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Tome quatrième. M - P.
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obtenu plusieurs décrets favorables dans les cours dejustice , Sc dans les diètes de Pologne. Mais une par-tie de la noblesse de Pilten réfuta opiniâtrement de s’ysoumettre vies'uns vouloient dépendre immédiat ententde la couronne de Pologne, & travailloienr à erigerune coût de justice entre eux, &• dont on pounoitappcller au roi de Pologne. Les autres, qui etoient d unsentiment plus favorable , vouloient bien reconnoiue lajurisdisction du duc ; mais ils lui lioient tellement lesmains , & rognoient ses droits de telle forte , qu’ilsne lui laiffoient que le nom de souverain. Ce différenta duré plusieurs années , à coûté des sommesrrès-considérables aux ducs de Couilande, outre quecette affaire a été une fuite continuelle de brouilie-ries : car quand le pays étoit menacé de guerre, ou d’in-vasion , ou de quartiers 8c de taxes par la Pologne ,la noblesse étoit bien aise alors de fe soumettre auduc, «3e de rechercher fa protection.

Dans la guerre entre la Pologne & la Suede en i 6 y 6 ,les Suédois prirent des quartiers dans le pays de Pil-ten , comme province de Pologne. Jacques , duc deCouilande , le soulagea de ce pesant fardeau , enpayant une. somme d’argent aux Suédois ; & le fit jouirde l’avantage de la neutralité , qui fut cependant vio-lée quelque tems après par les Suédois. La paix ayant étéconclue en 1662 , la noblesse de Pilten fe soumitail duc par le traité de Grobin , à des conditions dés-avantageuses , en attendant qu’on obtînt le consente-ment du roi de Pologne, Maydel garda la ville & lebailliage de Pilten, & le duc ayant racheté tous les au-tres domaines engagés, obtint, par un acte de la cou-ronne & de la république de Pologne, la fouveraine-téde toute la province, qu’il conserveencoreaujourd’hui.Quelques gentilshommes mécontens prirent néanmoinsoccasion de plusieurs clauses de cet acte , & de diffé-rentes explications qu’ils y donnoient, pour en sus-pendre l’exécution. D’un autre côté, les Polonois ,qui etoient bien aises de tenir 1 affaite en suspens, fa-vorifoient ces mécontentemens , & enfin le clergéréclama le pays de Pilten , comme un évêché dépen-dant du siège de Rome. En effet à la faveur des lettresrnoniroriales du pape , on établit tin évêque fur lapartie de la Livonie , qui appartenoit à la Pologne,& fur Pilten , & il intervint un acte de la républi-que de Pologne, qui nommoit des commissaires pourexaminer le différent > & en remettre la décision au roi.Lorsque les commissaires furent arrivés à Pilten , 8cqu’ilseurent fait citer ies parties devam eux, les nobles pro-testèrent contre la procédure , comme étant directementcontraire à leurs privilèges, & à l’accord fait entre le Da-nemarck & la Pologne. Alors ils prirent tous le parti duduc, sortirent de Pilten, après avoir laissé dans la ville unlieutenant colonel > avec quelques troupes. Les com-missaires ne laissèrent pas de décider en faveur de le-veque ; niais la sentence ne fut point exécutée. Le roiJean III, à qui la république avoir remis la décisionfinale de l’affaire, s’en tint toujours à délibérer, &mourut fans. confirmer la sentence ; de sorte que l’af-faire est demeurée indécise. Cependant les ducs deCouilande fe sont maintenus dans la possession de cet-te province , 8 c y ont établi une cour de justice > quijuge des différens de la noblesse & du bourgeois. Danstoutes sortes de causes Sc de procès on est obligé decomparoître devant cette cour, qu’on appelle la Courde premiere instance , parce qu’on appelle delà auduc.

Comme la noblesse de Pilten a joui pendant ungrand nombre d'armées, dans un pays si fcit.le, desdouceurs de la paix , elle a eu le rems 8c le moyende s’enrichir, à la faveur d’une espèce d’indépendan-cc. Le voisinage de la mer lui est d’un grand avan-tage. Elle a la commodité de faire débiter ses den-rées , & principalement le froment que le pays pro-duit en abondance , 8c qui est fort recherché par lesHollandois à cause de fa bonté. Tous les ans ils vien-nent le prendre avec leurs vaisseaux & Lâchèrent argentcomptant. II n’y a point aujourd’hui de différence en-u ' e la noblesse de Couilande, de Semigalle & de Pil-ten. l.curs biens, leurs terres & leurs familles sont mê-les ensemble par des alliances réciproques; de sorte

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qu’elle ne fair plus en quelque maniéré qu’une mê-me nation.

Voici 1e nom des forteresses que Matthias Strnbycz,Livonie Ducat. Dejcr. c. 4 . § z. met dans le pays dePilten :

Pilten,Edwalen ,Hascupot,Angermont,Irven,

Dondangen,Neuhaus,Ambothen,Dalfe,Sacke.

PILTZA , Pitzia , & PilcA , rivière de Pologne-Elle a fa source aux confins du palatinat de O' ac0Vie& de celui de Ssndomir , près de la forteresse de Filcza »& elle va fe perdre dans la Wistule, à quelques rm *les au-dessus de Varsovie , proche de la ville de W ar "ka. A/n.-.r . Cdlar, D esc. Polo n. p. 181 .

F1MBES, ou Pimeou , bourg de France, dans l aGuienne, au Turlan, fur le Gavas, entre les villesd Aire 8c de Pau. II y avoir autrefois une abbaye d emême nom , Beata Maria de Pimbo. C’est présente-ment une église collégiale. * Atlas, Robert de V all ~

gonoy.

PIMBEUF, ville & port de mer de France, fu rcôte de Bretagne , à sept lieues de Nantes, fur la Loi-re ; c ; eit la où les vaisseaux trop considérables pour p° u 'voir monter jusqu’à Nantes, ont coutume de déchar-ger Ictus marchandises.

1 IMEVILLE , bourg de France, dans LAnjoU ,élection de la Flèche.

PIM1TEOUI, petit lac del’Amérique septentrionale»dans la Nouvelle France. Ce n’est qu’un élargissementallez peu considérable de la rivière des Illinois, quin a guère que deux à trois lieues de long , fur unelieue de largeur , à quinze lieues au-dessous du rocher.Les Peorias , nation Illinoife , ont eu long - reinsune assez grosse bourgade au-dessous du lac Pimiteoui,à 1’entiée d’une belle &c large prairie qui est fur ladroite. Depuis quelques années harcelés fans cesse parles Outagamis ou Renards, ils sc sont retirés aussi bienque les Illinois du rocher, fur 1e Mississipi auprès desKaskas Rias.

PIMOLISA, lieu de la Cappadoce, dans le Pont.Etienne le géographe , qui le place en-deçà du fleuveHalys , dit que ce lieu étoit fortifié , & qu’il donnoit Rnom à la contrée Pitnolifene. Voyez, l’article suivant. Ce-drene qui écrit riw/zûXiWci, ajoute que ce lieu étoitsitué fur un rocher.

PIMOLISENA, contrée de la Cappadoce, clansle Pont, aux environs du fleuve Halys , selon Strabon >/. 12. p. 5 6 1 & y62. qui dit qu’elle prenoit son noiPd’une forteresse royale , appellée Pimolis^e , 8 c fit’ 1étoit détruite de son rems.

PIMPLA , Pimpleius, ou Pimpíeus , montage®que divers géographes joignent avec l’Hélicon, & fi 111 ,disent avoir aussi été consacrée aux Muses ; ce qui ê a,cqu’Horace, /. 1 . Od. z 6 . en s’adressant à fa Mufel’apP c ^ ePimplea dulcïs ; 8c ce qui a fait dire à Catule, Carrn. I 0 1*Pimpleumscanderemontem. Mais peut - être, dit Ce Ha-rkis, Geogr. ant.l. t. c. 13 . feroit-il plus naturel i c ‘ eplacer certe montagne dans la Piérie , province deîa Macédoine ; parce que Strabon, /. 10 . p- 47 [ *dit que ce furent les Thraces qui consacrèrent aU *Muses la Piérie & les monts Olympe , Pimpla 8c í>t‘betbrus : mais que de son tems -les Macédoniens P oífédoient tous ces lieux, à moins qu’on ne disccomme il y eut dans la Macédoine & furdes antres des Libéthrides, consacrés aux Mules ’même les Thraces purent consacrer dans les ^ eUX p on _droits deux montagnes nommées Pirnpla, 8c det>x ^taines chacune sous le nom de Pimpleius. Festus, - 4*remarque que les Muses furent appellées Pirnph 1 " 1 * ~nom d’une fontaine de Macédoine, qui avoiteceainnommée à cause de. la légèreté de ses eaux.

PIMPRAMA , ville qu’Arriéra , de Exped. A ex.1 , y, n. 11. place vers la source du fleuve Indus*i. PIN , abbaye de France , dansle Poitou , à deux ìeuede Poiriers, entre cette ville & MontreuiP onin , anune belle vallée, fur un ruisieau qui va a Ioitiers.