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Tome sixième. T - Z.
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ble de seutmger semble plutôt rature Tetrapyrgìa dans îaCilicie que dans la Cappadoce.

ì. TETRAPYRGIA. Voyez Tauresium.

TETRAPYRGIA on TetRapyrgium , lien de laMarmarique fur la côte. Strabon, I. 17, p. 838, 1 e placeauprès de Portus Pbycus .

TETRICUS MONS ouTetricarupes , montagne d’I-talie , dans la Sabine , ou d u moins aux confins des Sabins,selon Pline , 1. z > R iz, Virgile parle de cette montagnedans le septième livre de l’Encïde, vers-1 13.

Qui Te:rìc<z horrentes Rupes , montemque Severttm ,

Casperiamqtie coîunt.

Et Silius Italiens , /. 8 , v. 418 , dit :

. .... d Tetrica tomitaniur Rupe cohortes.

Cette montagne étoit très-escarpée. C’est aujourd’hui, se-lon Holsten , cet affreux sommée de rochers entre la mon-tagne de la Sibylle & Ascoli, Sc qui domine fur tous lesaunes sommets de l’Apennin.

TETRíONENSIS. Voyez Derton.

TETRISIA. Voyez Tir 1 str x a.

TETSCHEN , petite ville de Boheme , avec un châteauroyal fur l’Elbe, à quatre milles au-deílus de Pirn. On ditque saint Wenceflas y a été élevé. Le colonel Copi, com-mandant suédois à Eger, prit Tetschen en 1648. C’estune clef du passage sur l’Elbe. * Zejkr , Topogr. Bohem.p. 79 -

TETU AN , ville d’Asrique , au royaume de Fez, sur lebord de la rivierede Cus, à une lieue de la côçe de la mer,en remontant la riviere. Elle est située dans une belle plai-ne , & environnée de vergers. Marmol, Royaume de Fez,,

/. 4, C. $6, dit qu’elle a été bâtie par les naturels dupays , & possédée par les Romains, après par les Goths , 8censuite par les Arabes, qui y équipoient des fustes de cor-saires pour courir les côtes de la chrétienté. Alors elle étoitfort peuplée; mais elle fut saccagée par une flotte de Castilleen 1400,8e presque tous ses hSbitans faits esclaves. Elledemeura déserte 1 espace de quatre-vingt-dix ans, jusqu àce qu’Almandari, qui passa en Afrique après la conquêtede Grenade , 1 obtint du roi de Fez pour incommoder leschrétiens. U la repeupla, fit réparer ses murailles, &bâtir un château entouré d’un fossé , où il se retiroit 8c al-loit ravager de là les frontières de Ceute , d’Alcazar 8c deTanger, avec quatre cents cavaliers qu’il avoir amenésd’Andalousie, 8c d’autres Maures habitans de ces monta-gnes : 8c pour fatiguer les Espagnols par mer, il avoirquelques petits vaisseaux fur la riviere, 8c s’en fervoit pouraborder fur les côtes d Espagne : il fit jusqu’à trois milles es-claves qu >1 obligeoit de travailler tous les jours à la bâtissede son château : la nuit il les renfermoit dans de grands ca-chots avec les fers aux mains. II laissa pour successeur unpetit-fils qui ne fut pas moins brave que lui, 8c dont lesdescendans furent tous seigneurs de Tetuan jusqu’en 1567 ,que la division s’érant mise parmi les habitans, ils se par-tagèrent en deux factions, des Buulcs Sc des Eubascenes ;celle-ci chassa l’aurre. Sur ces nouvelles, le chéris y en-voya des troupes, qui, étant entrées paisiblement dans laville , se saisirent du chef qui avoir sait soulever la place ,Sc l'envoyerenc prisonnier à Fez , puis chassèrent le reste dela faction, 8c gardèrent la ville pour !e chéris, Elle n’estpoint forte, n’ayant que des murs de terre aflez bas, 8c laplupart du fossé rempli ; de forte qu’en plusieurs endroitson peut venir de plein pied jusqu’au mur. Hors de la portedu c bateau par où l’on descend au fauxbourg, il y a un ca-valier fur une plate-forme garni de quelques pierriers,tnais mal montés. La force de la ville consiste eft quatrecents bons chevaux, 8c quinze cents hommes de pied, ou-tre les grenadins qui s’y retirerent depuis la derniere ré-volte. II y aborde plusieurs fustes & galiotes de corsairesd’Alger pour faire leur provision d’eaù & de biscuit, & fejoindre à quelques bâtiuiens qui appartiennent aux habitanspour courir ensemble les côtes de la chrétienté. Les Espa-gnols tâchèrent en 1564 , de rendre leur port inutile en ycoulant à fonds deux brigantins 8c quelques chaloupeschargées de pierres ; mais âpres leur départ, les Maures re-tirerent les deux brigantins, ensuite le courant ouvrit unautre passage près des chaloupes du côté du septentrion ,

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au une galiote passok aisément, en transportant les ramesd’un bord à sature.

Le château de Tetuan commande la ville. C’est un an-cien bâtiment uni, qui consiste en deux carrés, dont celuide dehors est flanqué de quatrè tours ; l’autre est d une hau-teur raisonnable 8c commande le reste. Les murailles font entrès-mauvaisétat, 8c ne pourroient pas soutenir la décharged’une batterie. Dans des tems d’alarmes , 1 a garnison est decinq cents hommes. Comme ce château est commandé pardes montagnes, quand 011 la répareroic, il ne íecoit ja-mais en état de tenir à unç attaque faite dans les réglés. Lesmaisons des particuliers font disposées de maniéré , qu’011peut faire le tour de la ville de terrassé en terrasse. Il n y aqu’un seul palais digne de l’artention des étrangers. Il est bâtifur une petite éminence à l’exrrémité de la ville. Au-de-vant de la maison se trouve une magnifique place d’ar-mes, & àl’un des côtés font deux jardins séparés par ungrand chemin, qui conduit de la ville au bâtiment. Avantque d'y entrer , on traverse une avenue faiie en forme dçcloître, qui après deux ou trois détours conduit à une très-spacieuse place carrée , embellie tour autour de portiques.

Áu milieu de ce carré est une fontaine de marbre , doncseau sert à fe laver 8c à donner de la fraîcheur : la place 8cles arcades font pavées à la mosaïque, de même que les va-stes sales qu on trouve à chaque côté du carré. A tous lesangles de ce carré s elevent quatre tours, dont la hauteurexcède considérablement le haut de l’édifice. Dans deux deces rours font de grands escaliers qui menent à un grandappartement haut. Dans les deux autres on rencontre desportes au bas des escaliers , qui conduisent aune mosquéeque le peuple n’a pas épargnée dans lesTnouvemens de fafureur, disant que le bacha avoic fouillé tous les lieuxoù il s’étoit trouvé ; & qu’il falloir les détruire emierement:

Les jardins, le bureau des secrétaires des dépêches, lescuisines, les écuries, les bains, communiquent au bas ducarte. A u dessus des escaliers font lesappartemensdes fem-mes. Ils ont une vaste étendue, 8c règnent au dessus de tousles offices de la mailon. Au haut des degrés est une galeriefermée d’une balustrade relevée d’une ciselure très délicate8c d’une peinture fine, 8c dont les côtés font revêtus detuiles peintes. Le pavé des chambres 8c de la galerie est à lamosaïque, srur chaque côté de cette galerie percent de spa-cieux appartemens qu’occupoient quatre femmes légitimesdu bacha : le principal consiste en cinq chambres, dont uneau milieu des quatre autres a un dôme. Toutes ont des por-tes par lesquelles on passe aux bains des femmes , 8c lesfemmes esclaves y ont aussi leurs chambres particulières.

Ces chambres ne tirent du jour que par les portes deschambres de dehors, 8c malgré cela on les bouche encoretrèsssouvent avec des rideaux.Cette grande obscurité donnebeaucoup de fraîcheur 8c garantit des mouches. Lorsqu’onveut laisser entrer Fair, il ne faut qu’ouvrir les portes quifont larges 8c hautes, régnant depuis le plat-fond jusqu’auplancher. Il y a des guichets contre le vent 8c la pluie. Au-deílùs de l’appartemenr des femmes, on a pratiqué unetrès belle terrasse , qufa la vue fur toute la ville , fur lavallée, fur la riviere , iur Je grand chemin 8c jusque fur lamer. Au haut dans chaque tourette , il y a un belveder àdeux étages, avec des treillis où les femmes peuvent tra-vailler 8c jouir d’une charmante perspective touc autour,fans être exposées à la vue. Les jardins répondent à labeauté du bâtiment. On y voyoit de belles allées couver-tes de vignes, 8c par le moyen d’une arcade qui tourneau dessous du chemin, tousses jardins fe communiquent.

Ce palais n’est pas ancien : il fut bâti par le bacha Hamet,qui a voie un goût exquis pour l’ordonnance d’un bâtiment:

& pour la disposition des jardins. 11 n’y épargnent rien,quoi qu’il en pur coûter , fans égard á la mifere du peuple ;

ce qui le rendit fort odieux.

L’édifice 8c les jardins ne font rien en comparaison dupalais qu’il a fait bâtir au-dehors de la ville. Il est situédans une vallée délicieuse , au-défions des montagnes , furle bord de la riviere, à environ deux milles de Tetuan.

Le canal Sc le bâtiment n’étoient pas encore achevés quandil fut contraint de fe sauver ; ^ 8c Je peuple dans fa fureur #

détruisit bien des choses. Le bâtiment consiste en deux pa-villons carrés; car les Maures ne donnent jamais d’autreforme à leurs édifices pour avoir de la fraîcheur, 8c n’êtrepas vus. L’architecture de ces pavillons n’est pas régulière, 1les chambres mêmes font petites ; 8c dans les angles fur les