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Tome quatrième. M - P.
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les descendre dans lc fossé. Si on tarde à le faire, les me-res y descendent elles-mêmes, étendent leurs ailes, &reçoivent leurs petits à la descente, de crainte qu’ils nese blessent. Chaque oie a son mâle auprès d’elle, Sc quoi-que ce soit des oies sauvages, aucun ne paraît dans lescampagnes voisines, pendant que l’on en voit des mil-liers qui flottent fur les lacs de Pirou. Quand ils fonthors du château , on n en sautoir approcher de six censpas, fans qu’ils s’envoient ; mais quand ils font dansle château, ils cessent d’être sauvages, deviennent pren-dre du pain & de l’avoine à la main. Quelque bruit quel’on fasse dans les cours, quand même on tirerait cléscoups de fusil, ils ne s’effarouchent point, & couventdepuis le commencement de Mars jusque dans le mois deMai. Lorsque les petits font assez forts pour les suivre,ils les dérobent la nuit, & sc retirent dans les lacs voi-sins, pour ne revenir que l’année suivante. Les spécula-tifs du pays augurent bien de la fertilité de l’année, tou-tes les fois que ces oies sauvages viennent à Pirou engrand nombre. * Mélanges d’Hifi. & de Littéral. 1699.Corn. Dicì:.

PIROUZNOUR , ville que Petis de la Croix, Hist.de Timur-Bec , /. 4. c. 23. place fur le bord occidental duGange.

PIRUM, ville de la Dace , selon Ptolomée, /. 3. c. 8.Elle étoit entre Rhamidava & Zufidava. Quelques-unscroient que c’est Pixendorf, bourg de la Basse-Autri-che.

PIRUSTTÎ , peuples de l’Illyrie. Ils envoyerent desambassadeurs à César pour faire leurs soumissions. Quel-ques exemplaires de Ptolomée , l. z. c. 17. les nommentFirujfa ,8c les placent du côté de la Macédoine. Strabon,l. 7.p. 4 ï 3. écrit PyriJJœ , 8c Ortelius , Thés. croie que cefont les Fy rai de Pline, peut-être sont-ce aussi les Pyrijfdd’Appien.* De Bel. Gai. I. y. {. 1.

1. PIS A, forteresse des Persarméniens. Ortelius, Thés.

qui cite le continuateur de Glycas, ditqu’elle étoit furl’Euphrate , 8c qu’elle fut prise par Emmanuel Com-'à w

2. PISA, ou Piza. Voyez. Olympia , n. 1.

PlSAâ » ville d’Italie , dans la Toscane. Plusieurs an-ciens écrivains, tant Grecs que Latins, en ont parlé.Pline, l. 3. c. y. la place entre les fleuves Auser Sc Arnus.Elle avoir été fondée par les Pisai, peuples duPélopon-nèse , qui l’avoient nommée Alphée, du nom d’un fleu-ve de leur patrie. C'est du moins ce que dit Virgile , audixième livre de l’Eneïde, v. 179.

. Alpbea ab origine Pisa.

Vrbs Etruscasolo.

On trouve la mênle chose dans Rutilius, hiner.

I. 1. v.

Alphea veterem contemplor originis XJrbem ,

Quam cingunt geminis Arnus & Ausur aquis.

II appelle Ausur le fleuve que Pline nomme Auser.Folybe , l. 2. c. 27. Ptolomée , /. 3. c. 1. Lycophron ,vers. 1241. & les autres Grecs écrivent Pijsa pour Pisa ;mais toutes les inscriptions romaines portent Pis^ Elleeut le titre de colonie Romaine , & elle a conservé sonancien nom. C’est aujourd’hui La ville de Pise. Voyez.ce moi.

PJSAF.US, montagne du Péloponnèsc, à ce qu’il pa-roît par un passage de Plutarque, m Parai. Grac. cumRoman.

PISAN. Voyez. Pise.

PISAOM , ville de la Pélagonie, selon Etienne legéographe. Polybe, l. y. c. 108. Sc Orphée, w Argo-naut. écrivent Pijsaum. Le premier dit qu’elle fut détruitepar Scerdilaïdas.

PISARO, ville d’Espagne, dans l’Estremadoure, auquartier de la Ver a de Plaz.encia.Llle est assez considéra-ble, & dépend pourtant de la citéde PLAZENCiA.Safirna-li on est au milieu d’un profond vallon , entre de hautesMontagnes, & qui abonde en figues, en citrons & au-tres fruits exquis. * Délices d’Espagne, p. 36p.

l ^^ Te LLO, rivière d’Italie, dans la Romagne.Elle a .a source au pied de l’Apennin. Son cours est du

PIS

midi occidental au nord oriental. Elle se jette dans la ri-vière Rigofa, environ à un mille de la côte du golfe deVenise. C’est le Rubicondes anciens. Voyez Rubicon.Pline met le Rubicon au nombre des fleuves qui se jettentdans la mer Adriatique ; ainsi son nom moderne ne sau-rait être Pilatello , puisque cette rivière ne se rend pasimmédiatement dans la mer ; j’aimerois mieux dire quele Rubicon est le Luso. Voyez ce mot. * Magin, Cartede la Romagne.

PISATIS. Voyez Olympia , n. 1.

PISAURUM , ville d’Itaiie, appellée aujourd huiPesaro. Voyez ce mot. Ptolomée, /. 3. c. 1. qui la don-ne aux Semnones, la place entre Fanum Fortuna Sc -^ rl 'minum. César , Civ. I. 1. c. 11.se rendit maître de cetteville. Tite-Live , /. 39. c. 44. Velleïus Paterculus , l. i*c. ij. &d’anciennes inscriptions romaines lui donnent letitre de colonie.

PlSAURUS , rivière d’Italie , dans le Picemim. Elledonnoit le nom à la ville Pisaurum. Vibius Sequester ditqu’on la nommoit aussi Isaurus. En effet, on lit dansLucain, l. 2. f. 406.

Cruflumiumque rapax & juniïo sapis Isauro.

Mais peut-être la quantité a-t-elle obligé Lucain dédireIsauro pour Pijauro. Cette rivière s’appelle aujourd’huila Foglia, selon Magin, Carte de la Marche d’An-

cone.

PIS AY, bourg de France, dans la Saintonge, électionde Saintes.

P1SCA, ville de l’Inde, en-deçà du Gange. Ptolomée,l. -j. c. i. la place fur le bord de ce fleuve, entre Para-dabathra Sc Pafipeda.

PISCADORES , ou Pescadores , c’esl-à-dire, islesdu Pêcheur. Robert de Vaugondy , Atlas , ne marquequ’uneiflede ce nom dans fa carte des Indes & de la Chi-ne ; mais Dampier, Voyage autour du Monde , t. 2. p.92. comprend fous ce nom plusieurs isles. II dit : LesPiscadores font plusieurs grandes isles désertes & situéesprès de Tisle Formosa, entre cette isie Sc la Chine, à 2}degrés ou environ de latitude septentrionale, Sc presqueà la même élévation que le tropique du cancer. Les islesPiscadores sont d’une raisonnable hauteur , 8c ont beau-coup de l’air des Ormes de Dorsctshire & de WiltshireenAngleterre. Elles produisent une grasse herbe courte, Scquelques arbres. Elles sont passablement arrosées, SCnourrissent quantité de chèvres & quelque gros bétail*11 y a beaucoup de hauteurs,■& fur ces hauteurs devieilles fortifications ; mais elles ne servent de rien àprésent. Entre les deux isles les plus orientales, il y 3un bon havre qui n’esl jamais fans vaisseaux. A l’occidentde la plus orientale de ces isles, il y a une grande vil^

un fort qui commande le havre. Les maisons en se Jltbasses, mais bien bâties, & la place fait une belle P eí 'fpective.il y a une garnison de trois ou quatre cens Ta s 'tares, qui, après n ois ans de séjour , sont envoyés àì^ sune autre place. A l’occident du havre de cette isle, t0 ^proche de la mer, il y a une petite ville de Chinobla plupart des autres isles ont des habitans de la m enlnation , les unes plus, & les autres moins.

PISCENA, ville de la Gaule Narbonnoisc, * e ^Pline, /. 3. c. 4. fur quoi le pere Hardouin remarqt ,e stLc’est présentement la ville de Pìzenas , au dioced’Agde. i c

PISCHOA, petit pays de la Grande-Tartarie, d anCharasm , à l’orient de la ville d’Urgens. 11 ^ t01 í v j e rctrefois très-peuplé , parce que le bras droit de if n iva isd’Amu passant au travers , le rendoit très-fertp,^ ^depuis environ un siécle, cette rivière s’est ret ! r phabi-a laissé ce pays aride : presque tous ceux <1^ ^sert-raient l’onr abandonné. 11 est à présent P 'néaloït-* Hifioíre générale des Huns , 1 . nj. H ! r‘que des Tatars. j-

1. PlSCINA , petite ville d’Italie , au royau ^Naples, dans l’Abruzze ultérieure. Corneille °Pç arteMaty , la met fur le lac de Celano ; maïs Mag>n^ ^de l’Abruzze tilt. la recule à plus d un mi e ^

orientale de ce lac. Clément VIII rranssen 11 curésidence de l’évêque de Marsi. C« eveche, qmreie^

immédiatement du pape :

Marji. ^ ---- -- -1--étoit établi des lan 600. L an