ï 004 T O U
íons-peltier sont à la nomination du chantre & à la colla-tion da chapitre. Le sénéchal est à la prétention du doyen ;le sous-écolâtre à celle du maître d’école & à la collation<du chapitre ; les trois prestimoines, comme le sénéchal, âia présentation du doyen 5c à la collation du chapitre.8°. De 56 vicaires en titre à la présentation & collationdes dignitaires Sc des chanoines. p°. De six aumôniersâ la présentation du sous-doyen, dont les fonótions fontde porter le bénitier aux processions, affilier spirituelle-ment les dignitaires, prévôts 8c chanoines dans leurs mala-dies , Lc garder leurs corps après leur décès jusqu’à la sé-pulture. De trois clercs d’aumône en titre à la présentationde l’aumônier dignitaire pour répondre les messes, & gar-der le corps de i'abbesiè de Beaumont après ion décès,jusqu’à la sépulture. 11°. De quatre marguilliers en titre, àla présentation des chambriers , & chefcier pour parer legrand autel, garder le tombeau de saint Martin, dire lesévangiles aux pèlerins, prendre foin des reliques, Sc sonnerJe premier coup de matines. 1 z*. De deux incepteurs en ti-rre, à la nomination Sc institution du chapitre pour chanteraux fêtes semi-doubles , simples Sc féries, le Vmite , exulte-9HUs, les premieres antiennes Sc répons de 1 office, Scremplir les fonctions de sous-chantre Sc de sous-peltier à laimeíïe, 1.3°. De deux pénitenciers Sc de deux sacristains à lanomination du chapitre. 14°. D’un oblatier chargé defournir le pain pour le saint sacrifice Sc pour la sainte com-munion , à la présentation du doyen. 15. De quatre-vingtschapelains, dont quelques-uns font à la présentation duToi, Sc en patronage laïque ; les autres à la présentationdes chanoines , Sc tous à la collation du chapitre. 16 0 . Dedix enlans de chœur , d’un maître de musique , d’un maî-tre de latin pour les instruire, nom compris les musiciensgagistes. 17°. D11 pauvre de S. Martin fondé par Louis XI ,& de plusieurs officiers laïques pour le service de léglise.Ce pauvre de saint Martin est élu parle chapitre à la plura-rité des voix, Sc pour être élu il faut qn’il ne lui paroitsèâucun bien. Il est logé , vêtu , nourri Sc entretenu de tou-tes choses, sain Sc malade , aux frais du chapitre, Scïl ne peut être destitué que pour déréglemens des mœurs.31 affilie aux processions solcmnelles Sc à l’office desjours solemnels vêtu d’une robe mi-partie de rouge Sc deistanc.
Les autres chapitres du diocèse sont celui de'
La Besoche,
Saint Venant,
S. Pierre le Puellier,Pleffis-lès-Tours,-Amboiíe,
Loches,
Saint-Mesme,
Cande,
La Ste chapelle de Champigni,Monthréfor,
Langeais ,
Precigni.
TOURT£RON,la Sabotterie, bourg de France,4 jans la Champagne, du diocèse de Rheims, de sélec-tion de Retel. Ce bourg est situé entre deux côtes«lans le Recélois, à deux lieues d’Attigni Sc de l’Aisne.
TOURTOIRAC , Turturiacum , abbaye d'hommes enTrance, de l’ordrede saint Benoît, dans le Périgord, audiocèse, & à cinq lieues au levant de Perigueux , fur lahaute Vezere. Elle fut fondée en 102;. On trouve queVers l’arí 1564 ce monastère faisoit vivre un prieur clau-stral , un sacristain , un camerier ou , cellerier , Sctrente religieux, mais présentement il n y a plus per-sonne.
TOURTOUR, bourg de France, dans la Provence,au diocèse de Fréjus. On veut dériver son nom des tour-tnens viotens que certains coupables de quelques grandsCrimes, à ce qu’on dit, y a voient soufferts. Il y avoir dans leterritoire de ce bourg un monastère nommé Notre-Damede Florege , Sc transféré aujourd’hui ál’abbayedeToronet.y oyez ce mot.
TOURVES ,lieu de France, dans la Provence, au dio-cèse d’Aix. C’eíi une baronnie qui a été érigee en 1678 , enLaveur du marquis de Valbelle, Sc qui appartient à la mai-'fon de Ventirnille. On croie que c’est le lieu ad Turrem de lavoie Aurelienne.
TOURVILLE , lieu de France , dans la Normandie, audiocèse de Courance, élection de Valogne. Il y a un prieuréde prémontté , dépendant de la Luzerne ; le prieur a sachapelle dédiée à saint Germain au bout de la paroille. Leseigneur porte le nom de ceue paroisse,
T O U
TOURY , bourg de France, dans l’Orléanois, fur laroute de Paris à Orléans , entre cette derniere ville Sc celled’Etampes, dans sélection de Petiviers, diocèse d’Orléans ,en plat pays, on le nomme en latin Tauriacum. Ce lieu ap-partient à i’abbaye de saint Denys en France, Sc est fameuxpat la défense que Suger qui en étoit prévôt fous l’abbéAdam fan nu , fit de son château contre les forces deHugues du Puiser, ennemi du roi Louis le Gros. La tour,comme dit Suger lui-même, étoit à trois étages, ôc bâtie parl’abbé ci-deílus nommé. Le même prince voulant conservercette place dans un tems si fâcheux, accorda en 1114 à cecabbé d’y faire tenir un marché tous les vendredis au profitde (on église. Suger étant devenu abbé continua à affec-tionner cette terre , il en ota 1 avouerie des mains des sei-gneurs de la Ferté-Baudouin. Cette terre fut beaucoup en-dommagée en r; 60 par les Anglois Sc Navarrois qui enbrûlèrent les maisons Se le château. L’église du lieu est auflià la nomination de sabbaye. * Hist. de saint Denys.
TOUS, ville d’Asie, dans la Coraffane, au midi de Ni-chabour dont elle est éloignée d’environ une lieue. Danville,carte de Perse 17; i , la met au nord Sc â vingt lieues decette derniere. Elle est á 57 e1 de latitude, Sc à 7<í d Sc demide longitude. Cette ville fut ruinée par les Mogols en 1x21,mais elle fut rebâtie peu d’années après, Sc est devenueune des plus belles & des plus célébrés villes desempire dePerse. Ismaël Sefevi, premier roi de la maison des Sefevi,c’est-à-dire, des descendans de Schec-Sefi, qui regnencprésentement en Perse, la fit entourer de fortes murailles &de trois cents tours. Ce roi en fit alors la capitale de la Co-raísitne fous le nom de Meschehcd ; Sc comme plusieursprinces avant lui y avoient eu leurs tombeaux, il voulut yavoir le sien, ôc plusieurs de ses successeurs à son exemple yont été inhumés. Voyez Mesched. * Petis de la Croix ,Histoire du grand Genghizcan , 1 . 4 , c. 2.
TOUSE, bourgade d’Espagne , dans la Catalogne, vi-gnette de Girone, fur la côte de la Méditerranée. Miche-lot, Portul, de la Médit.p. 44, en parle ainsi : Environ qua-tre à cinq milles à l’est quart de nord-est de l’Eoret, se voirle village de Tousè, qui est environné de murailles ; il estsitué dans un petit enfoncement derrière une grosse pointequi forme une petite anse de sable du côté de i’ouest, où l’onpeut mouiller deux ou trois galères avec les vents à la terre ;la pointe du nord-est de cette anse il y a quelques petitsécueils hors de seau. On ne voit point ce village du côté del’est ni de souest, à moins que d’êcre par le travers de cetteanse. Sur la pointe de Touse qui s’avance un peu en mer ,il y aune espèce de fort carré avec une tour Sc quelques for-tifications qu’on découvre de fort loin d’un côté Sc d’autre,cetjjf pointe paroît de loin comme une péninsule lorsqu’onrange la côte.Depuis l’Eoret jusqu’à Touse, la côte est forthaute Sc presque droite, on y trouve quelques rochers horsde seau près de terre : mais point de mouillage. Tout lelong de ces côtes pendant la nuit on y voit plusieurs feuxdans les bâteaux des pêcheurs, qui vont de côté Sc d’autre ;c’est une maniéré de prendre les anchois Sc les sardines : faíjugé à propos d’en avertir, afin qu’on ne croye pas que cesfeux soient à terre, ce qui pourroit fausser la route. On voieaussi de fort loin plusieurs feux de charboniers dans les mon-tagnes.
TOUSKACHE, petite riviere de l’Amérique septen-trionale , dans la Louisiane. Elle vient fe joindre à cellede Taiacacchina , auprès de l’ancien sort Sainte-Marie,dans le pays ancien des Apalaches , 8c ensuite se jettedans les golfe du Mexique par une embouchure fortlarge.
1. TOUSSAINTS, abbaye de France, en Champagne,dans uneisie de la riviere de Marne, à la porte de la ville deChâlons. Cette abbaye est de l’ordre des chanoines régu-liers de saint Augustin de la congrégation de sainte Gene-viève de Paris, ôc fut fondée par Roger II du nom , évê-que de Châlons, décédé en 1062. Cette abbaye étoit alorshors Sc proche de la ville, en un lieu où il ne reste plusqu’une maison de fermier, qui porte encore le nom deToussaints dehors. Elle fut démolie en 1544, pendantles guerres entre François I, roi de France, Sc l’empereurCharles Quinr, Sc transférée à Châlons au lieu où elle est au-jourd’hui , par Lamheffon, abbé régulier qui commença dela rebâtir, Sc elle fut achevée vingt ans après avec la maisonabbatiale. L’église en l’état qu’on la voit aujourd’hui,est sou-vrage de Claude Godet successeur ôc neveu de Lambeísòn^