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TUCCI , ancienne ville de l’Espagne Bétiquc, quePtolotnée,/. z*, c. 4, place dans le pays des Turdules.C’est la même à laquelle Pline, /. 3 , c. 1 , donne le sur-nom de (jemella Augusta. On en a la preitve dansune ancienne inscription , qui porte : Col. Aug. GemellaTuccitana, Elle est nommée , dans une médaille rap-portée par Gohzius : Col. Aug. Gemella Leg. XXV.Quelquesfcns veulent que ce soit Martos. Strabon , 3 ,
c. 141 , la place dans la Bétique, & la nomme simple-ment Tucis. Voyez Martos & Augusta Gemella.* Baudrand , éd. i68z.
TUCCITORA, village que Ptolomce, 4, c. j , placedans le nome de la Libye.
TUCCKELHAUSEN , chartrèufe d’Allemagne , dansla Franconie , au diocèse & à trois lieues de Wurtz-bourg. _ ,
TUCHAN, petite ville de France, dans le Languedoc,au diocèse de Narbonne , dans le pays de Termenois.
TUCHANG , ville la Chine , dans la province deKiansi , au département de Nankang , quatrième mé-tropole de la province. Elle est de o d 54' plus occiden-tale que Pékin, fous les jo d s de latitude. * Atlas Si-nénjìs.
TUCHO , ville la Chine, dans la province de Quei-cheu, où elle a le rang de huitième métropole. Elle estde ie>â plus occidentale que Pékin , fous les z; d 55'de latitude. Le territoire de cette ville est voisin de laprovince de Quangsi , dont les Chinois le disent être lesdents 8 c ses lèvres , à cause que, par ses montagnes &par ses fortifications naturelles , il entoure & défend unepartie de cette province. La ville de Tucho est bâtie fur larive occidentale du fleuve Co.Les montagnards de ces quar-tiers font beaucoup plus traitables que les autres ; cepen-dant, ils feroient de dangereux ennemis , car il n’y apas d’hommes plus braves ni plus intrépides. On com-pte , dans le département de Tucho, trois villes 8 c neuffortereflès, qui font ;
T U C 1067
Tucho,Toxan, ®Maho, ©Cingping,
Pangxui,Pinglang,Pingcheu ,Lotung,
Hokiang,Toping .Pingting,Fungning.
TUCIS Voyez Tuccr.
TUCKEN ou Tuggen , bourg de Suiíïe » au cantonde Schwitz , fur le bord de la riviere Lint. Il paroît , parla vie de saint Gall, écrite par Walafridus Strabo, moinede saint Gall , & écrivain du neuvième siécle , que dansle septième siécle ce bourg étoit au bord du lac de Zu-rich ; le lac , par la fuite des tems, s’est tellement retiré ,qu’aujourd’hui Tucken en est éloignée de deux milles d I-talie. ^àr & délices de la Snijfe, t. z , p. 437.
TUCO , ville de la Chine , dans la province de Xensi ,au département de Jengan , huitième métropole de laprovince. Elle est plus occidentale que Pékin de 6 d 3 5',par les ;y d ij de latitude. * Atlas Smensis.
TUCU8I, selon l’Irinéraire d’Antonin , ancienne villeâe la Lusitanie. C’est la même que Tacubis de Ptolomée.Voyez ce mot.
TUCULULA , bourgade de l'Amérique septentrio-nale , au Mexique, dans le gouvernemenr de Guaxaca.Elle est à deux lieues au midi oriental du bourg de Castla ,& passe pour être riche en veines d’or. Elle ne manquePas non plus de fruits ; mais elle est si sujette aux ttem-Elemens de terre , que les habitans sont contraints dedemeurer dans des cases basses, qu’ils nomment Bohios ,faites de gazon 8 c couvertes de paille. Ils sont près dela mer du Sud, & ils peuvent entendre facilement le bruitde ses flots. * De Laet , Description des Indes occidentales,1 î ,C.
TUCULUS , lieu de l’Afrique propre. L’itinéraired Antoain le marque fur la route de Carthage à Alexan-drie, entre Digdica & Banadedari,à vingt-quatre mil-5 S du premier de ces lieux, & à vingt cinq milles duJ; co nd. Qnelques manuscrits, au lieu de Tuculus , lisent
Tug U ius :
TUCUMAN, province de l’Amérique méridionale,e °' re ^ cs r; Se les 3 z d de latitude australe. Ellec ., bornée- à l’orient par la province de Chaco , à l’oc-Cl dent par les montagnes du Pérou & du Chili f au fud-
ouest, par la province de Cuyo , qui est du royaume deChili, au nord & au nord-ouest par les provinces desChicas & des Chercas , au nord & au nord-est par laprovince de Santa Cruz de la Sierra, & par le pays desChiquites : au midi, elle n’a point de limites réglées. Safigure approche de celle d’un cône , dont la pointe estfous le tropique. Plus on y approche du tropique, & plusil y fait froid, ce qui vient qu’il y a , de ce côté là,une très-longue chaîne de montagnes, dont la plupart fonttrès-hautes. Le nom , que porte cette province , est celuides premiers de ses habitans naturels , que les Espagnolsrencontrèrent en venant du Pérou. Les autres peuples lesplus connus, qu’on y a trouvés , sont les Diaguices, ailmidi, & les Calchaquis, habitans d’une vallée qui por-te leur nom , & qui est au bas de la Cordilliere du Pérou.Ceux qui occupent la partie septentrionale, font au milieude marais , qui leur fourniflent beaucoup de postions :les nations méridionales font errantes dans de vastes cam-pagnes , où la chaste leur fournit.de quoi vivre. Dans lemilieu des terres, & vers le nord , il y a des nations quin’ont point d’autres retraites que des grottes creusées sousterre , où l’on ne voit presque jamais la lumière du jour.Les plus voisines du Pérou ont des bourgades, & ne pa-roissoient pas si dénuées des commodités de la vie: quelques-unes avoient du cuivre ôc de l’argent, qu’ils tiroient de la.province des Chercas; mais dont elles paroissoient faireastez peu de cas.
Il y a , dans cette province , des brebis , de la gran-deur d’un petit chameau , Sc qui fervent de bêtes decharge : leur laine est très-fine , & on en fait des étoffesqu’on prendroit pour des étoffes de foie. Les lions & lestigres y sont fort communs en quelques endroits ; maisles premiers font petits, & peu à craindre : pour les tigres,ils ne font nulle part plus féroces.
Trois rivières principales traversent cette province ;l’une est appellée communément Rio Selado , l’autreiîi»dolce , & la troisième est Rio Tercero . Quoique ces detïxpremières reçoivent plusieurs petites rivières, elles n’ont,que par intervalles , aslèz d’eau pour porter des pirogues.Leurs sources est dans les montagnes du Pérou. Il y en aune infinité d’autres , qui rentrent dans le sein de la terre ,comme elle’s en sont sorties ; la plupart même ont astèzpende cours, & n’ont point de nom. Quelques unes enchangent à chaque bourgade qu’elles rencontrent. Il fortaussi des montagnes, & l’on trouve dans les forêts beau-coup de fontaines; & en bien des endroits, on trouvedes lacs Sc des marais ou lagunes, qui ne font jamais àsec. Toutes ces eaux rafraîchistènt l’air & fertilisent laterre; de sorte qu’encore que pendant six mois il ne pleuvejamais, la terre, imbibée d’ailleurs par les débordemensque causent les pluies continuelles, pendant les six autres.mois, y porte toutes fortes de grains & de légumes.
LeTucuman étoit assez peuplé , lorsque les Espagnolsencreront dans le Pérou ; à les nations les plus voisinesde ce royaume, étoient soumises à l’empire des Incas.D’autres avoient des caciques , qui ne dépendoient depersonne. Les peuples errans étoient séparés par familles,dont les chefs étoient souverains.
Entre Rio dolce 8 c Rio Salado , on pourroir recueillirbeaucoup de cire 8 c de miel , du carouge , de la coche-nille & du pastel : le carouge y dure toute I annee, & quel-ques nations en font leur nouriture ordinaire ; maïs la prin-cipale richestè de ce pays , dans les premiers tems , étoitles toiles de coton ; elles leur servoient meme de com-merce , & on en faisoit un allez Zrand commerce avec 1cPotosi. Les Espagnols nourrifloient aum beaucoup de gros8 c de menu bétail , & avoient laide devenir sauvagesquelques bœufs & quelques chevaux , qui y avoient foremultiplié. Les guerres qu’ils ont eu ; & qu ils ont encore,avec les peuples du Chaco, les a réduits a une très-grandepauvreté.
Le froid est excemr, pendant l’hiver, en quelques en-droits du Tucuman , & il n’est point rare d’y trouver desanimaux qui en font morts. Non-feulement il n’y pleutpoint, dans cette saison , mais on n’y voit presque jamaisaucun nuage. L’approche du primeurs est annoncee pardes pluies si sortes, que dans les villes, les rues font con -me des rivières , & qu’à la campagne , les eaux ramastéesdans les fonds, y couvrent une grande etendue de terrein.Ces pluies font accompagnées de tonnerres , d’éclairs,XT 11 11 i j