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Tome sixième. T - Z.
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Vers la fin de Fonziéme siécle , Humbert II, comte deMaurienne & de Savoye, se rendit maître du pays deTarantaiíè, que ses descendans ont conservé jusqu’à pré-sent.

La Tarantaiíè est un pays stérile & désagréable , & pleind’affreuses montagnes , & où il y a peu de bonnes terres.£a riviere d'Isere la traverse dorient en occident, & yprend une de ses sources. Les principaux lieux de cette pro-vince font :

Monstier, Saint-Maurice, Aymé

Saigt-Thomas, Cendron, Tignes, Sext.

Pierre de Tarantaiíè, appellé ainsi parce qu il étoit natifde la ville qui portoit ce nom, monta fur la chaire de saintPierre le aï de janvier 1276, après la mort de Grégoire X.( a ) Juillet , Atlas. ( b ) Longuerue , Descript. de la France,z. part. p. 3 27.

TARANTAL , comté de la haute FJongrie , borné aunord par le comté de Zolnock, au midi par celui deCzongrad , au levant par celui de Bihor , & au couchantpar la TeyíTe. Son principal lieu est Thurtur, à qui Mari& Corneille donnent le titre de comté. * De ssjle »Atlas.

1. TARANTLJS ou Darandus , ville de Bithynie ;c’est Etienne le géographe qui en fait mention.

z. TARANTUS. Voyez Terentum.

1. TARAPACA, vallée de l’Amérique septentrionale ,au Pérou , ( 3 ) dans l’audience de Los Charcas , près de lacôte de la mer du Sud. ( fa ) On dit qu*il s’y trouve plu-sieurs mines d’argent. Garcilaflo en nomme cinq dans cetordre : TTinna , Camana , Caravilly , Pifia & Quellea.Elles s’étendent au plus à vingt lieues en longueur, le longdes montagnes, jusqu’au bord de la mer ; leur étendue enlargeur peut être égale. On ne les peut arroser que par Icmoyen des folles qu’on tire des rivières qui y paíïènt. IIs’y en trouve quelques-unes d’où les Indiens ont tiré tant decanaux, qu’elles ne peuvent courir jusqu’à la mer. Les na-turels, qui font en petit nombre dans les vallées, s’adon-nent fort à la pêche, dont ils vivent. ( a ) De l'Ijle , Atlas.( b ) De Laet , Description des Indes occidentales , 1 .10 ,c. 16.

2. TARAPACA , port de l’Amérique méridionale , auPérou, dans l’audience de Los Charcas. De Laet, /. 1 x ,1.1 o , le place à vingt cinq lieues de l’endroit où la rivierede Puifagua se décharge dans la mer. Au-devant du conti-nent , il y a une iíle qui est d’environ une lieue de tour ,&qui enferme une baie, dans laquelle on trouve ce port furla hauteur de 2i d de latitude sud. Cette iíle est apparem-ment celle de Gouane , que de Piste marque, X9 d & quel-ques minutes.

TARAQUENSIS, siège épiscopal d'Afrique , dans laByzacène. Stéphanus son évêque souscrivit à la lettreadressée à l’etnpereur Constantin.*//»»'//®»/», Collect. conc.t. 3 , P- 7 Ì9-

1. TARARE, bourg de France, dans le Lyonnois,diocèse & élection de Lyon. Il est composé de plus de millehabitans- Ce bourg est situé fur la petite riviere de Tor-dine , dans une vallée , au pied des montagnes qui portentle même nom, à six lieues de Lyon , fur le chemin deRoanne. Le passage de certe montagne étoit autrefoistrès difficile ; mais on y a pratiqué un chemin bien pluscommode.

2. TARARE , en latin Tararia , montagne de France ,qui sépare le Lyonnois du Beaujolois.

3. TARARE , montagne d’Afrique , au royaume deTrémécen. Elle est fort haute & escarpée, peu éloignéede la ville d’One, & peuplée de Bérebéres , gens farou-ches & brutaux, qui ont toujours eu de grands démêlésavec ceux de cette ville,, qu’ils ont saccagée plusieurs foisavant quelle fut détruite par les troupes de l’empereurCharles V. Les peuples de cette montagne font pauvres ;ils ont peu de bled & quelques troupeaux. Leur principalcommerce consiste en charbons ; ils ont aussi quelques minesde fer. Us labourent les terres qui sont vers la mer ; & depeur d’être surpris par les chrétiens , qui viennent quelque-fois fur des brigantins leur dresser des embûches, ils tien-nent toujours une sentinelle fur la tour d’un château. Prolo-méc appelle le cap de cette montagne le Grand-Cap, & lemet à 1 i d 30' de longitude , & à 3 j d de latitude. On l’ap-

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pelle maintenant le cap d’One. * Marmot , Royaume deTrémecen , 1 . 5 ,c. 27.

r. TARAS , fleuve d’Italie, dans la Japygie ,près de laville de latente , selon Pautanias, /. xo , c. 10 , & Etiennele géographe ; & entre Métaponre & Tarente , selonAppien, civil. I- 5. H conserve son ancien nom à la termi-naison près ; car les uns le nomment présentement Tara, &Cles autres Tare. Ce n’est proprement qu'un ruiflêau qui fejette dans le golfe de Tarente, près de Torre de Taro

2. TARAS , fleuve de l’Epire , selon Vibius Sequester,defluminibus , p. 8 3. Quelques manuscrits de cet auteur neconnoiílent point ce fleuve.

3. TARAS , ville de F Asie Mineure , selon Curppalate ,cité pat Ortélius.

4. TARAS , fleuve de Scythie , selon Valerius Flaccus ;

mais, dit Ortélius, il y en a qui lisent & jecroitois

que ce seroit le même qúele Tyras.

1. TARASCON , Tarasco , ville de France , dans laProvence , diocèse d’Avignon , chef-lieu d une viguerie.Elle est située au bord du Rhône , à quatre lieues au midid’Avignon , & à trois lieues d’Arles ; &c est très-ancienne.Strabon & Ptolomée en font mention sous le même nomqu’elle porte aujourd’hui -, ainsi il est constant qu elle ne Fapas pris d’un horrible serpent, que sainte Marthe appri-voisa , & que les habitans de Tarascon tuèrent. Il est plusprobable de croire que le serpent prit le nom jje Tarasquede celui de la ville qu’il affligeoit. La ville de Tarascon estgrande & bien peuplée , & est située vis-à-vis Beaucaire,avec laquelle elle communique par un grand pont de ba-teaux pareil à celui d’A r les. On prétend qu’on y a aussitrouvé une communication souterreine par-dessous le Rhô-ne , ce qui ne peut être qu’un ouvrage des Romains. Elle aun château très-bien bâti, & fortifié á Fancienne maniéré ,ou par Louis II, comte de Provence & roi de Naples , onpar le roi René de la seconde branche d’Anjou. On y voiesa statue avec celle de la reine Jeannette ; elles sont ornéesd’inscriptions. Les bâtimens de ce château sont plats & enterrafle, pour servir de promenade ; on y a mis quelquespièces d’artillerie pour la parade. La vue en est parfaite-ment belle, parce qu’outre le cours du Rhône , on décou-vre en face la ville de Beaucaire, bâtie en croiílânt fur sonrivage. Il s’est formé depuis peu une iíle entre les deuxvilles , qui dément le proverbe vulgaire, qu’entre Beaucaire& Tarascon il ne paît ni vache ni mouton. L'église collégialeest dédiée à sainte Marthe ; on y conserve ses reliques dansune chasse d’or, qu’on estime la plus riche du royaume.On assure que Clovis vint honorer cette sainte en ce lieu.On y montre le dragon qu’elle dompta par ses prières. Lechapitre est composé de quinze chanoines, dont le chefs’appelle doyen. II a été fondé par Louis XI,en 1482. Il ya quatre convens de religieux mendians , un collège,dirigé par les peres de la doctrine chrétienne » & quatremonastères de religieuses, dont le plus considérable estl’abbaye de saint Honorât, qui sut fondée d’abord pourtrente religieuses, une abbeflè & huit moines de Lérins »qui auroient le soin du spirituel. Cette abbaye avoit été jointeà la mense de Fabbesse & des religieuses de saint Nicolasde Tarascon; mais ce dernier monastère a été rétabli &subordonné à l’abbé de Lérins , suivant les lettres du papeInnocent IV. On compte vingt-cinq abbesses de cette mai-son jusqu’à 1713. Il y en avoit plusieurs très-savantes en1540. Le terroir de Tarascon est délicieux & très-abon-dant, & son air fort tempéré. On trouve aux environs decette ville tous les simples & toutes les herbes médecinalesqu’on peut trouver dans les marais. Tarascon est un gouve>>nement fans état-major du gouvernement militaire de laProvence ; elle députe aux aflemblees générales de iaProvence, & dans lesquelles ses députés ont le premierrang.

La ville de Tarascon , qui a une justice royale , est lechef-lieudune viguerie qui porte son nom. Elle est bornéeau nord par la Durance ,àl’orient par la viguerie d’Aix, aumidi par la plaine de la Crau, & à l’occident par leRhône. Les principaux lieux de cette viguerie font :

Tarascon, Novss, Aiguieres,

Batbentane, Saint-Remi, Salon.

Château-Renard, Orgon f

* Piganiol , Description de la France, t. 4 , p. x-/.