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Tome quatrième. M - P.
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PIR

bâtiment qui subsiste, est un magasin pour recevoirles marchandises, & y payer les droits de la doua-ne.

-En revenant delà à Athènes, on voie presque tout.le long du chemin , les fondemens de la muraille , quijoignoit le Pirée à la ville, & qui fut détruite parSylla. On l’appelloit Macra-Teichi , c'est à-dire leslongues murailles : car elles avoienr cinq milles de lon-gueur , puisqu’il y en a autant depuis le port de Pi-rée jusqu’à Athènes. Environ à moitié chemin il y aun puits avec quelques oliviers auprès: mais il est tropprofond pour sc persuader que ce fut Ja fontaine quiétoit proche d’un petit temple dédié à Spciate. On ap-pelloic ce chemin la rue du Pirée ; les côtés en croienthabités ; mais à présent ce ne sont que des champs &des oliviers.

z. PjRAÌUS. Etienne le géographe donne ce nomau port de Corinthe.

3. P1RA£US, peuple de la tribu Hippothoontide.C’eft Etienne le géographe qui en parle.

P1R/EENSES, bourgade de FAtrique, dans la Mé-garide, selon Plùrarque , in Quasi. Gr&c.

PlR.hE.UM. Voyez. SpiRvïum.

P1RAN on Pirano , ville d’Italie , dans l’Istrie,environ à quarorze milles de Capo d’islria, en tirantvers le midi occidental. Elle est fur une petite pres-qu’isic formée au midi par le golfe Largone, & aunord par le golfe de Triesle. L’air y est fort bon , & ellecontient environ six mille habitans. Ses ports font beaux& toujours remplis de vaisseaux & de galères. Les Vé-nitiens en font les maîtres depuis 1583. * Magin ,Carte de l’I strie.

PIRASIA, ville de la Magnésie , selo.n Etienne legéographe. Ortelius croie que c’est la même que Pire-sia. Voyez, ce mot.

PIRATARUM HOM1 NUM, ’a vS'fêôv lìufaxw. Pco-lomée , /. 7. c. 1. donne ce nom à un peuple de l'Inde ,en-deçà du Gange. II met deux places dans leur pays 3savoir :

Olochera Sc Aìusopalle.

PlRCHENFELD, couvent qui a été sécularisé, dansle district deNeustadt, fur l’Aisch, dans le Haut-Bour-graviat.

PIRE PENJALE, haute montagne du royaume deCachemire, & l’une de celles qui forment son enceintedu côté du sud-ouest. Cette montagne est toute couvertedéplantés , & dans le côté qui est expose áu midi versles Indes , c’est un mélange de plantes indiennes Si euro-péennes ; & dans celui qui est exposé au nord , on n’entrouve que d'européennes. On y remarque avec étonne-ment une fuite naturelle de générations, Si de corrup-tions dans les arbres. On en voie au bas de la montagne,dans des précipices où personne ne fut jamais , des cen-taines tombés les uns fur les autres, morts & a demi-pourris devieillesse ; d’autresjeunes & frais qui renaiiîentdu pied de ceux qui font morts. On y en a remarqué quel-ques-uns de brûlés, soit qu’ils eussent été frapés de lafoudre , soit que dans le cœur de l’été ils sc fussent en-flammés sc frottant les uns contre les autres, étant agitéspar tyr vent chaud & furieux. On admire entre autresun torrent d’eau qui , descendant d'une montagne duvoisinage , par un canal sombre & couvert d’aibres, seprécipite tout d’un coup en bas d’un rocher droit Sc es-carpé , d’une hauteur prodigieuse , avec un bruit quiétourdit les oreilles. Enfin on y ressent rrès-souvent deuxvents tout contraires l’un à l’aiure , principalement enapprochant du sommet, comme si cette montagne pous-soir de tous côtés une exhalaison de ses entrailles, qui,venant à sortir, formât un vent qui descend & prendson cours dans les deux vallons opposés. * Franç. Ber-nier, Voy.de Cachemire, t. i.lett. 9.

PiREMIL, bourg de France, en Anjou, élection dela Fléché.

PIRENE. Voyez. Acrocorinthe.

PIRESIA , ville de la Thpssalie , selon Etienne le géo-graphe, qui ditqu’on lanommoit auparavant Asterion.11 y a eu en effet dans la Thessalie une ville nommée As-terium. Voyez. Asterion , n. z.

PIR 98/

PIRET, Tompeìacum , château de .France, en Dau-phine , prés de la ville de Vienne. 11 étoit fortifié ; maison 1e fit démolir en 1630.* Baudraud éd. 170t.

PIRGO. Fôyes, Piergq. '

PìRí , contrée de la Basse-Ethiopie , au royaume deLoango. C’est, dit Dappet, D esc. de Afrique, p. z 2. o.un pays plat, bien peuplé , ct plein de bois & d’aibresfruitiers. Il abonde en volaille , ct on y trouve quelquebétail. Leshabitans sont toujours en paix, & n’onr mêmeaucune connoislance de la guerre. 11s font aimés de leurprince, & plus riches en terre que ses autres sujets. Leurprincipale nourriture consiste èn laitage, & en ce qu’ilsprennent à la chasse.

PIRIACA, contrée de la Bœotie. Thucydide, /. 2.p. 1 iy. dit qu’elle étoit habitée par les Oropes, peuplessujets des Athéniens.

P1RIDIS , ou Pyridís Insula , isle de la mer Egée.entre la Dalmatie & Fissi le, selon l’itinéraire d’Antonin.* Ltiner. Maritim.

PIRIES, nom qu’ Hésiche donne à Fisse Asteri A.Voyez.ce mot.

PIRINA, ville de Sicile, fur la route d ’Agrigentnm.à Lilybeum , entre Pctrine & Panormus, à vingt-quatremilles de la première, & à égale distance de la seconde,selon sédition de l’itinéraire d’Antonin par Simler , ctselon l’exemplaire du Vatican. D’autres manuscrits por-tent Pyrama , Pirama , Pirma , on Pirima.

PIRIOU5, peuples de l’Amérique, dans la Franceéquinoxiale. Ils habitent à trente lieues au dessus de laCayenne , ct à seize lieues de la mer.

PIRITO, nom dedeuxistesde F Amérique septentrio-nale, dans le gouvernement de Venezuela. Elles sontséparées l’une de Fauve, ct à la même distance de laterre-ferme. Ces isses font basses , & presque égales à lamer ; ce qui elì cause qu’elles n’ont point d’habitans. 11y a dans la terre-ferme, vis-à-vis de ces isses, une pe-tite rivière appellée Rio de Ermacito ,-ct dont les bordsfont habités par des Caraïbes. * j Dese. des In-

desocc. !. 18. c. 17.

PIR1TZ. Voyez. Pyritz.

PIRLAN , tribu Tartare, dont pârle Péris de laCroix, liv. }.'chap. y y. dans son histoire de Timur-Bec.

PIRN. Voyez. Pyrn.

PIROBORIDAVA, ville de la Mœsie-Inférieure, enEurope. Ptolomée , /. 3. c. 10. la place dans les terres,près du fleuve Hierasus. Dominique Niger dit qu’elle senomme présentement Braieano.

PIROS, ou Pirot, petite, ville de la Bulgarie, quequelques-uns prennent pour l’ancienne Remìsciana. Elleest située entre Niísa ct Sophie, la premiere au nord oc-cidental, & la seconde à l’orient méridional. On la nom-me aussi Chercui. v Atlas, Robert de Vaugondy.

PIROSSUS on Peirossvjs, lieu de la Mysie Asiatique,selon Ortelius , Tbejaur. qui cite Strabon, /. 13. p. y 89.Mais cet ancien ne qualifie pas ainsi Pjrossus : il dit feu-lement que le mont Rhea étoit in Peirojfo : de sorte quePeiroffus pouvoit être un petit pays: Voici le passage deStrabon : Jam Rhemontem, alïi montes âiunt ejfe inPeirojfo.

PIROU, ancien château de France, fur la côte de laBasse-'Normandie, dans le Cotantin , vis-à-vis des issesde Jersey & de Gerncfay. On compte au pied de cechâteau dix-huir ou vingt niches de pierre, où Fon afoin tous les ans de mettre des nids faits de paillé ou defoin, pour les oies sauvages-, qui ne manquent pastous les premiers jours de Mars de venir la nuit faireplusieurs rondes à l’entour, pour voir au clair de làlune ct des étoiles, si ces nids font prêts. Les jours fui-vans ces oiseaux viennent prendre poíîeíïìon des nidsqu'ils trouvent les plus commodes , & souvent ce n est passans quelque combat entre eux à coup d ongles ct debec , où il se répand du sang; ce qui sc fait avec tant debruit, qu’on ne s’entend presque point dans les appar-ie mens du château, ni dans les masures des environs.Lorsque tons ces nids font pris, on en met d autres furles parapets des murailles, & ils ne demeurent pas long-tems vuides. Comme ces murailles font extrêmementhautes, les oies qui y couvent ont accoutumé, dès queleurs petits font éclos, d’avertir en criant qu’on vienneJom. IV. Iiiiii