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grande utilité , & empêcheroit les espèces de sortir diiPiganiol, Desc. de la France , tom. 7. p.
royaume.
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PHILIPPIENS ( Les ). Ce sont leshabitans de la villede Philippes en Thrace. Ils furent toujours fort recon-noissans de la grâce de la foi qu’ils avoient reçue de Dieupar le moyen de saint Paul. Ils l’assislerent en plusieursoccasions, Sc lui envoyerent de l’argent pendant qu’ilrifoit dans l’Achaïe, Philip. 4,1 6. Lorsqu’ils surent qu’il«oit prisonnier à Rome , Philip. 1. 12, 13. ils lui -dé-putèrent Epaphrodite, leur évêque, pour lui rendre tou-tes sortes de services. Epaphrodite tomba malade , Scsaint Paul pour tirer d’inquiétude les Philippiens, quiavoient su sa maladie, le leur envoya dès qu’il fut gué-ri, & leur écrivit la lettre que nous avons encore au-jourd’hui adressée aux Philippiens. Saint Paul y loueleur libéralité , & marque beaucoup de-reconnoissancede l’attention qu’ils avoient eue pour le secourir dans lesbesoins où il s’étoit trouvé.
Ces Philippiens sont bien différens de ceux de Phi-lippopolis. Ce font les habitans de la ville de Philippes,aux confins de la Macédoine & de la Thrace , ville bâ-tie par Philippe, pere d’Alexandre le Grand, au lieuque Philippopolis étoit bien plus vers le nord de laThrace.
PHILIPPINE, forteresse des Pays-Bas, dans la Flan-dre Hollandoise , sur le bras occidental de l’Escaut, quisépare le territoire de Biervliet de celui de Terre-Neuse.Elle est environ à une lieue au nord du sas de Gand, &elle tire son nom de Philippe II, roi d’Espagne , quila fit bâtir.
Le comte Guillaume de Nassau la prit le 11 Septem-bre 163 3 > après trois jours d’attaque. Peu de rems aprèsles Espagnols l’assiégerent ; mais le comte Guillaumeleur fit lever le siège par ce stratagème. Il fit venir deBiervliet plusieurs bateaux vuides , fur lesquels il mitsoixante tambours, qui de nuit à l’approche de Phi-lippine battoient différentes marches 3 ce qui causa unesi grande alarme parmi les Espagnols', qui croyoientqueces bateaux éroient remplis de troupes, qu’ils se retirerentavec quelque confusion. Après leur retraite, le comteGuillaume fit si bien augmenter les fortifications decette place,, qu’en 1635, les Espagnols furent encoreobligés de lever le siège qu’ils y avoient mis, avec pertede plus de mille hommes, outre quatorze on quinzecens blessés. Depuis ce tems, les états généraux des Pro -vinces-Unies sont restés en possession de cette forteresse,qui leur a été laissée par le traité de Munster. * Janiçon ,Etat présent des Provinces-Unies, tom. 2. p- 3 60 Scfuiv.
Le rempart a environ une demi-lieue de circuit : ilest flanqué de deux bastions du côté de la campagne,Sc environné d’un fossé large & d’une contrescarpe. En-tre les deux bastions , il y a une demi-lune par laquelleon passe pour entrer dans la ville. Du côté de l’eau il ya un fort à quatre bastions, qui est dans l’enceinte deJa place, & entouré d’un bon fossé. Sur le bord de l’eauest une redoute, pour couvrir une écluse qui sert àinonder tous les environs.
Cette ville est petite, & ne renferme que trois rues,environ soixante-dix maisons & quatre-vingt habitans,fans les femmes & les enàns, & fans la garnison qui estlogée dansdes cazernes & fous les ordres d’un comman-dant & d’un major de la place. L’église est desservie parun ministre de la classe de Walcheren. Les Catholiquesn’y ont point de chapelles , & vont entendre la messe àAssenede ou à Bouchoute. La maison de ville est fur laplace, vis-à-vis le château, & n’a rien de remarqua-ble. Le château sert de demeure au commandant. Lemagasin est assez considérable & sous la direction d’uncommis du conseil d’état. , v
La régence consiste en un bailli établi 2. vie par lesEtats-généraux, en un bourguemaître Sc quatre échevins,qui font changés ou continués tous les ans par les dé-putés de leurs hautes-puissances. Le secrétaire est éta-bli à vie par les magistrats est aussi ordinairement lereceveur de la ville. Ces magistrats exercent la justicecivile & criminelle, & leur juridiction qui est sort pe-tite ne s’étend que jusqu’à celle du sas de Gand. On ap-pelle de leurs sentences au conseil de Flandre.
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PHILIPPINES, isles de la merdes Indes, au-dél*du Gange, presque vis-à-vis les grandes côtes des richesroyaumes de Malacca , Siam , Camboia, Chiampa,Cochinchine, Tunquin Sc la Chine. Le fameux Ferdi-nand Magellan appella Archipel de Saint Lazare la meroù ces istes sont situées, parce qu’il avoir mouillé 1 an-cre en 1321, le samedi de devant le dimanche de la pas-sion , que les Espagnols appellent communément le ven-dredi de Saint Lazare. Le général Louis Lopez de ViUa-lobos leur donna en 1543 , le nom de Philippin, enl’honneur de 1 hilippe II > & selon d’autres elles u eu-rent ce nom qu’en 1364, lorsque le général Michel Lopez de Legaspialla en faite la conquête. O11 les appel .anciennement MunioL. Voyez ce mot. * Gemclli Car rerl *Voyage autour du monde , t. 2, c. 6, .
Les vaisseaux qui viennent del’Amérique aux Philip-pines, lorsqu’ils découvrent la terre, doivent nécessaire-ment voir une de ces quatre istes, Mistdanao, Leyte,Ibabao ou Manille , depuis le cap du Saint Esprit, p arcfiqu’elles forment une espèce de demi-cercle de six censmilles de longueur, Manille est au nord-est, Ibabao SCLeyte au fud-est, & Mindauao au sud. Al’ouest on trou-ve Paragua, qui, après Manille Sc Mindauao , est la pl uSgrande, & avec laquelle elle forme un triangle, donçla pointe, qui est du côté de Bornéo , appartient au roide ce nom, Sc l’autre au roi d’Espagne. A u milieu de cetteespèce de triangle, outre les cinq isles qui viennent d’etrenommées, il y en a cinq autres' grandes & bien peuples»savoir Mindoro!, Panay, l’isle des Noirs, Cebu Sc Bool »ensorte que l’on ne compte dans cet Archipel queisles grandes & dignes de remarque, ainsi que Ptolo-.mée l’a mis dans fa géographie. _ _
Entre ces dix isles, il y en a encore dix autres moisi'dres, qui sont pareillement habitées > & fe trouventdans la route que font les vaisseaux pour la Nouvelle-Es-pagne. Leurs noms sont Luban , Mérinduque , Ifla deTablas, Romblon, Sibugan , Masbate,Ticao , Capul*Catanduanes hors du détroit. II n est pas facile de don-ner une relation distincte des autres petites isles en par-tie habitées Sc en partie désertes ; mais que les Indiensconnoissent bien, à cause des fruits qu’ils y vont r cher-cher, Je dirai feulement, que vis-à-vis Manille du côtedu nord , entre le cap de Boxeador & celui de l’Enganno *à vingt quatre milles de terre , on trouve les petites isl£ squ’on appelle de Los Babuyanes, dont la premiere esthabitée par des Indiens Chrétiens qui payent tribut, SCl’autre par des Sauvages qui sont proche des Lequios SCde l’isle de Formofa. Auprès de Paragua, vis-à-vis deManille , il y a tt^ois isles qu’on appelle de Los Calamia-nés ; 011 en trouve ensuite huit ou neuf toutes habitées.Retournant après vers le midi, à quatre-vingt-dix millespar delà LosCalamianes, vis-à-vis de Caldera, qui estune pointe de Mindanao, on trouve Taguima & X0I 0avec plusieurs autres petites aux environs. Les isles deCuyo sont entre Calamianes Sc Panay , dans la provinced’Otton & de Maras. L’isle du Feu est proche de celle desNoirs 3 Bantayan, proche de Cebu ,• Pangla touche ptes-que à Bool 3 Panamao, Maripipi, Camiguin , Siargao SCPannon fe trouvent entre Mindanao & Leyte 3 & enfisiune quantité d’autres dont il fetoit difficile de fixer 1®nombre 3 ce qui fait voir Terreur de ceux qui disent q uele nombre des Philippines n’est que de quarante. Cars’ils n’entendent parler que des grandes, il n’y en a P aStant, Sc si c’est de toutes en général, il y en a beaucoupdavantage.
Toutes ces isles sont fous la zone torride , entrel’équateur Sc le tropique du Cancer : car la pointe dMindanao, qu’on appelle Sarragan, ou le cap de Sa>°Augustin , sc trouve à la latitude de y deg. 30 mi n. ^Babuyanos Sc le cap d’Enganno sont au 203 l’Emboca ^ro de S. Bernardin , au 3 , & la ville de Manille au l 4 ^quelques minutes. La longitude, scion le meilleu rcs ..‘tes, esc entre le 13 2 Sc le 145 degré > quoique M a ? eait mis les Philippines au cent soixante-uniém e ’ ™tout le monde ne commence pas à compter du mentepoint.
II y a plusieurs opinions sor l’origine de ces isles. Les
uns disent qu’elles ont été formées dès le commencernendu monde ; d’autres après le déluge 3 Sc d’autres veu.enqu’dks soient l’estet de quelque inondation particulière,