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Tome sixième. T - Z.
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'Ganeíborough. C’est cette riviere qui divise í’Angîeterreen deux parties, l’une septentrionale Si 1 autre méndiona*le. * Etat présent de la grande Bretagne , t. , , p. 16.

TRENTE , ville d'Italie, dans la marche Trévifane auTrentin , dont elle est ia capitale. Elle est située au bas desAlpes , à quatre milles du lac de Garde , à six de Bolzen,à huit de Verone, & à vingt-quatre d’Inspruck. Cette villebâtie fur la riviere d’Etsch ou Adige, se trouve dans unebelle vallée, fur un rocher plat, d’une espèce de marbreblanc Sc rougeâtre. La vallée ou la plaine est environnéede montagnes, presque toute Tannée couvertes de neiges.La ville de Trente est fort ancienne. Strabon , Pline ScPtolomée en font mention. Elle dérive son nom de troisruisseaux, qui des montagnes voisines entrent dans la vil-le, & fa fondation est attribuée aux anciens Toscans.Après ceux-ci, les Cénomans la doivent avoir réparée &élargie.Elle a obéi fuccestìvement aux Romains, aux Goths& aux Lombards. Ensuite elle a fait partie du domaine<les ducs de Bavière. Aujourd’hui Tévêque de Trente en estle seigneur, pour le temporel & le spirituel. Il est princede TEmpire, & poíléde toute la comté de Trente avecplusieurs autres villes, bourgs Si seigneuries, en vertu deîa donation qui lui en fut faite Tan 1017 , par TempereurConrad II, Sc confirmée par les empereurs Frédéric I Sc II.il reconnoît pourtant pour son protecteur le comte deTirol, qui, pendant la vacance du siège, envoyé à Trentetin gouverneur, qui commande jusquâ ce que Tévêquesoit élu.

Le circuit de la ville , qui est d’un simple mur, n’est guè-res que d’un mille d’iraîie. Ses rues font larges Sc bien pa-vées , & ses maisons lont aíïèz agréables Sc solidement bâ-ties. La cathédrale mérite d’être vue j elle est dédiée à saintVigile, évêque & martyr , dont le corps y est conservéavec celui de sainte Maxence, sa mere. Le chapitre est com-posé de nobles Si de lettrés, qui ont droit délire leur évê-que. On montre dans une chapelle de la cathédrale le cru-cifix miraculeux ,fub quo jurât a & promnlgata fuit synodus.Léglife où ce concile a tenu ses astemblées , s’appelle sainteMarie Majeure ; elle est petite & bâtie d’un vilain marbre,dont les carreaux ne sont que dégrossis. Les orgues de cetteéglise sont d’une extraordinaire groíleur. On y voit dans ungrand tableau le concile représenté. Dans Téglise de sainrPierre est le corps du petit saint Simonin. Son histoire ditque Tan 1276, les Juifs dérobèrent Tentant d’un cordon-nier nommé Simon, & qu’après lui avoir tiré tout sonsang , d’une maniéré extrêmement cruelle, pour s’en servirdans la célébration d’une de leurs fêtes, ils jetterent le ca-davre dans un canal, qui paííè encore présentement dansla maison où la chose est arrivée , & où s’aísemhloit alorsleur synagogue. Le corps fut porté par le ruisseau dans iariviere, Sc rapporté par des pêcheurs. L’affaire fut décou-verte , & les Juifs surent convaincus ; on en pendit trente-neuf, Sc les autres furent bannis de la ville â perpétuité.Sixte IV , qui étoìr pape alors, ayant été informé de toutle fait, canonisa Tentant; & il lui laiííà le nom de Simo-nin qu’il portoit, Si qui est le diminutif de celui de Simon,Je nom de ion pere. Il n’avoit que vingt-huir mois quand ilfut martyrisé. On voit le corps dans une chaste, qui est furì’auteldela chapelle qu’on lui a dédiée. On garde auífidans une armoire qui est à côté, un couteau , des tenailles,quatre grandes aiguilles de fer, dont fes bourreaux le tour.menterent, & deux gobelets d’argent, dans lesquels on dit

qu’ils burent son sang. _ > >A

Les trois églises dont il vient d etre parle , font parois-siales; & il y en a encore une quatrième qui porte le nom desainte Marie Magdelaine. Il y a deux maiíons religieuses ,Tune d’hommes , de Tordre de íaint Augustin , Sc l’autre defilles de Tordre de la sainte Trinité. Dans les fauxbourgs oncompte cinq autres églises ; saint Dominique, saint Fran-çois , faine Laurent, faine Bernard Sc íainte Glaire. Outrecela , il y a quatre hôpitaux. Les portes de la ville de Trentefont au nombre de quatre ; celle de Saint-Martin , celle deSaint-Laurent, celle de Sainte-Croix & celle d’Aquilee. Onvante le pont qui est fur la riviere fans qu’on puistê dire cequ’il y a d’admirable. On représente de même le palais deTévêque comme un édifice grand Sc superbe, quoique réel-lement cette maison soir basse & <J C médiocre grandeur,pour un évêque seigneur spirituel & temporel d’un évêché,qui est dune astez grande étendue. Ce prince étoir autrefoisfort riche, niais cela a changé. Par un traité fait avec les

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Vénitiens, il condamne fes sujets aux galères pour le ser-vice de.la république , fur les terres de laquelle il peut fairepaílèrune certaine quantité d brûle fans payer d’impôrs.

Certe ville a été délolée plusieurs fois par les inondations.La riviere se déborde íouvent, & les torrens de Levis Sc deFerfène tombent quelquefois des montagnes, avec une im-pétuosité si terrible , qu’ils entraînent de gros rochers , &les roulent jusques dans la ville. L’air de la ville de Trenteest fort sain , quoique dans Tété il y ait de grandes chaleurs,& que pendant Thiver il y fasse un froid excessif La villeest séparée en deux quartiers : le plus grand est habitépar les Italiens, Sc Tautre par les Allemands. Ces deuxlangues font communes dans cette ville. ( a ) Mémoiresdivers.

TRENTIN, ( Le ) pays d’Italie , borné au nord par leTirol, au levant par le Feltrin Sc le Bellunois du TrevifanVénitien , au midi par le Vicentin, le Veronèíe, le Brestan& le lac de Garde ; & au couchant encore par le Bressan Scpar une patrie du lac de Garde. Ses anciens habitans font lesTridentini de Pline, que les François nomment aujour-d’hui Trentin s , les Italiens Trentini , Sc les AllemandsTrienter. Quelques-uns veulent mettre le Trentin en Alle-magne , prétendant qu’il fait partie du Tirol ; c’est une er-reur. La ville de Trente étoir dans la dixième région de Tan-cienne Italie ; Sc Tltalien est encore le langage vulgaire dupays. Généralement parlant, le pays est astez fertile. Il pro-duit du grain, beaucoup de vin Sc de Thtiile. Ses principauxlieux font :

Trente, Nago, Madrutzo, Boveredo,

Toblino , Torbolé, Arco , Bolzano.

TRÉON , bourg de France, dans la Normandie , prèsde Dreux. M. le prince y campa en 1 ;6z, avant la bataillede Dreux.

TREPORT , bourg de France, dans la Normandie, aupays de Caux , avec un port de mer Sc une abbaye de Tor-dre de S. Benoit, en latin Ulterior-Portus , quoique le nou-vel historien du pays de Caux paroiste mieux fondé à croireque c’est Treiz. Port du celtique Treiz ., qui signifie fablegrevé. Ce bourg est à six lieues de Dieppe Sc d’Abbeville, àtrois quarts de lieue au-dessous de la ville d’Eu , Sc séparéde la Picardie Sc du diocèse d’Amiens par le canal de la ri-viere de Bresle, qui se jette dans la mer en sortant du porcdeTreporr. Le quai est pavé , très-bien terrallé Sc revêtude bonnes pierres ; Sc le canal d’entrée est accompagné dedeux longues jettées de bois ; afin que les grostès barquespuistènr aborder facilement. L'église paroissiale de ce bourgest dédiée à faine Jacques ; elle est fur le penchant de lacôte, Le très bien bâtie, d’une moyenne grandeur, avecune tout fut le portail. Les cinq culs-de lampes qui dépen-dent des traverses de la voûte de la nef, font très-grandc,Sc des plus beaux que Ton voye dans le diocèíe de Roue .L’églisc de l’abbaye consacrée à saint Michel, est bâtie veisle plus haut de la côte, ainsi que la maison des religieux. Lechœur est grand , & un large corridor y régné tout autour ;la croisée est astez vaste , mais la nef a été détruite. Cetteabbaye fut sondée en 10 $6 , par Robert, comte d’Eu, Scréformée en 1660 , par les bénédictins de la congrégationde saint Maur. Ramerus Sc Drego en ont été les premiersabbés. Les habitans de Treport s’occupent fore à la pêchequi est assez bonne à leur côte ; ils labourent aulïi des terres,Sc les filles,travaillent â la dentelle. Ils vont â la ville d’Eupour la justice , mais ils ont un maire Sc deux échevins pourla police. La grande rue de ce bourg est vaste Sc bien pa-vée ; on y voit plusieurs hôtelleries , Sc il y a une douzainede chassemarées qui voittirent du poistòn à Paris ; on y tientmarché le mardi & le samedi > Sc une foire à la saint Mi-chel. * Corn. Dict. fur des mémoires dressés fur les lieux en1702.

TR EPSEDI, peuple de T Asie mineure. Ce peuple nesub»sistoit plus du tems de Pline, /. 5, c. 30 , ni même du remsd’Eratosthène qu’il cire.

1. TREPTOW, en latin Treptovia , ville d’Allemagne,dans la Poméranie , donc Tune est appellée Trepiow surle Rega ou nouveau Treptow , & l’autre Treptow surlb lac de Toll; les anciens les ont nommées Tr ibetow.La ville située fur la riviere Rega fut, avec le village Krech-hausen Tan 12.83 - entourée dune muraille, après que leduc Boleílas IV Teuc achetée de Tabbé de Belbock, à qui