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Tome quatrième. M - P.
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í ormes a sa source dans la Vieille-Casiìlle. * Sans nRobert de Vaugondy , 1751.

PICO-SACRO , montagne d’Espagne, dans la Ga-lice, entre la ville de Composielle & celle d’Orense.Elle est faite en forme de pyramide , & l'on tient qu’ony a découvert autrefois des mines dor. * Baudrand ,Dict.

PICOLMAYO, rivière de i’Amérique méridionale.Elle prend fa source dans la province de los Charcas,près de Potosi, baigne la ville de la Plata, & aprèsavoir traversé la province de Chaco, & une partie decelle de la Plata, elle se jette quelques lieues au-des-sous de l’Assomption, dans la riviere de Paraguai.

PICONIA, nom de la fontaine qui fourniíToit à Ro-me l’eau appellée Aqua-Marcia , selon Pline , /. 31. c.31. Le P. Hardouin prétend qu’au lieu de Piconia, il fautlire Pitonia.

PICOS FRAGOSOS. C’est le nom que les Portugaisdonnent à des montagnes qui font proche le cap deBonne-Espérance, ce qui veut dire pointes âpres &rudes. II semble que ces montagnes qui s’élevent au-près du cap des Aiguilles portent leur sommet jusquedans les nues. On volt au pied de ces monts courir unegrosse riviere qui vient du dedans du pays. * Davity ,Afriq.

PlCQUIGNY. Voyez. PequignY.

PICRA , Uir.pd , nom grec qui signifie amer. Diodorede Sicile, /. 17. c. 49. le donne à un lac d’Afriquequ’Alexandre trouva sur sa route, lorsqu’il alla con-sulter l’oracle de Jupiter Amraon, & ce La c-Amer ,selon le même historien, étoit à cent stades des villesqui portoient le nom d’Amraon. Voici le passage enquestion : Ac primùm ad amaram ( ut nominant ) palu~dent devenit. Inde ftadïa centum enzensus , urbes llclïïl*monis nomme célébrés prétérit.

PICT/E, hôtellerie fur la voie Latine, à deux censdix'stades de Rome, Strabon, /.y. p. 237.

L’itinéraire d’Antonin connoît aussi ce lieu : il Rap-pelle Ad Picias , 8c le place fur la même voie, entreRoboratia & Compitum, à dix-sept milles du premierde ces lieux, & à quinze milles du second.

PICT AVI. Voyez. Pictones.

PICTAVIA. Voyez Augustoritum & Poitiers.

PICTES, Piiïì, anciens peuples de la Grande-Bre-tàgne , mais dont í'origine est assez obscure. Voyez, l’ar-ticle Ecosse. Lorsque les Romains attaquèrent la Gran-de -Bretagne, les Pictes occupoient la partie orientalede l’isle, depuis la Tine jusqu’à l'extrémité septentrio-nale. Sous les premiers empereurs Romains il ne sépassa dans la Bretagne rien de remarquable où les Pictesparaissent avoir eu part. Mais Julien > à qui Constancefur la fin de son régné avoir donné le gouvernementde l’Occident, instruit des courses que les Pictes &les Ecossois faisoient en Bretagne, envoya Lupicinuspour les réprimer ; mais il le rappella bientôt. Sous Va-lentinien I, l’on commença à attaquer les Pictes. Cespeuples, de concert avec leurs voisins, ayant attaqué laProvince Romaine, Nectaridius, gardien des côtes, leduc Buchobaudes, Sévere & Jovin entreprirent de lessoumettre. Ce fut encore inutilement, car ils furent dé-faits tour a tour. Enfin Théodose l’Ancien y ayant étéenvoyé, augmenta les terres des Romains d’un grandpays qui appartenoit aux Pictes. Dans la fuite les Pictesremuant encore, on envoya contre eux Maxime , qui,dans le dessein de conquérir toute Rifle, fit allianceavec les Pictes, & , avec leur secours, il se rendit maî-tre du pays des Ecossois ; mais lorsqu’il voulut tomberfur les Pictes mêmes, il lui survint des affaires quil’en détournèrent. Stilicon, tuteur d’Honorius, en-Voya Victorinus en Bretagne pour réprimer les Pictes,qui depuis la mort de Théodose recommençoient àfaire des courses dans la Province Romaine. Les Pictes,Voyant que Victorinus vouloir les traiter avec hauteur,rappellerent les Ecossois, qu’ils avoient aidé aux Ro-mains à chasser : & ces deux nations s’étant réunies, sefirent céder tout le pays au nord de l’Humber , dontles Pictes & les Ecossois se mirent en possession. VersRan j 1 j s l es Pictes s’étant alliés des Saxons assiégèrentAréclute ; mais Arthur fit lever le siège , ravagea leurpays d un bout à l’autre, & l’auroit entierement rui-

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né, fans l’infercession des évêques. Depuis l’írruptiondes Anglo-Saxons, la Bretagne avoir été partagée entreles Bretons ou Gallois, les Ecossois, les Pictes & lesAnglo-Saxons. Les Pictes & les Ecossois habitoient Upartie septentrionale de Risse. L’Esca & la Twede ,8cles montagnes qui font entre ces deux rivières., les sé-paraient des Anglois. Les Pictes étoient à l’orient, esEcossois à Roccident. Le mont Grasbain étoit leur bornecommune, depuis Rembouchure de la Nysie aalac Lomond. Alberneth étoit la capitale des Piu es »& Edimbourg étoit encore à eux. Ils ne se contentèrentpas de ces terres. En 670 > ils attaquèrent Egf s > a > r01de tout le Northumberland, qui les battit & k s c01 ?traignit de lui céder une partie de leur pays pour avoirla paix. Peu de rems après ils eurent leur revanche,& s’emparerent d’une province de la Bernicie. Mais 1 ast840 , ayant perdu deux grandes batailles contre Rneth,roi d’Ecosse, le vainqueur qui vouloir venger la mortde son pere qu’ils avoient tué, 8c dont ils avoienttraité le corps avec indignité , agit envers eux de lamaniéré la plus inhumaine.il les extermina tellement»que depuis ce teins il n’est plus resté que la mémoi rede cette nation; c’est par la destruction des Pictes qU eKneth est regardé par les Ecossois comme un des prin-cipaux fondateurs de leur monarchie. ,

P 1 CT 1 ACA-S 1 LVA , forêt deFrance.il en est p» 1 }?dans la vie de S. Avit » prêtre, cité par Ortelius, ThtJ’Voyez. Pitiacus.

PICTONES, peuples de la Gaule Aquitanique. l* sétoient connus dès le tems de César, qui » lorsqu’il voU'lut faire la guerre aux Venetes, rassembla les vaisseauxdes PiElones , des Santones 8c des autres peuples,étoient en paix. Vercingetorix se joignit avec les Piá°'nés , & divers autres peuples , pour s’opposer aux R®'mains ; & les princes de la Gaule ordonnèrent aux P*'ctones de fournir huit mille hommes, lorsqu’ii fut qu e 'stion de faire lever le siège de devant Alise, Strabondit que la Loire couloir entre les Piílones & les Nant'netes; il met les Pictones avec les Santones fur ]'Océan»8c il les range au nombre de viiìgt-quatre peuples qU 1habitoient entre la Garonne & la Loire , & qui éroien ccompris fous l’Aquitaine. Pline, /. 4. c. 19. met pareil-lement les Piblones parmi les peuples d Aquitaine L* 1 'cain, /. 4. v. 43 6. fait entendre qu’ils étoient libres :

Fiffones immunts subiguntsua rura .

Ptolomée écrit Peflones , & ajoute qu’ils occup 0 '^la partie septentrionale de RAquitaine le long de 1Loire, & le long de la côte de l’Océan. II leur donn?deux villes, savoir.

Augustoritum, 8c Limonum.

Sanson , dans ses remarques fur la carte de r allC ' enne Gaule, dit que les Pictones font les peuples de saicèscs de Poitiers , Maillezais & Luçon , qui ont ete antrefois tous compris fous le diocèse de Poitiers.dr. Valesti, Not. Gall. p. 448.

PICTONIUM, promontoire de la Gaule, dai*RAquitaine. Ptolomée, /. 2. c. 7. le place entre 1 embouchure du fleuve Canentellus 8c le port Sigor.texte grec porte PeElonium au lieu de Piílonïum. Mcator nomme ce promontoire Vornoc. Clusius dir^ ^c’est Talmondo ; selon toutgs les apparencespointe des sables d’Olonne. , pa t

P1CUENTUM , ville de l’Istrie. Elle est P IaC ^«w»Ptolomée, /. 3. c. 1. dans les terres, entre8c Alvum. Quelques exemplaires portent PH^uento.Leandffr dit qu’on la nomme présentement f&g.

Voyez. Pinguente.

PICUL 1 A. Voyez. PicentiA. r ;

PIDA, ville de la Cappadoce, dans le P° nlatique. Ptolomée, /. j. c. 6, la met dans les ter »entre Pleur amis 8c Sermuta. , r)or-

PIDDLE , petite riviere d’Angleterre , <A^otd allsetshire. Son cours qui est fort court-, eisud-esl. Après avoir arrosé la ville enord. cllé sc rend dons U mer à I- b-r-d-kool.