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ma!S qu ailleurs la terre est aííéz féconde, quelle produitles grains du pays, & pourroic nourrir des cannes de su-cre ; quelle abonde en maïs, en cassive , &c. & en diversfruits. Dans les forêts il y a un grand nombre de bêtesíauvages, sur-tout des sangliers, &une espèce d’animal quine íe trouve que rarement, de forte quelle leroit suffisantepour nourrir un grand nombre d’habitans. Quelques-unsveulent qu’il y ait des mines , même dor, ce qui n est pasencore bien constaté.
Les habitans de l’iste de la Tçinité, s’appellent d’un nomcommun Cairi , & selon d’autres Garni : delà quelques-Uns veulent qu’elle ait autrefois été divisée en deux pro-vinces , l une desquelles íe nommoit Camucaras & i’au-tre Chacomariìs. Il y est passé de la terre ferme d’autresnations; lavoir, les Jaos, qui fe font placés auprès dePorico; les Arwaques , qui font près de la pointe deCarao; les Sebays ou Salvais , près de Curiapan ; lesNepoys , au voiimage du cap de la Calera , Sc les Cari-Nepagotes, vers la colonie des Espagnols. Ces Sauvagesne diffèrent en rien des autres. Ils vont tout nuds & fe pei-gnent le Corps de rouge. La petite ville des Espagnols, quiporte le nom de S. Joseph , est située dans la partie mé-ridionale de l’isle.
On met entre les choses remarquables de cette ifle unepointe de terre que les Sauvages nomment Pkben , & lesEspagnols Terra de Brea . Tout auprès, on trouve dans laterre une forte de poix en si grande abondance , qu’on enpourroit charger un nombre infini de navires; mais deLaet ne cioit pas qu’elie vaille la peine qu’on faille pren-dre , parce quelle n est pas propre pour les vailïèaux , feramollillant trop au soleil.
6.TRINITÉ, ( La) petite ville de l’iste de Cuba enAmérique ; elle est íur une belle riviere fort poiflônneuíe ;e ste a un astez beau port, fort accessible Sc fort commodePour beaucoup de vaisteaux. Tout son négoce consiste entabac, qui est très bon. * Du Lignon , Mémoires manus-crits.
7-TRINITÉ DE VENDOME, (la) abbaye de francs,de Tordre de S. Benoît, dans la ville de Vendôme , dio-cèse de Blois, fondes en 1032, par Géofroy Martel,comte d’Anjou & du Vendomois. Il enrichir cette abbavede la fainre Larme , qu’il avoir apportée d’Outremer. Elletapporte quinze nulle livres.
TR1NUJM, fleuve d’Italie. Pline , /. 3, c. 12 , le mar-que dans le pays des On la nomme présentement
Trigno.
TRINO , ville d’Iralie, dans le Montserrat, à un milleail nord du Pô, à deux milles au nord occidental de Ponte-Stura, Sc à sept ou huit milles au couchant de Casai. Cettepetite ville fortifiée à la moderne , est arrosée de deuxpetites rivières. Elle apparrenoir au duc de Mantoue, & elledépend aujourd’hui du Piémont. Elle fut cédée au duc deSavoie en r6; 1 , par le traité de Quierasque. Les guerresde Piémont, durant lesquelles elle fut prise & reprise plu-sieurs fois, la firent beaucoup souffrir. * Magin, Carte duMontserrat.
TRINOBANTES. Selon César, Bell. Gall. /. 5 , c. 20 ,**Gnouantes , lelon Tacite, Sc Trinoantes , selonj r °|omée , / 1 , c. 3 , peuples de la grande Bretagne. Ils^bitoient, selon quelques-uns, aux environs de Londres;
Outres les mettent dans le pays, appelle depuis Eflex ; Scd autres veulent qu’ils ayent habité le Middelfex. Les Tri-chantes voyant que César s’approchoit de leur pays, luiÇl \voyerent des députés pour lui demander la paix. Entems ils le supplièrent de prendre fous fa protectionandrubatius leur roi, qui s’étoit retiré dans les Gaules,a Pres la mort d’Immanuantius son pere, à qui Caffivellau-Pus avoir ôté la vie , après lui avoir enlevé ses états. CésarPromit de leur envoyer Mandrubatius , a condition qu’ilsU1 ^° llrn iroient des vivres, Si qmls lui livreroient qua-rte orages, à quoi ils obéirent fur le-champ. LesTrino-Antes furent des premiers qui se soulevèrent contre les Ro-ains , du tems de Tempereur Néron.
LRINQUETAILLE, bourgade de France, dans la Pro-• e ? cc & dans la Camargue, à la droite Sc fur le bord oc-d’àl^ì à bras du Rhône , fur lequel est située la villela r' ^ ^ ctte ville étoit anciennement des deux côtés dedrosi ler r 1 E ? a * s ^ y a long-tems que celle qui étoit à lan st e k détruite. On n’y voit plus aujourd’hui qu’unee bourgade appellée TrinquetaiUe. C’étçut autrefois
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une fortérestè , qui, après avoir été long-tems tenue parles seigneurs des Baux, fut prise & rasée en 1161 , parRaymond Berenger, comte de Barcelone & de Provence.
* Longuerue , Descr. de la Ft. part. 1 , p. 35 6.
TRìNQUILIMALE , forceresiè de Tille de Ceylan,dans la partie orientale de Piste, à feutrée de la baie deTrinquilimale, 011 de Los Arcos , fur une pointe, quiavance dans la mer du côté du nord, selon de Liste, Cartede HJlede Ceylan. L’abbé le Grand, dans fa traduction del’hiltoire de Piste de Ceylan , /. 1 , c. 12, par Jean Ribey-ro, écrit Trinquinimale, Sc dit que cette fortereflè est faireen triangle , avec trois bastions Sc dix pièces de canons defer. Elle est, ajoute- t-il, Iur une éminence qui avance dansla mer , Sc qui commande Panse d’Arcos, Les Portugais yentretenoient autrefois un capitaine avec cinquante soldats,un aumônier & un canonnier, & il y avoir environ seizehabitans.
TR1NYTHIS , ville d’Egypte, selon la notice des di-gnités de l’Empire, (ici. 20, où on lit Alaprima QuadorunsOajì minore Trinytbeos.
TRIOBRIS , fleuve de la Gaule Aquïranique. C’est Si-donius Apollinaris., in fuo Propemptico ad libtl. v. 22 , quiparle de ce fleuve. Vinet lit Triorbis , Sc Orcélius croieque c’est POrbis de Straboti.
TRIOCLA. Voyez Tricauim.
TRIODUS. Les Grecs donnoient ce nom à un lieu oàaboutiíloient trois chemins, C’est ce que les Latins appel-lent Tri vi a. Pauíànias, L 8 , c. 3 6, parie d’un de ceslieux , qui étoit dans l’Arcadie fur le mont Ménálien, Ccfut dans ce lieu que les Mantinéens , par le conseil del’oracle de Delphes, enlevèrent les os d’Arcas, fils deCallisto.
TRIOMPA, ou Triopa-VaiTe , ou Troppi a , peticpays d’Italie , dans les états de la république de Venise , auDrelîan. Il s’étend le long de la riviere Mêla , qui le tra-verse de l’orient à l’occident. Il a en quelque façon retenule nom de ses anciens habitans appellésTRiUMPiLiNi.Voyez ce mot. On trouve dans cette vallée une belle minede fer. * Magin , Carte du Bressan.
TRION. Voyez Tri um.
TRIONTO , petite riviere d’Iralie au royaume de Na-ples , dans la Calabre citérieure. Elle a fa source près dubourg d’Acri , elle mouille celui, de Longo-Buco, Sc reçoitdivers ruifleaux à la droite, entre lesquels le Loreto est leplus considérable ; après quoi elle va fe perdre dans ie golfede Tarente, près du cap de Tríonto. Cette riviere est PHy-lias des anciens.
TRIONTO , cap d'Italie au royaume de Naples, dansla Calabre citérieure, fur le golfe de Tarente, près dePemboucbure de la riviere de Trionro.
TRIOPALA, nom d’un fleuve dont parle Vibiirê’Seque-ster. Voici le pastage, Triopala , qui & Afforus ,juniïa Alb9Megarenfmm.
TRIOPIA. Vovez Gnide.
TRlOPIDdì. C’est le nom d’un des tribus de Pistede Co, lelon le lcholiaste de Théocrite cité par Orté-lins.
TRIOPIUM. Voyez Gnide.
TRIOPS , promontoire de Gnide , selon Théocrite.Winíemius son interprète en fait une ville de la Carie.C’est la m.ême choie que Triopia. Voyez Gnide.
TRIORBIS. Voyez Trigbris.
TR1PALDA , bourg d’Irahe , au royaume de Naples,’dans la principauté ultérieure, avec tirre de duché. Cebourg est situé íur le fleuve Sabbato, a la droite, près &presque vis à vis de la petite ville d Avelhno. **Magin ,Carre de la principauté ultérieure.
TRIPANTE , lieu des Indes , fur la route de Gandicot ïGolconda, entre Doupar Sc Mamili, a quatre lieues du pre-mier de ces gîtes , Sc t huit du second. On voit à Tripanré ,dit Tavernier dans son voyage des Indes , 1 , c. 19,
une grande pagode fur ^>ne colline, dorrt tout le tourfait uiv escalier, Sc est r e ver u de pierres de taille. La moin-dre marche de cer escalier^prdix pieds de long Sc troisde large , Sc dans la pagode il y a plusieurs figures dedémons. Il y en a une entr’autres qui reflèmble à une ve-nus route droite, avec plusieurs démons fur elle dans despostures affreuses. Us font faits ,ainsi qúe la venus , dunefeule pierre de marbre, mais dom la sculpture est fort gros-sière.