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Tome quatrième. M - P.
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sillon , sur la Méditerranée , & à Saint Jean dc Luz ,dans la Biscaye françoisc , fur l’Océan , d’où elles dé-tendent jusqu’à Saint Sébastien, fameux port de mer,dans la Biscaye espagnole ; à Pampelune , dans la Na-varre-, à Venasca, dans l’Aragon z à Lerida Sc à Tot-tose , dans la Catalogne. Tout le terrein que ces mon-tagnes occupent est partagé aujourd'hui entre la France& l’Espagne. La France y a cinq petits pays, qui fontune partie de la Biscaye , la principauté de Bearn, Sc lescomtés de Bigorre, de Comminges & de Rouffillon»L'Espagne y possede quatre provinces, qui font l’autrepartie de la Biscaye , la Navarre , l’Aragon Sc la Cata-logne. * Délices d’Espagne.

Ces montagnes ont divers noms, selon les diverslieux qu’elles avoisinent. Vers le RouíTillon elles fepartagent en deux branches, dont celle qui sépare cecomté du Languedoc,s’appelle Anti-Pyrenée, & cellequi le sépare de la Catalogne fe nomme Col de Per-mis, quoique ce mot de Col signifie proprement lespassages étroits qui font dans ces montagnes. II y a dumême côté Monte -Canigo , Sierra de Guara ,Col de la Prexa , Col de l’Argentiere , ScPorto de Viella. Celles qu’on volt entre la Gas-cogne & l’Aragon, font les montagnes de Jacca &de Sainte Christine. Enfin celles qui s’érendentdans la Navarre , Rappellent les montagnes d’Adula &de Roncevaux.

Toutes les montagnes de l’Espagne ne font que desrameaux des Pyrénées qui font très-hautes, & si fer-rées, qu’elles laistent à peine cinq routes étroites pourpasser de France eu Espagne. On n’y peut même allerqu’à pied , ou bien avec des mulets accoutumés àgrimper fur ces hauteurs , où un cavalier peu expéri-menté courroit risque mille fois de se rompre le couavec six monture. Toutes ces montagnes font coupéespar un grand nombre de vallées , & couvertes de hautesforêts , la plupart de pins. La Sierra d’Occa, autre-fois Idubeda , est une autre branche de montagnes quifort des Pyrénées.

PYRETON. Voyez Porata.

PYREUM MAGNUM, lieu de la Pcrse-Armenie,selon Procope , Persicor. L r. c. 2.4. qui dir que lesMages y gardoient un feu perpétuel , y offraient dessacrifices, & y consultoient l’oracle. Les Perses ado-roient ce feu comme leur Dieu. C’éroit le plus grandde leurs dieux , & c’étoit le même feu que les Ro-mains révéraient fous le nom de Vesta. Strabon , /. ly.p. 733 qui nomme ce feu, Pyratheia , dit que c’étoitune grande enceinte , an milieu dc laquelle il y avoitun autel où les Mages conservoient le feu perpétueldont parle Procope. Onelius soupçonne que ce Py-reum pourroit être la même chose qu’ÛRCHOA & U r.Voyez Orchoa & Ur.

PYRGANUM, lieu maritime de la Toscane , selonOrtelius, qui cite l’irinéraire d’Antonin. II ajoute quece lieu étoit entre Rome & Gravises, & qu’Antoninle nommoir aussi Pyrgi. Ce dernier nom est connudans sédition des Aides, dans celle des Juntes, danscelle de Surira, & dans celle qu’a publié Schelstrate;mais dans aucune on ne trouve Pyrganum. CommeOrtelius fe fervoit d’un manuscrit de l’itinéraire d’An-tonin , il pourroit fort bien fe faire que Pyrganumferoir une faute de copiste. Voyez Pyrgi.

PYRGENSES , peuples du Péloponncfe, dans l’A-cha:e propre , selon Pline , l. 4. c. 6. Leur ville senommoit Pyrgos. Hérodote, /. 4. n. 148. en parle,& la met dans l’Arcadie.

PYRGE88A, bourgade d’Italie , selon Etienne legéographe.

i- PYRGI, ville d’Italie, dans la Toscane , fur lacôte , selon Pline, /. 3. c. y. Virgile, JEneïd. I. 10.v. 184. donne à cette ville le surnom de Veteres :

Et Pyrgi veteres , intempejhsiqiie Gr avise a.

Tite-Live, /. 36. 3, nous apprend que c’étoit nue

colonie Romaine. Ptoloinée, /. 3. c . 1. la place entreCiiftrum Novum Sc Alftum ; Sc dans l’itinéraire d’An-tonin elle est marquée fur la route Auréiienue , entre

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dd Turres Gajìruyn EJovum , a douze milles de 1 apremiere d<*ces places , & à huit milles de la seconde,Quelques-unS croient que le nom moderne est SantaMarinella , parce que Féglise de ce lieu s’appelîeSta Maria de Territorio Purgano.

z. PYRGI, ville de la Messénie, selon Etienne legéographe. Ortelius croie que c’est l a ville de Pyr*gos qu’Hérodote met dans l’Arcadie, Lc dont Plineappelle les habitans Pyrgenses. Tire-Live , /. c. 3 2,mec dans l’Elide un lieu fortifié , nommé Pyrg us 3 Sc.Polybe,/. 3. n. 77. connoîc une ville de même nomdans la Triphylie. Peut-être, ajoute Ortelius, est-stquestion dans tous ces auteurs du même lieu ; cartoutes ces contrées étoient voisines.

PYRGUS, Mercator, dans fa carte de l'Europe,nomme une ville de la Marmarique Pyrgus, & dixque le nom moderne est Barda. Je ne connois pour-tant, dit Ortelius, aucun écrivain où fe trouve lenom ancien que Mercator donne à cette ville.

PYRI. Voyez Tapyri.

PYRI MONS , montagne de la Germanie, selonAmmien Matcellin, L 28. c. z. Quelques-uns préten-dent que c’est la ville de Spire : d’autres disent quec’est Knytlinger - Staig , mais François Junius l’entendde la montagne Heyligberg, au voisinage de la ville deHeydelberg. Si quelqu’une de ces opinions est vérita-ble , c’est: celle de Junius ; du moins c’est celle quis’accorde le mieux avec Ammien Marcellin, qui ditque Pyri-Mons étoit au-delà du Rhin. De Val-lois, dans son édition d’Ammien Marcellin, écrit iriMante Piri , au lieu de in Pyri Monte,,

PYRINTHUS, viiie de la Carie. C’est Etienne legéographe qui la connoît ; sédition des Aides lit Py-rindus pour Pyrinthus.

PYRIPHLEGETON , fleuve d Italie, selon Orre-lius, qui cite Lycophron. Aristote , in Mirabil. semblemettre un fleuve de même nom au voisinage de l’E-»piie ; mais dans cet endroit d’Aristote meíeo n’est pasun nom propre : il veut dire - Comment. Car puis-qu’il ajoute oue ce fleuve étoit près de Crimes, ilne pouvoir We au voisinage de l’Epire. Strabon, l, yp. 244. place auss le Pyriphlegeton au voisinage deCrimes. Ainsi il n’y a pas de doute que ce ne soit lemême fleuve. Ortelius croît que par ce fleuve on en-tend les eaux sulfureuses de Pouzzol.

PYRISABORA. Voyez Bersaeora.

PYRI88H. Voyez PirustvE.

PYRITZ, ville d’Allemagne, dans la Poméranie ,au duché de Stettin, au midi du lac de Maldui, doncelle n’est guère qu’à une lieue. * Jaillot, Atlas.

PYRMARAAS, village de Perse, à trois lieues deScamachie. Olearius, dans son voyage de Perse , /. 4,p. 377. dit que ce lieu est fort célèbre, à cause d’unprétendu saint du pays, nommé Seid-Ibrahim, doncon voie la sépulture. Les Perses disent que ce saintest fort ancien, & qu’il a toujours été tellement ré-véré , queTamerlan , qui 11e respectoit rien, ne vou-lut point toucher à son sépulcre , quoiqu’il ruinâttout ce qui se rencontrait en son chemin. Ce bâti-ment a des murailles Sc deux coûts comme un châ-teau. Quelque envie qu’eût Oléarius de le voir, onne lui permit que Feutrée de la premiere cour, quiétoit remplie de pierres carrées , dressées debout *pour distinguer les fosses des particuliers. II ajoutequ’ayant trouvé le moyen d’y retourner fans qp’onl’obfervâr, il fe glissa dans la seconde cour , où ilcopia plusieurs inscriptions arabes. II fe hazarda en-suite d’ouvrir la porte qui menoit dans le bâtiment,& qui n’étoit fermée que d’une cheville. Ce bâtimentétoit composé de plusieurs appânemens voûtés, quine recevoienr le jour que par quelques pérîtes fe-nêtres. II y avoit dans le premier un tombeau élevéde deux pieds. vis-à-vis de la porte , avec deux de-grés pour y monter. Ce tombeau etoit ferme d’unebalustrade en grille de fer. A main gauche on en-trait par une porte dans une grande galerie bienclaire , dont les murailles étoient blanchies, Sc 1gplancher couvert de beaux tapis. A la droite il yavoit dans un autre appartement voûté huit tomb/i