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fe , qui étoit autrefois la fleur de route la Barbarie, Sc cottl*prenoit plus de quarante villes ou bourgades peuplées d’uuenation très-belliqueuse ; de forte qu’elle est fort célébrédans rhilloire de Maroc. Joseph Abu Téchifien , second roides Almoravides, la détruisit, & elle demeura cent quatre-vingts ans déserte, au bout desquels Jacob Almaníor larepeupla de quelques Arabes du royaume de Tunis , quil’onr possédée pendant tout le régné des Almohades. Ils fu-rent chastes par les Bénimérinis, qui mirent en leur placeles Zénétes Sc les Haoarcs, pour récompense des servicesqu’ils leur avoient rendus. Ces peuples I’ont toujours pos-sédée depuis,. & sont- nommés Ordinairement Chaviens,errans fous des tentes comme les Arabes > ôc parlant unarabe corrompu , quoique ce soit une nation africaine. Ilsétoient autrefois fort puissants, & ont fait la guerre auxOatazes qu’ils avoient presque chaises de Leurs terres 1 , car ilsmettoienc fur pied cinquante mille chevaux , ôc trois foisautant d’infanterie. Ces peuples ont tellement déchu depuispar les guerres continuelles qu’ils ont eues avec les rois deFez& de Maroc, & les Portugais, qu’ils ne sauroient fairemaintenant plus de huit mille chevaux Sc- cinquante millefantassins. Us font vaflàux dn chéris. Leur cavalerie est fortbonne ; mais l’infanterie est mauvaise , quoiqu’ils soient siorgueilleux, qu’ils endurent à regret detre assujettis; ilsse révoltent à la moindre occasion qui fe présente, passantd’un royaume à l’autre avec leurs tentes Sc leurs troupeaux.Leurs femmes font blanches & fe piquent d etre belles:elles portent beaucoup de bijoux d’or, d’argent, de per-les , & de cornalines , aux bras, à la gorge Sc aux oreilles.Le pays est fur-tout abondant en bled & en pâturages, &on y receuilleroit quantité de froment & d’orge, si on ycultivoit toutes les terrés ; mais ces peuples ne labourentque ce qui est aux environs de leurs habitations. Il y a uneherbe dans les champs, nommée Béhima , qui engraisse leschevaux Sc le bétail en moins de douze ou quinze jours ;mais quand elle jette un petit épi barbu, on les empêched en manger, parce qu’elle les étrangle. II ne reste plusdans cette province que les murailles des anciennes vil-les , fans aucuns bâtimens, Sc ces peuples y campentpendant l’híver. * Marmol, Royaume de Fez, 1 . 4, c. x ,p. 138.
TEMELET. Voyez Temmelet.
TEMEN, Temendefust ou Metafust , ville d’A-frique, au royaume d’Alger, & qu’on croit être le Rufto-fitum de Pcolomée. Dapper , Royaume d,'Alger , p. 175,dit que les Maures lui donnent ie nom de Temendefust.Cette ville est située près de la mer Médirerranée , à1 onenc de Saza, *pres du cap de Métafuz , & á quelqueslieues d’Alger. Elle a à l’orient le fleuve Hued-Icer , queles anciens appelloient Serbetes Sc S arda , qui fe déchargedans la mer.
TEMENI-PORTA, ville de l’Asie mineure , dans la Ly-die. Paufanias, /. 1, c. 3 ; , qui dit que cette ville n'étoitpas grande , ajoute qu’un tombeau y ayant été ruiné par1 injure du tems, laiflà voir des os qu’on n’auroit pas prisaisément pour ceux d’un homme, s’ils n’en enflent eti lafigure. Ils étoient dune grandeur démesurée , Sc àuílì-tôt lepeuple s’imagina que c’étoic le tombeau de Gerion , fils deChryfaor , & que c’étoit son trône qui étoit taillé dans lamontagne. Il passoit auprès de cette petite ville un torrentappelle Ocèanus.
ê TEMENIA , ville de l’Asie mineure , dans la Phry-gie. Etienne le géographe la met aux confins de la Lycao-xiie.
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avoit pris son nom de Temenus, fils d’Aristomachus, Stque le fleuve Phrixus avoit son embouchure près de ce vil-lage. On y voyoit un temple dédié à Neptune, un autredédié â Diane, Sc le tombeau de Téménus. Paufanias ajouteque le village de Tetnenium pouvoìt être à cinquante stadesde Nauplia.
TEMENSIS, siège épiscopal de la Scythie, selon Théo*dore Balfamon , in Photium , cité par Ottélius mais parun autre endroit du même auteur, on voit qu il faut lireTomenfis , & non Temenfis , parce qu’il s’agit de la villeTomus.
TEMERIANI. Voyez Mariant.
TEMERICUS AGER , petit pays de la Gaule Narbon-noise, selon Ottélius, qui cite Sexcus Avienus, Sc qui mar-que ce pays vers la source du Rhône.
TEMERINDA. Pline, 1.6 , c. 7 , dit que les Scythesdonnoient ce nom au Palus Méotide , Sc que Temerindasignifioit la mere de la mer.
TEMERUS , ville de la Gaule , selon fauteur de la viede S. Nazaire & de S. Gervais. Le même auteur nous ap-prend que Temerus étoic au voisinage; il ne nous donnepas là de grandes lumières.
TEMESA , ville d’Icalie chez les Brutiens, Si la premiersdu pays après celle de Laus. Temesa étoit l’ancien nomDu tçms de Strabon , /. 6 , />• z 5 5 , on la nommoitTempsa ouTemsa: il dit qu’elle avoit été d’abord bâtiepar les Aufones, & ensuite rebâtie par les âoliens, com-pagnons de Thoas,- que les Brutiens chaflèrenc du pays.Pline, /. ; , c. 5, qui nomme cette ville Temsa, dicque les Grecs l’appelloient Temefe. La table de PeutingeCécrit auflì Temsa ; elle devint colonie romaine , & aujour-d’hui elle est tellement détruite, qu’à peine eh recotmoît-onles ruines.
Cependant quelques-ynscroyent que c’est: Meluco, bour-gade de la Calabre citérieure.
TEMESVAR ou Temiswar , Temesvarta, ville dela.baffe Hongrie , fur la Ternes , dans le comté auquel elledonne son nom. Mahomet, premier visir de-Soliman II »falsiégea en 15 51, & s’en rendit maître malgré la défensevigoureuse d’stn capitaine appelle Losence, qui étoic se-condé de quelques troupes espagnoles, hongroises & alle-mandes. Les Turcs en firent la capitale d’un Beglierbeïatqui avoit fous lui six fangiacs. Elle demeura fous leur puis-sance jusqu’en 1716, que les troupes impériales, fous Jaconduite du prince Eugène de Savoye, reprirent cette im-portante place qui est restée à la maison d’Autriche par letraité de Passarowitz en 17x8. Calcagnin croit que cetteville est f ancienne Tomes ou Temcta , où le poëte Ovidefut relégué; mais plusieurs combattent ce sentiment. VoyesTomxs.
Le comté de Temesvar est borné au nord par la ri-vière de Marosch, qui le sépare du comté de Zarand , àl’orient par les comtés de Huniad & de Haczag, Sc par laValaquie, au midi parle Danube, Sc à l’occident par lecomté de Chonad. Ses principales places sont
Temeswar,Lippa,
Lugos,
Dalatz-Palanca,Karan ,
* De Piste , Atlas.
Aimas,Pantzova,Vi-Palanca,Yeni-Palanca,
I. TEMEN1TES, colline de la Thrace. C’est Etienne legéographe qui én parle ; il la met au voisinage du pays desTriballi.
t z. TEMENITES. Thucydide , /. 6 & 7, & Etienne legéographe, donnent ce nom au sommet d’une montagne dela Sicile, au voisinage de Syracuse. Suétone, m Tiberìo, enfait aussi mention.
TEMENITIS , fontaine de la Sicile , au territoire deSyracuse , selon Pline , /. 3 , c. 8 ; fur quoi le pere Har-douin remarque que Vincent Mirabella apprend que cettefontaine subsiste encore aujourd’hui, ôc qu’on la nommefente àì Canali.
TEMEN1UM , contrée du Péloponnéfe dans laMessénie, selon Etienne le géographe.
2 ‘ TEMENIUM , village fortifié dans le Péloponnéfe ,aux confins de l’Argie. Paufanias, /. z,c. 38 , dit qu’il
TEMIAN , royaume d’Afrique, dans la Nigritie. H efìborné au nord par le Niger , à 1 orient, partie par le royau-me d’Ouangara, partie par de defert de Zeu & par leroyaume de Dauma,au midi par le royaume de Gabon »Sc à l’occident par le royaume de Bito. On dit que les habi-tans de Temianfont anthropophages.
TEMIS. Voyez Ti mus.
TEMISDIA , contrée de la Perfide, selon Pto lomée,l. 6 , c. 4. Le manuscrit de la bibliothèque palatine portesimplement Mïsdia pour Temisdia.
TEMMELET , petite ville d’Afrique, au royaume deMaroc , bâtie par les Africains de la tribu de Muçatnoda »fur une montagne fort haute & fort froide. Elle est bien peu-plée , Sc a une grande mosquée , à travers laquelle paílè unepetite rivière qui descend de la montagne. Cette mosquéeest en grande vénération parmi ces peuples, parce qu’ilsTome V. M m m m m
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