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est vrai que la plupart des nations qui habitent les terresarctiques, comme les Lapons & les Samoyedes, fontd’une petite taille ; ce qui provient du froid excessif & dela qualité des alimens,comme je l’ai remarqué à l’articleLaponie. Voyez ce mot. Mais ces peuples ont commu-nément trois coudées de hauteur, & quelquefois davan-tage. On en a vu même qui a voient jusqu’à quatre cou-dées , & qui égaloient ainsi la taille commune des autreshommes.
Bien des anciens n’ont pas ajouté foi aux Pygmées.Pline, l. 6. c. 30. dit simplement que quelques-unsavoiem rapporté que la nation des Pygmées habitoit dansles marais où le Nil prenoit fa source ; & Strabon, /. 17.les regarde absolument comme un peuple imaginaire.Cependant il semble qu’il est parié des Pygmées dans letexte latin d’Ezéchiel, c. 27. v. 11. & même le termehébreu Gamadim a quelque rapport à Pygmœi, puisqu’àla lettre il peut signifier des hommes d’une coudée. Mais,comme le remarque Dom Calmer, Ditl. qu’auroientfaitdes Pygmées furies muraillesdeTy r, poulies défendre; carc’est là où Ezéchiel les place, comme de bons guerriers?LesSepranre ont rendu Gamadim par da Gardes, commes’ils avoient lu Somerim. Symmaque a mis les Medes ,comme ayant lu Gam-Madai , &les Aíedes; le Chaldéenlit les Cappadociens. On potu roit, par un leger change-ment , lire Gomerim au lieu de Gamadim. Or les Gomc-rims font fort connus dans la Genèse parmi les enfans deJapher, Sc dans Ezéchiel, qui en parle comme d’unpeuple belliqueux. Pline , L 1. c. .91. fait mention d’uneviilede Phénicie, nommée Gamade.; à moins qu’il n’y airfaute dans son texte, & que Gamade n’y soit mise poiirGamale.
PYL , ouPeal , bourg d’Angleterre, dans l’iste deMan. II est situé fur la côte occidentale , avec unbon château. * Delices de la Grande-Bretagne. De l’Ijle,Atlas.
PYLACAÌ.UM, ville de la grande Phrygie : Ptolo-mée , l. y. c. 2. la place entre Themifonium & Sala.
1 PY L JE , ce mot latin vient du grec riv'Aa , qui signi -fie une porte, ou une colonne , soir de pierre de taille,soit de brique. On entend communément dans l’anciennegéographie, par le mot Pyi^e , des passages étroits entredes montagnes; & on appelle aussi ces passages Port /e,des portes , parce qu’elles sont comme les portes d’unlogis, par lesquelles il faut nécessairement entrer & sortir.Quelquefois ces passages sont l’ouvrage de la nature ;quelquefois ils font faits de main d’hommes dans desmontagnes que l’on a coupées ; ce qui répond au motClaustra des anciens, & à ce que nous appelions pré-sentement un Pas , un Port , un Col. Voyez ces mors.
r. PYL A,, lieu de, l’Arcadie, selon Etienne le géo-graphe. Pline, /. 4. c. 6. écrit P yljs. ; peut-être est-ce unefaute de copiste.
3. PI LAI , & Pseudopyl,® , isles du golfe Arabique :Pline, /. 6. c. 29. dit que les deux isles appellées Pseu-dopylvï, étoient au devant du port d’Isis , chez lesTroglodytes, & que les isles Pyl^e , qui étoient enpareil nombre , se trouvoienc au dedans du mêmeport.
4. PYLA ., montagnes d’Ethiopie , sous l’Egypte,selon Ptolomée, /. 4. c, 8.
y. PYLAÌ, lieu de la Bithynie , aux environs du golfeAstacène , selon Ortelius, Thefaur. qui cite Porphyro-genere.
PYLAè ALBANIZE. Voyez. PiL^ Sarmatica;.
PYLéE AMANICàE, ou Amanides. Voyez. Ama-nûs.
PYL/E CILICIA. Voyez. Amanus.
PYL Ai GETHIC 7 E , nom que les anciens ont donnéà un lieu de la Transylvanie , appellé aujourd’huiVa capii , par les Hongrois , Sc Eysnthor , par les Al-lemands. Ce dernier mot veut dire Porte de fer .* Ortel.Thés. f
PYLAì PERSIDES, ou Susiades , détroit célèbre,entre la Perfide & la Susiane, ce qui fait qu’on l’appelleindifféremment du nom de l’une ou de l’autre de ces con-tées. Diodore de Sicile, /. 17. o. 18. fe sert du mot Per-sides , Se Arríen , /. 3. c. 18. de celui de Susiades, Stra-bon > L 15, en parlant de cet endroit, le nomme Port^e-Persic*, ce q U j revient au même.
PYN
PYLAs SARMATICAè ; le mont Caucase borne 1 »Sarmatie au midi , & la sépare des. contrées voisines:Ptolomée,/. 5. c. 9. distingue dans cette fameuse montagnedeux passages étroits, donc l’un qui donnoit entrée dansl’iberie, s’appelloit Port* Caucasie, & l’aiitre quidonnoit entrée dans l’Albanie, s’appelloit Pyl.* Alba-NI*.
PYLjE SUSIADES. Voyez. PiLL Persides.
PYLAlA > ville de la Macédoine , dans la Trachinie ,à ce qu’il paroïr par un passage d’Hérodote, /. 7. n. 2 13.Elle étoit au pied du mont Oé'ca, selon Philostrate,/. 4. & Théophraste, Hift. Plantar. /. 9. Elle donnoitle nom au golfe Pylaïque, dont parle Strabon, l. 9.
р. 430.
PYL 7 EMENIA. Voyez. Paphlagonie.
PYLAAJS MONS, montagne de rifle de Leíbos»selon Strabon, L. 13.p.621.
PYLAICUS SINUS. Voyez. Pylaa.
PYL ARTES , montagne de lTssyrie , dans la contréeappellée Dyrrachium , selon VibiusSequester. * Ortel.Thefaur.
PYLENE , ville de l’Etolie , selosi Homère, Ca-talog. v. 146. Pline , /. 4. c. 2. la place sur le golfede Corinthe; & Strabon nous apprend qu’elîe chan-gea de nom, &prit celui de Proschium , quand onla changea de place pour la bâtir fur les hauteurs duvoisinage.
PYLLEON, ville de Thessalie , à ce qu’il paroît parun passage de Tite-Live, l. 42. c. 42.
PYLQRA, isle de la Carmanic, selon Arnen,/»Indie. n. 37.
PYLOROS , ville de l’ifle de Crete. Pline, /. 4, c. 12.la met dans les terres ; mais comme il est le seul qui enfasse mention, le Pere Hardouin soupçonne qu’il faut lireElyros , parce qu’Etienne le géographe marque uneville de ce nom dans fisse de Crete. Peut-être aussi ,ajoute le Pere Hardouin, Pline a-t il écrit Pyioros pourOleros, qu’Etienne le géographe met pareillement dansla même ifle , 011 pour Alloros , ville dont il est parlédans Gruter , p. yoy. Cependant, non-seulemenc lesexemplaires imprimés, mais encore tous les manuscritsde Pline portent Pyloros.
PYLUM , ou Pylon , ville de Macédoine. Orteliusdit que Strabon semble la placer aux confins de f Illyrie.Mais Strabon,/. 7. p. 325. ne dit point que Pylon fût uneville : il en fait un lieu qui étoit la borne entre la Ma-cédoine & rillyrie.
PYLUS, ville du Péloponnèfe, dans la Messenie, &que Ptolomée, /. 3. c. 1 6. marque entre l’embouchuredu fleuve Sela Sc le promontoire Coryphasium, MaisStrabon, /. 8.p. 5 59. connoît trois villes appellées Pylusdans le Peloponnèfe : l’une se trouvoit dans l’Elide, prèsdu mont Scollis, faune dans la Messenie, près du pro-montoire Coryphasium , & la troisième dans la Trìphy-lie , aux confins de f Arcadie. Les habitans de chacune d«ces villes soutenoient que c’étoit la leur qui a volt ancien-nement été nommée Emathœntus, Sc qui a volt été lapatrie de Nestor ; mais Strabon juge que la ville Pylusdela Triphylie étoit la patrie de Nestor, parce que le fleuveAI phée couloir dans la contrée où elle étoit bâtie. IIdonne à cette Pylus , les surnoms de Lcpreaticus , Trì-phylìacus, Sc Arcadhis, quoique Paufanias, Eliac. 2.
с. 22. dise positivement qu’il ne connoissoit dans f Arca-die aucune ville nommée Pylus. La ville Pylus de Messe-nie est la même que la Nelea d’Homere, scion Paufa-nias : la même ville est nommée Pylus Se Abarmus dansles exemplaires latins de Ptolomée ; mais Orteliuscroît qu’au lieu d ’Abarmus il faut lire Abarinus,commelisent Gémisle & Sophien. Etienne le géographe donneà la ville Pylus de Messenie le nom de Coryphasiumyquoique Pylus & Coryphasium fussent deux lieux di-stincts , mais pourtant voisins. On croie que Pylus estNavarin. Voyez ce mot.
PYLUS ABARMUS. Voyez Pylus.
PYLUS ARCACIUS. Voyez Pylus.
PYLUS LEPREATICUS-Fityc^. Pylus.
PYLUS MESSENIACUS.%fî. Pylus.
PYLUS TRIPHYLIACUS. Voyez Pylus.
PYNDIS, ville de f Ethiopie , sous f Egypte, selonPline, l. 6. e. 29.