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Tome sixième. T - Z.
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qu elle put être propre aux usages de la médecine.

TOUKICHI, ( les ) branche des Turcs occidentaux.Ils habitoient à l’occidenr du fleuve lli , Sc poflédoientles terres qui s etendoient jusque fur les frontières del’cmpire romain. Vers l’an 706 de J. C. le grand khan desTurcs s etant fait haïr de fes sujets , par fes cruautés,Outchele profita de cette conjoncture favorable, pour par-venir à la souveraineté. Un grand nombre de Turcs , dontH avoir gagné lamifié, se soumirent à lui , & lc pro-clama khan. Ce royaume ne subsista que vingt ans auplus : il fut détruit par les Turcs vers l’an 714.

TOUKOHOEN ( les ) font desTartares originaires deLeaotung , & de la même horde que les Sienpi. Un tanjudes Sienpi, nommé Poukuei, avoir deux enfans ; le pre-mier nommé Toukohoen, Sc le second Joulohoei , quifut le premier roi des Tcieuyen. Toukohoen reçut, de ionpere Poukuei, mille sept cents familles ; il vivoit avec sonfrere Hoei, & ils é[oient occupés l’un & l’autre du foinde nourrir des chevaux. Quelques blessures , que ces che-vaux íe firent en se battant, mirent la division entre lesdeux frétés. Le procédé de Hoei obligea Toukohoende quitter le pays ; il pastà du côté de l’occident, & vintse camper dans les montagnes qui font au nord du paysd’Ortous. Dans la fuite, profitant des troubles qui arri-vèrent dans la Chine , il descendit davantage du côté dumidi, & se cantonna dans les environs de Kong-Tchang-fou , du côté de l'occident, dans le Chensi. Sa postérité«'étendit vers Chatcheou , où elle devint très-puissante.Lc commencement de cet empire est fixé à l’an 312.II fut détruit, vers l’an 700, par les Toufans, qui s’em-parerentde leur pays.* Voyez, l'hijîoire générale des Huns ,far de Guignet. 1 ,p. 193.

TOUKON , ville de Perse. Tavernier, Voyage de Per-se ,1.1, qui dit que les environs de cette ville font aísezbons, la marque à 8i d 4$' de longitude, fous les 43 e11 y / de latitude.

TOUL , ville de France , dans la Lorraine, fur le bordde la Moselle , à cinq lieues de Nanci, & à douze deMetz. Quoique cette ville n’ait pas fans doute été fondéepar Tuilus Hostilius , troisième roi de Rome , commequelques uns l’ont avancé ; il est néanmoins constant qu’elleest fort ancienne , puisqu’un savant fait mention d’unemédaille antique, íur laquelle on lit Tullo-Civitas.Ptolomée, lìb. 2, cap. 9 , la nomme Tullum , Sc la donneaux peuples Leuci , qui éroient Belges ; Sc lorsqu’on par-tage la Belgique en deux provinces, ils furent mis fousla premiere Sc fous la métropole de Trêves. Leur terri-toire étoit de fort grande étendue. Voyez Toulois.

La ville de Toul, comme fa métropole, Trêves , avecMetz & Verdun , vint au pouvoir des François, au com-mencement de leur établissement dans les Gaules ; ellefut toujours sujette aux rois d’Austrasie, fous les Méro-vingiens Sc fous les Carlovingiens. Elle fut aflujettie, du*Çms de Louis d’Outremer , à Othon I, & reconnut feslucceíseurs pour souverains. * Longuerue, Descript. de laFrance , part. 2. , p. 211.

Les comtes héréditaires s’étoient établis dès l’an r 000,& Albe rie nous apprend dans sa chronique , qu’alors uncertain Ulric étoit comte de Toul, du tems de i’évêqueFerthold. Ils se succédèrent durant près de deux cents ans,Ipsqu’à Frédéric, comte de Toul, qui étoit un seigneurb considérable, que le pape Innocent II s’employa pourfaire fa paix avec l’évêque de Toul, Henri, qui étoit frété~ e Simon I, duc de Lorraine , Sc fils du duc Thierri &oe Gertrude de Flandre, & par conséquent petit-fils deffobert le Frison , comte de Flandre,v pape employa, pour négocier cette paix, un car-

mal-légat, qui étoit assisté de Simon, duc de Lorrai-ne > de la duchefle Adélaïde fa femme , & de Renaud ,comte de Bar,

Le comte confirma le traité, par fa bulle datée de l’anK.Ce comte Frédéric n’eut qu’une fille, qui épousa

^tthias de Lorraine, fils du duc Mathieu I. II n’y eutPoint d’enfans de ce mariage. La race de ces comtes étantquè"^ ’i ^ n y km plus d’autre comte à Toul que l’évc-f a “ *f s ducs de Lorraine , qui succédèrent, en quelquequalit* h CCS "semés seigneurs, Sc ne prirent jamais laì’illc d t comte » ’k contentèrent de l’avouerie de laCmnp C , de laquelle ils se font fait investir par les

P rcurs - jusqu’à Charles III, qui a. pris l’invcstiture de

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l’avouerie de la ciré de Toul, avec celle de ces fiefs im-périaux , l’an 1627.

Les ducs, pour leur droit de garde & de protection ,levoient par an, fur la ville, mille francs barrois. & y exer-çaient d’autres actes de juridiction , même depuis lan15 52 , où la protection des rois fut établie. Les officiersroyaux s’opposerent aux entreprises du duc , mais inutile-ment , & estes n’ont ceífé que quand le duc Charles IIIfut chaste de ses états. Il avoir fait fes efforts pour s’ap-proprier la souveraineté des deux fauxbourgs & des ab-bayes de saint Manfuit & de saint Epvre ou Evre , del’ordre de saint Benoît, qui sont anciennes & considéra-bles , Sc les habitans de ces fauxbourgs avoient quelquefoisété contraints de reconnoître la juridiction du bailli desaint Michel.

Le duc Charles » après la paix des Pyrénées, renouvellales prétentions qu’il avait soutenues avant de sortir de laLorraine. On renvoya en général, les difficultés qui se^rencontroient, à des commistàires , parle dernier articledu traité de Vincennes de 1661 , & dans le dixième dutraité de l’an 1663 , on convint que l’on nommeroit,depart & cfautre, des commissaires , pour régler plusieursdifférends entre le roi & le duc , entr’autres celui quiconcernoit les abbayes de saint Evre & de saint Manfuit,ce qui n’eut aucun effet, & le duc fut dépouillé de sesétats l’an 1670.

La restitution de la Lorraine, faite à son petit-neveuLeopold , a encore renouvellé ce différend qui regardoitToul ; mais enfin, par l’article VII du traité de Paris del’an 1718 , le duc a renoncé à fes prétentions fur les ab-bayes Sc fur les bans de saint Manfuit Sc de saint Evre.Il ne pouvoit plus faire valoir son avouerie , qu’il tenoitdes empereurs Sc de l’Empire , puisque la souveraineté dela ville & de l’évêché de Toul a été cédée à perpétuitéà la couronne de France , par l’Empire , au traité deWestphalie , & le soi, par l’indult de Clément IX , ales mêmes droits de nomination & de disposition de 1 évê-ché Si des autres bénéfices du Toulois, qu’il a à Metz Scà Verdun.

On commença à fortifier Toul fous’ Louis XIV , aprèsque Nanci eut été rendu au duc de Lorraine, en exécu-tion de la paix de Ryswick, Cette ville est située dansun vallon très-fertile. Une chaîne de montagnes ( a ) & decoteaux couverts de cignes , l’entoure à moitié. La Mosellecoule près de ses murailles , Sc y reçoit un ruisseau , lequeltraversant la ville y fait moudre plusieurs moulins , &fournisses eaux néceffaires aux tanneurs & aux bouchers.Le roi a fait faire fur la Moselle un très-beau pont, doncses extrémités font terminées par des grandes chauffées ,avec des voûtes d’espace en espace , pour donner coursaux eaux qui inondent la prairie dans les débordemens.Les anciens murs de la ville furent rasés en 1700 , & l’onforma une nouvelle enceinte , flanquée de neuf bastionsroyaux, ce qui en a fait une place très-réguliere & beau-coup plus grande qu’elle n’étoit auparavant. Il y a beau-coup de convens Sc d’églises dans la ville de Toul. Lacathédrale est un fort beau bâtiment. On compte six millehabitans dans Toul, distribués fous quatre paroisses, Scfous neuf bannières ou quartiers. Cette ville a deux faux-bourgs , uniquement considérables par Jes.deux abbayesqui leur ont donné le nom. L’un est appelle le fauxbourgSainr-Evre , Sc l’autre Saint-Mansuic. Saint Manfuit sucle premier évêque de cette ville. ( b ) On prétend qu’iln’y eut que six évêques entre lui & sepit Auspice, quivivoit fur la fin du cinquième siécle. Saint Evre, ,

fut fait évêque de Toul vers l’an 410 > & on ne fait decombien suc son épiscopat. Cette opinion suppose que cesoie le même que Fanai de saint Paulin de Noie , de quinous avons emprunté tout ce que nous avons dit de meil-leur & de plus certain de saint Aper. ( a ) Pig.iniol , Descr.de la France, t. 7 , ?- ^ hstv. ( b ) B a M e t , Topogr.

des Saints, p. 498 Sc seiv.

Le B. Boston , dit saint Leudwin , évêque de Toul auhuitième siécle, étoit frere de sainte Salaberge. S. Gérard,évêque de Cologne , fut fait évêque de cette ville en 963 ,après Gozelin ,& mourut Fan 994. Saint Léon, pape,IX du nom , appellé auparavant Brunon , fut élevé àToul, y fit fes études, fut ensuite chanoine de I église ,puis évêque de la ville en 1026. Saint Aloph ou Elof,Eltphius , martyr fous Julien F Apostat, étoit du territoire

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