PIZ
jourd’hui l’isle de Damala ; selon le pere Hardouin.Sc selon d’autres, celle de Scbilla.
PITYS, c’est-à-dire le Pin, lieu de l’Ionie, ou de laCarie, selon Hérodote > in Homero. Ne seroit-ce point,dit Ortelius, la même ville qu’Etienne le géographeappelle Pitye ?
PITYUNS. Voyez. Pityeja.
1. PITYUS , ville fur le Pont-Euxin. Arrien , t.Peripl, p. 18. la met à trois cens cinquante stades deDioscuriade : il la donne pour la borne de l’EmpireRomain de ce côté-là , ce qui est confirmé par le té-moignage de Suidas. Pline , 1,6. c. s. connoît aussi dansces quartiers une ville nommée Pityus , & il dit qu’el-le fut ruinée par les Henochii. Cette ville étoit épis-copale, comme il paroîtpar le concile de Nicée, te-nu Tan 3 2 y , auquel souscrivit Stratophilus Pityuntis .* Harduïn. Collect. conc. t. i. p. 316.
2. PITYUS, fleuve de la Colchide , selon Pline ,l. 6. c. p. Le pere Hardouin remarque, qu’avant Her-molaìis, qui a introduit ce mot Pityus dans Pline ,on lisoit Penius ; & pour prouver que c’est ainsi qu’ilfaut lire, outre l’autorité de divers manuscrits, il allé-gué celle d’Ovide, /. 4. de Ponto , Eleg, xo. v. 47.qui sc sert du mot Penius :
Hue Lycus , hue Sagaris, Peniusque, Hypanisque ,Cratesque
Inftuit , & crebro vertice tortus Halys.
PITYUS A , isle de la mer Egée , âux environs duPélopponnèse , selon Pomponius Mêla , /. 2. c. 7. Pli-ne, /. 4. c. 12. nous apprend qu’elle étoit dans le gol-fe d’Argos, 8c Ortelius remarque que l’on écrit indif-féremment Fityusa 8c Pityufla.
PYTY\JSP.S,Pityusa, iiles d’Espagne,dans la mer Médi-terranée.. Les anciens ne comptoient que deux iiles Ba-léares, savoir celles que nous appelions aujourd’huiMajorque 8c Minorque. Ils comprehoient fous le nomde Pityuscs les deux autres isles qu’on appelle YviçaSc Frumentara. Le nom dePityusc leur avoit été don-né à cause des pins qui s’y trouvoient en quantité. Au-jourd’hui on ne s’arrête plus à cette distinction, Ôcl’on comprend toutes ces iiles fous le nom de Baléares ,depuis quelles ont fait un royaume à part fous l’em-pire des Maures. Etienne le géographe dit que les islesPityusse font nommées Pityodes par Alemannus. *Délices d’Espagne , p. y 81.
PIURA, ville de l’Amérique méridionale , au Pé-rou , dans l’audience de Quito, à 62 lieues au midideTumber, Sc au nord de Lima. Latitude méridionaley deg. 30 min.
C’est le premier établissement que les Espagnolsayent eu dans le Pérou , Sc dont François Pizarro futle fondateur en ry z 1. Depuis cette ville jusqu’à Limaest une plaine sèche , Sc sablonneuse , Sc où il estaisé aux voyageurs des’égarer, tous les chemins étantcouverts de fable. Les Indiens qui habitent cet entre-deux font bien différens de ceux qu’on voit depuis Pin-ra jusqu’à Quito, les premiers ne font ni paresseux ,ni autant sujets à s’enyvrer. Ils savent Sc parlent fortbien la langue espagnole. * Voyage dans l’Amérique,par dom Anton, de XJlloa.
PIURI. Voyez Pleurs.
PIXENDORF, bourg d’Allemagne , dans la Bas-se-Autriche, près du Danube, à six milles d’Allema-gne , au-dessus de Vienne. On croit que c’est l’ancien-ne Pirum Tortum d’Antonin. * Baud. éd. 1682.
PIZA. Voyez Pisa.
PIZENACI. Voyez Scythe.
PIZZIGH 1 TONE, ou Picighitone , ville d’Italie,dans le Cremonois, vers les confins du Cremasque,fur la petite riviere de Serio , qui sc jette un peu au-des-sous dans l’Adda. Cette place, qui a un bon château aupied duquel passe l’Adda, fur prise sur Pempereur parles troupes alliées de France & de Sardaigne en 1733.
Magin , Carte du Cremonois.
PIZZO , bourg d’Italie , au royaume de Naples,dans l a Calabre Ultérieure, dans la partie méridionaledu golfe de Sainte Euphémie, à deux petites lieues de
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Monte-Leone, vers le nord.On croit que c’est l’antien®ne Napitia, * Magin , Carte de la Calabre-Ulr.
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PLACÉ, bourg de France, dans le Maine, électiondu Mans.
1. PLACENTIA, ville d’Italie, dans la Gaule Cisal-pine, sur la rive méridionale du Pô. Elle fut bâtie , ainsique Cremone. à la nouvelle que l’on eut qu’Annibaîavoit passé l’Ebre, se préparoit à porter ses armesen Italie. Tite-Live Sc Velleius Paterculus lui donnentdès-lors le titre de colonie Romaine. Dans la fuite,comme tant d’autres villes, elle eut le titre de munici-pe. Cicéron , in Pison. l’appelle Placentinum Municí -pium , Sc Tacite, Hist. /. 2. c. 19. dit qu’eíle étoit re-commendable par fa force Sc par ses richesses. C’est au-jourd’hui la ville de I laisance. Voyez Plaisance. * Po-lybuis , 1. 3. c. 40.
2. PLACENTIA, ville d’Espagne, au royaume deCastille, scion Ortelius, qui cite Vasams, & dit quecerte ville retient son ancien nom. Elle s’appelle en esterPlasencia ; mais le mot d’ancien est de trop : celui à'Am*brodum , Ambrociits , ou Ambratia , n’est pas mêmed’une grande antiquité. Je ne connois aucuh ancien au-teur qui en ait parlé. Voyez Plasencia.
PLACIA, ville de Mysie, selon Pline, /. y c. 32»Après Cyzique, dit Pomponius Mêla ,/. j.c. 19. vien-nent Placia ôjgSeylace , deux petites colonies des Pe-lasgiens, au-déssus desquelles seleve ie mont Olympe,ou le mont Mysius dans la langue du pays. Hérodote ,/. 1. écrit ru«wH, selon le dialecte ionien , & Etienne legéographe écrit nàeúut. Denis d’Halicarnasse , /. 1. ap-pelle les habitans Placiani.
PLACIADyE , municipe de l’Attique , selon Suidas.Voyez Pìactiad^e.
PLACIAMI. Voyez Placia.
PLACOENTA , village des Ciliciens, à six stadesde la ville de Thebes Hippoplacienne , selon Athénée/. 1. qui place cette ville au pied du mont Placus, auxenvirons de Troye.
PLACTIADAi, tribu de F Attique. C’est Favorinus,Lexic, qui en fait mention. Suidas écrit Placiadvíe.
PLACUS , ou Placufius , selon quelques-uns, mon-tagne au pays des Ciliciens, scion Héíyche, cité patOrtelius. La Ville de Thebes Hippoplacienne étoit bâtieau pied. Elle étoit au voisinage de Troye, selon Athé-née , qui en parle Sc met les Ciliciens dans ce quartier.Voyez Ciliciens.
PLADAL Voyez Besace.
PLADAR/EI, peuples qu’Etienne le géographe placeau septentrion, sans nous dire au septentrion de quoi.
PLAGA .Voyez Plage.
PLAGA , ou Plagia Calvisiana , lieu de Sicile. L’i-tineraire d’Antonin le met sur la route d’Agrigentum àSyracuse , en prenant le long de la mer entre RefugiumChalis Sc Plagia Mesopotamia , à huit milles du pre-mier de ces lieux, Sc a douze milles du second. Surla même route, le même itinéraire place Plaga Me -sopotamia , entre Plaga Calvisiana A Plaga Hereo ouCymba , à douze milles du premier de ces lieux , Scà vingt-quatre milles du second ; Plaga-Hereo ou Cym-ba , ou entre Plagia Mesopotamia Sc Refugium Apolli -nis, à vingt-quatre milles du premier de ces lieux Scà vingt milles du second ; Plaga, ou Plagia Syracufis ,à vingt deux milles au-delà ^ de Refugium Apollinis.
PLAGA , ou Plagia-Hereo , ou Cymba. VoyezPlaga Calvisiana.
PLAGA- MESOPOTAMIA. Voyez Plaga-Calvi-siana.
PLAGA-SYRACUSIS. F^Plaga-Calvisiana,
1. PLAGE , mot qui vient du latin Plaga 8c dugrec ru*î , qui signifie une chose plate 8c unie. OnFa employé en divers sens dans la geogiaphie.
2. PLAGE signifie en général une partie Ou r mespace de la terre , par le rapport qu’elle a avec q ue l-que partie du ciel, comme par exemple avec les zonesavec les climats, ou avec les quatre grandes parties dumonde , le septentrion, l’orient ,1e midi , l'occident.Dans ce sens ce nom veut dire presque la même chose querégion : ainsi dire qu’une telle ville est vers telle plage
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