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TERBANE , prieuré de religieuses, ordre'de cîteaux,dans les Pays-Bas, au quartier de Louvain. II fut fondé,f an 111 6 , par Henri IV , duc de Brabant.
TERBART,ouCastel-Terbart, bourg Sc châteaud’Ecolíè ,fur le bord oriental de l’isthme de la prequ’islede Cantyr. Les deux golfes, qui font séparés par cet isthme,prennent leur nòm de ce bourg. On les nomme dans lepays Loch-Terbart. * Blaeu , Atlas.
TERDETIA , ville de bicile , selon Etienne le géo-graphe.
TERBICES, ouDerbices. Voyez Derbices.
TERBUNlOlbE , peuple de Scythie, selon Cédrène ,qui semble le placer vers l’Esclavonie. Ce font apparem-ment les Teruniotœ de Curopaiate.
TERCAOUL , ville frontière du Mogolistan. Péris dela Croix > liv. 5 , chap. 4 , en parle dans son histoire deTimur-Bec.
TERCERE , isle de la mer du nord , Sc l’une des Aço-res , dont elle est la principale ; onjui donne quinze àseize lieues de tour. Le pere Labat cependant, dans fa re-lation de l’Afrique occidentale , donne à cette isle , qu’ildit être ronde , sept lieues de diamètre , Sc par conséquentvingt-une à vingt-deux lieues de circonférence. L’iste deTercére est haute ôc escarpée : elle est presqu’imprenable ;
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ries font si prodigieusement grandes ; ils font si doux & siprivés , que , quand entre nulle, qui seroient ensemble,un maître viendroit appeller le sien par Í011 nom,carìlsen ont chacun un particulier , ainsi que nos chiens , lebœuf ne manqueroit pas d’aller à lui. Il semble que sislesoit creuse en-dedans ; car , quand on marche fur les ro-ches , on entend le destous résonner, Sc rendre un son ,comme si c’étoit une cave ; & d’ailleurs , elle est sujetteaux tremblemens de terre , de même que la plupart desautres ifles. On y trouve encore des endroits, par où ilfort tous les jours de la fumée , & autour desquels la terreest toute brûlée. II y a des fontaines si chaudes, qu’on ypeut faire cuire un œuf. A trois lieues d’Angra , on voitune fontaine, qui a la vertu de pétrifier, avec le teins, lebois qu’on y jette , Sc cela se voit dans un arbre qui estplanté au bord , dont la moitié des racines , qui est dansî’ean , est changée en pierres ausii dures que l’acier , 8cl’autre moitié , qui est hors de l’eau, demeure bois. Cetteifle fournit auslì de beau bois,.fur-tout du bois de cèdre ,qui y est si commun , qu’on en fait des charretes Sc des cha-riots , Sc qu’on s’en sert à brûler. L’isle de Pico , qui est àdouze lieues de Tercére, produit un bois , qu’on nommeTeixo, qui est ausii dur que du fer, Sc qui, étant mis enœuvre , a tout-à-fait la couleur du camelot rouge, & le
car , outre les hautes roches qui l’environnent presque par- même lustre ; il a encore cette qualité , que plus il est vieux,tout, i! n’y a pas fur le rivage le moindre endroit acceíìi- ' ' " ' " ' ' ' "
hie , qui ne soit défendu dune bonne fotcereste. II n’y ani port ni rade , où les vaislêaux puissent être à l’abri, quedevant la ville capitale nommée Angra ,qui a un porc dehavre , en forme de croissant. Sur les deux pointes de cetarc , il y a deux rochers, qu’on appelle Brésils, qui s’avan-cent beaucoup en mer, de maniéré que de loin , on lesprend pour une isle particulière. Tercére est égalementfertile Sc agréable. On voit par-tout de belles campagnesde bled. Les vins qu’on y recueille font petits Sc ne seconservent pas. Cette isle est abondante en portion , enviande Sc en toutes fortes de vivres ; mais il y faut apporterde dehors rhuile ,1e tel, la chaux Sc toute forte de poteriede terre. Elle produit une infinité de pêches, de pommes,de poires, d oranges , de limons, Sc diverses sortes d’her-bes Sc de plantes , Sc entre autres la racine qu’on hommebaratas, qui poulie à peu près comme le íep de vigne,hormis les Feuilles , qui en lonc différentes. Quelques-unesde ces racines pèsent une livre, d’autres un peu plus, ouun peu moins. La quantité qu’il y en a les faic mépriserdes riches ; niais les pauvres s’en trouvent bien , parceque c est une bonne nourriture, dont le goût est fort doux,òc elle a beaucoup de substance. On voie encore danscette ifle une racine épaislè comme les deux poings. Elleest couverte de fibres couleur d’or, qui au toucher fontauslì doux que de la foie. On s’en sert pour faire des lits :on en pourroit faire de belles étoffes. Il y a peu d’oifeaux,si ce n’est des Canaries & des cailles, qui y lonc à milliers,auslì-bien que les poules & les coqs d inde. * Voyage desHollandots aux Indes occid. p. 433.
ll y a beaucoup d’endroits qui font montueux Sc pleinsde bois, où l’on peut difficilement paslèc, ce qui fait enpartie qu’on a de la peine à voyager ; mais ce qui rendencore les voyages plus pénibles, c’est que très souventon ne rencontre , pendant une lieue & demie de chemin ,que des rochers, qui font si raboteux Sc si aigus, qu’àpeine ose-1 on marcher delfiis. Ils font, cependant, pres-que tours plantés de vignes , Sc si couverts en été ,qu’on ne les apperçoit point au travers des branches desartriens & des pampres. Les bleds Sc les autres fruitsque l’isle produit, ne dure tout au plus qu’un an. Pour lebled , si on le tenoit quatre mois, 011 même moins derems fans l’enterrer , il íeroit tout corrompu. Afin de pré-venir cet accident , chacun y a des puits particuliers , creu-ses en terre, fans beaucoup de façon ; ils font ronds parle haut, de largeur justement à y faire entrer un homme.
Cette ouverture fe ferme d’une pierre. II y a des puits,qui font si grands, qu’ils tiennent deux ou trois lastes debled , le laite pris pour cent huit boisleaux. C’est an moisde juillet qu’on renferme le bled dans ces puits ; mais àNoël, on le retire &on!e reporte dans les maisons. Il yen a qui ] e laissent là plus long-tems, Sc lorsqu’iîs vontcn tirer, il fe trouve auslì-bien conditionné qu’il étoitquand on l’y avoir mis. Les bœufs de cette isle font lesplus grands 6c les plus beaux de toute l’Europe ; leurs cor-
plus il est beau , Sc cela le rend tellement précieux , quepersonne n’oseroic en abattre , si ce n’est pour le roi, oupar la permission de ses officiers.
Tercére a un gouverneur en titre, elle est bien peuplée :la capitale fe nomme Angra, c’est à-dire , ance ou porcouvert. Elle est le siège d’un évêque suffragant de Lisbon-ne , elle a cinq parodies, saint Sauveur , qui est la fée ;c’est ainsi que les Portugais appellent la cathédrale, mocdérivé du latin fedes , qui veut dire le siège de 1 evêque.Les autres paroisses lotit la Conception de Notre-Dame ,saint Benoît, sainte Luce Sc saint Pierre. II y a trois con-vens de religieux ; les augustins, les cordeliers, & les recoi-lers ; on y enseigne les humanités , & les augustins laphilosophie Sc la théologie. Il y a en outre quatre convensde filles ; l’espérance , saint Gonzales. la conception Sc lescapucines. 11 y a un tribunal de l’inquisition , & la justicede levêque , dont la juridiction s’écend suc toutes lesifles.
Outre le gouverneur général de toutes ces ifles, qni résideordinairement à Tercére , les châteaux ou forterelles deSaint-Jean-Baptiste & de Saint-Sébastien ont leurs gouver-neurs particuliers, avec quatre cents hommes de garnisonSc cent trente pièces de canon ; ces deux fortereffes défen-dent le port ou la rade, où les vaisseaux viennent mouiller.
Il y a encore un vieux château appelle le fore de Saint-Chtistophle , dont on a oté le canon : il sert feulement demagasin a poudre. La ville a un commandant qu’on appellecapitaine rnor , c’est-à-dire , major , qui commande douzecompagnies de cent hommes chacune ; Sc en cas de guerreou d’attaque , il est à la tète de toutes les milices de la vil-le , sous les ordres du gouverneur général. A 1 égard dudedans de l’isle , c’est le capitaine Mor de Praya , autre en-droit considérable de l’isle, qui commande tontes les mili-ces du pays. On prétend qu’il a autant de monde fous sesordres que les trois gouverneurs des forts Sc de la ville. Legouvernement politique est entre les mains d un dezembar-gador , qui a un nombre d’aslelleurs ou oydorcs avec lui ;il juge souverainement toutes les affaires de la ville Sc del’isle, tant au civil qu’au criminel, & les appels des senten-ces que les lieutenans rendent dans les autres ifles. U y apourtant des cas dans lesquels on peut appeller au conseilroyal à Lisbonne. 11 y a un jug e P° ur l es affaires de la ma-rine , qn’on appelle aussi dézemhargador , un proveidordes douanes , un administ raceur du convoi royal, un pro-veidor des armées navales & navires des Indes, un com-missaire de la compagnie royale de Portugal, Sc un parti-culier pour la ville de Mazagan en Afrique. On compteplus de quarante familles nobles dans la ville , Sc environautant qui font répandues dans les autres ifles. On dit quece sont les rois dom Antoine, Philippe II, roi d Espagne& de Portugal, & dom Jean IV , qui ont donné la nob!eíï%à plusieurs familles bourgeoises, riches & puissantes dansce pays, soir pour les attacher davantage a leur service,foie pour les récompenser, ll s’en faut bien que ces famil-les ayent conservé jusqu’à présent les biens qui les rendoient
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