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Quoi qu’il en loir - il auroic été bien difficile de faireun môle comme celui de Puteoli y dans un lieu ou l’onn’auroit pas eLl une commodité aussi naturelle que laterre ou le fable, dont on fe sert pour bâtir à Poussol >Sc qu’on nomme communément Poussolane. C’est unfable que l’on trouve presque tout autour de la ville dePoussol. Quiqu’on en rire tous les jours depuis bien dessiécles, il est inépuisable. Ce sable est d’un rouge de bri-que. 11 sc trouve par lits de différente épaisseur. On endécouvre quelquefois de deux à trois toises d’épaiffeur.Quelquefois il y a des lits où le fable est fort fin, quelque-fois il est gros ou inégal. On emploie le plus fin pourles enduits, & le gros dans la maçonnerie. Ce qu’ils©ntdecommun, c’est qu’ils font une liaison admirable quitait corps , & qui sc scche d’autant plus promptementqu’on a plus de soin de l’arroscr, ou pour mieux dire,de le noyer à force d’eau. II prend dans l’eau, & faitcorps avec toutes sortes de pierres. En un mot rien n’eiìégal à ce fable pour faire des môles & des jettées dans latner& dans les rivières; mais iln’est pas bon au feu. Ontrouve de ce fable au voisinage de Rome, & dans biend’autres endroits. Le pere Labac , p. 61. dit en avoirdécouvert à la Martinique, & ajoute qu’on s’en scre à laGuadaloupe sous le nom de ciment rouge. Yitruve enfait un grand cas, & Pline le vante aussi beaucoup.* Le Pere Labat , voyage d’Italie, r. y. p. 61.
Entre la ville de Poussol & le lac d’A verne, régné furle rivage de la mer une petite plaine fur une colline, dontla longueur est d’environ cinq cens pas; mais fa largeurest bien moindre à causc des montagnes qui la resserrent.C’est dans ce lieu que Cicéron avoir fa maison de campa*gne , où il avoir bâti une longue galerie, dans laquelleil disCOUl'Oit de l’éloqucnce en fe promenant ; ce qui fitqu’il l’appella Académie, à Limitation des Athéniens.Les livres qu’il composa dans ce lieu font appelles lesQuejiions Académiques, Il y faifoit son séjour en temsde paix ; mais plus ordinairement dans les tems fâcheuxde la république. II l’avoit ornée de belles sculptures, depeintures exquises, & d’autres raretés qu’Atticus luiavoir envoyées de Grece. Dans un pré, qui n’est pas éloi-gné, on rrotive des sources d’eau chaude, dans une ca-verne sous terre. Cette eau remplit les bains qu’on ap-pelle les bains de Cicéron. Voyez ,, au mot Bagny, l’arti-cle Bagny m Cicérone. * Journal d'un voyage d’ita -lie, p. y 74.
Avis aux Navigateurs .
Environ deux milles & demi, vers l’est-nord-estdufort de Baya,est la ville de Poussol. Entre les deux i). y a ungrand enfoncement, mais il ne faut pas y aller, à cause deplusieurs rochers qu’il y a à fleur d’eau & sous l’eau, lelong de cette côte. On voir encore aujourd’hui le hautde quelques tours abîmées à ras de l’eau, & fort aularge. 11 y a a l’entour quelques autres débris sons l’eau,& on trouve scpr, huit Sc dix brasses au pied. Entre lapointe des bains & ces ruines, il y a une plage de fable,derrière laquelle est un petit étang qu’on appelle le lacde Lucrine. Au milieu d e ce lac on a trois brasses d’eau.II y avoir autrefois une viii e qui s’abîma. Ce lac n’a pointde communication avec l a mer; & l’on ne peut allermouiller dans cette plage, à causc des fécans, dont ilvient d’être parlé. * Michelot , Port. de la Méditerranéep. r 18.
La ville de Poussol est située sor une basse pointe, Scl’on voit encore devant quatorze piliers dans la mer,qui sont les restes du pont de Caligula, ou les débrisd’un môle. De-là jusqu’à Baya, il y a deux milles & de-mi , & dans cet espace on trouve jusqu’à vingt Sc vingt-cinq brasses d’eau. Les quatorze piliers occupent centquatre-vingt toises est & ouest. 11 y a auprès du dernierscpr à huit brasses d’eau. On peut aisément aller mouil-ler devant la ville, avec des vaisseaux Sc des galères. IIy aune plage de fable au nord du pont, où l’on trouvedix-huìt à vingt-quatre brasses d’eau, fond d’herbe & deVa se, à deux longueurs de cable de la ville ; on peut por-rcr ,si l’on veur, une amarre fur les piliers. II ne saurpas s approcher de la côte du nord , parce que le fondmanque tout-à-coup, & qu’ii y a quelques roches toucdu long : & le long de la ville du côté de la mer, il y a
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bien des rochers à fleur d’eau Sc sous l’eau. La mer y faitun gros ressac des vents du large.
Au-dessus de la ville de Poussol, environ un mille > ily a une grande montagne qui brûle continuellement; Scqu’on appelle la Soufrière de Poussol z parce qu’on ytrouve beaucoup de soufre. De Poussol à l’isle Misita, ily a quatre milles vers le sud-est; Sc entre deux on voirun grand enfoncement & une grande plage de table , oùl’on pourroit mouiller dans un besoin , avec les vents àterre ; mais il ne faudroit pas s’y laisser surprendre deceux du large. Toute la côte depuis Poussol jusqu’aucommencement de cette plage est remplie d’écueils, horsde i’eau & sous l’eau. On ne peut en approcher. Dansle fond de cette plage, il y a une très-belle plaine, oùsont plusieurs bains antiques.
POUTEOUATAMIS, nation sauvage de l’Amériqueseptentrionale, dan s la nouvelle France : elle fur d’abordétablie dans lesisies, qui sonr à l’enrrée de la baie desPuants, à la côte occidentale du lac Michigan, &quiportent encore leurs noms. Voyez. Isies de Pouteoua-tamis , à l’article des iíles. * Le Pere de Charlevoix ,Mém. manuscrits.
POUTROU , abbaye de France, dans l’Ahjou. Elleest de l’ordre de Cîteaux, & de la filiation de Leuroux. Safondation est rapportée à l’an 1134. 11 y a neuf reli-gieux , qui, avec l’abbé , n’ont que quatre mille livres derente.
POUY, abbaye de France, dans la Champagne, audiocèse de Sens. C’est un des premiers lieux qu’Abelardhabita dans fa retraite. II y fit bâtir une chapelle & unemaison donc on trouva divers vestiges en 1720 , dans lesterres qui appartiennent encore aujourd’hui à l’AbbayeduParader 5 mais ayant eu des difficultés avec l’archevêquede Sens, il fut obligé de quitter cet endroit. C’étoit au-trefois un bourg considérable, que les guerres civiles Scles incendies onr en partie ruiné.
POWHATAN. Voyez, Pawhatan.
POWYS : c’est le nom d’un des trois royaumes quifurent établis dans le pays de Galles, lorsque Rodrigue,roi de Galles, divisa ses états entre ses trois fils. Leroyaume de Powys échut à Mervin le plus jeune des troisfrétés. Ce pays comprenoit les provinces de Mont-Go-mery & de Radnor, avec partie de celles de Denbigh Scde Flint, & tout le Shropshire, au-delà de la Saverne,avec la ville de ShreWshury. Ce royaume relevoic de lapartie septentrionale de Galles, qui avoir été le partagede l’aîné. * Etatpréjent de la Grande Bretagne , t. 1. p.147.
POUZIN ( le ), petite ville de France, dans le Viva-rais, fur la rive occidentale du Rhône.
POY-DARRIEUX, bourg de France, dans le Bas-Armagnac, élection d’Astarac.
POY-DE-MONSOE, montagne de France, la plushaute de toute la Guienne, scion Corneille, Diíì. quicite je ne fçais quel Atlas. II ajoute : On la découvrequelquefois de Langon, qui en est éloignée de quatorzelieues de Gascogne. Cette montagne est de forme ron-de , & couverte en son sommet de plusieurs arbres, quiforment la figure d’une couronne. Les doubles rempartsque l’on y voit, font connoître que ce lieu a servi autre-fois de campement.
POYANCE (la baie de), fur la côte de l’isle de Major-que. Elle est entre le cap d’Alcudy Sc le cap Fromentel.On lui donne six à sept milles de largeur, & huit à neufde profondeur. Les galères & les vaisseaux de guerrepeuvent y mouiller, & l’on y peut arriver de nuit fansaucun danger. Du côté du nord de la baie , il y a unepointe un peu avancée en mer ; fur cette pointe est unetour hexagone, armée de trois à quatre pièces de canon >& au-dessus vers la montagne est une autre tour pluspetite & ronde. Le mouillage ordinaire,principalementpour les galères, est de l’autre bord de cette pointe, partrois, quatre ou cinq brasses d’eau, fond d’herbe vaseux,& où il sc trouve quantité de grandes nacres. On porte ,si l’on veut, une amarre à terre fur cette pointe, qui merà couvert des vents d’est & de sud-est; de sorte que, *pour peu qu’on en soit proche, on est auslì à couvert dela mer Sc des vents du large. Les vaisseaux mouillent unpeu plus au large au-dedans de la pointe, à la portee^ dupierrier de la côte , par scpr à huit brasses d eau, meros