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Tome quatrième. M - P.
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8 c nourrit quantité de bétail, qui fait la plus granderichesse de ses habitans. Son étendue du nord-au fud-est est d’environ vingt milles, & celle de l’est. à l’ouestest de plus de cinquante milles. Le Padouan lui estçontigu au septentrion , le duché de Ferrare au mi-di , le Dogadoou duché de Venise à Portent, ôc le Vero-nese ou Veronois à Poccident; Rovigo est fa capitale. Ony trouve Pancienne ville d’Adria , avec Lendenara, La-badia 6c Cavarzore, outre une vingtaine de villages.Ce pays fut autrefois sujet aux ducs de Ferrare. En-suite les Vénitiens le conquirent, & il leur demeu-ra par la. paix qui fe fit entre eux 6c le duc HerculeI. Leur armée ayant été défaite à dilata d’Ade enrjop, parles troupes de. Louis XII, roi de France,le duc Alphonse reprit ce pays dont les Vénitiens ferendirent maîtres encore une fois quelques teins après.Ils Pont toujours possédé depuis, & la républiquey envoie quelques nobles Vénitiens pour le gouver-ner.

POLESIN-DI-ARIANO, petite contrée d’italie ,au duché de Ferrare. Elle est bornée au nord orien-tal par le grand bras du Pô> au nord par une bran-che , qui fort du grand bras de ce même fleuve , àl’orient par le golfe de Venise , 6c àu midi par un brasdu Pô , appellé Pô-di-Ariano. Les deux principauxlieux qui fe trouvent dans ce Polesin, font Ariano 8cSan-Basilic.' * M agi n , Carte du duché de Ferrare.

POLESIN DE FERRARE, contrée d’Italie, au du-ché. de Ferrare, entre le grand bras du Pô au nord &le Pô de Ferrare, ou de Volana, au midi. La ville deFerrare, 6c celle de Francolino, en font les lieux lesplus remarquables.

POLESIN DE ROVIGO. Voyez, Polesin.

PQLESINO-DI-SAN-GEORGIO, petit paysd’Ita-lie, dans FEtat de l’Eglise , au duché de Ferrare. IIs etend entre les deux petits bras du PÔ , appelles le Pôde Ferrare, ou de Valana, & le Pô d’Argenta, jus-qu’aux marais appelles Valli-di-Comacchio*

POLESWORTH, bourg d’Angleterre, dans la pro-vince de Warwick. On y tient marché public. * Etatprésent de la Grande Bretagne , t. i.

POLETUM, fleuve de la Mauritanie Céfarienfe.L’itinéraiie d’Antonin le met fur la route de Tingis àCarthage , entre Lemnœ , 6c le lieu nommé Ad Fra-tres , à trente milles du premier de ces lieux , & à sixmilles du second. Quelques exemplaires portent Po-plerum Flumen , pour Poletum Flurnen.

POLEUR , ville de l’Inde , en-deçà du Gange. Pto-lomée, /. j. c. i. qui la donne aux Arvarni , la placedans les terres > entre Carige Sc Picendaca.

i. POLI, bourg d’Italie , dans la Campagne de Ro-me, environ à vingt milles au nord oriental de cetteville, fur une éminence. Ce bourg qui a titre de duché,sppartienr à la maison de Conti, 6c est bâti en formede galere. Le château du duc est an bout comme à lapoupe. 11 est petit, mais assez bien meublé ; 6c il y a unepetite bibliothèque, avec une galerie de tableaux, oùl’on montre les portraits des papes que la maison deConti a fournis à l’églife. * Magìn , Carte de la Cam-pagne de Rome.

z. POLI, ifie de l’Inde. Elle est éloignée de Can-ton de deux mois de navigation. C’est un petit royau-me. * Hìst, générale de f Huns , 1. I.

POLI A , ou Polis, ville des états du Turc, enAsie , fur la route de Constantinople à Ispahan, entreles villages *de Cargueílar, & celui de Bendourlour.Cette ville , dont la plûpatt des habitans. sont Grecs,est bâtie au pied des montagnes. Ces montagnes fonttrès-hautes, 6c continuent le long de la route pendantdeux journées de chemin. Elles font remplies de toutesfortes d’árbres, qui font droits 6c hauts comme dessapins, 6c traversées de quantité de torrens, qu’il fe-ïoit difficile de passer, fans les ponts que le grand visirKuprigli y a fait bâtir. Comme clans toutes ces mon-tagnes le terroir est gras, il n’y auroit pas moyen queles chevaux s’en pussent tirer , quand il tombe de gros-ses pluies, ou quand, les neiges viennent à fondre, sile même visir n’eût eu soin de faire paver tous les mau-vais chemins de ces montagnes jusqu’à Constantinople.Cela ne s’est pu faire qu’avec une très-grande dcpcn-

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fe, parce qu’il a fallu charier la pierre de fort loisl ,6c qu’il ne fe trouve pas un caillou dans toutes cesmontagnes. Entre la ville 6c les montagnes, il y a unebelle plaine, qui dure près de deux lieues : après celaon passe une rivière qui arrose cette plaine, 6c quicontribue à fa fertilité. C’est un terroir excellent, 6cqui produit en abondance tout ce qui est nécessaire pourla vie. On voir de chaque côté du chemin plusieursgrands cimetières. C’est la coutume des Turcs de fefaire enterrer fur les grands chemins, 6c ils croientque les passans font des prières pour les âmes des dé-funts. Sur chaque tombeau , on volt une colonnede marbre, Sc qui est à moitié en terre. II y en a unesi grande quantité de différentes couleurs, qu’on peutjuger par-là qu’ily a eu un grand nombre de belles égliseschrétiennes à Polia, 6c aux environs. On dit, qu’ii y aencore une grande quantité de ces colonnes en plusieursvillages de ces montagnes, 6c que les Turcs en abat-tent toujours pour les mettre fur leurs tombeaux. Dansces mêmes montagnes, on volt une quantité prodigieu-se de colombes grosses comme des poules, & quifont d’uti très-bon goût. * Tavernier , Voyage de Per-se , 1. i. c. i.

POLIBII, isle que Ptolomée, /. 6. c. 7. place prèsdtigolfe Arabique , fur la côte de l’Arabie, entre les iílesDœmonum & Jeracum . Le manuscrit de la bibliothè-que Palatine porte Polbii pour PouBtr.

POLICANDRO, Philocandros , isle dc l’Atchipel,Sc l’une des Cyclades, à forient de l’ifle de Milo, àl’occident de celle de Sikine, 8c au midi de celles deParos 6c d’Antiparos. II y a beaucoup d’apparence ,dit de Tournefort, Voyage du Levant , lett. 6 . p. 99.que Policandro est l’ifle que Strabon 8c Pline nom-ment Pholegandros. Outre la ressemblance des noms,le premier de ces auteurs marque précisément que na-vigeant d’Ios vers le couchant, on rencontre SicenofsLaguja 8 c Pholegandros. Je crois que Lagufa est le Car-diotissa , méchant écueil, entre Sikino 6c Policandro,fur lequel il y a une fameuse chapelle de la Vierge,où l’on va en célébrer les fêtes avec de grandes réjouiefances. Ce qu’Aratus dit de Polegandros dans Strabonconvient bien à Policandro, savoir qu’on l’appelloseune ifle de Fer ; car elle est toute hérissée de rochers.Etienne le géographe qui cite lc même passage d’Ara -tus, assure qu’elle a pris son nom de Pholegandros, l’ l,ndes fils de Minos. * Atlas, Robert de Vaugondy■

Cette isle n’a point dc port. II y a une cale, dontl’entrée regarde le sud-est. Le bourg, qui est à troismilles du côté du nord-est, assez près d’un rocher ef-froyable , n’a d’autres murailles que celles qui formentles derrières des maisons, 8c contient environ cent vingtfamilles du rit grec, qui en 1700, payerent pour J?capitation 6c pour la taille réelle 1010 écus. Quoiq^cette isle soit pierreuse, seche, pelée , on y recueilassez de bled 6c de vin pour l’ufage des habitans. O" /manque d’huile, 6c l’on y sale toutes les olives P° ui:les jours maigres. Le pays est couvert de tithyM^se »arbrisseau que l’on y brûle faute de meilleur b° lS *L’isle d’ailleurs est assez pauvre , 6c l’on n’y coint Iierc ; equ’en toiles de coton. La douzaine de serviettes n yvaut qu’un écu ; mais elles n’ont guère plus d’un kàâen carré : pour le même prix on en donne hint^quifont un peu plus grandes, 6c bordées de deux cotesd’un passement.

Ón ne manque dans cette isle ni de papas nichapelles. Celle de la sainte Vierge est assez jolie. Efi eest située sur la grande roche, tout près des ruines^ 6Castro, vieux château des ducs de Naxie, bâti se llSdoute fur les ruines de Pancienne ville qui portoit leno sllde Policandros , suivant Ptolomée. 11 reste dans cette ehapelle quelques morceaux de colonnes de marbre- A 01la statue ancienne dont parle Thevenot, on assurea été sciée 6c employée à des montans de por [es - Ony découvrit il y a quelques années le pied ô une fi-gure de bronze, que l’on a fondu pour en faire des ,chandeliers à l’ufage de la* chapelle. L’»u c ' en w ?, nZ ~stère des Caloyers ne subsiste plus : celu> des foles ,dont l’églife est dédiée à saint Jean-Bapdste, ne renfer-me que trois ou quatre religieuses. Au reste cette íss e

paroît assez gaie dans fa sécheresse. On dit qu’il y *

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