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POLAQUlE, Poeassie , ou Podlaquie. Voye'tIPoDLAQUIE.
POLATI ou Pulatie , peuples des états du Turc,en Europe, dans la Haute-Albanie. Il,s habitent à To-rrent du lac de Scutari, à Toccident des HaíG, aunord du. Drin-Noir, Sc au raidi des Clementi. Cor-neille , Diíl. qui cite des relations venues de ce pays-là, dit qu’on divise ordinairement ces peuples en Haut& Bas-Polati. Dans le pays qui est occupé par lespremiers , on volt les ruines du château de Glionbovi-chio ; & chez les autres il y a deux vallées très-bien culti-vées , où Ton voît lés restes de la forteresse de Mou-ricchio. Comme ces peuples avoient autrefois un évê-que dans la ville de Chiros, qui est présentement rui-née, ils en ont obtenu un depuis 1644 ,Sc cet évêqueest suffragant de l’archevêque d’Antivari. Les Polati pos-sèdent cinq petites villes , qui font en assez mauvaisétat, Sc trente sept villages où il y a beaucoup de Chré-tiens, tous fous la puissance des Turcs. * Atlas, Robertde Vaugcndy.
POLATICUS-S 1 NUS. Pomporstus Mêla , 1 . 1. c. 3.homme ainsi un golfe de la mer Adriatique, entrel'Istrie & PUlyrie. Cest le même que Pline nomme Fia-naticus-Sinus. Voyez Flanaticus Sinus.
POLE. On appelle ainsi deux points opposés Tunàl’anrre , Sc éloignés chacun de 90 deg. de l’équateur :deux points où se rencontrent tous les méridiens pos-sibles , tant du ciel que de la terre. Ce mot vient dugrec 710 , je tourne , c’est en effet par rapport à Ta-ction de tourner que ces deux points ont été nommésainsi.
Si on suppose une ligne droite qui passe par le cen-tre de la terre , & qui de chaque côté soit prolongéejusqu’au ciel, & jusques aux dernieres extrémités deTunivers, dc forte qu’elle coupe le plan de Téquateurà angles droits, les extrémités de cette ligne marque-ront les pôles du ciel dont Tun fera au septentrion,Sc sature au midi ; & les points, où cette ligne sor-tira de la superficie du globe terrestre, seront les véri-tables pôles de la terre. Comme c’est autour de cetteligne que ce font tous les mouvemens des étoiles fi-xes , ces deux points peuvent être regardés comme deuxpivots autour desquels tourne incessamment le ciel ;si on parle le langage de Tancien système , qui suffitpour ce moment-ci.
11 ne faut pas prendre à la lettre ces pivots, com-me s’il y avoir réellement un aiffieu qui passât au tra-vers du globe. Cet aiffieu , que Ton appelle Axe engéométrie, n’est qu’un secours que Ton prête à l’i-rnagination , a fin de lui faire concevoir avec moinsd’eftort ie véritable mouvement des corps célestes.
Nous avons observé ailleurs que la ligne méridien-ne chez les peuples placés comme nous, en-deçà dutropique, est toujours tournée vers le point vrai duseptentrion. Toutes les méridiennes que Ton trace furla circonférence du globe, dans l’espace déja limité ,vont également se perdre ensemble dans un même point.Nous avons observé que ce point est également di-stant par tout dc la circonférence du cercle de Té-quateur. II en résulte que cette ligne méridienne tiréede ce point, Sc continuée jusqu’à Téquateur, est un'quart de cercle de 90 degrés. Ainsi , quoique nous igno-rions absolument si ce point du globe est terreou mer, ou roche ou glace, on ne laisse pas de leremarquer avec la derniere précision fur les globesgéographiques. Mais comme nous n’avons point devoyageur digne de foi, qui ait été plus loin versle midi que fous le cercle polaire , & au nord plus loinque le Sz deg. & quelques minutes, on ne doit points’arrêter au système de Plancius qui suppose un pôleseptentrional, où il place une montagne, Sc à Tentréeune mer enfermée dans des terres, d’où elle fort parquatre détroits. L’un aboutit au nord du Groënland, unautre à la nouvelle Zemble, le troisième au détroitd’Ainan , & le dernier au nord de TAmérique , vers le280 deg. de longitude dans une mer Glaciale. Ce qui estsingulier dans cette idée du pôle septentrional, c’est^ Ue , quoique la mer Vermeille ne passe pas le 34 deg.de latitude, Plancius la met toute entiere au-delà ducercle polaire.
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Les mêmes régies qui font trouver si juste Je pôledu globe terrestre , servent à le marquer exactement
dans le ciel. II n’a pas plu à Dieu de placer précisémentà ces deux points quelque constellation remarquablequi les distinguât : ainsi c’est au calcul astronomique àles trouver ; mais ce calcul est aisé, puisque chacunde ces points est de 90 deg. du cercle de Téquateur, ensuivant une ligne qui coupe le plan de ce cercle à an-gles droits, comme il a déja été dit.
Le globe terrestre empêche par fa convexité qu’onpuisse voir les deux pôles célestes d’un même lieu : Hfaudroit pour cela que Ton fût situé fur la ligne droi-te, qui passe par le centre de la terre. Or il y a undemi-diametre entre elle Sc un homme situé sous Té-quateur. Ceux pour qui le pôle septentrional est visi-ble , ne sauroient voir le pôle méridional, & ceuxqui sont vers le pôle méridional ont le pôle septen-trional caché sous leur horison.
Les gens de mer ont deux moyens pour savoir de quelcôté du ciel est le pôle. Le premier, & le plus an-cien , est la constellation de l’Ourse. Ces vers de Ma-nille, I. 1. v. 2.75. expliquent très-bien la
doctrine que je viens de développer:
’Atqui fulgentes Cœlo consurgit ad Arftos j( Omnia qua summo despetlant Suie r a Mundo tNec norunt obi tus , unoaue in Ver tic e tantum.ln diversa fitœ , Cdumque & fidera torquent}
Aéra per gelidum tennis deducitur Axis ,Uibratumque gerit diverjo car dine Mundum /Sidereus circa médium quem volvitur orbis ,JEthereosque rotat cursus, lmmôtus at ìlleln binas Arltos magnì per inania Mundi ,
R er que ipsum Terra dire Elus constitit Orbem.fiée veto è Solido fiat robur corporis ejus ,
Nec grave pondus habet , quod onus ferat-Tltheris. alti :
Sed cum Aer omnissemper volvatur in orbem >Quoquesemçl cœpit, totiis^volet undique in ipfium ,(juodeumque in Medio est , circa quod cunita mo-ventur ,
Us que adèo c ft tenue , ut verti non pofiìt in ipsum ,Nec jam inclinari , necse convertere in orbem.
Hoc dixere Axem quia motumnon habet ullum ,Ipse videt circa volitantia cunila moveri.
Ce qui fuit regarde proprement Tunique pôle quenous puissions voir. II y a dans son voisinage deuxconstellations , que leà anciens ont appellées la grandeOurse. Ils avoient remarqué que la grande, compose®principalement de quatre grandes étoiles, qui ressem-blent également à un chariot, Sc de trois autres q u îfont la queue , tourne autour d’un point qui est le via*pôle. Ils la nommerentHEiicE ixhm , du mot grec í'/so> ,circumvolvo. C’est de ces sept étoiles qu’est venu le motSeptentrion , que Ton a donné à cette partie du m 0 **' 1de. On nomme les quatre étoiles qui font le corp s ~ ela grande ourse, Plaustrum majus. Festus Avieniis, in -Aret. dit :
Fabula namque Ursas , specìes dat Plaustra videru
La fable y a mis deux ourses, Sc la figure repré-sente deux chariots : ainsi cette constellation de la gras 1de ourse étant la plus aisée à remarquer au pretf»coup d’œil , on se servit d’elle assez long-tems p° L Ktrouver un nord à peu près. Mais les Phœniciens > ‘Détant navigateurs , avoient besoin d’un nofticìs , lui préférèrent la Cynosure. Elle est moins b rl £ y -te , & frape moins ; mais on la préféra. Ce & 1 ? 1 Lanosure est grec , Sc signifie la queue du c ^ ,e >^ unpetite ourse ne ressemble pas plus à une oursf ‘jchien. On Ta même appellée aussi le petit Cb 300 ^ p^_firum minus. Les Grecs qui navigeoient au toUs , ir .loponnèse 8 c de TArchipel, se servoient de la gt atl e j ntse; elle leur suffisoit, parce q fils ne P ercíol , en ^ n oiencla terre de vue. Les Phœniciens qui s’abandon^ ^davantage au large, faisoient attention à la P . ' -
effet on observa qu’elle a en sa queue une e »n’est éloignée que d’environ deux degrsr