PUY
cent livres chacune. II y a de plus dans cette ville unprieuré simple , de six cens livres de revenu J 8c un cou-vent de filles Cordelieres. * Piganìol, Deíc. de la France,tom. z. p. 291.
PUY D’ORBE > abbaye de France, au diocèse deLangres , à cinq lieues de Châtillon fur Seine , vers lecouchant d’hiver , & à deux ou environ de Montbard ,vers le nord. C’est: une abbaye de filles, de Tordre desaint Benoît, fondée par Ray nard , seigneur de Mont-bard , 8c dont la fondation fut confirmée par Guilene,évêque de Langres, Tan 1129, Ce prélat fit alors la dé-dicace de l’églìsc. La première abbeíle fut une nomméeAgnès. L’acte de ce tems-là déclare ce monastère situéin territorio Reomaensì. Le pere Vignier, Jésuite , a cruqu’il avoit d’abord été fondé dès le huitième siécle. Quoiqu’il en soit, c est une maison où saint François de Salesvint souvent : on montre encore aujourd’hui sa chaire,son confessionnal, plusieurs choses qui ont été à son usage,& d’autres originaux. Aux sollicitations de ce saint évê-que , ces religieuses se transportèrent à Châtillon furSeine. Elles y admirent depuis la réforme , par les foinsde la reine mere Anne d’Autriche , qui y envoya troisreligieuses du Val de Grâce. La reine avoit commencéà les bâtir ; mais elle ne vécut pas assez long-tems pourleur faire tout le bien qu’elle s’étoit proposé. Dom Mar-tene raconte , dans son premier voyage littéraire, plu-sieurs événemens miraculeux arrivés en ce lieu, concer-nant saint François de Sales.
PUY D’ORNANS, puy singulier > en France , dansla Franche-Comté , près d'Ornans. II croît tellementaux grandes pluies, que, quoiqu’ìl foie très-profond ,il regorge d’une maniéré prodigieuse, & jette une sigrande quantité d’ambre , qu'elle empoisonne lariviere de Louve. * Piganìol , Desc. de la France , t. 7.p. 478.
PUY PEROUX , bourg de France , dans l’Angou-rnois , élection de Cognac.
PUY DE PLOUGASTEL,puy singulier! en France,dans la Bretagne. 11 est dans la cour de Thôtellerie dupassage de Plougastel, entre Brest & Landernau. L’eaude ce puy monte quand la mer, qui est fort proche, des-cend ; 8c au contraire l’eau descend quand la mer monte.M. Robelin , habile mathématicien , examina ce pro-dige ; & en envoya à l’académie royale des sciences àParis une relation , avec une explication fort simple. Lefond du puy est un peu plus haut que le niveau de la baslemer, en quelque maniéré que ce soit : de là il arrive quePeau du puy qui peut s’écouler, s’écoule , Sc que le puydescend tandis que la mer commence à monter, ce quidure jusqu’à ce qu’elle soir arrivée au niveau du fond dupuy ; après cela, tanr que la mer continue à monter , iepuy monte avec elle. Quand la tner fe retire, il y a en-core un tems considérable , pendant lequel un r este del’eau de la mer, qui est entré dans les terres, les pénétrélentement > & tombe successivement dans le puy , quimonte encore , quoique la mer descende. Cette eau fefiltre si bien dans les terres > qu’elle y perd fa salure.Quand elle est épuisée. le puy commence à descendre ,& la mer achevé. Comme ce puy , qui n’a pas été creuséjusquíg l’eau vive , & qui n’est revêtu que d’un mur depierre feche . reçoit aussi des eaux d’une montagne voi-sine, quand la pluie a été abondante, il faut avoir égardaux changemens que ces eaux peuvent apporter à ce quine dépend que de la mer. Elles l’empêchent de tarir en-rierement en hiver. quand la mer est bue par une terretrop aride. * Hi/l . de l’académie royale des sciences ,ann. 1717.x. n.
PUY SALGUIER , château de France , dans le Bas-Languedoc , à deux lieues de Beziers. II est fait men-tion de ce château dans l’histoire de la guerre des Albi-geois , par Pierre. moine des Vaux de Cernay , sous lenom de Caflrum Podíi Soriguer in territorio Bit erre n/t.
PUY VALADOR , lieu de France, dans le Rouffil-lon , viguei-îe de Confians. C’est le lieu principal du paysde Capsir, qui faisoic autrefois partie de la Cerdaigne.Ce lieu est fortifié.
PUY DE VESSON, bois de France , dans la Bour-gogne , châtellenie de Vergy , maîtrise des eaux & forêtsde Dijon. 11 contient cinq cens quatre-vingt-neuf arpenstrois quarts.
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PUYCERDA , P mens , OU P odius - Ccretanus ,ville d’Espagne , le long des Pyrénées, dans la Cer-daigne , encre le Carol 3c la Segre. C’est une grandeville située dans une belle plaine, au pied des mon-tagnes , fermée de bonnes murailles, très-bien forti-fiée à la moderne , & habitée par des gens qui passentpour de forts & de vaillans hommes. On a fait encore audehors quelques ouvrages avances > comme un ouvrage acorne, & un autre à couronne > pour la meure en meil-leur état de défense. Le terroir des enviions est fertile estfruits : la chasse y est abondante, & l’on y prend entreautres des perdrix blanches très-délicates. On y voirdiverses forces d’herbes médicinales , & deux sourcesd’eau minérale, Tune froide, 3c i’autre chaud e..^-Délicesd’Espagne.
PUZANE, lieu fortifié aux environs de Constantino-ple, à ce qu’il paroîc par l’histoire Miscellanée, /. 12.que cite Ortelius, T ’besaur.
P Y.
PYCATA , nom d’un lieu dont Srrabon,/, 13. p,$88 ,faic mention. II devoit être dans la Troade ; mais lescommentateurs de Strabon soupçonnent qu’il pourroity avoir faute dans cet endroit.
PICNA , lieu quelque part dans la Grece. C’estThucydide , /. 8. p. 623. qui en parle dans son huitièmelivre. Quelques-uns ont voulu lire Pnix , ou Pnycepour Pycna , 3 c Ortelius, Thesaur. approuve cetteleçon.
'PYCNUS, fieuve'de Tisse de Crete : Ptolomée , /.c. 17. place son embouchure fur la côte septentrionale,entre Mima & Cydonis.
PYDARAS : Pline, L 4. c. 11. dit qu’on donnoicquelquefois ce nom au fleuve Athyras. Voyez Athyr as.
PYDES , ville Sc fleuve de la Pisidie, selon Etiennele géographe.
PYDIUS , fleuve de la Troade, à ce qu’il paroît parun passage de Thucydide , /. 8. p. 629.
1. PYDN A, ville de Macédoine, dans la Pierie, selonPtolomée > /. 3. c. 13, & Etienne le géographe qui dicqu’on la nommoit aussi Cydna. Cette ville étoit fur lacôte du golfe T herm&us , à quelques milles au nord deTembouchure de l’Aliacmon. Ce fut auprès de cette villeque les Romains gagnèrent fur Perfée la bataille qui micfin au royaume de Macédoine. Diodore de Sicile, l. 19.c. 44-Tite-Live , /. 44. c. 43. 3c Justin , /. 14 c. 6. fontaussi mention de cette ville. Les habitans sont nommésTtuS'fa.ïoi par Etienne le géographe , 8c Pydnass parTite-Live , /. 44. c. 4s. * Strabo , excetp. ]. 7. $ on nommoderne est Chirro. Strabon appelle cette ville Cirhron,nom approchant du moderne.
2. PYDN A, ville desRhodiens, selon Strabon,/. 10.
р. 471 .
3. PYDNA, montagne de Me de Crete. C’est Stra-bon , /. 10. p. 47r. qui en fait mention,
4. PYDNA, ou Pytna , ville & colline de Phrygie :Strabon, /. 1 o. p. 47 2. les place an voisinage du mont Ida.
PYENIS , ville de la Colchide, selon Etienne le géo-graphe.
PYGELA , ville de T Asie mineure , dans Tloiiie.Strabon dit que e étoit une petite ville où il y avoir untemple de Diane-Munychienne. Etienne le géographe lieaussi núyíXa , Pygela mais Pomponius Mêla, t.
с. 17. & Pline , L f. c. 29. écrivent Phygela , 8c déri-vent ce mordu grec , qui signifie fuite, comme sielle avoit été bâtie par des gens fugitifs. Srrabon , /. 14.p. 6 39, néanmoins donne à cette ville une autre origine.Selon Suidas, Pygela étoit fur la côte & dans le lieu oùTon s’embarqqoir pour passer dans Tisse de Crete; maisau lieu de Py gela , il écrit Phy gella.
PYGME’ES, peuples fabuleux : les anciens ont supposéqu’il s habitoient différens endroits de la terre, & qu’jj sn’avoient pas plus d une coudée de hauteur. Ils en ontmis dans TInde, dans TEthiopie 3c à Texrrémité de laScythie. Cette fable subsiste encore présentement. Com-bien de gens mettent des Pigmées dans les parties les pl usseptentrionales de la terre? Cependant il n’est pas pl llspossible de uouver des nationsentieres de Pygmces rued’en trouver qui ne soient composées que de GéansTlTom. IV. E e e e e e e