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Tome sixième. T - Z.
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VAL: VAL. ìç)

la province Romaine, sous I’empire de Valentinien ïjce prince envoya contre eux Théodose l’ancien, quirepoussa ces peuples , s’empara d’une partie de leursterres, & fit construire deux forts fur l’Isthme, quisépare les deux mers , afin de les tenir plus éloignés.Par là les terres des Romains se trOuverent augmen-tées d’un grand pays , dont Théodose fit une cin-quième province à laquelle il donna le nom de Va-lentia, pour faire honneur à Valentinien. Ce pays fai-soit partie du royaume des Pictes, qui par ce moyense trouva considérablement diminué. Cette provin-ce comprenois la meilleure partie de l’Ecosse : aussicette invasion nouvelle irrita tellement les Calé-doniens , que jamais ils ne cesserent depuis de harce-ler les Romains 8c les Bretons leurs sujets. Tant queP empire Romain eut assez de force pour se soutenir,leurs efforts furent inutiles ; mais d’abord qu’il vint àchanceler, c’est-à-dire, dès le commencement ducinquième siecle , les Calédoniens , revenant à lacharge , avec une nouvelle fureur, franchirent toutesles barrières qu’on leur avoit opposées , & firent degrands ravages dans la province des Romains. CeuX-ci les repoussèrent quelquefois ; mais ayant assez àfaire chez eux , il se retirerent dans la province deValence, & bâtirent de grosses pierres la murailleque Pempèreur Severé avoit élevées deux cent trenteans auparavant, entre P embouchure de la Tyne 8ccelle de l’Eden.

z. VALENTIA, ville du Pont, selon la noticedes dignités de l’Empire ,Jè£l. 27, où on lit, Cohorsfrima Thea-dojianœ- Vahntioe.

4. VALENTIA, ville de l’Espagne Tarragon-noife : Ptolomée ,1.2, c. 6. qui la donne aux Contes-tants , la marque dans les terres. Cependant Pline,/. 3,c. 3. la met dans le pays des Edetains, à trois millesde la mer , 8c lui donne le titre de colonie. C’est au-jourd’hui la ville de Valence, capitale d’un royau-me de même nom. Ortelius cite deux auteurs , quidisent que cetre ville fut d’abord appellée ROMA,d’un ancien roi d’Espagne appelle Romus. II y adans le trésor de Goltzius une médaille avec cesmots. Col. Jul. VAL. qui pòurroient s’entendre decette ville, en les expiiquant par COLO'NIA JULIAVALENTIA. * Annius in Manetkon. P. Ant. Beuterusin Hisp. Chron.

5. VALENTIA, ville d’Espagne. Le consul Ju-nius donna cette ville avec des terres aux soldatsqui avoient combattu fous Viriatus. Cette Ville, se-lon Mariana, étoit sur le Minho j 8c son nom s’estconservé jusqu’à présent. C’est aujourd’hui Valença,ville de Portugal, dans la province de Tra-los-mon-tes, íùr la rive gauche du Minho , vis-à-vis de Thuy.

* T. Liv'v. Epi 1 Z <55 , de reb. fí st. 1 . 3 , c. 7.

6. VALENTIA, Voyez Vibo.

7. VALENTIA, ville d’Ttalie, dans la Messa-pie, ou la Calabre. L’itinéraire de Jérusalem la mar-que entre Cl piœ 8c Civitas Brindefi, à treize milles dupremier de ces lieux , 8c à onze milles du second. Aulieu de VALENTIA , un Manuscrit porte VALENTIO ;c ar c’est apparemment le Balentnim de la Table dePeutinger, le Baletium de l’Anonyme de Ravenne ,le Balefium de Pline , Z 3 , c. 11. & le / aletium dePomponius Mêla, Z 2, c. 4. Ce lieu auquel quelques-Uns donnent le nom de ville, étoit à l’embouchuredu fleuve Pactius, à la droite , selon la table de Peu-tinger , 8c à la gauche , selon Olivier.

8. VALENTIA , ville de l’isle de Sardaigne.Ptolomée , Z 3 , c. 3- marque dans les terres une villenommée VALERIA Ova^lct j mais il rendlui-même cenom suspect, en plaçant dans le même quartier unPeuple appelle VALENTINI Owwst Trot ; 8c d’ailleurs lenom de Valentia stibfiste encore présentement dans1 J sle , au milieu des terres, en tirant un peu vefs

* orient. C’en est assez pour faire conjecturer que lénom de cette ville étoit VALENTIA 8c non Vale-1 Ee s habitans de cette ville étoient fans doute

es -.pAnENTTNI de Pline , Z 3 , c. 7.

ALENTIAN/E , nom de la ville de Valen-Ciennes , dans le Hainaut, fur le bord de l’Escaur.Aluvier a écrit Val-ENTINIAN/E , au lieu de ValeN-

ïANjï , parce qu’il s’étoic -imaginé que les soldats

nommés VàLETINIANENSES , dans k notice desdignités de l’empire, tiroient leur nom de cette villepour y avoir été en garnison. Mais Cellarius , Gêogr »ant. I. 2 , c. 3. prétend que c’est Une erreur. Ces sol-dats , dit-il, ne prirent pas le nom du lieu où ilsétoient en garnison, mais celui du prince Valentinienqui les avoit établis. Pour confirmer son sentiment *il ajoute que dans la même notice , ces soldats sur-nommés/^ alentianenjes,£ont j oints avec les Gratianen -ses 8c les Honoriani, qu’on ne peut pas dire avoir étéainfi nommés d'aucun lieu où ils ayent été en garni-son. Le nom de cette ville dans ì’histoire , dúmoyen âge( car Cellarius regarde son origine commefort incertaine ) n’étoit pas ValENTINIAN.® , maisVâlentIAN.® ; 8c il lui avoit été donné par un ton-*dateur nommé Valens. Sigebert dit ai an. ioc6. quel’empereur Henri assiégea Cast um Vqlentianìs//z M archi a Francien 8c Lotharingie ^-De V alois rapporteles lettres du Roi Clovis III. données à Valencien-nes, Valentianis. Eginhard , ad an. 771 , dit que leroi Charles tint une assemblée générale in VillaValent'ana. Longueruë n'est pas du sentiment deCellarius : il veut, comme Cluvier, que les Soldatsnommés Valentìnianenj’es ayent pris leur stirnom decette ville : que le fondateur de Valenciennes foieValentinien I, ou son plus jeune fils ; 8c que le nomde VALENTIAN# soit corrompu de VALENTiNlANiE.Voyez Valenciennes.

1. VALENTIN,maison de plaisance du roi de Sar-daigne,dans le Piémont,fur le bord du Pô,au-dessus doTurin. Ony vade cette ville par une grande allée cou-verte 8c longue d’un demi-mille. La maison est situéesur une éminence voisine de la riviere , quoiqu'elleparoisse en plaine du côté de Turin. L’endroit qui re-garde le Pô , a une vue admirable. On entre à droite8c à gauche dans une très-longue enfilade de cham-bres , qui toutes font ornées de tableaux des plus fa-meux maîtres d’Italie. On monte au second étagepar un fort beau degré , qui conduit d’àbord dans ungrand saìlon enrichi de peintures, 8c l’on va encore

1 dans un grand nombre d’autres chambres deE; ei , n P* e d, garnies comme les premieres. Des deuxcotes de la cour font deux jardins assez beaux , del’un desquels on entre dans un grand parc , coupéd’allées, 8c où l’on volt une grande quantité de daimsblancs. * Corn. Dict. Mém. 8c plans géographiques*

A l’opposite du Valentin , fur P autre bord du Pô ,il y a une vigne qu’on appelle VlGNE DE MADAME.Ce n’est qu’un grand corps de logis , double, fortcommode, que madame royale Christine de France afait bâtir. On descend ensuite dans la VlGNE DE L APRINCESSE Marie : cell-ci est petite, mais fort en-jolivée. Les jardins íùr-tout en font très-beaux.

2. VALENTIN , (k ) Maison de plaisance , dans

le Dauphine, près de la ville de Valence. II y a untrès-beau parc, fort propre pour la chasse. Le châ-teau est situé au milieu du parc. L’escalier est beau,8c conduit dans un grand appartement, dont les voû-tes font charmantes. * Piganìol, Desc. de la France ,r- 4 , p- 5 Q- , , ,

VALENTINE, ville de France, dans le hautLanguedoc, près de la rive droite de la Garonne,vis-a-vis Saint Gaudens, au diocèse de Cominges ,élection de ce nom. On croît que Philippe le Belayant acheté plusieurs terres du comte de Loma-gne, fit bâtir la ville de Valentine, joignit toutes sesterres ensemble,les mit de la province de Languedoc,8c les sépara de la Ç-uienne qui etoit occupée par leSAnglois. C’est de là que ces paroisses, quoiqu’éloi-gnées du Languedoc , en font partie ; c’est aussi parla même raison , quê 1 eveque de Côminge a droitd’entrer aux états du Languedoc. Onvoit à Valen-tine un reste de colonne de marbre qui prouve quedu temps des Romains , ce lieu étoit un poste consi-dérable. II ne l’est pas moins aujourd’hui, puisquec’est un passage pour entrer en Catalogne 8c enAragon.

Je ne sai sur quel fondement Hubner, géogra-phe d’ailleurs estimable, s’est avisé de mettre*un évêché à Valentine.

ï. VALENTINI. Voyez Valêntíá. N 8.

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