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Tome quatrième. M - P.
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112.o P R U

Domitien voulut faire la guerre à ces peuples > parcette feule raison qu ils avoient de l’ambre , Sc queces barbares surpris de ce que les Romains faisoienttant d'état d’une chose de nul usage , leur offrirentassez plaisamment de leur donner sans peine, ce qu’ilscroient résolus de venir chercher si loin avec tant debruit, & qu’ils acheterent leur repos à ce prix. Lacomposition leur parut très avantageuse, & jamais traitéde paix ne fur conclu plus volontiers. Pline rapporteque la plus petite figure d’homme faite d’ambre étoitplus estimée que des hommes vivans, & qui avoientmême du mérite.

Le peu d'empressement que l’on a eu dans ces der-niers siécles pour les figures de Jésus Christ & desSaints i faites d’ambre , que des personnes pieusesachetoient autrefois très-cher , en a fort diminué leprix. On ne débite plus ce grand nombre de chapeletsSc de couronnes , dont les darnes se servoienc pourleurs prières , Sc même pour leur ornement, faisantainsi d'une même chose une matière de luxe Sc depiété tout ensemble- Aujourd’hui l’on ne se sert plusde cette précieuse matière que pour des usages pro-fanes : mais en général on n’en est plus st curieux qu’air*trefois , Sc l’ambre ne se vend plus si cher.

Plusieurs ont recherché avec beaucoup de foin 8c d’é-tude la nature Sc les causes de l’ambre personne neles a encore bien connues , les anciens & les modernesont des sentimens fort différais là-deffus. Il est croya-ble que dans les isles du septentrion, il se forme surles arbres , ou fur les rochers , une certaine liqueur ,comme certe gomme qu’on voir quelquefois fur lescerisiers ; que cette liqueur fe congele en coulant, Scque tombant dans la mer , elle fe durcit dans les eaux.Sc est entraînée par les flots , & rejettée fur les riva-ges opposés.

L'on conjecture qu’il se forme ainsi, par des pail-les , Sc par de petits animaux qui sc trouvent quel-quefois , comme enchâssés dans cette matière transpa-rente. On y a vu des moucherons, des abeilles, desmouches & des araignées.

La Prusse , comme je l’ai déjà remarqué, est diviséeen deux parties , qui font la Prusse-Polonoisè & JeRoyaume de Prusse.

La Prusse-Polonoise est composée de quatre pro-vinces , dans lesquelles les trois religions, 3a catholi-que, la luthérienne & la réformée, ont un libre exer-cice. Ces quatre provinces font-:

Le territoire fMarienbourg tde Ma rien- < Elbing,bourg. LStum.

Le territoirede Culm.

Culm ,jThorn,

"Strasbourg,

iGraudentz,

Michalow, petit T ays.

Le W h R m- C Heilsberg,iand, I’Erm-j Prunsberg ou Brâunsberg,iand, ou la y Frauenburg ,

Warmie. CWartenburg.

LaPoMEREL-

tE.

Dantzig,WiexelmundeOliva,Bromberg,Mewe,Dirschaw.

3

* Hulner , Geog. p. 725.

Le Royaume de Prusse est partagé en trois provin-ces > où les trois religions, la catholique , la luthérien-ne Sc i a réformée, ont aussi un libre exercice. Ces trois

provinces font;

PPvY

ÇKcenigsberg,

\PiIau,

Le SAMLAND.JWelau,

SFischhauscn,/ Memel.

Le Natan-

GEN.

Brandenburg,Heilgenbeil,Bartenstein,Rastenburg ,Johannesburg.

L’Hocker-

LAND.

Marienwerder‘Holland,iGilgenburg,vChristburg >"Rcisenburg ,,Osterode. 5

PRUTH, rivière qui a fa source au royaume de Po-logne , dans les montagnes de la Pocutie. Elle traversela Moldavie, & va se jetter dans le Danube, un peuavant qu’il se jette dans la mer Noire, & au-dessousde fend roi t où il reçoit le Seret, autrement la Molda-’va. Les principaux lieux que le Pruth baigne , sontSnyatin, Pruth ou Czudnow, Stephanesle ou Sepeta-nofee , HusFelxin ou Falczyn. La rivière la plus con-sidérable qu’il reçoit est la Scisia. * Atlas, Robert de Vaa-gondy.

PK.YBUS , ville d’Allemagne, dans la Silésie, fur lariviere de Neiss, dans la principauté de Sagan.

1. PRYMNESIA, ville de l’Asie Mineure, dans lagrande Phrygie, selon Ptolomée, /. 5. c. 2. qui la placeentre Eucarpia Sc Pocimœum. Pausanias, l. y. c. 21.la nomme Prymnessus ; & elle fut dans la suite uneville épiscopale. La notice d’Hiéroclès qui écrit Frym-nesus , la met parmi les évêchés de la Phrygie Salu-taire. II est aufft fait mention de ce siège dans le pre-mier concile de Constantinople, où il est appelle Prim-nejienjts,

2. PRYMNESIA, ville de la Carie, selon Etienne legéographe.

1. PRYT ANEUM , lieu de la ville d’Athenes, selonPausanias, L 1. c. 18. Set 8. La Guilletiere, dans sonAthènes ancienne & nouvelle, p. 296. dir qu’on voitprès du palais de l’archevêque les ruines du Prytanée,ce tribunal où s’assembloient les cinquante "sénateurs,qui avoient l’administration des affaires de la républi-que , & âuxquels donnoit le nom de Prytanes. C’étoitdans le Prytanée qu’on faisoit le procès aux flèches,javelots, épées, pierres & autres choses inanimées quiavoient contribué à l’exécucion d’un crime. On en u soitainsi lorsque le coupable s’étoit sauvé ; & nous gardonsencore parmi nous quelque chose de cet usage, lors-que pour faire plus d’horreur d’un parricide Sc d’unassassinat énorme , on comprend dans les suites du sup-plice l’anéantissement des poignards ou des couteauxqui ont été les instrumens du crime. Le Prytanée étoitproprement la maison de Ville d’Athenes ; Sc il y avoirríes Pryranées à Mégare, à Olympia dans l’Elide , àLacédémone Sc dans beaucoup d’aurres villes de laGrece. Dans le Prytanée d’Athenes on conscrvoit lefeu perpétuel : les loix de Solon y étoient en dépôt,Sc les hommes illustres , qui avoient rendu des ser-vices signalés à l’état, y étoient nourris, eux Sc leurpostérité > aux dépens du. public.

2. PRYTANEUM. Orrelius, qui cite Julius Pollux,dit qu’on appelloit de ce nom tous les lieux où l’ oaconscrvoit le feu perpétuel.

PRYTANIS, fleuve de la Colchide, selon le pé-riple d’Arrien, Peripl. 1. p. 7 qui place son embou-chure à quarante stades d’Athenes ; il ajoute qu’on yvoyoit le palais d’Anchialtis , Sc que ce lieu étoic éloi-gné de quatre-vingt-dix stades du fleuve Pyxires. Oncroit que c’est le même fleuve que le périple de Scy-lax ,p. 3 1. appelle noTajuóí nepJV/í, Sc qu’il place dans

le pays des Ecechiries. _„

7 PRZEMISLIE,