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9.5* TOC,
ment que les montagnes de la province supérieure font plusélevées, & plus rudes que celles de la province infé-rieure.
La paix de 1711 a apporté quelque changement dansla forme du gouvernement. I. Le grand conseil juge de tou-tes les affaires communes du Tockenbourg : il est composé<de quatre-vingts membres , dont une moitié est réformée ,& f autre catholique romaine. Dans la Province supérieureils font élus par les communautés, 8c dans la Province in-férieure par les parodies. Chaque communauté fournit uncertain nombre de membres , suivant son étendue ou sondroit, comme deux , quatre, six. Dans les endroits où il ya exercice des deux religions , les réformés & les catholi-ques font sélection conjointement, fans avoir aucun égardL 1 alliance ou à la parenté.
Les communautés de la Province supérieure sont:
Liechteinsteig, W a fie r, Hemberg,
Wattwyl, Saint Jean, Saine Peterzell.
ThurthaL, "Wildhaus,
Les paroisses de la Province inférieure qui ont le droit■sélection, font
Bufenschweil,-Moffnang,Kirchberg,Jonchweil,
Hanau,•Niderglatt,Oberglatt,Magdenau,
Mogelsperg,Helffenschweil,Ganderschweil,Liitenspurg.
De forte qu’il y a vingt communautés qui concourent àTélection des membres du grand conseil. C’cst ce grandconseil qui est le conservateur de la liberté publique. Dansles allaites de grande conséquence > il convoque i’afièmbléegénérale du peup'e, qui a alors le pouvoir de décider. Legrand conseil a deux secrétaires qui font nommés par l’as-semblée générale, 8c qui doivent être , Pun de la religionréformée, Tautre de la catholique romaine : il y a aufli«deux trésoriers choisis dans les deux religions ; mais ils fontclus par le conseil du pays ; ils administrent alternative-ment ; l’un le fisc, & Tautre les revenus & la dépense; 8cils président au conseil criminel chacun dans les affaires desmalfaiteurs de fa religion. *
Ge grand. conseil choisit dans son propre corps vingt-quatre personnes, savoir, douze de chaque religion , quiforment le conseil du pays, auquel appartient la connois-íàrtce des affaires criminelles, & parmi ces vingt-quatremembres, le même grand conseil en élit encore douze, sa-voir, six de chaque religion pour composer le petit conseildu pays, à qui appartient la connoiffànce des affaires depeu d’vmportance , & qui juge les appellations des justicesinférieures ; cependant pour qu’il admettre un appel, il fautque le demandeur soit réformé, & le défendeur catholiqueromain,ou ,tout au contraire , que le demandeur soit ca-tholique, & le défendeur réformé. Cependant le grandconseil n’eíì pas absolument tenu de prendre les membresde ce petit conseil dans le conseil du pays ; il a aussila liberté de les choisir dans son propre corps , 8c de de-stiner ces membres à un seul conseil ou aux deux , s’il lejuge à propos.
Dans les douze personnes qui forment le petit conseil dupays , le grand conseil en choisit encore six , pareillementtrois de chaque religion, qu on nomme la commission dupays, ou ïe conseil d’inquisitiqn. Cette commission est char-gée d’examiner les affaires criminelles , 8c les autres causesde conséquence jusqu a la sentence exclusivement ; elle jugemême la compétence , cèst-à dire , si les affaires dont ils’agit doivent être portées devant le grand ou le petitconseil, ou devant le conseil du pays.
Chaque religion préside alternativement dans tous cesconseils ; mais il y .a une chose particulière qui s’obser-ve au siijet de Télection ou de la déposition des membresdes trois derniers conseils ; c’est que si lune ou Tautre desdeux religions forme quelque opposition, & que les troisquarts des voix de cette religion soient du coté des oppo-iafts, la décision appartient absolument aux seuls membresde certe religion, & 1 autre religion est tenue d’approuverla sentence.
Les justices inférieures répandues dans le pays au nombre«ìes vingt-deux, décident ks affaires civiles, 8c toutes les
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choses qui se présentent quand elles ne font pas de grandeconséquence. Elles tiennent leurs assises quatre fois Tan, Scfont communément composées de Tamman, de douze ju-ges , d’un greffier Sc d'un appariteur. Il y a quelques com-munautés qui ont le droit d’élire leurammau. Dans d’autres,les habitans présentent quatre personnes à Tabbé, 8c Tautremoitié aux habitans-, ce font ces derniers qui nomment legreffier & Tappariteur ; mais ils font obligés de les prendrechacun dans leurs corps.
TOCHOA. Voyez Thopo.
TOCIA, ville d’Asie, dans les états du Turc, fur laroute de Constantinople à Ispahan , entre le bourg de Cosi-zar Sc la ville d'Ozeman. Cette ville, dit Tavernier ,Voyage de Perse ,1. 1, c. z , est grande , Sc bâtie sur des col-lines enchaînées avec de hautes montagnes. Du eôté du cou-chant d’hivet on découvre une large campagne baignéed’une riviere , qui se va perdre dans une autre plus grandeappellée Gusblarmac. Sur la plus haute de ces collines quiregarde le levant, il y a une forteresse où demeure le hacha ».Se dans la ville on voitnn des plus beaux caravanseras de laroute. La plupart des habitans de Tocia font chrétiensGrecs, qui ont Tavanrage de boire de très-bon vin que leterroir leur fournit en abondance.
TOCOLOSIDA, ville de la Mauritanie Tingitane.Pto-lomée, 4, c. 1 , dit qu’elle étoit dans les terres, 8c
Titinéraire d’Antonin la marque auffi dans les terres,à cent quarante-huic milles de Tingis, & à trois millesde Volubilis. Quelques manuscrits de cet itinéraire aulieu de Tocolosida lisent Ptocolosida; 8c d’autrespour Ab-Ptogolosida portent Abdo-Colosida.
TOCORT , ville d’Afrique, selon Marmol, Desc. d’A-frìque ,t. z , /. 5 , c. 47, qui en parle ainsi : Tocorc est uneville de la Numidie, à cent lieues d’Alger, & elle a quatremille habitans, fans compter les villages d’alentour. Cetteplace s’écoit mise sous la protection des Turcs, à qui elleraifoit tous les ans quelque reconnoiflance ; mais commeles Tu rcs la traitoient rudement, elle se révolta vers le mi-lieu du seizième siécle, ne pouvant croire que les Turcsfuffent capables de pénétrer si loin dans le fond du pays pourfaire cette conquête ; cependant Salharraës, gouverneurd’Alger, vint Tatcaquer avec trois mille mousquetaires àpied, tant renégats que Tûtes , mille hommes à cheval, 8chuit mille Arabes. Il étoit secondé des troupes d’Abdelasi,chef des Azuages de ia montagne de la Abez ; & fur lerefus que la ville de Tocort fit de fe rendre, ils la battirent,& , l’avant prise d’aílaut, ils la saccagèrent, 8c tuèrent toutce qui s’y rencontra.
TOCOSANNA, fleuve de Tlnde, au-delà du Gange.Ptolomée, /. 7 , c. z , place Tembouchure de ce fleuve dansle golfe du Gange, au-delà de Baracura.
TOCROUR , nom d’une ville de la Nigritie. Elle a unroi particulier qu’on appelle AI Tocrouri. Cette ville est si-tuée fur ia rive méridionale du Nil des Nègres. Elle est plusoccidentale & beaucoup plus marchande que celle de Salahqui dépend d’elle, 8c qui n’en est éloignée que de deuxjournées, que Ton fait en descendant le Nil des Nègres. LesAfricains les plus occidentaux apportent en cette isie du cui-vre & des coquillages , & en rapportent le tibr , c’est-à-di-re , de la poudje dor & des bracelets qui en font faits ; ce-pendant ses habitans ne vivent que de millet, de postions8c de laitages : car ils ont de fort grands troupeaux de cha-meaux 8c de chèvres. On compte quarante journées dechemin depuis Tocrour jusqu’à Sugulmeffè, ville de laMauritanie. * D’Herbelot , Bibliot. orient, p. 88p.
TOCUYO , ville de T Amérique, dans la terre ferme, aunouveau royaume de Grenade , dans le gouvernement deVénézuela. Elle est affez avant dans les terres, vers le midide la nouvelle Ségovie , à Toccident méridional de la mon-tagne de Saint Pierre. Corneille dit que cette ville s’appelleauffi Nuestra Sb nora de Toccjyo. * De l'IJle ,Atlas.
1. TODGA, contrée d’Afrique, dans la Barbarie, ivingt lieues au midi du grand Atlas, & à quinze lieues de laprovince de Sugulmeffè. Todga , dit Marmol, est une con-trée où il y a quatre villes & dix villages, le long d’une pe-tite riviere qui y passe au travers. Les habitans y font mé-dians & grands voleurs , ils font de la communauté d’Ayt-garis. Il y a en ces quartiers quantité de dattes, avec des pê-ches , des raisins > des figues Sc d’autres fruits comme enEurope. Cela n’empêche pas que ce ne soient de pauvres
gens,