PIE
PIDEN, ville de l’Ethropie, sous l’Egypte, selonPline , l. 6. c. 29.
PIDIBOTAS , ville de l’Ethiopie, sous l’Egypte.C’est Pline qui en parle, /. 6. c. 29.
P1DO. Le lexicon de Phavorinus donne ce nom àun peuple de Piste d’Ithaque.
PIDQRUS , ou Pidor , ville de Macédoine, dansla Chalcidie , fur le bord occidental du golfe Singioi-que. II est parlé de cette ville dans Hérodote, l. 7. n.111.
• PIDOSUS, isle fur la côte de la Carie. Pline , /. y.c. 31. dit qu’elle n’étoitpas éloignée d’Halicarnasse. IIfait entendre pourtant qu’elle étoit hors du golfe Cé-ramique.
PIDRI, ville d’Egypte, dans l’Ambrene, au voisi-nage de la ville Héliopolis, selon Siméon le Métaphra-ste , dans la vie de S. Théodore l’Archimandrite.
PIED , sorte de mesure. Voyez. Mesures itinérai-res.
PIE-DTLUCO, c’est ainsi que Léander, Ducato diSpoleto, p. 99. verso ,’ écrit le nom d’un lac d’Italie,dans l’Umbrie, autrement dans le duché de Spolete ;d’autres écrivent Pic-di Lugo. Voyez, au mot Pic, l’ar-ticle Pìc-di-Lugó.
PIEDIMONTE, bourgade considérable d’Italie, auroyaume de Naples, au pied d’une des plus hautesmontagnes de l’Apennin, où il y a une bonne fabriquede draps. L’évêque d’Atife y soit fa demeure, depuisque fa ville épiscopale a été presque entieremenr ruinée.L’une & l’autre font dans la Terre de Labour, vers lesconfins du comté de Molisse. * Le pere de Charle-voix , mémoires manuscrits.
PIEHA 1 j petit lac de la Chine, dans la province deChekiang, près de la ville de Caihoa. On le nommePiehai, à cause des écrevisses blanches qu’il produit.Piehai en langue chinoise veut dire une écrevisse blanche.
* Atlas Sinenfìs.
PIELA , bourg de l’isie de Cypre , à deux heures dechemin de Larnica , fur la route de cette ville à Fáma-gouste. Le Brun dit, dans son .voyage au Levant, f. 2.p. 473. qu’il trouva à Piela les restes d’un grand bâ-timent , 8c quatre petites églises à satirique. On y voirun ruisseau d’eau courante, qui vient des montagnesvoisines, & qui fait que ce bourg ne manque jamaisd’eau.
PIÉMONT, 'contrée d’Italie, bornée au nord par leVallais, à l’orient parle duché de Milan , au midi párle comté de Nice & par la seigneurie de Genes, & à l’oc-cident par le Dauphiné. Cette contrée qui a le titre deprincipauté est une des plus.considérables, des plus fer-tiles 8c des plus agréables de toute l’Italie. Le nom de Pié-mont que l’on rend en latin par celui de Pedemontium n’estguère usité que depuis six à sept siécles. 11 a été occasionnépar la situation du pays au pied des Alpes maritimes, Cot-riennes & Grecques , au milieu desquelles se trouvent lePiémont. Autrefois cette contrée faifoit partie des plai-nes de la Ligurie : dans la fuite elle fit partie de la Cisal-pine; ensuite devint une portion du royaume de Lom-bardie. 6a longueur peut être de cent vingt mille pas, 8c falargeurd’environ quatre-vingt-dixmille. Le Pô , le Tana-ro , la Doire , la Sture , le Bello , & la Bonifia pas-sent au milieu de ce pays, fans parler de près d’unevingtaine d’autres rivières qui l’arrofent.
On croit que le Piémont fut premierement habité parles U mbriens, les Etrusques & les Liguriens : les Gau-lois , qui entrerent en Italie , fous la .conduite de Bren-nus 8c de Bellovèse, Rétablirent en partie dans ce pays ,qui dans la fuite fut occupé par divers peuples & parcageenrr’eux. Les Liguriens,surnommés Statielli ,habitèrent lapartie orientale. Les Vagennì ou Bagienni leur succédè-rent dans le pays qui est entre le Pô & 1g Tanaro. Les Tau-rini s établirent entre le Pô & la petite Doire, Doria Ri-paria , & détendirent dans la fuite jusqu’aux Alpes. LesSaluJJi , divisés en supérieurs & inférieurs habitèrent en-tre les deux Doires. Enfin les Libìci , Lebui ou Lebetii ,occupèrent cette partie de la Gaule Cisalpine, qui for-me les territoires de Verceil & de Biele, entre la grandeDoire , Doria Baltea 8c la Sejìa. * Theatrum Pedemon -l ‘i , t. 1. p. I.
Les montagnes qui entourent le Piémont abondent enmines d’or » d’argent, de cuivre 8c de fer : les rivières pro-
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duisent des poissons excellens, & les forêts nourrissentquantité de bêtes fauves, dont la chasse est réservée astprince. La terre en outre est extrêmement fertile ; ce quia fait de tout tems que le pays a été très-peuplé. Aussi voit-on qu’ancicnnemenc il y a eu dans cettS contrée un grandnombre de villes, donc la situation est connue & doncla plupart subsistent encore aujourd’hui ; de ce nombresont :
Taurinaurum Augufia , Turin ,
Eporedia, Ivrée,
.VercelL Libitorum , Verceil,
Augufta Prœtoria , Aouste,
A/la Pompeia , Asti,
Alba Pompeia , Albe,
Segujium oir Secufìum , Suze ,
Carrea Pountia , Chieri ,
Augufia Bagiennontm , Benne ,
Ceba , Ce va,
Verricium ou Varrez ., Verrue,
Bardttm , Bardo ,
Ocella ou Ocellum , Uffeglio ,
'Cottia , Coazze ,
Salutiœ , Saluées,
Carfimm , Cairo,
Mons-Jovis , Mont-Jouet,
Pollentia , Pollenzo, ville ruinée.
Les anciennes villes dont on connoît le nom, maiêdont on ignore la situation , sont:
Forum Juin , Tria ,
Forum Vibii , Antilia.
Entre les anciennes villes du Piémont, Turin ,Aouste, Verceil, Asti, Jorée, & Albe, eurent l’avan-tage de recevoir de bonne heure l’évangile & d’avoir desévêques & ce ne fur que plusieurs siécles après que Mon-dovi , Salaces & Eossano eurent le même avantage.Tous ces évêques furent d'abord fussragans de l’archevê-que de Milan ; mais comme la ville d’Aouste passa sousla domination des derniers rois de la Bourgogne Cis-Ju-rane, l'on évêque fut soir suffragant de l’archevêque deTaranraise, à qui il est encore aujourd’hui soumis. De-puis Lan 1515 , l’evêque de Turin a été élevé â ladignité archiépiscopale, 8c les évêques d’Ivrée, de Mon-dovi & de Fossano reconnoissent so métropole. Lesautres évêques de Piémont, ont continué à reconnoî-tre la jurisdiction de l’archevêque de Milan , à l’ex-ception de celui de Saluces, qui dépend immédiatementdu pape.
Outre les villes épiscopales, il y en a beaucoup d’autresdécorées du titre de cités ducales , & qui sont plusconsidérables que la plupart des villes épiscopales desautres pays. Charles Emmanuel,premier du nom , choi-sit douze de ces villes pour en faire les capitales d’au-tant de provinces, a fin que la justice put être admi-nistrée avec plus d’ordre dans le Piémont. Ces dou-ze villes furent :
Turin ,Ivrée ,Asti,
Verceil , 'Mondovi,Saluces ,
Savigliano,Chieri,Biele ,
Suze ,Pignerol ,Aouste..
La plupart de ces villes font fortifiées , 8c^ il ya encore diverses autres forteresses & châteaux ou l’ontient garnison pour la fureté du pays. A i’égard despetites villes & des bourgs, dont les uns four toucouverts , & les autres fermés de murailles , on ehfait monter le nombre à mille. Us font si voisins lesuns des autres, que l’on pourroit dire en quelque ma-niéré que le Piémont n’est pas une contrée , maisune ville de trois cens mille pas de circuit. Ce paysrapporte prodigieusement à son souverain. LorsqueHenri IV , roi de France, demanda au duc Char-les Emmanuel I, quel revenu il tiroit de ses états,le duc ne craignit point de dire : Je tire ce que jeTom. IV. G gg ggg ij