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l’autre, & il y en a vingt-cinq dé chaque côté. Lesmalades y font servis fort proprement, & en très-bonordre, par les chevaliers même, en vaisselle d’ar-gent, comme assiettes , plats, écuelles 8c taises, 6cLon apporte chacun devant son lit la portion desalimens qu’il doit prendre, suivant que b ordonnentïes médecins, qui font au nombre de quatre , & fontrégulièrement deux fois le jour leurs visites.
L’arsenal n’est pas éloigné du palais du grand-nvaître. II est fous l’inspection d’nn des'chevaliers deTordre. On y voir une belle 8c grande salle garnie detoutes sortes dermes dans un bel ordre. Au milieufont cinq machines de bois carrées , d où pendent detous côtés des armes de toute espece , comme cuiras-ses , harnois, casques , pots en tête,boucliers, épéesde combat , hallebardes , piques, demi-piques ,mousquets, épées, poignards, pistolets, arquebuses,dagues,fuíîls 8c autres. Les murailles en font aussitapissées, de même que les poutres qui traversent decôté 8c d’autre ; & du haut pendent plusieurs arcs, 8cautres armes à l’antique, dont fe fervoient les cheva-liers dans lisle de Rhodes. On y volt quelques dou-bles arquebuses longues, à croc Lc à vent , qu'oncharge par derriere, avec un cartouche , 8c on lesouvre 8c ferme, monte 8c démonte , par le moyend’un ressort caché. De grandes armoires, fermées detreillis de fil de fer , font pleines de charges òu car-touches , de poignards 8c de pistolets. Cet arsenal estíì bien pourvu de toutes sortes d’armes, qu’on en peuttirer pour pourvoir un armée de trente mille hommes.Ony fait parade de trois ou quatre cuirasses ou armurestoutes entieres, dont une est la cuirasse que le Grand-maître Jean de la Valerte portoit pendant le siégé de2565. On y montre auífi une piece de canon faite decuir, placée fur son affût, 8c si proprement travaillée,qu’onlaprendroitpour être de fer.Dans une autresalleVoisine , on voit encore toutes sortes d’armes qu’ona fait venir de Hollande , 8c dont le grand-maîtreLascaris fit présent à Tordre: il y a de quoi armerquatre cens trente ou quatre cens quarante hommes,toutes ces armes font tenues dans une grande propriétéOutre cela, chaque chevalier a ses armes 8c tout sonéquipage dans l'endroit où il loge ; Sí les bourgeois& les paysans en ont auífi chez eux. ,
Parmi les autres bâtimens publics, on remarque ladouane, la trésorerie, la chancellerie, un magasin àbled,un autre àvin,une châtellenie ou cour de justice.
Le château saint filme est auífi bâti sur un rocherdu mont Sceberras, 8c fur la pointe de la cité de lagalette, qui avance dans la mer, 8c il n’est séparé de; a cité que par un fossé taillé dans le roc. II est placé? l’embouchure de huit grands 8c beaux ports , dontx \y en a trois au côté droit de saint filme, 8c cinq auc °té gauche ; & ils font défendus d’un côté par lechâteau Sant-Angelo, bâti íùr la pointe du bourg , &l’autre par la cité Valette , ou ville neuve. Entrecité Valerte & le château saint filme , il y a des^gasins à bled taillés dans le roc.
,, VALEUGE L’EGLISE ,Jbourg de France, dans1 Auvergne, au diocèse de saint Flour.
VaLEÚGE LE HAUT, bourg de France, dans
* Auvergne, élection de saint Flour.
, VALEURE, bourg de France dans la Bourgogne,section de Bar-sur-Seine. C’est une commanderieS,^Pordre de Malte, dépendante du grand-prieuré dehampagne.
UALEYRE , village de Suisse , au canton de Ber-?. ’ dans le bailliage d'Yverdun. On trouve dans ce1 lage Un p et J t monument d’antiquité. C’est une°ute souterraine fort bien faite , large de quatrej/L 8c de la hauteur d’un homme. Le village de Va-
* X $' e e st situé dans le meilleur vignoble du bailliage.A at &AeIí c e s de la Su/jJè, t. 2 , p. 332.
t ' ALFrACOUR, Fulfcrìí-Ciirtis , bourgade de-ortaine^ au diocèse de Toul, dans le bailliage dej ai |^^Ó’est le chef-lieu d’une prévôté dépendantep I ce de Dompere. Son église paroissiale estch S ‘ C ri - re de l’Assomption de Notre-Dame. Lepjr de Remiremont est le patron de la cure,d r ^quelle il y a concours. Ce chapitre perçoit lesx tiers de la grossie dixme Sc toute la menue. Les
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hameaux de duFresnòis Sc de du Voide desSaux cndépendent.
VALHEY, Fallieiuni , bourgade dii duché deLorraine, au diocèse dé Toul, office d’Einville. Sonéglise paroissiale est sous le titre de sainte Marie Ma-deleine. Elle fut érigée en paroisse l’ân 1576. Le sei-gneur du lieu est collateur de la cure. Cetoit la pa-trie de M. de Porcelet dé Maillanne, évêque de Toul.II étoit fils du seigneur de Valhey.
ALI, peuple d’Asie. Pline, 1 . 6, c. 7, le nommeau nombre de ceux qui habitoient le làc Méotide.Voyez ARBAli.
VALLERE, bourg de France, dans la Marche ,élection de Gueret. Ce bourg est situé dans une plai-ne , dont les terres produisent du seigle , du blednoir, de l’avoine Sc des raves. Les pacages & lesfoins y font bons & très-abondans, & les habitansfont un commerce de bestiaux aux foires d’Ahun, deFeltin, de Chenerailles, de Jarnage & de Gouzon ,fans compter les foires dé leur propre bourg, qui fonttrès-fréquentées. Les habitans font laborieux 8c très-aiíez.
VALU, peuples de l’Ethiopie, félon Pline, 1 . 6,c. 30, qui ìes met à cinq journées des Oécalices.
VALINCOURT, bourg de France, dans le Cam-bresis, recettç de Cambrai. II y a dans ce lieu un cha-pitre peu considérable, composé d’un doyen 8c de septchanoines.
VALÏNSA, petite contrée dés Alpes, selon uneancienne inscription trouvée dans le pays, dont leshabitans font nommés V ALLENSES dans la notice desdignités de l’empire, Sc V ALINS ANî , dans le concilenational d’Epaune. Cette contrée est dans les Alpes,& se nomme présentement le Vallais; ses anciens ha-bitans étoient les Fiberi, les Feragri , 8c les Sedunì.
VALKENBOÛRG , ville des pays-bas. VoyezFauquemont , 2.
i.VALLADOLID , ville d’Espagne , dans lavieille 'castille, fur la riviere Pijuerga , un peu au-dessus de P endroit où elle fe jette dans le Duero.C’est une belle & grande ville, & l’une des plus con-sidérables de l’Espagne. Elle est située à deux jour-nées, au Sud-Ouest de Burgos , dans une belle 8cvaste plaine, que la Pìsuerga traverse, environnée debonnes murailles, ornée de'bâtimens, de belles gran-des places publiques, de portiques 8c de fontaines.Le grand commerce de cette ville, la noblesse qui ydemeure , Sc la chancellerie qui y a été transféréede Médina dèl Camp o , la rendent fleurissante. II n’y aguere de villes dans le royaume plus grande 8c mieuxpeuplée. On y compte onze mille maisons grandes ,hautes, 8c toutes ornées de balcons. Les rues y fontbelles, longues 8c larges. La petite riviere d’Escue-va, qui coule au travers, est assez agréable ; maiselléne produit point de poisson de bon goût. On la passeíiir un pont de pierre de dix à douze arcades très-bienfaites. * Délices d’Espagne,p. 193.
- L’une des choses les plus considérables de cette villeest la place du marché nommée el CampoEïíeeíisûon-gue 8c si large, qu’on lui donne sept cens pas de cir-cruit. C’estl’endroitoùse tiennent les foires. Elle estenvironnée d’un grand nombre de couvents ; 8c on latrouve quand on va aux fauxbourgs, du coté de Sa-làmanquè. II y a une autre place au milieu de la ville,8c on la tient aussi belle que la place royale a Paris.Elle est environnée de tous cotes de tort belles mai-sons, bâties de brique, au-dessous desquelles on peutfe promener à couvert dans les allées que forment debeaux piliers qui les soutiennent pardevant j c’est-làque les marchands ont leurs boutiques. Ce qui aug-mente la beauté de cette place, c’est que toutes lesmaisons font égales,toutes a quatre étages , 8c toutesont leurs fenêtres otnees de balcons de fer.
On compte dans cette ville soixante 8c dix convensde l’un 8c de l’autre sexe. Le plus beau est celui desDominicains, qui portent le nom de S. Paul ; Sc il estsur-tout remarquable par son Eglise,l’une des plus bel-les de la ville. Elle est fermée tout autour d un enclosde piliers entrelacés de chaînes; & cet enclos est unasyle pour les meurtriers. Le portail de 1 Eglise estsupetbe: il est orné d’un très-grand nombre de figures