PIN
une abbaye d’hommes de Tordre de Cîteaux, filia-tion de Pontigny. Elle fut fondée en 1120, fous lenom d abbaye de S. Benoît du Pin par Géraud de Sà-la. Titio de Bares fut Tun de ses plus illustres bien-faiteurs. Elle est en régie, & vaut en tout six millelivres de rente. Ses bâtimens font neufs & beaux.
z. PIN , bourg.de France , dans le Perche , au dio-cèse de Seez.
3. PIN , montagne de la Chine, dans la provincede Suchuen, près la ville Guei. Cette montagne estsi élevée qu’on lui donne communément jusqu’à soi-xante stades de hauteur. C’est dans cette montagne queprend fa source le grand fleuve Kiâng. * Atlas Sïr.en-sis.
4. PIN , ville & forteresse de la Chine , dans laprovince de Channton , au département de Cinàn ,premiere métropole de la province. Elle est d’un de-gré 22 min. plus orientale que Péking, fous les 37deg. 40 min. de latitude septentrionale. * Atlas Sinens.
5. PIN , ville & forteresse de la Chine , dans ïaprovince de Quangsi, au département de Lieucheu ,seconde métropole de la province. Elle est de 9 deg.
3 min. plus occidentale que Péking, íòus les 24 deg.21 min. de latit. septentrionale. * Atlas Sinens.
PIN FERRAND, abbaye de France, dans le Berry.Elle est de Tordre de S. Benoît, & fut fondée en 1x4}.Son revênu est de quinze cens livres. Cette abbaye «'ap-pelle Pui-Ferrand. Voyez, cc mot. *
PlNACA. Voyez. Sarasa.
PlNAMUS , ville d Egypte, selon Etienne le géogra-phe.
1. PIN ARA, ville d’Asie, dans la Lycie. Strabon,qui la met dans les terres au pied du montCragus, ditque c’étoit une des plus grandes villes de la Lycie ; Etien-ne le géographe la place mal-à- propos dans la Cilicie.II ajoute qu’elle étoit bâtie fur une montagne. Dansun autre endroit, in voce ’Apífjtvnçcç , il dit qu’unepartie des Xanthiens habitoient une colline ronde furune montagne, qu’ils avoient nommée leur ville Pt-îiARA , Sc que dans la langue des Lycie n s nìmpctsignifioit un chose ronde. Je crois, dit Cellarius ,Geogr. ant.l. 3. e. 3. que Pinara étoit bâtie fur unecolline, au pied du mont Cragus. 11 y avoir, selonStrabon , fur le mont Cragus une ville de mêmenom , c’est-à-dire , nommée aussi Cragus : ainsi il n’ya pas d’apparence que la grande ville de Pinara fûtfur la même montagne. Les habitans de cette villeétoient appeliés Pinarit^.
2. PINARA, ville de la Cœlefyrie, dans la partie
septentrionale, sur le Gindarus ; car la Cœlefyrie s’é-tendoit jusques-là, selon Pline f. 23. Ptolomée,
/. y. c. 15. la place dans la Piérie de Syrie.
PIN ARIA, isie de la mer Egée, selon Pline, l. 4.c. i r. qui la place sur la côte de TEtolie.PlNARlTxÉ. Voyez. Pinara, ». 1.
PINARUS. Voyez. Pyramus.
PINCIANzE. Voyez. Segesta.
PINCO , riviere de Piste de Candie , dans le territoi-re de Canée. Elle court en furpenraflt du midi au nord,Sc elle a son embouchure dans la mer à l’occident dela ville de Canée. * De Wit , Atlas.
PINDARUS. Voyez. Pyramus.
PIN D ASUS , montagne que Pline, /. y. c . 30. metdans la Mysie Asiatique. Paufanias > /. 2. c. 16. ditqu’Archias, fils d’Aristechnuis fut blessé à la chasse furcette montagne , ou du moins dahs un lieu d’un mêmenom , .apud Pindas1m.
PlNDE. Voyez. I indus.
PINDENISSUS, ville de Cilicie, chez les Eleu-thérociíiciens. Cicéron, /. y. ad Atticum dit qu’elleétoit près dit mont Amamis ; Sc ailleurs , Epifi. /. 2. adCœlium , il ajoute qu’il prit cette ville. Voyez. Elheu-thero Cilicia , & Pednelissus.
PiNDICITORA , ville dei’Ethiopie, fousl’Egypte,selon Pline > /. S, c. 29.
1. PINDUS, montagne de la Grece , & célébréepar lcspoëies, parcequ’elle étoit consacrée aux Muses.Ce n'étoit pas proprement une montagne feule, mais uneààE de montagnes, habitée par différens peuples delEpirede de la Thessalie, entre autres par les Athama:
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nés, par les Aetiches, & par les Perhebes. Elle lépa-roit la Macédoine , la Thessalie & TEpire. Le P inde ,dit Strabon, /. 9. est une grande montagne, qui a laMacédoine au nord, les Perhebes au couchant ; lesDolopes au midi, & qui étoit comprise dans la Thes-salie. Pline, /. 4 .c. 1. la place dans TEpire. Pouraccorder ces deux auteurs, il suffit de dire que lòPinde étoit entre TEpire & la Thessalie, & que lespeuples qui l'habitoient du côté de TEpire étoientréputés Epi rotes, comme ceux qui l’habitoient du cô-té de la Thessalie étoient appeliés Thessaliens. Tite-Liv'e , /. 32. nomme cette montagne Lyncus , & Chal-condyle, demême que Sophien. disent que le nom mo-derne est Mezzovo. * Cellarius, Geogr. ant. 7 . 2.r-. 13.
2. PINDUS, ville de Grèce, dans la Doride, selonPomponius Mêla, /. 2. c. 3. Strabon /. 9. .nous ap-prend qu’elle étoit au bord d’une riviere de même nomlaquelle se peidoit dans le fleuve Céphise.
3. PINDUS, fleuve de Cilicie : Strabon, l. 14.p. 6y(i. le met près de la petite ville Issus.
4. PINDUS riviere de TEpire, ou de la Macédoi-ne , selon Florus, /. 2. c. 7. mais lés meilleures édi-tions , au lieu de Pindus , portent Aoiis. Cette riviererouloit fes ondes par des sauts & à navets des ro-chers.
/. PINDUS, montagne de Thrace , à ce qu’il pa-roît pas un passage de Séneque, in Hercule furente.6. PINDUS. Voyez. Thracis.
PINEPTINI, fausse embouchure du Nil. Ptolomée $
/. 4. c. y. la place entré l’embouchure Sétíéiihytique& la salasse embouchure qu’il nomme Diolcos.
PIN ES. Corneille dit : Iste située à 28 .deg. de lati-tude au-delà de la ligne équinoxiale, vers le midi. Elleétoit autrefois inhabitée. En iy 89 , une flotte de qua-tre navires anglois, allant aux Indes orientales, ftitbattue vers l’ifle de Madagascar d’une tempête, quiayant écarté, ou fait périr trois de ces bâtimens ,pouffa le quatrième , qu’on appelloit le Marchand In-dien, vers un rivage rempli de rochers. Chacun tâ-cha de se sauver dans Tesquif, où un homme Sc qua-tre filles ne purent se jerter, de sorte qu’étant demeu-rés dans le vaisseau, ils n’eurent pour tout secours quequelques planches fur lesquelles ils gagnèrent terredans cette iste, quand le vaisseau fut brisé. II n’y trou-vèrent aucunes bêtes sauvages ; mais il y avoir quanti-té d’arbres fruitiers & un grand nombre d’oiseaux quipondoient des œufs en abondance» L’homme n’avoirque trente ans, & les femmes étoient la fille du ca-pitaine du vaisseau , ses deux servantes & une escla-ve Maure. II devint le mari de toutes les quatre, &en eut une si nombreuse postérité, qu’en 1667, iltrouva dans cette iste onze à douze mille personnes.Aucun navire n’y étoit abordé depuis ce naufrage, Scenfin Tan 1667,1m vaisseau Hollandois, faisant voya-ge au-delà du cap de Bonne-Esperance, vers Torient,fut poussé par un vent impétueux à la rade de cetteiste. Les gens de ce vaisseau y étant entrés furent é-tonnés d’y trouver des habitans qui professoient lareligion chrétienne. Ils apprirent d’eux l’événement dunaufrage ; & c’est d’une lettre d’Amsterdam du 19Juillet 1668, que ce mémoire a été tiré.
C’est dommage que le mémoire en question ne nousait pas marqué le degré de longitude, comme celuide latitude.
1. PINETUM, ou Pineta , lieu d’Italie, à troismilles de la ville de Ravenne, selon Jornandès, dereb. Get. c. y 7. Ortelius dit que ce lieu sc nomme en-core aujourd’hui la Pineda , & qu’il y R un grand can-ton entre Ravenne .& Ferrare, planté de pins.
2. PINETUM, ìieu d’Italie, dans la Toscane, sc-ion Servius, cité par Ortelius.
PINETUS, ville d’Espagne. Ptolomée,/. r. e. 6.la donne aux CalUci Bracariì. L’itinéraire d’Antoninla met fur la route de Bracara à Afturica , entre Adaquas Sc Roboretum , à vingt milles de la premiere ,Sc à trente-six de la seconde. On croit que c’est Pencda,village du Portugal.
PINEUM , ville de la premiere Mysie. 11 en est par-lé dans la notice des dignités de l’Empire, Se ft. 30.tom. IV. H h h h h h ij