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Tome quatrième. M - P.
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P R. A

fond. Du côté da sad de la baie, on voie la ville d'A'cu-dy, dans un bas terrein entre deux montagnes ; & dansle fond de la baie, vers l’ouest où l’on mouille, on voieîa petite ville de Poyance, située fur un éminence, éloi-gnée de la mer d’environ une demi-lieue. Proche de làmer, vis-à-vis de cette ville j il y a quelques arbres &quelques jardins, avec des Pouscraques où l’on fait del’eau ; mais elles font un peu éloignées du bord de lamer. Le traversier est le vent d’est, qui y donne à plein ;mais le vent qui incommode le plus, est le fud-fud-ouest,qui vient par-dessus la ville d’Alcudy : comme il vient dei’autre baie & qu’il passe entre deux montagnes, il soufflequelquefois violemment. Depuis la pointe de Poyanceoù est la tour, jusqu’à la ville d’Alcudy, en traversant,on voit presque par-tout le fond de la mer, parçe qu’iln’y a dans cet alignement que huit à dix brasses d’eau,Sc que les eaux y font fort claires : le fond est de macte,de vase Sc d'herbes. La latitude est de quarante degrés,Sc la variation de cinq vers le nord-ouest. * Michelot,Portulan de la Médit. p. 31.

POYANG (lac de), ou de Jao-Tcheou, lac de laChine, dans la partie septentrionale de la province deKiang-Si. II est formé par le confluent de quatre riviè-res. 11 a 30 lieues de circuit; on y essuyé des typhonscomme fur les mers de la Chine. Dans une des partiesde ce lac paroît un rocher escarpé, fur lequel on a bâti untemple : comme c’cst l’endroit le plus périlleux du lac,les matelots, en passant, ne manquent pas d’allumer desbougies en l’honneur de l’idole, de brûler des parfums,& de sacrifier un coq. * Lett. édif. rec. 15.

1. POYE, montagne de la Chine, dans la provincede Kiang-Si, près de la ville de Tegan. Elle occupe unespace de trente stades, Sc forme comme une espèce derempart > presque tout autour de la ville de Tegan. *Atlas Sinenjïs.

2. POYE, ville de la Chine, dans la province dePeking , au département de Paocing, seconde métropolede la province. Elle estd’un d. 41 min. plus occidentaleque Peking. fous les 3 9. d. o. min. de latitude septentrio-nale. * Adas Sinen fis.

POZON , canton de l’Amérique septentrionale ,dans la province de Popayan. 11 est voisin de la contréede Paucura, baigné d’un côté par la grande rivière deCauca, & borné de l’autre par les cantons de Car-rapas Sc de Pica ra. Le pays de Pozon abonde en mi-nes dor , particulièrement près du rivage de la granderivière, & dans le territoire même de la bourgade dePozon, qui donne le nom au canton. Les naturels nediffèrent des habirans de la contrée d’Arma, ni enmœurs ni en langage. * De Laét , Desc. des Indes occ.

1. 9 c. 12.

POZZUOLO. Voyez. Poussol.

P R,

PRA S. DIDIER, bourg des états de Savoye, dansîe Val d’Aoste , à Fottent du petit Saint Bernard, Sc unpeu au nord de la Doria. Quelques-uns croient ytrouver 1 ’ Arebrigum de l’itinéraire d’Antonin.

PRAASPA, ville d’Asie, dans la Médie. Dion-Cas-sius , /. 49. p. 407. & Etienne le géographe lui donnentle titre de ville royale. C’ell la Phraata d’Appicn, inf art. p. 272. Plutarque écrit Phraortus , & dit queMarc Antoine fe rendit maître de cette ville ; & l’oncroît que c est la même qui est nommée Pharaspa parPtolomée , /. 6. c. 1.

PRABIOT^E, peuples de l’Inde, en-deçà du Gan-ge, selon Ptolomée, L 7. c.i. qui les place à l’orientde ce fleuve. Le manuscrit de la bibliothèque Palatineau lieu de Prabiotte porte Parapiou ; Sc Ortelius, jene fais fur quel fondement > fait de Parapiou une fon-taine de l’Inde. II cite cependant Ptolomée, dont voicile passage : à parte Orientali Fluvii tenent Prabiotœ ,in qtiibus sunt Rhamtu. Ces peuples possédoient quatrevilles, savoir :

Cognabanda, Ozoamis , Osa, Costi

, PRACA, ville de la Cilicie. Ortelius, qui cite Ni-•etas, dit qu’elle çtoit voisine de Séleucie.

I òojf

PRÁCHIN , cercle de Bohême, le plus méridionalSc le p Lis étendu. Voyez Pysf.ck.

PRACHWlTZ, bourg Sc bailliage de Silésie* dansle duché de Lignitz : son cerreín est très-fertile.

PRACIzE » ou Praces , peuples qu’Etiennc le géo-graphe semble mettre dans la Laconie.

PRAGNUS, ville de l’illyrie-, selon Etienne le géo-graphe,

PRACTIUM ou Practius . fleuve d’Asié, dans laTroade. Strabon , /. 12 & 13. dit qu’il couloir entreAbydus Sc Lampsacus. Hpmere parle de ce fleuve versla fin du second livre de l’Iliade.

BRADAS, petite ville d’Espagne , dans la vigueriede Monblanc, fur une petite rivière qui fe jette dansl’Ebre. Elle est la capitale d’un comté , & tous les ansst s’y tient une grande foire. *’ Délices d’Espagne , p.59 4*

PRADELLES, petite ville dé France , dans le Bas-Languedoc, áu Vivarais, fur un rocher, assez prèsdes sources de l’Allier, à cinq lieues du Puy. Le ter-roir des environs de cette ville est fort propre pour éle-ver du bétail.

PRA DES, petite ville de France, dans le Rouífillon,fur la Ter, dans une plaine & dans une situation rian-te. La ville est jolie Sc plus longue que large. Elle dé-pend pour la seigneurie de l’abbaye de la Grâce. Horsdes murs est un couvent de Capncins fort joli ; Sc l’ab-baye de Saint Michel de Coxa-Cuzan en est à un quartde lieue, dans une grotte de la montagne, en allantvers le Canigou. * Piganiol , Description de la Fran-ce , r. 7. p. 630.

PRADQS, petite ville de Portugal, dans la pro-vince entre Duero & Minho , fur ia rive droite du Ca-vado. Elle a titre de comté. * Le P. Placide , Cartede Portugal.

PRffìCAUSENSIS, siège épiscopal d’Afrique , dansla Byfacene, selon la notice des évêchés d’Afrique, oùAdeodatus est qualifié Episcopus Pracaufensis. C’estpeut-être Pracifit, ville voisine de la petite Leptis.

PRrECUTHANL Voyez Przetutiana.

LR/LDIUM, mot latin, qui signifie un héritage,un fonds de terre , un domaine , un bien que l’on fai-soit valoir par la main des esclaves. 11 y en avoirdans les villes aufli-bien qu’à la campagne. Quelques-unsveulent cependant que Pradium désignât les fonds quel’on avoir dans la ville, & que Etendus signifiât cemide la campagne. L’écricure a usé de ce mot. Saint Marc,Ci 14. 3 z. dit : Et veniunt in P radium cuï nomen Geth-sémani. On lit dans Saint Jean, c. 4. y, que la Ville deSichar étoit : jitxta P radium quod dédit Jacob Josephfilio suo ; Sc dans les actes des Apôtres, c. 18. on lieque dans l’endroit où aborda saint Paul dans l’isle deMalthe, il y avoir des terres qui appartenoient à un Sei-gneur de l’ille, nommé Publius : erant P radia PrincipesInsulœ nomine Publii. Le mot Pradium répond au xáptcvou au Kra/za des Grecs. C’est proprement, dit le persLubin, une maison avec des terres. On l’appelle un hé-ritage , parce qu’on la possede communément par droitd’hérédiré. On la nomme diversement dans les provinces.Quelques-uns l’appellent Domaine, d’autres Ferme ,Métairie,Border ie , G aigri âge , Clauserie,Scaimes. C’estce qu’on nomme en Italien Possejsone, Heredìta 011 Vi-nea : en Espagnol Hcredad , Jlcaria ou Alqueria ,Censa , Quinta , Arrendiamento en Allemand Erbgatien Anglois à Possession. Pradolíum est le diminutif, poursignifier que Fhéritage est petit ou de peu de valeur.

PR.EDONES. Strabon dit d"'on donnoit ce nomaux peuples Bessi , à cause de leurs brigandages. VoyezBessi.

PR./EFECTUR A-MESOPOTAMI/E. C’est ainsi quePline, /. 5. c. i2- appelle l’Osroëne. (

PRzEGUTTII, peuples dltalie, scion Ptolomee,/,

3. c, 1. il dit qu’il s étoient plus à l’orient que les Mars .,

Sc plus à l’occident que 1 esVesini. Il leur donne deuxvilles, fçavoir :

Périra Sc înteramnia.

Ce font les Pragutiani de Tite-Live. Voyez Pr^.tu-tsana Regio.