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de routes les charges que son pere avoir possédées ; Sc lafaction des de Wít obtint en 1667 , des états de Hollan-de ledit perpétuel, par lequel ce jeune prince & sesdescendants croient exclus pour jamais de la charge destadhouder, que ses ancêtres avoient possédée depuis lafondation de la république.
Cependant l'autorité des de Wit ne put empêcher en1670 , que le prince d’Orange , qui n'avoit qu’environvingt ans, ne prît séance au conseil d état, & qu’il nefût déclaré en 1672 , stadhouder & capitaine généraldes armées de la république , qui se mouvoir alors engrand danger par les conquêtes rapides de Louis XIV.Les habitans de Dordrechc accusèrent hautement lesde Wtt de trahison , se soulevèrent Sc obligèrent lesmagistrats à déclarer le prince pour stadhouder ; oc quel-ques autres vides ayant suivi leur exemple , les états deHollande ne purent se dispenser d’abolir l’édit perpé-tuel d’clire le prince pour stadhouder, & de le revêtirdu même pouvoir dont ses ancêtres avoient joui. 1)'au-tres provinces suivirent bientôt l’cxemple de la Hol-lande. L’émotion fut si grande à la Haye , que !a popu-lace immola à sa rage les deux de Wit. Les affaires ayantchangé de face après la nomination du stadhouder, lesétats de Hollande en cette considération accordèrentle z de Févriêr 1674, aux héritiers mâles dn princed’Orange , nés en légitime mariage, la survivance detoutes les charges qu’il possédoit ; & la province deGueldres ayant enfin pris la même résolution , le princese trouva reconnu stadhouder par cinq provinces, lesdeux autres étant toujours restées fous le gouvernementdes stadhouders de l’autre branche de Nassau.
La race des princes de Nassau-Otange se trouvaéteinte à la mort de Guillaume III, roi d’Angleterre >
& stadhouder de Gueldres , Hollande , Zélande ,Utrecht Sc Overissel. Ce monarque par son testamentavoir institué son héritier universel le prince de Nassau-Dietz , descendu de Guillaume-Louis de Nassau , cou-sin de Guillaume I . & stadhouder des provinces deFrise Sc de Groningue. Ce jeune prince d’Orange pritle titre de prince d’Orange ; mais ce titre & la successionde Guillaume III, lui furent contestées par le roi dePrusse, comme descendu de Louise-Henriette, fille deFrédéric-Henri, & mariée à Frédcric-Guillaume , éle-cteur de Brandebourg. Le roi de Prusse s’empara parprovision d’une partie dç cette succession , & une au-tre fut adjugée au prince de Nassau-Orange, en at-tendant que leurs différens fussent terminés. Ils ne pu-rent letre, parce que le prince d’Orange fur malheu-reusement noyé au passage de Moetdyk, le 14 Juillet1711. Ce triste accident auroit éteint la race de la se-conde branche de la maison de Nassau dans les Pays-Ras,fans la naissance d’un prince qui vint au monde le 3Septembre 1711, trois mois après la mort de son pere,& qui est aujourd’hui stadhouder des provinces deGueldres, Frise Sc Groningue.
Après avoir décrit la 'forme essentielle du gouver-nement des Provinces-Unies, il ne reste plus qu’à par-ler de fa souveraineté dans les pays qui ont été conquispar les armes de la république, ou qui se sont sou-mis d’eux-mêmes à fa domination. Ces pays font unepartie considérable de l’état. On les nomme les paysde la Généralité, parce qu’ils dépendent immédiate-ment des Etats-Généraux, & non d’aucune provinceparticulière. On les divise en quatre, qui font :
Le Brabant-Hollandois , La Flandre-Hollandoife ,
Le pays d’Outre-Meuse , Le quartier de Venlo. 'ou le Limbourg-Hollandois,
Quant aux compagnies des Indes orientales & occi-dentales , & la société de Surinam , voyez, l’article Com»pagnie.
PROVINS, Pruvinum , Provinum , ou Provigmtm-Castrum , ville de France, dans la Basse Brie , à quatrelieues de la Seine, fur la rivicre de Vouzye, qui scrend dans la Seine , au-dessous de Bray. Elle étoit con-nue du tems de Charlemagne, Sc il en est fait men-tion dans les anciennes chroniques Sc dans les vieuxcurtulaires, Elle a appartenu aux rois de France, jus-
qu à ce que les comtés devinssent héréditaires. AlorsProvins fut uíurpée par ses comtes, dont il y a eu deuxraces. La première étoit de i’ancienne maison de Ver-mandois, Sc l’autre de la maison de Blois Sc de Char-tres. Les uns & les autres Pont possédée pendant troiscens vingt ans, après lesquels elle a été réunie à lácouronne." Ces comtes accordèrent de grands privilè-ges à cette ville , & y sondèrent diverses églises Scmonastères. On volt plusieurs monnoies des descendansde Charlemagne, fabriquées à Provins, Sc fur les-quelles on lit cette légende : Cafiris Pruvinis , ou cel-le-ci Pruvìno , ou enfin celle-ci Moneta-Pruvìnenfts-Dans les auteurs Sc dans les titres du commencement& du milieu de la troisième race, il est souvent faitmention des sols & des livres de Provins. * Piganiol *Desc. de la France, r. 3. p. 387.
Provins ne fut d’abord composée que de la ville hau-te , qui éroit une place foire ; mais les comtes hérédi-taires Paugmenterent de la ville basse. Les comtes deChampagne & de Brie y firent bâtir un palais, danslequel ils tenoient quelquefois leur cour ; Sc ce futdans la grande sale de ce palais que Thibaiid IV dunom, comte de Champagne & de Brie , fit écrire avecle pinceau les chansons qu’il avoir composées pour lareine Blanche, mere de saint Louis. * André dit Chêne jAntiq. des villes de France, p. 334. Baugier , Mém. deChampagne, p. 36p.
On compte à Provins quatre paroisses, huit maisonsreligieuses, quatre dilemmes Sc quatre de filles. L ab-baye de Saint Jacques est poflédée par les chanoinesréguliers de Saint Augustin, de la Congrégation deFrance. M. d’Aiigre qui 1 a gouvernée pendant 66 ans,y a fait beaucoup de bien. Le prieuré de Saint Avon ,possédé pat les Bénédictins de la congrégation de SaintVanne, dont S. Robert a été autrefois prieur , a étésondé fous le régné du roi Robert, oud’Henri l,fonfils.
Le ptesidial de Provins est de la premisre créationdes présidiaux , & l’on y juge selon l a coutume deMeaux. Le seul commerce de sélection , dont cetteville est le siège , consiste en bleds qu’on transporte àParis par le moyen de la Seine, qui passe à deuxlieues de Provins. II y avoir autrefois dans cette villeune manufacture de draps qui s’esl anéantie. La tradi-tion du pays veut que lorsque les Anglois se retire-rent du royaume , ils emmenerent de Provins plusieursouvriers en laine, qui leur ont donné le secret des drapsd’Angleterre. On faisoit autrefois dans cette ville de laconserve de roses, qui avoir de la réputation, & quiy apportoit de Fargenc ; mais ce petit commerce estpresque tombé.
PROUAT, oti PitoWAD , ville des états du Turc jdans la Bulgarie , assez près de la mer Noire. entreVarna & Marcenopoli, au confluent de deux petitesrivières, au midi du lac Dcvvina. * Atlas, Robert deVaitgondy.
1. PRUCK > ville d’AHemagne , dans l’Autriche , furla riviere de Leita, éloignée de Preíbourg dc troisgrandes lieues. Elle est de médiocre grandeur, & for-tifiée d’un bon fossé & d’une muraille : le pays d’alen-tour est excellent, & très-abondanr en toutes choses né-cessaires à la vie. II y a même plusieurs belles maisonsSc châteaux, sur-tout celui de RaíceW, qui n’en estqu'à un quart de lieue. II e st de forme carrée, envi-ronné de fosses tres-larges , remplis d eau, Sc il atoutes les commodités dîme terre de plaisance Sc degrand revenu. Quelques géographes prennen- cette villepour I’ancienne Rhispia»
z. PRUCK ou Prùck an den Muer , ville d’AÍ-lemagne > dans la Haute-Styrie > fur la Muer, dansl’endroit où cette riviere reçoit les eaux du Murez. Cette,ville n’est pas mal bâtie. Elle a une fort belle place pu-bliqne. * Atlas , Robert de Vaugondy.
3. PRUCK , ville d’Allemagne , dans la Haute Ba-vière , fur la riviere d’Amber , entre Furstenfelt Sc Da-ehaw’ mais bien plus éloignée de cette derniere quede la premiere. * Atlas, Robert de Vaugondy.
PRUEL , prieuré de France , au diocèse de Tartes. Ilesi de l’ordre de Grammont.
Terri. IV. Bbbbbbb ij