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Tttmatiuim & Duruftorum Legio. ]e croîs, dit Ortelius,quec’est la même ville que Cédrene appelle Drista. Ilsemble aussi que ce soit la Sextanta-Pristi s de l’ici—néraire d'Anronin , la Sexagxnta-Prista de la noticedes dignités del’Empire, & la , dont Socrate
parle dans son iiistoire ecclésiastique. Le nom moderne deTx R ista est Terwisch , selon Lazius.
T1RISTASIS. Voyez Tyristasis.
TíRISTRIA, promontoire de la baise Mœíîe, sor lePont Euxin. Ptolomée , /. $ , c. io , 1 a marque entre T>io mtiyfopolìs Ôc Odejfut. Ses interprètes lisent Tiristris,comme lit aussi Pomponius Mêla, /. z , c. z. Ce mot estcorrompu dans Strabon ,/. 7 ,p. 319 , qui lit Ceterizis ,au lieu deTiRiSTRis. Il nous apprend qu’il y avoir sur cepromontoire un château fortifié, dans lequel Lysimachusrenferma pendant quelque tems ses trésors. Ce mêmepromontoire est nommé Tetrisxa par Arrien, x. Pè-npl. p. 14-
TIRITHIA , ville de la Mésopotamie & dans les terres,selon Ptolomée , l. 5, c. 18. L’éditionde Molet porte T1-jutha au lieu deTiRiTHiA.
T1RIT1RI. Corneille dit, riviere de “Perse que les an-ciens ont nommée Mosatis & Oratcs. 11 ajoute quelle a soncours dans la province de Chusistan , quelle traverse, ôcqu elle va se jetterdans le golfe Persique. Corneille auroitbien dû nous dire les garants qu’il a pour avancer, que leTiRuiRt puilse être en même tems le Mofitus & l 'Ora-les ; car il seroir curieux de savoir qu’un fleuve se jettât enmême tems dans le golfe Persique & dans la mer Noire.Il est sor , du moins, qu’il n’aura pas le suffrage d’Ovide »qui dir que l’Orates se jettoient dans le Pont-Euxin. Mar-cien d’Héraciée met pourtant dans la Perfide un fleuvenommé Oroatide, mais non pas Orates ; ôc ce fleuvepouvoir se jetter dans le golfe Persique. A 1 égard duMos/£tJS , Ptolomée en fait un fleuve de la Susianne, quipouvoir avoir son embouchure dans le golfe Persique. Or-télius, qui cite les tables d’Abulféda , dit que le Mos^*usy est appelié Triticiri ôc non Tiritiri.
TIRIZA, ville de la Paphlagonie. Etienne le géogra-phe , qui dit que le nom national est Tirizi , remarqueque Ctesias appelle les habitai» de cette ville Tirizì-
THANES.
TIRNAVIAj Tirnao ou Tyrnau, ville de la hauteHongrie dans le comté de Neitra, ( a ) aux confins de celuide Poson, ( b ) à trois lieues de Freichstadt & à huit dePrestxuug, sor une petite riviere qui lui donne son nom.La ville de Tirnau est grande , aísez belle Sc fortifiée d’unfoffé ôc d’une bonne muraille. Les rues sont larges, & lesmaisons bien bâties. II y a de belles églises entre lesquel-les on distingue celle des jésuites, fondée pat Nicolas ,comte d’Estechasi ôc de Galantha , palatin d’Hongrie , quifit faire aussi lc maître autel, qui est d’une superbe sculp-ture de bois. II est inhumé au devant, ôc on voit son épi-taphe fur la muraille. ( a ) De l'IJle , Atlas. ( b ) Le La-boureur , Retour de la maréchale de Guébriant en France.
TIRNSTAIN ou Tyrvstain, petite ville d’Allema-nre, dans la baffe Autriche , au quartier du haut Ma-nartsoerg , sor la rive gauche du Danube, un peu au-desltís de Srain. Cette ville ne consiste qu’en deux bellesrues, l'une qui conduit au bord de la riviere, Ôc l’autrequi la traverse. On y voir un grand château, magnifiquedans son architecture & dans íes appartemens ; ôc il enreste un ancien , dont les ruines font connoître qu’il étoittrès-sort , ôc qu’il commando» toute la ville, étant élevéfur une montagne au pied de laquelle elle est située. Enallant de Timstein à Vienne, on voit la grande abbayede Goroveich Ôc lc bourg de Hollambourg , où les mon-tagnes commencent à quitter le bord de la riviere, qui faitplusieurs isles, en s élargissent de telle maniéré, qu’en cer-tains endroits elle a plus d’un mille de largeur. * Jaillot ,Atlas. Corn. Dict.
TIROL ou Tyrol , comté d'Allemagne , ôc l’un despays héréditaires de la maison d’Autriche. ( a ) ll a la Ba-vière au septentrion ,1a Carinthie ôc l’archevêché de Saltz-bourg à l’orient, une partie de l’état de Venise an midi, ôcles Suisses & les Grisons au couchant. ( b ) Le Tirol a étéainsi appelié d’un château de ce nom, bâti fur la riviered’Etsch. U a autrefois fau partie de la Rhétie : depuis il fitpartie du duché de Bavière , dont il fut démembré , ôc ilpalTààdes seigneurs particuliers : ensuite il tomba au pou-
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voir des marquis de Meranie ; ôc enfin Elisabeth, comtessede Tirol, le porta dans la maison d’Autriche vers l’an1189 , par son mariage avec Albert, duc d’Autriche , ôcdepuis empereur.
Ce pays est fort montagneux , ce qui fait qu’il n’est pasdes plus fertiles. On y recueille pourtant du bled & du vin ,& il abonde en pâturages. Il y a des mines d’argent, de cui-vre Lc de fer ; ct fl y a aussi des eaux minérales «Sc salées.Ses rivières sont l’Inn , qui le traverse du midi au nord-est,ôc l’Adige qui y prend la source. On divise le comté deTirol en quatre parties principales : savoir, le Tirol pro-pre , les pays annexés, l’évêché de Brixen, ôc l’évêché deTrente. ( a ) D’Audifret , Géographie ancienne & moder-ne,!. ; , p. izS. ( b ) La, Forêt de Bourgon. Géogr. hist. 1. 1 ,p. 318.
r -t- 1 L’Inn-Thal. ■
Le Tirol propre con-^
tient
L’Ecsehlandou pays de -l’Adige.Pludentz,
Pays Annexés, 3 Sonneberg,
V Feldkirck ,C Bregentz.L’évêché de Brîxen, f Brixen ,J.Bruneck.Trente,Toblino,Madrutzo ,
L’évêché de Trente, J Arco ,
I Nago,[Torbole,Roveredo ,Bolzano.
Inspruck,Hall,Schwas ,Kuffstain.
Tyrol,
Glurens.
1. TIRON, en latin Tironitm , abbaye de France, dansle diocèse de Chartres, de l’ordre de saint Benoît , à huislieues de cette ville, vers le couchant, dans le Perche , socle ruisseau de Tiron. Bernard , abbé de saint Cyprien oiisaint Cy vran, en Poitou, Vêtant démis de son abbaye, s’enalla avec un petit nombre de disciples choisis dans l iste dé-serte de Chauísey , sor la côte septentrionale de la Breta-gne , où il avoir déja fait autrefois une longue retraite. Leâpirates l’obligerent bientôt d’en sortir. Il viuc avec fa petitetroupe qui augmentoit de jour â autre, s’écablir dans lesbois de Savigni, en baste Normandie ; mais comme lebienheureux Vital, disciple du bienheureux Robert d’Ar-brilsel, son ami, y étoit déj a établi avec fa compagnie , ilvint se retirer dans les bois de Tiron, où Rotrou , comte dePerche & de Mortagne , lui donna un fonds pour bâtir unmonastère dont les fondemens furent jettes l’an x 109. Telsfurent les commencemens de la réformation de Tordre deS. Benoît de la congrégation de Tiron. Béatrix, épouse déRotrou, comte du Perche, fit élever l’église dont l’emplace-meít fut accordé par les chanoines de Chartres. Louis leGros a aussi passé pour fondateur de cette abbaye , appa-remment à cause des grands fonds qu’il lui aura donnés, Scparce qu’il la mit en fa lauve-garde en 11 zo. Bernard y sucJe pere ou abbé de cinq cents religieux, qui vivoient dansune très-grande’abstinence, sc contentant de légumes poucleur nourriture, fans aucun usagedu vin. L’abbaye de Tirona été autrefois chef-d’ordre : elle avoir plusieurs autres ab-bayes sous fa juridiction , Sc où les abbés Sc les religieuxétoient envoyés par l’abbé de Tiron , ôc festoient toujourssous cette même juridiction , independans des ordinaires.Elle a encore aujourd’hui de tres - belles, de riches 8 cd’amples collations. * Bailles , Topogr. des saints , page467. .
z. TlRON, petite riviere d’Espagne, dans la vieilleCastille. Elle a fa source dans les montagnes appelléesSierra - d’Occa. Elle court en serpentant du midi occi-dental , au nord oriental, ôc va se jetter dans l’Ebre , sor larive droite de ce fleuve, au-deísous d’Haro, tout près deBrienes.
TIRONEAU, Tironellum , lieu de France , dans le Mai-ne , élection du Mans, lur la riviere de Sarte, â dix lieues duMans, du côté du nord , vers les confins de la Normandie.