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PILEATI, peuples compris au nombre dés Goths,scion Ortelius, qui cite Jornandès , & qui leur donnele titre de gêner osa Gens ; mais Jornandès dit seule-ment que Dicenus choisit parmi les Goths les plus no-bles Sc les plus prudens , a qui ii enseigna la théolo-gie , leur conseillant de s’adonner aù culte de quelquesdivinités , & d’avoir des oratoires. Jornandès ajoureque Dicenus sir de ces gens-là des prêtres , à qui ildonna le nom de Pìleatì , à cause de la coëffure dontils se couvroienc la tête dans les sacrifices, Voici le passageen question : Elegít narnque [ Dicenus ] ex eis [ Gothis ]tune nobilijsimos prudentiores viros , quos Théologienwjlrtíens , Nttmïna qmdam & Sacêllá venerari suafit ,fecitqite Sacerdoces , nomen illis Pileatorum contra-dens , ut reor , quia opéras capitibus Tiaris , quos Pileosalto nomme nuncupamus , lïtabant ; ainsi le nom dePìleatì n’a aucun rapport à la géographie.
PlLE-MELLARouSaint Sauveur ; Pila-Mellaria :abbaye de filles, au diocèse de Cordoue en Espagne.
PILERA , riviere de Pologne. Voyez Filtra.
PILESCH. Voyez Pitesk , qui est la vraie orthographe;
PILEUM, village d’Italie, dans la Pentapole, selonPaul Diacre , cité par Ortelius. Cependant on ne liepas dans Paul Diacre que Pileum ou Pilleus fût dansía Pentapole : il dit feulement que lorsque l’armée deLiutprand eut du dessous pour la seconde fois » Liut-prand étoic dans la Pentapole : Rege > dit-il, r» Penta-poli demorante. * Longobard. 1 . 6. c. y4.
PILGRAM , ville royale de Bohême, dans le cerclede Bachen. Cette ville, est remarquable par le goûtqu’ont naturellement ses habitans pour les sciences ôcla littérature.
PILGRI, Voyez Peligni.
PILIER, isle de France, fur la côte de Bretagne, àPembôuchure de la Loire. On a bâti dans cette isleune tour pour défendre feutrée de la riviere aux cor-saires.
PILIERS ( le Cap des ). Voyez Désiré i.
PILLAC, bourg de France, dans l’Angoumois, élec-tion d’Angoulême.
PILNITZ. ancien château royal dans la Misnie , furI’Eibe , à cinq lieues de Dresde.
1. PILON ( Le ) ; nom que l’on donne en France à unepetite plage, fur la côte de Provence , vers le cap dela Garoupe, du côté du nord-est. On y peut mouiller,lorsque les vents font à l’esl-nord-esl. II y a quatre à cinqbrasses d’eau , fond d’herbes vaseux. On peut mêmeporter des amarres à terre , prenant garde de ne pastrop Rapprocher de la côte, près de laquelle il y a quel-ques roches aux environs. * Mìchelot . Portulan de laMéditerranée , p. 8 z.
2. PILON , petit royaume de la Tartarie dans le paysd’Igour. 11 avoir pour capitale Kien-ton-Kouetching dansla montagne Lien-chan à l’orient. Sous les premiersKhans on y comptoir 227 familles, 1387 personnes Sc422 soldats : il étoit à 8680 li de Signanfou > à 487 fud-ouest du gouvernement Chinois.* Htst. généra des Huns.
3. PILON, autre petit royaume de laTartarie,aussi dansle pays d’Igour. Sa capitale étoit nommée Fan Kin-Loui-Ka-tching. Sous les premiers Khans on y comptoir 462familles, 1157 personnes, 350 soldats. II étoit éloi-gné de 8710 li. de Signanfou. A l’orient ce paysconfine à celui de Jou-lie-su , au nord aux Xiong-Nou,àl’occident au royaume de Kio , & au midi à celuid’Igour. *H]l. génér. des Huns , par M. de Guignes.1 . 11 .
P1LORUS , ville qu’Etienne le géographe place dansla Macédoine, aux environs du mont Athos, Orteliussoupcopne qu’il y a faute dans Etienne le géographe ,Sc qu’il faut lire Pidorus, à quoi il y a grande apparence.Voyez Pidorus.
PILOUTU , ville de l’Inde dans la province deSinde : elle est située fur une haute montagne. Son ter-roir abonde en dattiers & en jardinages: l’Inde passeauprès. * Manuscrits de la bibl. du roi.
PILSEN , ville de Bohême , en latin Pelfìna , &Pelzina. Elle est assez belle , & située aux frontièresdu haut Palatinat de Bavière, dans un cercle dont elleest la capitale, & qu’on appelle Pilsner Krais , entredeux petites rivières, savoir la Msa Sc la ïPatta , qui
se réunissent au-dessous de cette ville. Au couchantSc au midi elle est détendue par un boulevard, accom-pagne d’un bon fossé ; au dedans du fossé il y a de bonnesmurailles, avec des tours & des bastions. Comme 1 efond est de roche, il est difficile de la miner. II y avoird’assez beaux fauxbourgs ; mais durant le siège de 1618 ,ils furent brûlés entierement, Sc la ville entiere a beau-coup souffert dans les différentes guerres de Bohême,ayant été prise, reprise, Sc incendiée plusieurs fois.* Zeyler , Boh. Top. p. 81.
PILSNA, Pilsno , oli Pilczna, ville de ] a petitePologne , dans le palatinat de Sandomir, aux confinsde celui de Cracovie, fur une petite riviere qui s ejette dans la Wistule. 11 y a dans cette ville une fortbelle église. * Atlas , Robert de Vaugondy.
Le Territoire de Pilsna comprend entré autresplaces :
Zarnowitz, Przezlau,
Sechow, Zaclycih,
Lezaizko.
PILTEN jOuPiltyn , ville du duché dé Courtau-de ; fur larivierede Windaw, entre Goldinge & le fort deWindaw. Vers l’an 1219, Vfaldemar , roi de Dane-marck, ayant conquis la plus grande partie de la Livonie,Sc la Courlande , voulut établit un évêché dansscs quartiers, fous la métropole de Lunden ; Sc com-me les Danois étoienc en différent fur le lieu où l’on bâ-tiroit un château pour la résidence de l’évêque , il or-donna de le construire dans l’endroit où le Pilten ,c'est-à-dire, garçon envieux danois, étoit debout. C’estde-là que le diocèse eut le nom de Pilten. Quoique laLivonie , Sc l’évêché de Courlande fussent établis mem-bres de l’empire Germanique, les choses demeurèrentdans leur état jusqu’cn 1J59, que le dernier évêquede Pilten,épouvanté de l'irruption des Moscovites,vendit les deux évêchés de Pilten & d’Oesel à Fride-ric II, roi de Danemarck, qui les donna en apanageà son frété Magnus , duc de Holstein. Comme ce prin-ce étoit luthérien, il sécularisa cet évêché, Sc con-féra de grands domaines à la noblesse , & à scs dome-stiques , qui cultivèrent, & fournirent si bien le pays debécáil, en y introduisant le commerce, qu’ils le ren-dirent une des plus considérables provinces de ces quar-tiers. * Ds/cri dé la Livonie , Lettre ij.
Lorsque Godhard, dernier grand maître de l’ordréTeutonique, soumit la Livonie à la Pologne, il sucstipulé que le roi Sigismond Auguste joindroic le paysde Pilten au duché de Courlande ; que Magnus, ducde Holsteitt, fe contenteroit du château de Sounen-bourg, fen échange de l’évêché de Courlande , Sc quele grand-maîrre Godhard jouiroit dé l’évêché de Cour-lande & du reste de la Courlande.
Après la mort du duc Magnus, arrivée en 1583 ,Godhard , duc de Courlande, proposa à ceux de Pil-ten de se soumettre à son gouvernement & de se réu-nir à la couronne de Pologne : sur leur refus les Po-lonnois prirent les armes ; le roi de Danemarck fepréparoit à défendre ceux de Pilten, lorsque Geor-ge Frideric, margrave de Brandebourg Sc duc dePrusse, ménagea un accommodement. II fut dir quele pays de Pilten scroit rendu au roi de Pologne ; Sccomme les habitans avoient depuis plusieurs annéesembrassé la confession d’Auíbourg, on conserva la re-ligion en son entier. D’autre part, le roi de Polognedévoie payer du roi de Danemarck la somme detrente misse écus. Le margrave de Brandebourg comp-ta l’argent, pour lequel on lui donna en hypothèquela ville de Pilten. En 1617 ,on transporta 1 hypothéquéà la margrave de Brandebourg-Anspach » sieur de Chré-tien , duc de Lunebourg Sc de Brunswick. Mais ungentilhomme de Courlande, nomme Maydel, ache-ta ce domaine de la margrave, èn acquittant 1 hypothè-que, Sc la jouissance lui en à confirmée par le roide Pologne, fous le titre de Staroste de Pilten.
Depuis ce rems, la maison de Courlande a tâchéde recouvrer son droit, & de faire valoir scs préten-tions fur cetrc province, par la voie de droit. Elle a
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