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niaines , où sc rendent les Arabes &c tes ‘Bereberes de lacontrée, comme áTedsi,&it y vient des marchands duquartiers des Nègres, pour acheter de gros draps du paysqui font fort étroits. Les habitans font basanés, parce qu'ilss’allient souvent avec leurs voisins les Nègres. Ils se traitentcomme ceux du Tarudant. Lesíemmes y font fort agréablesquoiqu’un peu brunes. Les campagnes du côté de la Numi-die étoient autrefois habitées d'Arabesqui étoient fortpuisens, & qui renoient ìe parti des cherifs ; Mahomet, roide Maroc, les transporta avec leurs troupeaux & leurs fa-milles dans la province de Trémécen , fou pour les récom-penser de leurs services, soit pour ne les avoir point si pro-ches de lui. 11 leur donna un fort bon pays à habiter ; maislorsque Buhaçon défit le fils du chéris, ils'furent tous taillésen pièces par ceux de Fez , fans qu i! soit relié un seul hommed’une nation si belliqueuse.* Marmol, Boyau- Marocco. 1 . 3,c. 28 , pag. 41.
1. TAGARA , ville de l’Inde , en-deçà du Gange , selonPtolomée , L-* ,c. 1. Elle étoit dans les terres au couchantdu'fleuve Bynda , entre Sarifabis & Bettana.
2. TAGARA. VovczTagaraïensis.
TAGARAIENS 1 S, Tagaritanus ou Tagatensis,
siège épiscopal d’Afrique , dans la Byzacène , selon la no-tice des évêchés d’Afriqne. Dans lu conférence de Carthage,r,°. 101 , Félix est qualifié eptscopus ‘Tagaratenfis. Il ne fautpas confondre ce siège avec celui de Tagarata , ville de laprovince proconfulaire. Peut-être que l'évêque, qui, dansla lettre fynodique des peres de la Byzacène, dans le concilede Latran , fe qualifie eptscopus Tagatensis , étoit - il évêquedu siège dont nous parlons.
TÁGARATENSIS , siège épiscopal d’Aftique , dans laprovince proconsulaire , selon la notice des évêchés d'Asti-que, où ion évêque est nommé Honoratus Tagaratenjis.Dans la conférence de Carthage, 1 zS , l’évêque de cesiège est appelle Lucius episcopus civitatis Tagaratenjis.
TAGARBALENSIS , siège épiscopal d’Afrique , dans laByzacène. La notice des évêchés d’Afrique nomme son évê-que Fortunatianus. Peut-être est-ce la ville Jgarlaba de l’iti-tinéraire d’Amonin.
TAGASENSIS , siège épiscopal d’Afrique, dans la By-zacène. Parmi les évêques qui souscrivirent à la lettre adres-sée à l’empereur Constantin , on trouve Secundus , évêquede ce lieu. * Harduin. Collect. conc. t. 3, p 739.
TAGASTE, ville d’Aftique, dans la Numidie, entreHtppone & Sicca-Veneria. C’éroir un siège épiscopal qui asubsisté même long-rems après les ruines de Carthage &d’Hippone. Cette ville a été encore célébré par la nais-sance de saint Augustin & de saint Alype son ami, dont lepere en étoit le premier magistrat. Saint Alype en fut faicévêque vers le commencement de Fan 394, avant que laintAugustin , qui étoit plus âgé que lui d’ailleurs, fut évêqued’Hippone. Saint Augustin y naquit de sainte Monique, quiétojt austì du mètne lieu , le 13 de novembre 3 54; maisclien’y mourut pas , & son corps n’y fut pas reporté. VoyezTagastensis. * Baìllet , Topogr. des Saints , pag.476.
1 AGASTENSIS, siège épiscopal d’Afrique, OU son évê-que est appelié Januarius. La conférence de Carthage ,«°. 135 , lait atilíì mention de ce siège dont levêque estnommé A.lypius. Le nom de la ville est Tagaste. L’itiné-rnire d’Antonin la marque fur la route d’Hippone à Cartha-ge , entre Hippone & Naraggara , à cinquante-rrois millesde la premiere de ces villes , à vingt-cmq de la íeconde.Pline a austì? connu cette ville qu’il nomme Tagestenfe op-pidum.
TAGAT, montagne d’Afrique, au royaume de Fez.Cette montagne est fore longue & étroite. Elle est située àdeux lieues de Fez > du côté du couchant, & s’étend vers lelevant jusqu a la riviere de Bunacer ì’efpacc de deux penteslieues. Toute la face de la montagne qui regarde la ville defez, est couverte de vignes ; mais de l’autre ccté, austì bit nque fur le sommet, ce font des terres labourables. La pinsgrande partie de ces vignes font aux habitans de Fez : les rai-sins & les autres fruits qui y naissent n’ont pas de goût parcequ’ils font prématurés. Les habitans demeurent dans des ha-meaux , & font tous gens de travail, & toujours dans lacampagne , de Forte qu’il n’y a ni bourg , ni château. Tousles hivers il y a de pauvres habitans de Fez qui viennent dansces montagnes chercher des trésors qu’ils prétendent que lesRomains y ont laisiès à leur départ. Ils disent qu’ils ont des
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mémoires qui contiennent les endroits où ils font, fans qu’onles paille guérir de cette opinion qu’ils ont sucée de pere enfils. Ils disent que ces trésors (ont enchantés, & qu’on ne lestrouvera point que l’enchantement ne soit fini; cependant il ya plusieurs siécles qu’ils perdent leur tems & leur bien à cettevaine recherche , tant cette chimère est enracinée dans l’ef-prit de ces brutaux, qui font grand état des livres qui entraitent. * àzMv/, Royaume de Fez,l. 4, c. 36, pag.203.
TAGAUDA. Voyez Tigauda,
TAGAZA, ville dans i’Afrique, au royaume de Fez. Elleest fort petite , n’étant composée que d’environ six cents ha-bitans. On la trouve íur le bord de la riviere Tagate, a unedemi-lieue de la mer Méditerranée. Cette ville lut bâtie parles anciens Africains. Le pays d’alentour est monrueux &plein de rochers , ce qui oblige les habitans à faire venir parmer tout ce qui leur faut. La pêche, quelques petites vignes& jardins qu’ils ont fur le bord de la riviere, font tout leurcommerce. Leur manger ordinaire est du pain d’orge & dessardines, avec quelques herbes potagères, parce qu’ils n’oncpoint de viande. Leurs coutumes & façons de vivre son rbrutales , & ils sont ennemis mortels des chrétiens, commetout le reste de la province. Ptolomée met l’embouchuredela riviere Tagate , à 8 d 30" de longitude, & à 3 s d de lati-tude , fous le nom de Talud.
1. TAGE , fleuve d’Espagne , en latin Tagus , &fameux autrefois par For qu’il rouloit avec son sable.Ostittm T agi amnis , dit Pomponius Mêla, l. 3 , c. 1 ,aurutn gemmasque gignentïs ; Pline, /. 4, c. 22 , dit Tagusauriferis arenis celebratur ; & dans un autre endroit,/. 3 3 , cap. 4, il donne le Tâge pour preuve qu’on trouvede l’or dans certains fleuves. Ovide, Metamorpb. I. 2 ,y. 251, parle austì de l’or du Tage ;
1,
Quoique fuo Tagus amne vebit , fluit ignibus aurum.
EtSilius Italiens4, v, 234, compare le Tage avec lePactole ,
Heic certant , Pactole , tibi Dnriusque Tagus que.
Quelques-uns disent qu’aujourd’hui il ne se trouve plusd’or dans le Tage; d’autres prétendent qu’on y en voir en-core ; mais qu’on le néglige, tk qu’il est même défendu dele chercher , de crainte que les labiés qu’on remueroit nevinlsent à porter du préjudice aux terres labourées qui fontbaises. Ce qu’il y a de certain , c’est que la couronne & lesceptre des rois de Portugal sont faits de l’or qui a ététrouvé dans le Tage. Ce fleuve a fa source dans la partieorientale de la nouvelle Castille , aux confins du royaumed’Aragon. il traverse toute la Castille de l’orient à l’occi-dent, & il baigne Tolède : de-là il pase à Almaraz & àAlcantara dans l’Estramadoure d’Espagne, d'où, entrantdans l’Estramadoure de Portugal, il lave Santaren, &va former un petit golfe d’une lieue de largeur, qui sertde port à Lisbonne ; tk deux lieues au dessous il se dé-charge dans l’Océan Atlantique. La marée monte à Lis-bonne ordinairement douze pieds à pic, & plus de dixlieues en avant vers fa source. Le Tage est abondant enpoisson : la marée y en jette une grande quantité de fortgros & de fort délicats. Les plus estimés font les alo-ses ; & c’est peut-être pour cette raison que les Phéniciens,qui occupèrent autrefois la Lusitanìe , donnerent à ce fleuvele nom de Tag ou Dag , qui en leur langue signifie pois-son , au lieu que les naturels ou anciens habitans du paysl’appelloient Perça ou Perkes. * P.esendius , Antiq. 1 . 2.Délices de Portugal , p- 832.
2. TAGE , ville de l’Arabie heureuse , fur la route dsMoka à la cour du roi d’Yemen , entre Manzeri & Man-zuel, à dix-huit lieues de la premiers de ces villes. Laville de Tage est fort renommée dans le pays. Elle estgrande & fermée de belles murailles, qu’on dit être un ou-vrage des Turcs. Il y a fur une montagne qui commandela ville un bon château , qui paroît de six lieues de loin, &qui est garni de trente gros canons de fonte. C’est là qu’onmet ordinairement les prisonniers d’état. O11 a prati-qué plusieurs jardins fur le penchant de cette montagne.Ils font un bel ester à la vue & fournissent à 1a villede grandes commodités. U y a neuf ou dix belles mos-quées