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Tome sixième. T - Z.
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.... Purit mugitibus atherConcujfus, fily&que & ficci ripa Tanagri .

Mais ou les choses ont changé depuis le rems de Virgile, ouce poète ne connoiiíoit ce fleuve que de nom : reproche quel’on peut faire également à Pomponius Sabinus, qui fait untorrent du Tanager. Celfus Cittadinus écrivant à Ortéhus,nie absolument que ce fleuve (ou un torrent, qui n’a d'eauque dans le rems des pluies. Le Tanager, dit-il, présente-ment le Negro , est un fleuve qui en reçoit d’aucres dans (onlit ; entr'autres un que l’on appelle la Botta di P.icerno , ainsinommé de l’ancienne ville Picernum , qui est aujourd hui ádemi ruinée, Sc auprès de laquelle il prend fa source. LeTanager a la sienne dans le mont Alburne, maintenant, ilmonte Pofiiglione , & il se jette dans le Siler , connu mainte-nant tous le nom de Selo ; peut-être Virgile a-t-il appelle leTanager Siccus , parce qu’il se perd sous terre pendant unespace de quatre milles, & non pas de vingt milles commele dit Pline, /. a, c. 3.

1. TANAGRA , ville de Gréce , dans la Bceotie. Dicear-que la met au nombre des villes situées fur l’E uripe : Strabonnéanmoins, l. 7 ,p\ 400,403 & yio , 6c Ptolomée , l. 3 ,c. 15 , la marquent à quelque distance de la mer, quoiqueson territoire pût s’érendre jusqu à la cote. Tanagra étoit àcent trente de la ville Oropus , à deux cents de celle de Pla-tea. Etienne le géographe dit que la ville de Tanagra estnommée par Homère, qu auparavant on l’appelloitPœmandna , Sc qu’Aristote lui donne le nom á’Oropus. Lemême Etienne le géographe appelle cette ville Gepbyra dansun autre endroit, & Strabon donne à ses habitans le nom deGephyréens.

2. TANAGRA , ville de la Perfide. Elle étoit dans les

terres , selon Ptolomée , 6, c. 4 , qui la marque au voisi-

nage d'Ozoa Sc de Marafium.

3. TANAGRA, lieu qu Etienne le géographe met auprèsá’Oropus , fur le bord de la mer.

4. TANAGRA , ville dont parle Stace dans fa The-*baide , /. 7 , v. 234 , Sc à laquelle il donne l’épithete

de Gelida.

M elle sagittiferos gelida de colle Tanagra,

Pronmet ecce Dry as.

Lutatius, commentateur de Stace, fait de cette Tanagra uneville de l’Eubée, Sc ajoute, je ne fais fur quoi fondé , que lenom moderne est Penanoria.

TANAGRjEA ou Gr^ea , ville de l’Eubée , dans l’E-rétrie, selon Etienne le géographe , qui dit qu’on écrivoitGraa par aphérèse pour Tanagraa. Voyez Tanagra ,n° 1.

TAN AH, nom d'une iíle des Indes, oùcroistent les can-nes , dont la racine est le thabaschir, qui est une espèce decraie blanche. Le géographe Pet sien écrit dans son premierclimat, que Tanah est un lieu des Indes situé fur le bord dela mer, dont les habitans ne font ni juifs, ni chrétiens, nimusulmans, & qu’on ne l’appelle iíle , qu à cause qu’il estentouré d’eau ; mais qu’fl n’est pas détaché du continent. Ildit atilsi que c’est de-lá qu’on apporte le meilleur thabaschirqui fou dans l’Orient, que l’on trouve dans la plaine, & dansles montagnes circonvoisines. * D’Herbelot, Bibl. orient,p. 850.

1. TANAIS, fleuve que Ptolomée, /. $ , c. 9 , Pline,/. 3 , c. 1 , Sc la plûpart des anciens géographes donnentpour la borne de l’Europe & de l’Asie. Il écoit appelle Sylusou Silis par les habitans du pays, selon Pline, /. 6 , c, 7, &Eustathe ; & sauteur du livre des fleuves & des montagnesdit qu’avant que d’avoir le nom de Ta n aïs , il avoir celuid’ Amazonius. Le nom moderne est Don. Voyez ce mot. LesItaliens (appellent T ana. On lui a quelquefois donné le nomde Danube , ce qui n’est pas surprenant, puisque ceux dupays donnent indifféremment le nom de Don au Danube &au Tanaïs. Quant a ce que dit Ciofanus que les habitans dupays appellent ce fleuve Amefìnes , il faut s’en rapporter àson témoignage. Ptolomee N Pline disent, que le Tanaïsprend fa source dans les monts Riphées ; il auroic mieuxvalu dire dans les forets Riphées > car il n’y a point demontagne vers la source du Don , mais bien de vastes fo-rêts.

2. TANAIS, ville de la Sarmatie Européenne. Ptolomée,

1 , 5, c. p, la marque entre les bouches du Tanaïs. Etienne le

TAN

géographe lui donne le titre d’entrepot. Elle est nomméeAsoph par G. Mercator ; & Niger dit qu’elle est appel-lée Tana par les Européens , & Azac par les habitans dupays.

3. T ANAIS. Ptolomée dit qu’à ('embouchure du Danubeil y a une stle nommée alopetia , & que l'on appelle auflïPisle du Tanaïs.

TANA 1 H , peuples de la Sarmatie Européenne. Ptolo-mée , L 3 , c. 5 , dit qu’ils habitoientfur le bord du Tanaïs,dans ('endroit où ce fleuve fe courbe.

TANAIT 1 S, contrée de l’Arménie près du fleuve Cyr -nus , à ce qu’il paroît par un pastage de Dion-Caffius , 1 . 3 6 ,

p. 2 ( 3 .

TANAPE , ville de ('Ethiopie , fous ('Egypte. C’étoit,selon Dion Cassius, l 54 ,p. 3 16 , la résidence de la reinede Candace. Le texte grec porte Tauape pour Tanape ; maisXiphihn a préféré certe derniere ortographe. Cette ville estla même que Napata.

TANARO , riviere d’Italie. Elle a fa source dans I’Apen-nin, aux confins du comté de Tende. Elle prend d’abord facourse du couchant au levant jusques vers Garé si o , dans laprovince de Mondovi, de-lá elle tourne vers le nord , &traverse le marquisat de Céve , la province de Foííàno ,celle de Chérasco & l’Albésano ; après quoi elle coule auxconfins des Langhes bades 8c de la province de Quiers, jus-qu’á Asti, où elle recommence à couler vers ('orient. Enfin,après avoir traversé ('Alexandrin , elle va fe jerter dans lePô , près de Bastìgnana. Les principaux lieux qu’elîe arrosefont Garésio , Céve , d. Chérasco , g. Alba , d. Asti, g.Alexandrie, d. Bastìgnana, g. Elle reçoit quelques riviè-res astt'z considérables, comme l’Eléro , g, le Pésio , g.le Torrent Custèa , g. la fuira , g. le Borbo, g. le Belbo, d.l’Oría, d. Cette riviere est le Tanarus des anciens.

1. TANARUS , fleuve d’Italie , dans la Ligurie , selonPline,/. 3 , c. 16. II conserve son ancien nom. C’est au-jourd’hui le Tanaro , autrement leTaner. Voyez Tanaro.

2. TANARUS ou ad Tan arum in meàio S alerno, ouFalerno , lieu d’ítalie, que l’itinéraire d Anronin met furla route de Rome , au lieu nommé ad Columnam , en sui-vant la voie appienne. Il marque ce heu entre Nucerìa 6cad Calorem , à vingt-cinq milles du premier 6c a vmgr-quatre milles du second; mais il est certain qti’il y a satiredans cet endroit de ('itinéraire; car il ferou étonnant quedans un endroit du monde, où , pour ainsi dire, la plus pe-tite pierre a son nom , personne ne connût ni lieu , nifleuve appelle Tanarus. sédition des Aides, au lieu d ’Ad-Tan arum , porte Ad - Canaram , lieu qui n’est pas plusconnu.

TAN AS. Voyez Tana. r.

TAN ASSERT. Voyez Tenacerim.

TANAT 1 S, ville de la haute Mœsie, au voisinage duDanube, selon Ptolomée, /. 3 , c. y , qui la marque entreViminatium Legio & Eteta. Niger la nomme Terriana ;peut-être est-ce la ville Taíxa , de ('itinéraire d’An-tonin.

TANAVAGEE , riviere d’Irlande, dans la provinced’Ulster, pastè à travers le grand lac Neagh , sépare lecomté d’Antritn de celui de Londonderri, & tombe en-suite dansl’Océan septentrional, un peu au-dessous de Co-lérain.

TANAUS. Voyez Tanus.

TANBA , province du Japon, dans Piste de Niphon, aumidi de celles de Tasima & de Tango. On la divise en sixdistricts qui sont très-abondanr en riz. Elle a deux journéesde longueur.

TANCARVILLE, bourg de France au pays de Caux enNormandie, élection de Montivilliers, avec titre de com-té , haute-justice & château. Ce bourg est situé fur la Seine,entre Caudebec & le Havre , une lieue au-desious de l’Iíle-bonne, & à ('opposite de Quillebœuf. Le château qui com-mande fur la riviere est bâti à ('antique. Il y a beaucoup delogement, & on voir dans le voisinage des bois 81 des terresde labour. Le comté de Tancarville est d’un revenu consi-dérable, & comprend les paroifles de Tancarville , de saintAntoine, d'Aptot, de Guaineville , de Vireville 8c autres.Les comtes de Tancarville fe íont rendus autrefois célébréspar leurs exploits, 6c ils croient chambellans héréditairesde Normandie.

TANCE , petite ville de France , dans le Vêlai, fur leLignon, au midi occidental de Montfaucon.