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Tome quatrième. M - P.
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principal s villes de Phénicie étoient Sidon, Tyrlémaïde, Ecdippe , Sarepta, Bérythe, Biblis, Tripoli,Orthosie, Simire, Arade. Les Phéniciens poífédoientaussi anciennement quelques villes dans le Liban. Quel-quefois les auteurs Grecs comprennent toute la Judéefous le nom de Phénicie (d). Dans les anciennes noti-ces ecclésiastiques on distingue ìa Phénicie de dessus lamer, Sc la Phénicie du Liban. La premiere contientles villes de Tyr, de Bérythe, d’Àrcé, Gégarta, Pa-néas, Triérii, Sidon, Biblos, Orthosia, Arade, Gonaï-ticus , Salcus, Ptolémaïde, Tripoli, Botrys, Entarade,Politiane; & la Phénicie du Liban contient Edesse,Abiia, Justinianopolis, Gonáïticus Saltus, Laodicéc,Damas, Palmyre , Saìaminias, Eliopolis, le canton desJambrudes, le canton des Magludes, le canton orien-tal. On voit par-là combien grande étoit alors l’éten-due de la Phénicie. Voici les principaux lieux que Pto-lòmée, /.y. c. iy. place dans cette contrée :

’L’embouchure du fleuve E lutherus »Simyria ,

Orthofia ,

Tripotis ,

ÍTheuprosopon , ou la face de Dieu,

] Botrys ,

I Byblus ,

IL'embouchure du fleuve Adonius ,

Sur le bord de ÌBerytbus ,îa mer. \L’embouchure du fleuve Lcontes »

f Sidon ,

I Tyrus ,f Ecdippa ,

Ptolema'is , ^

Sycaminon ,

Le mont Carmel *

Dora ,

.L’embouchure du fleuve Chorftus *

Dans les ter-rés.

' Arc a ,

Pahobiblus , ou la vieille Bìblus ,i Gab ala ,i Csfarea Panta.

* (a) Dont Calmet, Dict.{ l ) Vide Herodot. 1 . 4. c.39. Sc 1 . 7, c. 89. (c) Strabon, l. 16. Hieronym. adIJdï. 29. Sc ad Amos 8. (d ) Vide Reland , Paltest. 1 . i .t. 9. p. yo.

PHENICIENS. Hérodote, /. 4. c. 104. dit que lesPhéniciens habitèrent d’abord fur la mer Rouge, Scque de-là ils vinrent s’établir fur la Méditerranée , en-tre la Syrie Sc l’Egypte. Cela , dit dom Calmet, Dìtl.peut aisément se concilier avec Moïse , qui les fait ve-nir de Cham, qui peupla l’Egypte , Sc les pàys voisins.■Le nom dé Phénicie ne se trouve point dans l’Ecrituredans les livres écrits en hébreu, mais seulement dansceux dont l’original est grec, comme les Mâchabées,3 c les livres dú Nouveau Testament. L’hébreu lit tou-jours Chanaan. On peut voir ce que nous avons dîFsurTarricle Chanaan. Cependant saint Matthieu , 1/ , 22.qui ecrivoit en hél^pu ou en syriaque, appelle Chana-néenne une femme que saint Marc, 7, 26. qui écrivoiten grec, a appellée Syrophéniciettne, ou Phéniciennede Syrie, parce que la Phénicie faisoir alors partie de laSyrie, & pour la distinguer des Phéniciens d’Afriquepu des Carthaginois. On dérive le nom de Phéniciens,ou de palmiers, àppellés en grec Phoinix, qui fontcommuns dans la Phenicie, oh d’un Tyrien , nomméPhoenix, dont parle la fable, ou de la mer Rouge, desbords de laquelle on prétend qu’ijs étoient venus. Phœ-íiix signifié quelquefois rouge, d'où vient Punìceus, ScPhœniceus color. D’autres le font venir de l’hébreu Pi ta-chas, ou Phinées ; d’antres de Bené-anak(a ) ,filsd’A-nak, ou descendus des Enacim. On fait que les Géans,fils d’En.ik, étoient très-fameux dans la Palestine. Onattribue aux Phéniciens plusieurs belles inventions. Parexemple l’àrtd'écrire {b):

Phmices primi , f ami. [ creditur » aufi

Mansuratn rudibus vocem [ignare figuris.

PHE

On dit dé plus qu’ils ont les premiers invente la navigation, le commerce, l’aslronomie, les voyages de Jo ocours ( c ). Bochart a montré, par un travail ìncroy^ble, qu’ils avoient envoyé des colonies, & q u av0ie i- slaissé des vestiges de leur langue dans presque toutesifles Sc toutes les côtes de la Méditerranée. Mais la pfameuse de leurs colonies est celle de Carthage. On croqu’à la venue de Josué plusieurs se retirerent en A riq( d), & en d’autres lieux. Procope dit que l’on trol ^ eS _Tingis en Afrique , deux colonnes de marbre blanc ,fées prés de la grande fontaine, où l’onlisoif en caraPhéniciens : Nous sommes des peuples qui avons pfuite devant le Voleur Jesu ,fils de N avé. Oh P eur ^ ^ajoute dom Calmet, notre dissertation fur le P a y s „ t ’ ^sauvèrent les Chananéens, ôcc. imprimée à la^ tenotre commentaire fur Josué. * (a) VideChanaan. 1 . r. c. 1. (b ) Lacan. 1 . z. v. 22. (c) D ,eV. 904. (d)Procop. Vandálicis, 1 . 2. e. 10. ,4

PHENNESUS, Phalnon. Ottelius, Thés. & ^paroît par l'histoire Tripartite, Sc par un pa»^Nicéphore Calliste , que c’est le nom d’un lieu 0 1 ^avoit des mines métalliques, Sc où l’on envoyoitquefois les Chrétiens j ad Pbenne[a & Procones atalla. , . ,

PHENUSTUS , Fenustús &Phenutus > sieg ee Pp_Copal d’Arabie , fous la métropole de Bostra. H f 3 ,parencé que Phenutus est la véritable orthographe >du moins celle que fuit la notice de Léon lë Sag e ‘ ^siège épiscopal étoit au même lieu où se ttouvtxemines dont nous avons parlé dans l’article p rcce . ea lSc qii’on appelloit Metalla Ph&nufia. C’est le f entldu P. Hardouin. .

t. PHER.E, ville de T Achaïe propre, félon Domée , /. y. c. 16. qui la place dans les terres ; maïs en’étoic pas éloignée de la côte, à en juger du moi^par la narration de Strabon , Sc par le rang qu’il do»à cette ville. Ce dernier géographe, aussi-bienquelybe Sc Pline, au lieu de Pher-œ, lisent Phaiue. KvPhar^e;

à.PHERyÉ, ville du Péìoponnèsc, sur legolf £ eMeffënie, au-delà du fleuve Pamisus, selon Strabon»/. 8. p. 360. &Prolomée , L y c. 16. Pausanias,f. 31. dit que cette ville étoit à près de six stadesla mer , & il écrit Pharaî pour Pherœ , selon lecte dorique , qui changé ordinairement Ye en a. fbe, Légat. n.$y écrit Phara au nombre singulioHStrabon ajoute que lé fleuve Nedàa son emboti cn _dans la mer , auprès de Pher^e. Cberamidi est f° nmoderne, selonSophien. , , .

3. PHER^E, ville de la Macédoine. Ptolowee» ^c. r 3. & Tite-Live, l. 33. c. 6. la placent dans Ja ^lasgie ; mais Pausanias, /. 1. c. 13. & Cicéron , jy ^ 0llD'winat. c. 15. la mettent dans la Thessalie. ^ ra * c gdit qu’elle étoit à l’extrémité de lâ Pélaseiotide,

qu

de la Magnésie

4. PHERjE , Feiía , ou Ferè , ville d’Asie > ^ iílS

laMas'

Sérique, selon quelques manuscrits d’Ammien ^cfellin , l. íy (. 6. Mais de Valois crois qu’i^^ j 5éh'Ser^ , parce que Ser^e étoit la capitale de l aque.

y. PHER^E, ville de la Bœotie, selon Homère, ^talog. Strabon, U 9. p. 4oy. dit que c’étost stequatre villages qui sc trouvoient dans le terrsto 1la ville appellée Lanagra. Pline, l. 4. c■ 7- ^’puiffémention de cette ville, mais il ne dit rien fl ul ^donner la moindre idée de fa situation. -\\c de

6. PHERiE. Etienne le géographe met un e ^ u ne

ce nom dans la Japygie, une autre dansl’Etoh e 'troisième chez les Parthyéens. ûas8C

7. PHERAL, ville de la Laconie , selon P a3 ^ golf®Pline : c’est la même que nous avons placée *

de Messénie. Voyez. Pher^e, n. 2. • / 3 .

PHER.EA, ville de l’Arcadie, selon Str at > 01 *p. 3 y 7. qui la place au-dessus de Dyme. , . p r olo'

PHERENDIS, ville de la Grande-Aroeu£^ ^mée, /. y. c. 13, la met à l’orient du Tigre, c0Tigranocerta. ■ _ nhrare , se J

PHEREPUM. ville au voisinage de lE u PlonNicétas, cité par Ortelius, fbef p|4£R£TIf*