magistrats leur ordonnent pour chaque semaine.Le jour de Saint Michel, patron du lieu, il s’y tientune foire. 11 s’y tient auífi tous les jours, fur les cinqheures du soir, un Tianguet ou marché, où il n’y aque les Indiens du bourg qui trafiquent ensemble. * Tho-mas Gage , Relation des Indes occidentales, part. 3.c. 4.

PETAU, Petaw ou Pettau , Piílabio, Pœtario ouPoetarium. Voyez. PettAW.

PETAVONIUM, Pataonium , ville de I’EspagneTarragonnoisc. Ptolomée, l. 2. c. 6. la donne aux Su-per atii. L’itinéraire d’Anconin la met fur la route de Bra-cara à Asturica , entre Veniatia 8c Argentiolum , àvingt-huit milles de la premiere, & à quinze de la se-conde. Morales croit que c’est présentement Vaneza.Voyez ce mot.

PETCI ( Le royaume de) , dans la Corée. C’est lemême pays que l’on appelloit autrefois Maham. Ceroyaume étoit fort sujet aux révolutions, & les roisétoient toujours chancelans fur le trône. Ils étoienr toustributaires du roi de la Chine, qui à la fin s’est emparéde ce pays. Les habitans cultivaient les sciences. Us

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avalent adopté la doótiine des Samenéens, mais on nevoyait point parmi eux de bonzes.. Tao-Su-Kicou-Taiavoir dans ce pays un temple où l’on alloit sacrifier.Histoire générale des Huns , par M. de Guignes , l. t.

PETEGEM, abbaye de Clarifies, dans la Flandre,au diocèse de Malines, à un mille d’Oudenarde, fur lagauche de l’Escaut.

PETELIA, ou Petieia , ville d’Italie, dans les ter-res , chez les Brutiens, selon Pline, /. 3. c. 1 o. 8c Pto-lomée, L 3. e. 1. Virgile , JEneïd. L 3. v. 402. attribuela fondation à Philoctéte le Troyen :

Parva Fhiloiïetœ subnixa Pétilla muro.

Elle ne demeura pas toujours dans cet état decrité, car elle devint dans la fuite métropole, ou «Umoins l’une des principales villes des Brutiens. Straboudit au commencement du sixième livre, p. 254. qu e laville Petilia étoit regardée comme la capitale des L u "caniens, 8c que de son tems elle étoit assez peuplé'11 ajoute qu’elle étoit forte, & par fa situation,ses murailles. Elle étoit voisine de Crotonc , puisqu’el* 6avoir été bâtie dans le lieu où est aujourd’hui Strong 0 *li, où l’on a trouvé d’anciennes inscriptions : dans l’u? eon lit ce mot Petilia , 8c dans une autre celui-ci :

Pétilinorum. Elle est fameuse dans l’histoire, & on y®compare à la ville de Sagunte, tant pour fa fidélitéenvers les Romains, que pour ses désastres, ce q ul afait dire à Silius Italiens, /. 12. v. 431.

Fumabat verfis ineensa Petilia te élis,Infelixfidei, miseraque secunda Sagunto.

PETELINUS LUCUS. C’est le bois Pétilien, où PI*tarque, in Camillo , dit que Camillus transporta le tti-bunal, lorsqu’il se fut apperçu de l’effet que la vue dtfCapitole produisoit furies juges de Marcus Manlius C*'pitolinus. Ce bois devoir être près de Rome, à la gaU'chc du Tibre, puisque Tite-Live,/. 6. c. 20. le plac 6hors de la porte nommée Flumentana Porta.

PETENG , montagne de la Chine, dans le Chaníy »du côté de l’orient, à sept lieues de distance de Tatssi 11 'fou. On avoir bâti une forteresse fur le sommet,l’empereur Kaoti, qui étoit poursuivi par les Turcs, ‘ cretira. * Histoire générale des Huns , par M. de Guig neS */. 1.

PETELINI, Petelleni. Voyez Petelia. , .

PETENISUS, ville de la Galatie, selon Ptolom ee ’/. y. c. 4. Ses interprètes lisent Pentenijsus , & Si* 1 .croit que c’est la même ville que l’itinéraire d’Antoi 1111appelle Parnafum.

PETEON, village de la Bœotie. Strabon, /. 9. s. 4'^'la place dans le territoire de Thebes, près du che 011 ^qui conduit à Anthedon. Etienne le géographe fait twville de Peteon.

PETERBOROUCH, Fetuaría, ville d’Anglet^’dans le Northamptonshire, fur le Nen. Elle a V ^de comté. C’est un des stx évêchés qui furent ct*par Henri VIII, après qu'il eut supprimé tous les c °^vens. * Etat présent de la Grande Bretagne , toM>p. 93.

PETERHEAT, petite ville de l’Ecosse septe» trl Jnale , dans la province de Buchan. C’est un port de 1où le Prétendant débarqua en 1715 avec le comteMarr. 0 -

PETERKOW , Petricow, Petricovie , P lE * e ,kow, Pétrilow , Petricovia, petite ville de P°dans la partie orientale du palatinat de Siradie, ^gôb.petite riviere qui se jette dans la Pilcza. * Atlas,de Vaugondy. rf,b^ a

PETERLINGEN. Voyez, Petershausen , A ,Petershusana. ^Aionde,

PETEROA , montagne de l’Amerique m es nor dau Chili, dans la Cordiliere. C’est un volcan ' j a g 0de celui de Chillan, 8c au midi des villes de& de Mendoza. * Atlas, Robert de Vaugoti&)•

PETERON. Voyez Poteron. v j]je

1. PETERSBOURG ou Saint Petbrs»°J?*®capitalç de la Russie, est située en Ingrie. ^ j osl .

deg. 60 min. de latitude, 8c les 47 deg- S 111