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véritable point polaire, autour duquel elle tourne ;mais le cercle qu’elle décrit est si petit, qu’il est im-perceptible à la vue ; & on seroit porté à croire qu’elleest toujours en la même place, si les instrumens em-ployés avec une précision infinie n’avoient désabusé decette erreur ; c’est cette étoile , la derniere de la queuede la petite ourse , qu’on appelle I’Etoile Polai-re.
Ces deux ourses font Tune au-dessus de Tautre, l’u-ne ayant le dos tourné vers le dos de l’autre, & Tuneayant la tête du côté où Tautre à la queue. La con-stellation du dragon les sépare même Tune de Tautrepar un grand tour que fait sa queue; c’est ce que re-marque Manilius après les vers déja cités, dont voicila fuite. II vient de parler de Taxe du monde , l. i.v. 194.
Summa tenent ejus miseris notìjfima nantisSigna , per immensum cupidos ducentia Fontum.Majoremque Helice Major decircinat arcum ,Septem illam Stella certantes luminefignant ,
Qita duce per fluclus Grajœ dant vêla Canna.Angufio Cynosura brevis torquetur in orbe ,
Tarn [patio quam luce minor. Se d judice vincitMajorem Tyrio ; Fœnis hac certior auclorNon apparentera Felago quarentibus Orbem.
Nec paribus posta suntfrontibus. Utraque caudamVergit in alterius rostro , fequitnrqueJ'equentem.Has interfufiis , circumque amplexus ittramqueDividit & cingit Stellis ardentibus Anguis,
Ne coeant, abeantque fuis àsedibus unquam.
Comme la petite ourse a sept étoiles-^auffi-bien quela grande , le nom de Septentrion lui convient aussi , &Ton peut dire que lorsqu’on la regarde , on est tournévers le vrai nord. Voilà un des moyens que Tancien-ne navigation avoir trouvés pour connoître le septen-trion; mais quand le ciel est couvert, un vaisseau,pour se guider, ne peut plus employer ce moyen. Vai-mant est venu au secours des navigateurs. Cette pier-re a la propriété d’avoir deux extrémités, dont Tunese tourne naturellement vers l’un des pôles, ôc Tau-tre vers le pôle opposé ; pourvu que cette pierre soitposée sur quelque chose, qui se prête facilement àcette inclination, & qui par un frotement trop diffi-cile ne gêne point sa liberté : par exemple , une pierred’aimant posée sur une table qui est fixe, ne se tour-nera point d’elle-même. Le frotehient qu’il faudroitsurmonter, I’en empêchera ; mais si on la met dans unplat de bois fur de Teau , alors le frotement du liqui-de étant plus aisé à vaincre, elle se tournera vers lesdeux pôles. Comme cette pierre communique la mé-mo vertu à des aiguilles de fer qu’elle a touchées, lanavigation a saisi avidement ce secours, qui est tres-grand : & c’est ce qu’on appelle la boussole.
Ce moyen a pourtant une espèce d’imperfection. Lamatière fluide, qui donne ce mouvement à Taiguillene vient pas toujours du pôle avec tant de précision,qu’elle ne s’écarte souvent de la méridienne. Cela faitune variation qui est différente selon les lieux , &: quimême change souvent, & n’est pas toujours la raemedans un même lieu. On a cherché divers systèmes pourrendre raison de ce Phénomène, & j’en marque leplus vraisemblable au mot Variation. Revenons auxpôles du monde dont il est ici question.
Par ce que nous venons de dire, il est aise de voirpourquoi on a donné tant de noms au pôle, vers le-quel nous sommes placés. On Tappelle Septentrional,a cause des sept étoiles de Tourse, Ar'Cique du motAríloSy qui veut dire une ourse ; Boréal , à cause du ventBorée, qui souffle de ce côté-là ; Aquìlonaire, par unemême raison.
Le pôle qui lui est opposé est appelle Méridional ,parce qu’il est à notre midi : Autarcique , parce qu’ilest opposé au pôle arctique, Auftral, à cause du ventAuster, qui à notre égard vient du midi. Ceux quiuavigent entre Téquateur & ce pôle, perdent notreétoile de vue. Les pilotes se servent alors de quatreétoiles disposées en croix, & que Ton appelle la Croix ,ou la Croisade : quoiqu’elle ne soit pas la plus pro-
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che du pôle, on la choisie, parce qu’elle a quelquechose de simple & de frapanr.
Ces deux pôles servent à faire connoître que la fi-gure du ciel est ronde. Parce que les étoiles qui fontplus éloignées de Tun des deux pôles, font de plusgrands circuits que celles qui en font plus proche. Pluselles sont loin du pôle & voisines de Téquateur , plusle cercle qu’elles décrivent est grand. Par exemple, laceinture d’Orion fait un grand circuit par cette rai-son. La grande ourse en fait un moindre, parce qu’el-le est plus proche du pôle,- la petite ourle en faitun qui est encore plus petit, & l’étoile polaire en faitun si petit, que , comme nous avons dit, les yeux nes’en apperçoivent presque pas. Cela ne seroit pas ainsi ,si la figure du ciel netoit pas sphérique.
Mais outre ces deux pôles du monde il y en a d’autresque la géographie doit connoître ; ce sont ceux de l’éclip-tique. Si on se souvient de ce que nous avons dit à l’arti-cle écliptique , il n’est pas nécessaire de répéter ici qu’el-le est oblique à Téquateur, & qu’elle le coupe au commen-cement des signes du bélier ôc de la balance. L ’angle quifait cette section, est selon les plus habiles astronomes de13 deg. 29 min. ou 23 deg. 28 min. 41 secondes. Ce-la étant , si au plan de l’écliptique on donne unaxe, qui 1e coupe à angles droits, on voit bien qu’ilne sauroit être parallèle à Taxe de Téquateur ; maisque la section de ces deux axes fera la même que lasection de deux plans. Ainsi le pôle de Técliptique se-ra distant du pôle de Téquateur de 1 s deg. 29 m . ou en-viron , & décrira autour de lui ce même cercle quenous appelions le cercle polaire, qui est précisémentà cette même distance du pôle du monde.
Je pourrois remarquer ici que chaque planette ases pôles ; mais ce détail appartient à Taslronomie. Ajou-tez à ce que nous venons d’expliquer ici, ce qui est trai-té aux mots Hauteur & Latitude
POLEMONIACUS. Voyez. Pontus 2.
PQLEMONIUM, ville dela Cappadoce. Ptolomée,l. y. c. 6 . la place dans le pont Polémoniaque, au-dessus de Jasonium Promontoritm. Niger veut que ce soitaujourd’hui Vatiza. Cette ville a été épiscopale. Ontrouve dans le concile de Chalcédoine la souscriptionde Joannes Polemor.iì , ôc dans celui de Constantino-ple tenu Tan 870, on trouve nommé un Joannes , maisdifférent du premier. * Harduin. Collect. conc.
POLENDOS, ifle déserte, dont fait mention Pline,/. 4. c. 12. Ortelius soupçonne qu’elle étoit aux en-virons du Cherfonnèfe de Thrace.
POLENTA. Voyez. Polentina-Plebs , Pollen-^
TIA.
POLENTIA. Voyez. Pollentia i.
POLENTINA PLEBS. On trouve ce nom dans Sué-tone , in Tiberio , qui veut désigner par-là les habitansde Pollen tia ; mais comme il y a eu plusieurs vil-les de ce nom, savoir Tune dans une des isles Baléa-res , une autre dans le Picenum, & Tautre dans lesAlpes ; voilà la difficulté de décider de laquelle Sué-tone entend parler. 11 semble néanmoins qu’il doit êtrequestion de celle qui se trouvoit dans les Alpes. Ceque Suétone ajoute un peu plus bas, du royaume deCottus, paroît le prouver. Ce royaume étoit dans lequartier des Alpes appelle les Alpes Cottiennes. Voyez.POLLENTIA n. I.
POLENZO. Voyez. Pollentia t.
POLESENS 1 S, siège épiscopal, dont fait mentionPaul Diacre , Longobard. L 3. où un certain Hadrienest qualifié, Episeopus Polejenfis. Ortelius soupçonnequ’il est question de Pola , ville de l’Islrie.
POLESIE. Quelques-uns ont donné ce nom à unecontrée de Pologne, connue sous le nom de Palari-nat de Brzefcie. Voyez, au mot Brzescie , Tarticle lsPalatinat de Brzescie.
POLES!L Voyez Pollesii.
POLESIN ( le ). Quelques-uns écrivent la Pôles ne &Ton dit aussi le Polesin , ou la Poleftne de Royìgo. C’estune province d’Itaíie , dans les états de Venise. Elle estainsi nommée de sa capitale, ôc de fa situation entrele Pô, l’Adige & TAdigesto > qui en font une pres-qu’isle car Polesin ôc Presqu'ljle signifient à peuprès la même chose. Cette province eft fertile en bled,