tagentles dixmes. L’église paroissiale est dédiée à S. PierreLux liens. II y á un,hôpital & rhermitage .de S. Sa-vignon , outre treize chapelles en titre. La plus con-sidérable est la haute chapelle de S. Jacques & S. Phi-lippe , qui est de neuf cens livres de revenu, & doncles seize seigneurs font patrons. Les autres sont bienmoins considérables.
PULO , ou Poulo ; ce mot veut dire Isle : PuloCondor, Pulo Way , c’est-à-dire Piste de Condor,Piste de Way.
PULO BARDIA, iste de la mer des Indes , dans,le golfe de Siam , près de la côte orientale de lapresqu’isle de Malaca , au midi de la ville de Couïr, &au nord de Pulo Sangori. * Atlas, Robert de Vaugondy.
PULO BOUTON, islede la mer des Indes, à Pennéedu détroit de Malaca, près la côte du royaume de Qneda,au voisinage de Piste au Poivre , 8c au midi de Piste deJunsalan. ' Atlas , Robert de Vaugondy.
PULO CAMBIR , iste de la mer des Indes , furîa côte orientale du royaume de Cochinchine, entrece royaume & le Pracel. à quelques lieues au nordde Quinin. * Atlas, Robert de Vaugondy.
PULO CANTON, >st c de la mer des Indes , fur lacôte orientale du royaume de Cochinchine , entre cet-te côte dc le Pracel , mais bien plus près de la côtede Cochinchine, vis-à-vis de Falin. * Atlas, Robertde Vaugoudy.
PULO CAPAS , iste de la mer des Indes , dans legolfe de Siam , près de la côte orientale de la pres-qu’isle de Malaca , au midi de Pulo Ridang. * Atlas,Robert de Vaugondy.
PULO CARA , iste de la mer des Indes, dans legolfe de Siam , près de la côte orientale de la pres-qu’isle de Malaca , presque vis-à-vis de la ville deLigor , & au nord de l’isle de ce nom. * Atlas, Ro-bert de Vaugondy.
PULO CECIR , iste de la mer des Indes , fur lacôte du royaume de Ciampa , à quelques milles au midide la baie de Comorin. On appelle cette iste Tulo-Cecìr-da-Tterra , ou Pulo-Ceár-de-terre , pour la di-stinguer d’r.ne autre iste , nommée aussi Pulo-Ccctr.Voyez l’arricîe suivant. * Arias, Robert de Vaugondy.
PULO CECIR DO MAR , ou Pulo Cf.cir deMer , iste de la mer des Indes , à Pennée du golfede Siam , à Postent de la bouche de l’est de la ri-vière de Camboge , prés de 1 iste de Capato , qui luidemeure à Postent. * Atlas, Robert de Vaugondy.
PULO CHAMPELO , iste de la mer des Indes, furla côte orientale du royaume de Cochinchine , entrela baie de Touran au nord occidental, & Pulo Can-ton , vers le midi. * Atlas , Robert de Vaugondy.
PULO COFFIN , iste de la mer des Indes , dansle golfe de Siam , à quelques lieues à Postent du cap<Ze Paume. * Atlas , Robert de Vaugondy.
PULO CONDOR , iste ou plutôt petit Archipelde la mer des Indes , environ à quinze lieues , aumidi , du royaume de Camboge. Il est formé de huitou dix, tant isles que rochers. La plus grande de cesisies n’a pas plus de quatre lieues en longueur. C’eslla feule qui soit habitée , encore n’y a-t-il qu’un vil-lage dans presque Punique plaine qu’on y trouve. IIest au fond d’une grande baie , dans laquelle on en-tre par trois grandes passes , & il est entre plusieurspetites rivières. La plaine où il fe trouve situé a lafigure d’un demi-cercle , dont le demi-diametre est.d un quart de lieue du sud-est au nord-ouest, & au-tant du sud-ouest au nord-est. Les maisons ne fontqu un assemblage assez informe de bambous , couvertd’une herbe fort longue , qu’on coupe fur le bord desruisseaux. II n y a dans ces cabanes ni portes ni fenê-tres ; pour y entrer Sc pour avoir du jour . on laisseun des côtés de la cabane ouvert , Sc on y fait dé-border le toit de la cabane. On les éleve de terre dequelques pieds : par là on évite l’humidité , & onL où loger les animaux domestiques pendant la nuit.La mauvaise odeur n’est pas une chose dont onRembarrasse beaucoup. Le plancher de distance endistance est rehaussé de quatre ou cinq pouces. Onreçoit les étrangers dans le fond fur des nattes. Leurréception est douce & affable, 8c on ne manque pas
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de leur présenter de l’aréque , du bétel & une pipe,Ces insulaires font basanés , presque entierementnuds, excepté dans les cérémonies où ils s’habillent ,& quelques-uns même aslèz proprement. Les dentsles plus noires sont chez eux Jes plus belles : auslîn’oublient-iìs rien pour se les noircir. íl s portent lescheveux fort longs. * Lettres édif. t. 16. p, zz . Si íj.Soucíet , Observations, p. 118.
Comme les insulaires de Pulo Condor ne Pont laplupart que des réfugiés de la terre-ferme où il y ades missionnaires , plusieurs paraissent avoir été in-struits des mystères de la religion chrétienne. II necroît dans leur iste que très-peu de tiz, des patates ,Sc quelques ananas assez bons. Les montagnes sontpresque par-tout couvertes de beaux arbres propres àtoutes lottes d’ouvrages , 8c même à mater des vais-seaux. II y en a un fort commun , qui est gros ,droit, & dont le bois est dur ; les feuilles & l‘écorceapprochent de celles dn châtaignier. 11 découle de cecarbre une résine que les habirans emploient à faireleurs flambeaux. Pour ramasser cette résine , Sc mêmepour la faire découler , ils creusent le tronc de Fai-ble , à trois ou quatre pieds au-dessus de terre , Scils y four une profonde & large ouverture > dom lebas reprefente une espece de récipient. En certainesaison de Fan née , ils allument du feu dans cette con-cavité : la chaleur détermine la liqueur à couler, & àremplir le récipient. De cette résine , ils enduisentdes coupeaux de bois fort minces , Sc ils les enve-loppent de longues feuilles d’arbre. Quand le tout estsec , ces coupeaux enduits de résine éclairent parfaite-ment une chambre ; mais aussi ils la remplissent bien-tôt de fumée. Dampier donne à cette résine le nomde goudron : d’autres Fappellent huile , parce que iamatière est d'abord liquide , Sc a la couleur de Phtisiede noix : eníuire este e st blanchâtre , & dans fa con-ìstance elle est roussátre. Elle a la même consistanceque le heu ne , Sc elle est d une odeur très-agréablc»Rien n’est plus commun à Pulo Condor que j a no j xd’aréque, Sc la feuille de bétel. Les Insulaires en portenttoujours dans des petits paquets ,& en mâchent cominuel-lemenr. * Journal littéraire , 1719.t. 14. z. part. p. 465.
On ne trouve dans cette isle que des poules sauva-ges & des ramiers. II y a beaucoup de ferpens Sc dclézards d’une grandeur monstrueuse. O11 en a tué de lalongueur de vingt-deux pieds , Sc plusieurs lézards ,que quelques-uns appellent Govenos , qui avoient septà huit pieds de longueur. Ce.qiPil y. a de plus curieuxdans certe isle, c’est le lézard Sc récureuil volant. Lelézard volant est petit, & n’a pas plus de sept à huitpouces de longueur. L écureuil est de la grandeur deceux qu’on voir en France. L’un & l’autre ont desailes fort courtes qui leur prennent le long du dos ,depuis les pâtes de devant jusqifà celles de derrière :Pécureuil les a couvertes d’un poil sort ras Sc soir fin :celles du lézard ne font qu’une pellicule toure unie. Onles voie voler d’arbre en-arbre à I a distance de vingt àtrente pas. On ne fait s’ils pourraient voler plus loin.Le lézard a au-dessus de la tête une bourse assez lon-gue & pointue par le bas. Elle s’enfle de rems etitems, fur-tout lorsqu’il vole. * Lettr. édif. t. 16. p. zS.
L’isle de Pulo Condor est soumise au roi de Cam-boge. Les Anglois l’avoìent achetée dans le siécle pré-cédent , & avoient bâti un fort à la tête du village.Ils avoient recherché cette iste, parce que , quoi-qu’elle ne vaille pas gtand’chofe , elle avoit un portassez bon , & dont la situation fur la route de la Chineleur étoit avantageuse. Mai s comme ils croient en pe-tit nombre dans le fort, Sc obligés de fe servirde soldats Malais , ils forent tous égorgés il y aenviron trente ans. Lent fore fut démoli , & on envoie encore aujourd’hui les ruines. Depuis ce tems-là l’ifle est rentrée fous Ia domination des Cambogiens.Quelquefois l’isle est entierement déserte. Les habirans.qui font des réfugiés de la terre ferme, s’en retour-nent à la Cochinchine. Quand ils sont dans cette jsièils s’occupent à la pêche , à faire de Phtisie de tortue'des flambeaux , des bordages Sc de la saumure , p 0LU -saler de petits poissons, semblables aux anchois quela mer y fournit en abondance. 3
Tom. IV. Ddddddd