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Tome sixième. T - Z.
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TRIPYUJM , lieu de la Carie, selon Arrien, l. 1. VtUAlexanân , cité par Ortélius, qui croie que ce pourroit■être une partie de lá ville d’Halicárnasse. ^

TR 1 PYRGA , nom que les habitans d’Athènes donnentaujourd’hui-à un lac marécageux de la Morée, environ àune lieue H’Athènes. Ce lac ou marais étoit nommé, selonXénophon , Pbalaraa Palus , & il y avoir auprès un heunommé Tripyrgia > à cause de trois tours qui y étoient bâ-ties. Du nom de ce lieu on a formé celui du lac, Sc deTripyrgta on a fait par corruption Tripyrga. Wheler ,Voyage d'Athènes , /. 3 , p. 207 , croit que ces trois tourspouvoient être des restes de la ville Limes. Du reste,ájoute-t il, cé lac s’étend eh ìdug du moins une lieue &demie fur la côte , Sc il fort dè son extrémité orientale unpetit ruisseau quLse jette dans la mer, astez proche de lapointe de la b are de Phalara , ou il y a une petite égliseruinée, appellée S. Nicholo. C’est apparemment ce lieuqui s’appellqit autrefois Colias promontorium.

TRIPYRGIA. Voyez Trìpyrgà.

TRIQUADRA. Voyez Tiquadra.

TRIQUETRA. Voyez Sicile.

TRIQUIER, ancienne ville de France en Bretagne,étoit près de la petite riviere de Loquez, dans l endroitqu’on nomme aujourd’hui Cosqueoudet , qui signifie en bre-ton vieille útê. Cette ville eut des évêques jusqu’en 8 3 ,6 ,qu’Hastan , roi des Danois, la prit & la ruina, & son siègeépiscopal fut transféré à Tréguier.

TRIS ANTO , fleuve de la grande Bretagne. Ptolomée,/ 2 , c. 3 > marque son embouchure fur la core méridio-nale de l iste , entre Magnus Portus !k Novus Portus. C’estprésentement Hampton-Water , autrement le port de Sou-th impcon, à l’embouchure du Test ou Tost.

TRIS ARCHI .village de lá Marmàrique. Ptolomée ,/. 4 , c. 5 , le place fur la côte du nome de Lybie, entrele port Selinus & Apis.

TRISAY. Voyez Trizay.

TRISCHENE , ancienne ville de la grande Grece , aubord de la mer , fur le bord du fleuve Squillace. Cetteville , qui étoit épiscopale , fut détruite par les Sarrazins,&c de ses ruinés on bâtit , mais plus loin de la mer , laville de Taverna , selon Gabriel Bari.

TRISIDIS , ville de la Mauritanie Tingitane. Elle étoitdans les terrés, selon Ptolomée, /. 4 , c. i.Marmol lanommé Tenzert , & dit que les écrivains arabes lui don-nent le nom At Theárt.

TR1SIPENSIS , Trisipell is, ou Trisipellensis ,siège épiscopal d’Afrique , dans là province Proconíulaire.L’évêque de ce siège est nommé Victor , episcopus plebisTrifipenfis , dans la conférence de Carthage , n°. 128. Iln’en est point fait mention ailleurs , si ce n’est dans lalettre que lés évêques de la province Procanfulaire, as-semblés aú concile de Larran , écrivirent à Paul, patriarchede Constantinople. Parmi les suscriptions de cette lettreest celle de Félix, episcopus fatiiïœ ecclesu Trifipellis ouTrtfipelis , comme porte le manuscrit de Beauvais.

TRIS 1 TIDES. Voyez Oristides.

TRISMACRIA , forteresse de ia baise Mœsie. Proco-pe , Mdif L 4, c. 7 , dit qu’elle étoit sur le Danube , prèsdu fort Cenron , vis-à vis de celui dè Daphné. Cousin ,dans fa traduction de Procope, rend ce mot Trisma-caria par Tramacarísque.

TRISMIS, ville de la balíè Motsie. Ptolomee, /. 3 ,c. 10,1a nomme entre les villes qui étoient au voisinagedu Danube. C’est la ville Trosims de itinéraire d’An-tonin , qui la marque fur la route de Viminacium à Ni-comédie , entre Biroen & Arrttbiuni , a dix milles du pre-mier de ces lieux, & à neuf milles du second.

TRISPLAL, peuple de Thrace, selon Etienne le géo-graphe , qui cite siécatée.

TRISSUM , ville que Ptolomée, /. 3 , t. 7 , donne auxJazyges Mèranastes.

TRIST ou Tris , ifle de l’Amérique septentrionale ,dans la nouvelle Espagne , fur la côte méridionale de labaie de Campêche , à l’ouest de Piste de Port-Royal, dontelle n est séparée que par une crique si étroite, qu a peineun canot y peut nager! L’ifle de Trist est petite Sc balíè ,large de trois milles en quelques endroits, & longue dequatre , au plus , détendant vers l’est Sc l’ouest : fa partieorientale est marécageuse , 3c pleine de triangles blancs ;ion sud est presque de même. L ouest est sec Sc sablon-

neux, & produit.une sorte d’herbe longue, qn! vient entoustes aflèz minces. C’est une espèce de íavana , où ilcroît quelques palmiers , qui sont gros & peu élevés. Lenord de l’ouest est rempli de buissons de prunes de coco ,Sc de quelques arbres qui portent des raisins. Le troncde ces derniers arbres a deux 011 trois pieds de circon-férence , sept ou huit de hauteur , & poulie ensuiteplusieurs branches, qui s’étendent de chaque côté ; 1 ecorceen est noire Sc unie ; ses feuilles sont astez grandes &ovales, Sc d’un verd foncé. Le fruit est.à peu près de lagrosteur d’uné prune, mais rond ; fa couleur est noire,blanche ou rougeâtre ; la peau de ce fruit est très-minceSc unie ; le dedans est blanc , mou , spongieux , plus pro-pre à être sucé que mordu , Sc il y a un gros noyau moudans le milieu. Ce fruit croît le plus souvent sur le sableauprès de la mer, ce qui fait que quelques unes de ces pru-nes sont salées ; maïs ordinairement elles sont douces,astez agréables Sc fore saines. Le tronc de l'arbre qui portedes raisins peut avoir deux ou trois pieds de circonférence :il monte jusqu a sept 011 huit pieds de haut ; & poulie en-suite quantité de branches, dont les rejetions sont gros Scépâis. Ses feuilles approchent astez de celles du liere ,mais elles sont plus larges Sc plus fermes. Le fruit est dela grosteur des raisins ordinaires, Sc il y. a quantité degrappes qui croisiènt par tout l’arbre. Ce fuit deviencnoir quand il est mur. Le dedans est rougeâtre, Sc il ya un gros noyau dur au milieu. II est agréable Sc fortsain; mais il a peu de substance , à cause de la grosseurdu noyau. Le corps & les branches de cet arbre fournis-sent un bon cftauffage ; le feu en est clair & ardent ; anstïles boucaniers s’en servent d’ordinaire pour durcir les ca-nons de leurs fusils , lorsqu’ils y trouvent quelques défauts.Les animaux que nourrit cette isle , sont des léíards, desguanos , des lerpens Sc des dains. Outre les petits léfardsordinaires il y en a de gros, qu’on appelle léfards lions.Ils sont faits à peu près comme les autres ; mais presqueaussi gros que íe bras d’un homme, lis onr une grandecrête fur lá tête , qu’ils drestent, lorsqu’on les attaque,mais autrement elle eiì abattue. Il y a deux ou trois sortesde ferpens , dont quelques-uns sont fort gros.

A l’ouest de l’iste de Trist, tout près de la mer , onpeut creuser cinq ou six pieds dans le fable, où l’on trou-ve de très-bonne eau douce. II y a d’ordinaire deS puitstout faits, que les mariniers ont creusés, pour faire aigua-de ; mais ils sont bientôt comblés , si l’on n’a foin de lesnettoyer. Il y avoir toujours quelques peison 'cs qui rési-doient dans cette iste , lorsque les Anglois fréquentoiencla baie de Campêche , & les plus gros vaisseaux mouil-.loient toujours dans cet endroit, à six ou sept brastès defond , tout près du rivage ; mais les petits navires pous-foient trois lieues plus haut, jusqu’à 1 'ifle d’un Buijfon.

TRISTAN D’ACUGNA, islesde l’Océan Ethiopique.On les trouve à 4 ou 5 e1 de longitude , fous les 3 6 & 37de latitude. Tristan d’Acugna, général des vaisseaux q«sle roi de Portugal envoya aux Indes en 1 ;o6 , fit la dé-couverte de ces iíles , ausquels il donna son nom , qu’ellesportent encore. Cette découverte fe fie, parce que Tristansecoic trop élevé dans fa route. * t)e l'Ifle , Atlas. Conquê-tes des Portugais dans le nouveau monde , 1 . 4 , p. 333.

1. TRISTENA , bourg de la Morée, dans la Sacanie,anciennement Nemea. Il est à quinze ou seize milles aumidi de Corinthe, â Rentrée Sc an nord de la forêt deTristena , autrefois la forêt Némée. Voyez Némée. * DeWit, Atlas.

2. TRISTENA , ( forêt de ) forer de la Morée , dansla Sacanie, au midi de l’ancien territoire de Corinthe.C’est la forêt Némée des anciens. Noyez Nemea.

TRISTIACENSIS-SILVA , forêt doht il est parlé dansla vie de saint Richer, citée par Ortélius, qui croit quecette forêt pouvoir être dans la Gaule Belgique.

TR 1 STOLUS , ville de la Macédoine. Ptolomée , /. 3 ,c. 13 , la range parmi les villes de la Sintique. Baudrandcroit que c’est aujourd’hui Tdmoriza.

TRIH A, ville du Péloponnélè , dans l’Achaïe pro-pre , selon Strabon , 8 , p .- 341. Hérodote , Plurarque,

Polybe, Thucydide & Etienne le géographe font aussimention de cette ville. Pausanias, /. 7 , c. 22 , qiti écrieTritia , dit qu’elle étoit en terre ferme , à cenc vingtstades de Pbera , & quelle étoit de la dépendance deFatras , parce qu’Auguste Ravoir voulu ainsi. Avant que