VAR.
8c du bailliage de Semur j ceux de la côte de Charol-lois font du bailliage & recette de Charolles. TousÇes lieux font situés fur la riviere de Loire & fur uneeminence.*La riviere de Reconfe en est proche aussi.
VARENNES SAINT SAUVEUR , paroisse deFrance, dans le Bourbonnois, élection de Moulins,e ntre la riviere de Soulevan, & des terres de bruyè-res & des bois. Targeat, Cervillas 8c la Graniere endépendent.
VARENSIS-LIMES, lieu d’Afrique. Il en eítparlé dans la notice des dignités de l’empire , J'eéí. z,8c dans le décret de Gratian, Causa 13 .11 est íait men-tion d’un concile tenu dans ce lieu, & appeìlé Fa-Tensc conciliant.
VARENTANUM, Varentum ou Verentum,ville de Toscane, selon l’itinéraire d’Antonin. Léan-der croit que c’est aujourd’hui Falentano , bourgadede la Toscane.
VARENUS, siégé épiscopal de l’HelIespont, fousìa métropole de Cyrique. Domninus , son évêque,souscrivit à la lettre adressée à l’empereur Léon. Har-duin , collect. conc. t. 2 , p. 741.
VARESE ou VARESIO , Baretium, bourg d’Ita-lie, au duché de Milan, íur la riviere d’Glona , en-viron à trois lieues du lac de Como, du côté de l’oc~rident, & à deux lieues du lac de Ghivira ou Ghiura.* Magm , carte du duché de Milan.
VARESE, bourg dTtalie, íur la côte orientale deGenes.
VARETATAS, peuple de l’Inde,íèlon Pline,/. 6. c. 20. Le Pere Hardouin remarque que le manus-crit de la bibliothèque Colbertine, au lieu de Farc~tatee, porte Suataratce.
VARETUM, fleuvedela Cappadoce, selon quel-ques exemplaires de Pline , 1 . 6 , c. 20 ; mais le Pereïîardouin a prouvé qu’au lieu de VARETUM, il falloirlire EVARCRUM. II s’appuie íûr le témoignage deMárcian d’Héraclée , Ferip. p. 106, 8c fur celui d’E-tienne le géographe. Voyez EvArchus.
VARGIONES , peuples de la Germanie , selonPtolomée, /. 2, c. 11 , Scudus croit que ces peuplesbabitoient vers les sources du Danube, dans le com-té de Barr , Bar r Landtgrafschafi.
VARHEL ou Veczei, bourgdelaTransilvanie,2 douze lieues d’Hermanstad , vers le midi occiden-tal. On le prend pour l’ancienne Ulpia Trajatia.
1. VARIA , ville de l’Espagne Tarragonnoise,selon Strabon, /. 3 , c. 162, 8c Ptolomée, /. 2, c. 6.Ce dernier la donne aux Berones Pline, /. 3, c. 3 ,dit qu’elle étoit fut le bord de l’Ebre, dans l'endroitoù ce fleuve commence à être navigable. On croitque la ville de Logrogne s’eít élevée de ses ruines.
2. VARIA ou Vania , ville dTtalie , dans laF ouille : L'itinéraire d’Antonin la marque sur la rou-te d ’Equotuticivn à Tarentum, entre ButunPis & Tur-re /> à douze milles du premier de ces lieux, & àVingt & un milles du second. Simler a cru qu’au lieude Varia ou Vania, on devoir lire Barium ; ce quiest très-vraisemblable , car il est question de la villede Bari. Voyez BARI.
VARIAN A, ville de la basse-Moesie : l'itinéraired’Antonin la marque sur la route de Viminacium à-^icomédie , entre Augustes 8 c C ah ri ana , à douzetuilles du premier de ces lieux , & à égale dis-tance du second. Procope , Mis l 4 , c. 6, nousa Pprend que l’empereur Justinien releva cette ville ,flui étoit tombée en ruine. Le nom moderne est■BRAnnicerO , selon Lazius ; mais dans un autre en-droit il dit que c’est VARADIN.
VARIANAE, ville de la Pannonie, selon l’itiné-taire d’Antonin, qui la marque sur la route de (Bmo-71(1 a Sirmium , entre S fa a 8c Menneianot , à vingt-* r ois milles du premier de ces lieux, 8t à vingt millesdu second ; mais dans la route dTtalie, dans la Dal-?*atie, en passant par l’Ittrie, le même itinéraire met^AriaNìíe à vingt-quatre milles de Siscia, Cpllarius,A°f r - anl - /■ 2, c. 8 , croit que Fariam» est la mêmec oie q ue Caflra-Fariana , âc , solon Qrtçlius, len °vt ILpderne est Wara fur Drave.
VARIANUS-VICUS, lieu d’Italle. Voyez Fi-
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VAR. 4L
VARIATION. Ce mot a divers usages 5mais je me bornerai à celui qu’il a dans la géographie.On appelle ainsi la distérence qu’il y a entre le vrainord, & le nord indiqué par la boussole.
Cet instrument, si connu depuis peu de siécles , a,été inconnu aux anciens. Us connoiffoient dans l’ai-mant cette vertu attractive, qui surprend ceux qui envoyent P esse t pour la premiere fois ; mais ils en igno-roientla plus utile propriété. Us ne s’aviserent point;de soupçonner cette pierre d’avoir deux pôles, quisemblent répondre à ceux de notre globe, & qu’unôaiguille dont les bouts font touchés à ces deux pôles ,acquiert la vertu de se tourner d’elle-même vers lespôles dont elle a été touchée ; c’est-à-dire, que la par-tie frottée aupôleseptentrionalde l’aimant, cherchele nord, & celle qui a été frottée au pôle méridional,cherche le midi.
Cette découverte, que les Chinois ont eue long-temps avant les Européens, est d’une grande ressour-ce pour les voyages de long cours. Les navigateursdans un temps obscur, ne voyant ni étoiles , ni so-leil , ne savent ou prendre le nord : l’aiguille aiman-tée le leur montre ; mais cet avantage n’est pas auíïìparfait, qu’il le se toit, si l’aiguille montroit toujoursle même nord. Elle varie; & bien loin qu’elle.foieégalement conforme aux vrais pôles au monde , eller/est pas toujours d’accord avec eile-même. C’est cemanque de conformité que nous appelions VARIA-TION. Quelquefois, ou en quelques endroits, elledécline à l’orient, ailleurs à l’occident. C’est ce quel’on appelle D-éclin ais on ou Variation Orien-tale , ou Occidentale, selon que l’aiguille estnord-est, ou nord-oueji. Ces mots NORD-ester, ouNORD-OUESTER , font des termes de navigation in-ventés , pour exprimer cette variation.
Cette aiguille est appliquée aune rose de carton,surlaquelle sont 'marqués les trente - deux-vents. Ce-lui du nord est distingué par une fleur de lis.On fut long-temps à s’appercevoir de fa variationou déclinaison. Elle sut publiée la premiere fois eniçqq, par un nommé Caboto, navigateur Vénitien;mais de l’Isle a eu entre les mains le manuscrit d’unpilote dieppois, nommé Crignon , dédié à l’amiralChabot en 1534, où il est fait mention de la décli-naison de l’aimant. Cettte nouveauté révolta les phi-losophes , dont elle dérangeoit trop les idées. Us lanièrent fierement, parce qu'elle n’accommodoit pasleur système : mais ensin elle devint incontestable,& il fallut s’y rendre.
On observa que sous le méridien des Açores il n’y.avoit point de déclinaison,& l’on crut avoir trouvé unprincipe naturel pour y fixer le premier méridien ; cequi jusques- à n’auroit píi être fait qu’arbitrairement,8c par conséquent n’auroit pas été au gré de tout lemonde. Comme on voyoit par la direction de l’ai-mant qu’il avoit des pôles, 8c par la déclinaison qu’iîsn’étoient pas les mêmes que ceux de la terre, on lesplaça où l’on voulut, avec une assez grande liberte,qui étoit l’effet du manque d’observations.
On vint ensuite à s’appercevoir de deux nouveauxméridiens exempts de déclinaison, l’un qui p assort parun cap situé proche du cap de Bonne-Eíperance , 8cque l’on nomma pour cette raison le cap des Aiguil-les aimantées, parce qu’en ce lieu les aiguilles aiman-tées marquoient le vrai nord :1 autre qui paíioit aCanton dans la Chine. On détermina les anglesd’intersection de ces méridiens , que 1 on croyoitfixes, parce que la présomption est toujours pour l’im-.mobilité. On remplit leurs intervales d autres méri-diens , sous lesquels il y avoit déclinaison, arrangés
proportionnellement.
On découvrit, ( & Gassendi rut le principal auteurde cette découverte ) que la déclinaison de l’aimantavoit une variation, c’est-à-dire, que dans un mêmelieu elle change oit d’un temps à un autre,8c changeoitperpétuellement. Ce phénomène essentiel renveria
tour. . j ■ ■ j
Jusqu’ici j’ai emprunte de Fontenelle , histoire de
VAcadémie des Sciences , année 1712 , /’• 22 - plu?grande partie de ce que je viens de dire. Ecoutons ceque dit le P. Gouie fur cette matière qu il polie d oit
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