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Tome sixième. T - Z.
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& les mots soivans : Maria fue concebidA si pecadooriginal , cciVí\d'ue,Mariefut conçue sans péché origi-nel. Près de l’église cathédrale est la maison de ville , qui alin très-beau frontispice, avec un portique de pierres de tail-le , revêtu de quelques marbres.

La ville de Tolède est célébré par plusieurs anciens con-ciles , qui y ont été tenus , & dont on fait monter le nom-bre jusqu’à dix-sept ; pour avoir été pendtnt plusieurs sié-cles , avant & après l’invasion des Maures, le siège desrois de Castille , & la capitale d’Espagne ; pour avoir étéhonorée du titre de cité impériale , & par une bonne uni-versité aílèz ancienne , qui a produit plusieurs savans per-sonnages , & sondée en 1475. La bibliothèque de cetteuniversité est belle, & a été fort enrichie par le cardinalXimenès. On dit qu’autrefois on enseignoit ouvertementla magie dans cette université. Cetoit peut être du temsdes Maures, ou peut-être y a-t-il à distinguer entre magie& magie. Quoi qu’il en soit, tous les avantages qu’a eu laville de Tolède ont été cause qu’elle a disputé di disputeencore à celle de Burgos le titre de capitale ou de premiereville de Castille, & le droit de parler la premiere à Tas-semblée des états , par ses députés. Ce différend , entre cesdeux villes, n a jamais été décidé. Le roi Alfonfe XI s’avisad’un expédient, pour ne choquer ni l’une ni l’autre. Dansrassemblée des états, qu’il avoir convoquée à Alcala, avantqu’on entamât cette affaire , il dit : Je sçai que ceux de mabonne ville de ‘Tolède feront de bon cœur tout ce que je leurdirai : que ceux de Burgos parlent > ainsi , chacune des par-ties fut contente, se croyant préférée : ceux de Tolède,parce que le roi les avoir nommés les premiers, & ceuxde Burgos , parce qu’ils eurent l’honneur de parler lespremiers. Depuis ce tems, les rois ont toujours suivi lemême style toutes les fois qu’ils ont assemblé les états de laCastille.

Tolède est forte d’aísiéte, & munie d’un bon fossé ; &comme la pente du coteau fur laquelle elle est bâtie, esttournée vers le Tage , si l’on vouloir un peu travailler , onrendroit ce fleuve navigable ; de sorte que les bateaux vien-droient au pied de la ville ; ce qui contribueroit fort à enfaire fleurir le commerce. On traversé ce fleuve en troisendroits , sur trois ponts, dont deux sont fort longs & fortélevés. *

La campagne des environs de Tolède est sèche & stérile,3 la réserve des endroits que le Tage arrose , & qui sontsort fertiles. L’air y est sec Sc très-pur , & il y pleut rare-ment. Hors de la ville on voyoit, il n’y a pas encore long-tems, les restes d’un ancien amphithéâtre ; Le on a trouvé unmarbre antique , avec l’inscription suivante , dans laquellele nom des habitans de Tolède se trouve marqué. Cetteinscription est faite à l’honneur du roi Philippe.

Imp. G<es.

M. Julio PhilippoP io. FEL. AUG.

Parthico.

Pont. max. trib. Pott.

P. P. Consul 1Toletani Devotiss.

Nuivíini Majest. que ejus

D. D.

Saint Ildefoníè , évêque de cette ville , mourut en 667.Saint Julien, évêque , successeur de Quirique , qui avoirsuccédé à saint Ildefonsc , mourut en 690. Saint Eugene,n du nom , succéda , l an 646, à Eugene, & mourut en658. Sainte Léocadie, vierge & martyre, qui mourut dans“f s Prisons de Tolède , fur la fin de l’an ;oq, étoit néedans cette ville ; & son corps s’y garde encore, après enavoir été long-tems absent. * Baillet , Topogr. des saints,P* 488.

. I- TOLEN , ville de l'Egypte. Pline , /. 6, c. ;, quic ite Aristocréon , dit qu’elle étoit â cinq journées de Mé-ÏP? » du côté de la Libye , & à douze journées de la ville

ar , autre ville dés Egyptiens,j TOLEN, Tola , iíle des Pays-Bas , dans la province

e Zelande , près de la côte du Brabant, dont elle est sé-cor^ ^ ar Un cana ^ Sa capitale , qui est située sur ce canal,norrfd 11 ^ ' C nom ^ OLEN ou Tertole. Elle a pris sonn u P ea ge, qui y avoir été établi, & qu’on nommeamand Tôle. Cette ville est ancienne, Sc a le troisième

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rang entre celles de Zélande, après Middelbourg & Zi-riezée. * Longuerue , Description de la France, partie 2 ,pag. 26.

TOLENTIN,villed’Italie,danslaMarched’Ancone, ( a )dans les terres, fur le Chiento , à la gauche, environ à sixmilles vers l’orient de San-Severino, à dix milles de Mace-rata , & à quinze de Camerino. Cette ville avoit un évêché( b ) dès le cinquième siécle ; mais il fut uni à Macérata en15 86. Quand on arrive de Foligni à Tolentin, on traversepresque toute la ville , en descendant, pour aller à saintFrançois, qui est l’église épiscopale , dont le clocher faitle principal ornement. La ville de Tolentin n’est pas dunegrande étendue ; & elle n’est bien habitée que pendantquelques fêtes & quelques foires, qui s’y tiennent, & quiy attirent un grand concours de peuple , de toutes les par-ties de l’Italie ; mais elle est célébré, pour être dépositairedes reliques de saint Nicolas, hermite de saint Augustin ,qui demeura dans cette ville pendant trente ans ; ce qui afait qu’on lui a donné le surnom de Tolentin. ( c ) Le lieu desa naissance étoit un bourg appellé Saint-Ange , près de laville de Fermo , dans la même province. L’église , qui estsous son invocation, est bâtie à Feutrée de la ville , dansune fort belle place. Quoique son portail soit magnifique,on admire encore davantage les grands cloîtres, où sontdépeintes les principales actions & les miracles que ce sainta faits pendant fa vie. Le maître autel est remarquablepar ses dorures & son marbre , qui est travaillé avec beau-coup de délicatesse. La ville de Tolentin a été la patrie deFrançois Philelphe, philosophe, poète & orateur, quivivoit dans le quinzième siécle, & mourut à Boulogne ,dans un âge fort avancé. ( a ) Magin, Carte de la Marched’Ancone. ( b ) Commainville , Table des évêchés. ( c ) Bail-let , Topogr. des saints,p. 489.

TOLENUS , fleuve d’Italie, chez les Marses. Orose,/. 5, c. 18, cité par Ortélius, dit que ce fut sor le bord dece fleuve que Rutilius & huit mille Romains qu’il avoitavec lui, furent pris par les Marses. Ortélius ajoute quede deux manuscrits qu’il a consultés , l’un lisoit Telonius& l’autre Telonus. C’est le Tolenum dont parle Ovide,Fajìor. /.'6,v. 565.

. Flumenque Tolenum

Purpureum mistis sanguine fluxit aquis.

Ortélius conjecture que cette déroute de Rutilius ne sepassa pas loin du Liris , parce que Plutarque ôc Appienmettent la même action sor le bord de ce dernier fleuve ;mais Ortélius avoit oublié apparemment qu’au mot The-lonus , il avoit remarqué que le Thelonus ou Tolenus étoitle même que le Liris. On croit que c’est aujourd’hui Tu-rano. Voyez ce mot.

_ TOLERATES, peuple de Germanie, selon Isidore,cité par Ortélius, qui dit qu’on lisoit à la marge Olera-tes, & qu’un manuscrit qu’il a consulté portoit Tolé-rât.*.

TOLERIUM, ville d’Italie, dans lancier, Latium. Cefut, selon Plutarque, in Coriolano , une des villes queprit Coriolan. Etienne le géographe parle aussi de cetteville, dont Pline, L 3 , c. 5 , nomme les habitans ToLE-rienses. Ils sont appellés Tolerini par Denys d’Hali-carnaflè, /. 8 t p. 493 & 500. Voyez Trichine

TOLETUM, ville de l’Espagne Tarragonnosse, & socapitale des Carpétains , selon Pline,/. Z , t. z. Cetteville conserve son ancien nom. Voyez Tolède. Ses habi-táns font appellés Toletani par Pline, & ce meme nomleur est donné dans les anciennes inscriptions. Ptolomée& l’itinéraire d’Antonio ont tellement marqué la situationde Toletum , qu’on ne peut douter que ce ne soit au-jourd’hui la ville de Tolède.

TOLESBURG, Tolsbbrg ouTotsBURG , petite villede l’empire Rufsien, dans 1 Esthonie, sor le golfe de Fin-lande, à l’embouchure de la riviere de Semsteback, à ladroite. * De sise , Atlas.

TOLFA, ville d’Italie, dans le patrimoine de S. Pierre,selon Corneille, qui ne cite aucun garant. Il dit qu’on ytrouve quantité d’alun , dont le pape tire un revenu con-sidérable. Magin ne marque point cette prétendue villedans fa carte du Patrimoine.

TOLHU 1 S , village des Pays-Bas, dans la Gueldre Hol-landoisc, fur le Rhin, demi-lieue au-dessous du fort de

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