2.o VAL. -VAL.
2. VALENTINI,peupled’Italie, dans laCalabre,selon la plûpart des édit. de Pline, l 3, c. n. Orteliuss’étoit imaginé que ce Peuple avoit pris son nom de laville , Fïbo Falentìa. Mais le pere Hardouin ayantvu que les manuscrits portoient Falentlni , a jugé qu’ilfalloit lire Uxentini , parce que Ptolomée place dansee quartier une ville nommée Uxentum.
VALENTINIANOPOLIS. II est fait mentionde cette ville dans le concile de Chalcédoine, danscelui d’Ephèso, & dans le quatrième synode Romain.Ortelius croit qu'elle étoit dans T Asie mineure. Ilest parlé auffi de cette ville dans la vie de SaintChrisostome yscriptaper Georg■ Alex. P atriarch. ouEusebe est dit évêque de Valentinianopolis, Sc deslieux appellés CeluîANjE, ou peut-être CilBIANjE.Voyez CilBANUM.
VALENTINOIS, pay de France, dans le Dau-pbiné , borné au septentrion par le Viennois, à l’o-rientpar le Diois, & par le bailliage des baronnies ,au midi par le Tricastinois , & à l’occident par leRhône , qui le sépare du Languedoc, comme ï’Iserele sépare du Viennois. Les peuples du Valentinoisfont appellés par Pline, Segovellauni , par Ptolomée ,Segalauni , & dans la notice de l’Empire, Segolauni.Quelques-uns croyent que Plancus, dans une lettre àCicéron, a fait mention de ces peuples, en parlantde Gellius & de ses frétés , qu’il dit être Segauviani ,qui est le nom d’un peuple, qu’on soutient avoir étécorrompu, & qu’on corrige Segolauni ; ce qui paroîtassez probable, parce que les gens dont il est faitmention en cet endroit, étoient Gaulois , & de laprovince Romaine.
Du temps des rois, Conrad & Rodolphe, les pre-miers comtes de Provence , se rendirent propriétai-res du Valentinois , & de tous les pays qui font aumidi de l’Isere jusqu’à la Méditerranée. Du temps deRodolphe, tout ce qui est entre l’Isere Sc la Durancevint au pouvoir du comte de Toulouse , qui portoitle titre de marquis de Provence ; Sc les villes avoiéntleurs comtes qui relevoient de ce marquis.
On ne ne fait pas les noms des premiers comtes duValentinois Sc du Diois ; mais on assure seulement,que sous le régné de Phillippe Auguste , 8c vers la findu douzième siecle, une femme nommée Philippe ,étoit Comtesse du Valentinois. Dans ce temps-là,Raymond V,comte de Toulouse, 8c marquis de Pro-vence , donna le Diois l’an 1189. à un seigneur nom-mé Aymar de Poitiers, dont on ne sçait pas l’origi-ne. II obtint du même comte Raymond le comté deValentinois, ce qui l'obligea à tenir fidèlement sonparti durant la guerre des Albigeois. L’historien Pier-re de Vaux de Cernay, fait plusieurs fois mention dece comte Aymar, qui eut pour héritier son fils Guil-laume. Les mâles de cette race jouirent toujours descomtés de Valentinois 8c de Diois, jusqu’à Louis dePoitiers , qui les vendit l’an 1404. a Charles VI , roide France 8c dauphin, moyennant cent mille écusà'or; 8c châties de Poitiers consentit au transportqu’on avoit fait au roi de ces comtés , fur lesquellesce seigneur de Poitiers avoit des prétentions.
Louis, seigneur de Saint Vallier , fils de Charlesde Poitiers , renouvella ses prétentions , 8c forçaà main armée le vieux comte Louis de Valentinois ,à l’instituer son héritier universel l’an 1416. Le sei-gneur de Saint Vallier força le dauphin Charles, delui remettre les comtés de Valentinois 8c de Diois ;mais les Dauphinois s’étant opposés avec tous les offi-ciers royaux, à l’ordonnance du dauphin, le sei-gneur de Saint Vallier céda l’année I4-2Z , toutes sesprétentions, moyennant sept mille florins de rente ,qui furent réduits Tan 1426 , à cinq mille livres derente en fonds de terre.
Le duc de Savoye avoit auffi des prétentions sor leValentinois , fondées sor le testament du comteLouis de Poitiers. Le duc les céda à Louis, alorsdauphin. Tan 1446 , 8c le dauphin quitta au DucPhommage de la baronnie de Faucigny , qui relevoitdu Dauphiné. Ainsi cCs comtés de Valentinois 8c deDiois furent incorporées au Dauphiné. Louis XII,Pan 1498 , au commencement de son régné, démem-bra du Dauphiné le Valentinois & le Diois ; il en fit
un duché qu’il donna en pleine propriété à CésarBorgia, fils naturel du Pape Alexandre VI, tant pourlui que pour íes héritiers ; mais César ayant embrasséle parti des ennemis de la France , le même roi, ré-voqua son don. Céíàr avoit laissé une fille nomméeLouise, qui avoit épousé claude de Bourbon , ba-ron de Buffet, qui prétendit que le duché de Valen-tinois lui appartenoit, 8c fit diverses poursuites, quifurent terminées par une transaction passée sous Char-les IX. en 1573, par laquelle le baron de Buffet re-nonça à son droit, moyennant quarante mille francsqui lui furent payez.
Henri II. donna à Diane de Poitiers fa maîtresse,le titre de duchesse de Valentinois, avec le revenudu duché, durant fa vie.
Louis XIII. donna en pleine propriété, au princede Monaco,quis’étoit déclaré du parti de la France, 8cavoit reçu, garnison françoise, plusieurs grands do-maines , 8c entr’autres le duché de Valentinois érigéen Pairie. Cette donation fut faite , parce que le roid’Espagne confisquent, ou devoir confisquer sor Ho-noré de Grimaldi, prince de Monaco, des terresqui lui appartenoient dans le royaume de Naples, 8cdans le duché de Milan.
Le duché de Valentinois fut déclaré duché fe-melle, par une déclaration donnée à S. Germain-en-Laye le 26 de Janv. 1643 , registrée le 6 Fév. suivant.Louise-Hippolyte Grimaldi, fille aînée d’Antoine,prince de Monaco, & de Marie de Lorraine,ayant étémariée en 1713. à François-Léonor Goyon de Mati-gnon,le duché-pairie lui a été cedé;8c ce seigneur a ob-tenu des lettres patentes du mois de Décembre 1715,enregistrées le deux de Septembre 1716, par lesquel-les il lui a été permis de so faire recevoir pair de Fran-ce au parlement de Paris, où il prêta serment le 14.Décembre 1716.
II y a dans le duché de Valentinois une sénéchaus-see divisée en vice-sénéchaussée de Valence, vice-sénéchaussée de Crest, 8c vice-sénéchaussée de Mon-telimart. Les villes les plus considérables de ce du-ché sont ;
Valence, Montelimart,
Crest, Donzere.
VALENTINS-BAY, baie de T Amérique méri-dionale, sor la côte orientale de la terre de Feu,selon Corneille, qui cite Maty. Voyez baie de Va-lentin.
VALENTINUM - FORUM. Voyez FORUMFulvii.
VALENTIUM, siège épiscopal d’Asie, sous lamétropole d’Amida , selon Guillaume de Tyr, citépar Ortelius. Ce siège est nommé Falemini , dans lanotice du patriarchat d’Antioche, publiée par Schels-trate.
VALEPONGA, ville d’Espagne : l’itinéraired’Antonin la marque sor la route de Laminium à To-lède, entre ad Putea 8c Urbiaca, à quarante millesdu premier de ces lieux , 8c à vingt milles du second.Un manuscrit porte Falebiniga , 8c un autre F ailelonga. Ortelius soupçonne que ce pourroit être lelieu nommé Fallis-lbana , dont il est parlé dans lavie de l’empereur Louis le Débonnaire j maisWesseling n'en convient pas.
V ALE RA , village d’Espagne , dans la Castillenouvelle, au voisinaage de Mérida, à une lieue dsFrexenal. (Test près de Valera que sont les ruines d.eT ancienne Neríobrìga. * Délices d’Espagne, p. 11Ç.
1. VALERIA , ville de Tille de Sardaigne.Voyez. VALENTIA, n. 8.
2. V ALERIA, ville de l’isle de Corse , selon le sexemplaires latins de Ptolomée, 1. 3 , c. 2 , qui luidonnent le titre de colonie ; mais le texte grec porteA»/f ict , Alteria. Voyez ce mot.
3. VALERIA, contrée de la Germanie , 8c qu!comprenois une portion de la Panonie. Elle est ap-pellée F alerta. Panoniee^Zï Ammien Marcellin, 1. 20,c. 4.8c Falerìa Pamoniorum par S. Ambroise ,1.
Fide , 8c on lui donne ordinairement un de ces de uX:surnoms pour la distinguer d’une autre provi stCe >