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Enfin Varron ajoute que sur chacune de ces plaques debronze, il y avoir quatre autres Pyramides ck quatrecens pieds de hauteur , lesquelles portoient à leur tourun second plan, sur lequel e'toient cinq Pyramides, dontil ne dit pas la hauteur.
PYRAMIDE D fi RHODOPE, Pyramide d’-Egypte,dans le champ des Momies. C est la plus considérable decelles qui sont dans ce champ, le tems ayant presque en-tierement détruit les autres, qui ne font plus que desmonceaux de fable , cc nom que la figure de ce qu’ellesont été autrefois. Elle est bâtie en forme de pavillon , Scles François disent que ce fut Rhodope, fameuse courti-sane , qui la fit élever de l’argent qu’elle avoir gagné auxdépens de son honneur. Mais c’esi fans doute une erreur,du moins fi ce que Pline dit est vrai, que la Pyramide deRhodope étoit petite , quoique Railleurs très-belle , cequi ne peut convenir à celle-ci, puisqu’elle est une desplus grandes qui soient en Egypte. Si elle avoir été ache-vée,elle ne céderoit point en beauté aux trois principales.En montant au haut, on compte cent quarante-huit de-grés de fort grandes pierres, tels que font ceux de la plusgrande Pyramide. La plate-forme qui est au sommet n'estpas unie , les pierres y étant posées fans aucun ordre,d’où il est aisé de juger qu’elie n’a point été achevée; &cependant elle paroît beaucoup plus ancienne que lesautres : car les pierres font presque toutes mangées, Sctombent, pour ainst dire, en pondre. Elle a de chaquecôté six cens quarante-trois pieds. Son entrée est au quartde fa hauteur , Sc tournée vers le nord , comme celle dela grande. Elle est à trois cens seize pieds de l’extrémiréorientale , Sc par conséquent à trois cens vingt-scpt piedsdel extrémité occidentale. 11 n’y a qu’une feule allée, quia de largeur trois pieds Sc demi, Sc quatre pieds de hau-teur. Elle va en descendant l’espace de deux cens soi-xanre-sept pieds, & aboutit à une sale, dont la voûte estfaite en dos d’âne. Sa longueur est de vingt-sept pieds ôcdemi, & fa largeur d’onze pieds. Au coin de la sale il y a■une autre allée parallèle à l’horizon de trois de largeur »d’égale hauteur, 8c de neuf pieds & demi de longueur.Elle conduit à une autre chambre , qui a vingt-un piedsde longueur, onze de largeur , Sc dont la voûte, qui estfaite en dos d’ine, est extrêmement haute. Cette chambrea du côté d’occident, où s’étend fa longueur, une fenêtrecarrée à vingt-quatre pieds & un tiersau-deíïus du pavé:par cette fenêtre on entre dans une allée assez large,à hau-teur d’homme, qui est parallèle à l’horizon, &qui a treizepieds Sc deux pouces de longueur. Au bout de cette alléeest une grande sale > dont la voûte est aussi faite en dosd’âne. Sa longueur est de vingt-six pieds huit pouces, &fa largeur de vingt-quatre pieds un pouce. Le fond oupavé est de roche vive, qui avance de tous côtés inégale-ment , & laisse seulement un peu d’espace uni dans lemilieu , qui est entouré de tous côtés du rocher, &beaucoup plus bas que ne font l’entréc de la sale Scle bas de la muraille. * Le P. Vanjlsb , relat. d’Egypte,p. ty 1.
PYRAMUS > fleuve de la Cilicie, selon Ptolomée,/. 5. c. 8. Sc Pline, /. $.c. 27. Etienne le géographe ditqu’011 l’appeiloit anciennement Leucofyrus. Le nom mo-derne , selon Niger, est Malmiftra. Le nom de ce fleuveest corrompu dans Polybe, /. 11. & dans Plurarque, inAlexandro ; car le premier écrit Fydus , & le secondPindarus.
PYRANTPIUS : Etienne le géographe donne cenom à un lieu de l’isle de Crete , qu’il ne fait s’il doitíippeller ville ou village. Ce lieu étoit au voisinage deGortvna.
PYR ASUS, ville de Grece, dans la Thessalie. Strabon,
l. 9 p. 4 35. dit quelle avoit un port commode, & qu’elleétoit à vingt stades de la ville de Thébes. On croît com-munément que c’est la même que Demerriade. Voyez,Demetriade , n° 1.
PYRENzEA, ville de la Loctide, selon Etienne legéographe. Voyez. Pyron/EA.
PYRENAÌA VENUS. Voyez Aphrodisium , n° 3.
PYRENfiEfiE ALPES , nom qu’Ortelius, qui citeGellius , ex Varrone , donne aux monts Pyrénées. L’au-teur de la vie de Louis le Débonnaire donne le même nom* ces montagnes, selon un passage de cet auteur, cité
par M. de Marca, Hisp. L 38. c. 1. Voyez. Pyré-nées.
PYRENfiEÛM SUMMUM , lieu d’Espagne , dansles Pyrénées : ^itinéraire d’Antonin le met fui la routede Nîmes à Castulo,entre le lieu ad Centuriones Sc Jun-caria ,, à cinq milles du premier de ces lieux, & à seizemilles du second.
PYRENAEUS MONS , montagne de la Germanie ,Sc qui fait.partie des Alpes , selon Orteiius. II cite pourgarans Appien , le panégyrique de Pline , Séneque,Denis le Péricgete, Ôc une épigramme de Bassus. Maisce qu’il y a d’étonnant, c’est qu'aucun de ces auteurs nepeut appuyer le sentiment d’Onelius. Voici ce qui l’atrompé. Appien, de Bellis Hisp. p. ryy. s’est servi determes peu précis dans fa description des Pyrénées,qu’il etend depuis la mer deTyrrhène jusqu’à l’Océanseptentrional ; Orteiius a cru sans doute que par cetOcéan septentrional, Appien vouloir parler de EOcéangermanique, ou mer du Nord , au lieu qu’il entendla mer qui est au nord de l’Océan atlantique. Cetteméprise une fois faite , Ortdius s ’esl persuadé quetoutes les autres autorités confitmoient ce qu’Appiensembloit avoir dit ; mais dans le fond, à les exami-ner toutes séparément, jl n’y en a pas une qui metteun mont Pyrenée dans les Alpes. Voici entre autres lepassage de Séneque , Consolât, ad Helviam. c. 6. Pyre-n&iis Germanorum transitas non inhibait. Or étoit-ilplus difficile aux Germains de passer les Pyrénées, Scde pénétrer en Espagne, que de transporter les Py-rénées dans la Germanie ?
PYRENzEUS SALTUS. Cornélius Nepos ,in Han-nìbal. donne ces noms aux monts Pyrénées , ou plu-tôt à cette partie des monts Pyrénées que traversaAnnibal, lorsqu’il passa d’Espagne dans la Gaule , pourse rendre en Italie. Tire-Lite, l. 21. c. 23. en rap-portant ce même trait de Hii/loire, se sert auffi dumême mot Pyrenais Saltus , pour désigner cette mon-tagne.
1. PYRENE, Voyez. Pyrénées.
2. PYRENE, ville de la Gaule Celtique : Héro-dote, L z. n. 23. dit que le Danube prenoit sa sourceauprès de cette ville,
PYRENEES, .montâgnes d’Europe , aux frontièresde la France Sc de l’Espagne , dont elles font la sépara-tion. Elles ont toujours été réputées la borne natu-relle de ces deux états. Mons ille , dit Strabon, /. 3.contimtur ab Auflro versus Boream porretlus Gal-lïam ab Hispania dirimit. Ce que Silius Italiens ex-prime dans ces vers :
Pyrene celsa Nhnbrofi verticis arce
Divisos Celtis longé prospectât Iberos ,
Atque œterna tenet magnis divortia terris.
Pline, /. 3. c. 3. dit la même chose , Sc nous marqueles bornes précises de cette séparation ; Pjrend Mon-tes , dit-il, Hispanias Galliasque difierminant , pro-montoriis in duo diversa maria projeílis. II veut par-ler du promontoire de Venus, ou Aphrodisium, quis’avance dans la mer Méditerranée , & du promon-toire Olearso ou Oeaso , qui avance dans l’Océan.O11 donne deux origines différentes du nom de cesmontagnes : l’une est fabuleuse. Les poètes ont feintqu’Heicule passant, leur donna le nom de Pyratne en1 honneur de la fille du roi des Bebrices qu’il avoitaimée. L’autre est fondée fur le témoignage de Di®-dore de Sicile, & de divers autres anciens écrivains,lis dérivent le nom Pyratne du grec nvpce qui signifiedu feu , Sc ils prétendent qu’il a été occasionné parun fameux embrasement causé par dés bergers , quimirent le feu aux forêts qui couvrent ces montagnes.Arillote, de Mirandis Auscultât, parle de cet embra-sement. Silius Italie. Punicor. 1 . 3. v.420, Sc suiv.
Les monts Pyrénées s’étendent depuis la mer Mé-diterranée jusqu’à l’Océan , l’espace de quatre-vingt-cinq lieues en longueur : la largeur est différente selonles lieux , & la plus grande est de quarante lieues.Ils commencent au port de Vendre*, dans le Rous-