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Tome sixième. T - Z.
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VAU.

la Champagne l élection de Troyes.

J- VAUCLAIN, paroisse de l’Amérique septen-trionale, dans la Martinique , à l’est de cette isle ,entre les pointes du Vauclain 8c du Macabon, entreesquelles il y a plusieurs bas-íonds. Cette paroisse estdellervie par les Dominicains.

2. VAUCLAIN, pointe de l'Amérique septen-trionale , fur la côte de la Martinique, à Test de cettels 'e, dans la paroisse de même nom. Elle ferme le£Ul-de-fac Simon ; & son abord est dangereux, à cau-de plusieurs bas-fonds.

VAUCLAIR , Fallis Clara , abbaye de France ,oans la Picardie, au diocèse de Laon, à trois lieuescette ville, au íiid-est. C’est une abbaye d’hom-^^s de l’ordre de Cîteaux , congrégation de Clair-^ux. Elle fut fondée en 1134. Plusieurs en attribuentfondation à Barthelemi, évêque de Laon, & d’au-tre s à un comte de Roucy. Cette abbaye est régulie-On y a conservé l’étroite observance. Elle jouitfei^e mille livres de revenu , dont l’abbé a la

htoitié.

^ t- VAUCLUSE , prieuré de France , dans laUjanche-Comté , au diocèse de Besançon. C’est unPrieuré d’hommes, de l'ordre de saint Benoît, de lacongrégation de Cluny. II y a six religieux , en yComprenant le prieur.

2. VAUCLUSE , fontaine de France, dans leCOmtat Venaissin, assez près de la ville d’Apr. Cette‘°otaine, qui forme , dès qu’elle paroît hors de terre,Une riviere capable de porter bateau, fort d’un antreProfond, au pied d’un rocher d’une très-grande hau-teu r, coupé a plomb comme un mur.

Cet antre, où la main de l’homme n’a point étéCmpl 0 y,í e , paroît avoir cent pieds de large, & en-^ron autant de profondeur. On peut dire que c’estPoe double caverne, dont l’extérieure a plus de siss-Xa nte pieds de hauteur, fous l’arc qui en forme l’en-pf e , 8c l’intérieure n’en a pas tout-à-fait la moitié.

.est de cette seconde que fort cette abondante fon-due fans jet, fans bouillons ; on ne voir qu’une nap-P? d’eau, dont la crue est imperceptible, Sc qui four-ni fans cesse 8c fans s'épuifer une quantité p'rodi-Sreufe d’une très-belle eau claire, nette , pure, qui*1® teint en aucune façon les rochers entre lesquelse Ue passe, &n’y produit ni mousse ni rouille. On aparqué au fond de la caverne un endroit jusqu’aussiveau duquelL’eau s’est élevée une fois. La superfi-cie de cette eau paroît noire ; ce qui vient de fa gran-it 6 profondeur 8c de l’obscuriré qui régné dans ceLeu. On prétend qu on a été en bateau au fond de*,antre, 8c qu’on a voulu sonder la profondeur de lal °urce, sans avoir pû sentir le fond. Si le fait estVf ai, cela marque une profondeur très-considérable,que la force de l’eau , qui pousse avec violence, u rond à la superficie, a repoussé le plomb 8c la cor-, e qui le tenoit attaché , Sc ne lui a pas permis d’ar-rver jusqu’au fond. Cependant il ne paroît aucunMouvement fur la superficie, aucune agitation , au-jet, pas le moindre bouillon. Gen’eit qu’àquel-ws pas hors de la premiere caverne, que l’eau trou-ât une pente considérable, se précipite avec forceR tre des rochers, écume 8c fait du bruit, jusqu’à ceetant arrivée à un endroit plus uni 8c plus profond,e c oule tranquillement, 8c forme une riviere quiPartage en plusieurs bras , qui , après avoir reçus f listeaux, fe réunissent & vont se jetter dansRno^° ne ’ environ à deux lieues au-dessus d’Avi-} e 11 3 fous le nom de riviere de S orgue , qu’el-y- a Porté dès fa naissance dans l’antre , dont ilP yo ssetre parlé. * Labat, voyage d’Italie , t. 2 ,

tr arque, qui vivoit vers l’an 1300, & qui étoit(jj r , nt Passionné de la belle Laure , avoit fa maisonso ^Pointe d’un rocher à quelques cens pas au des-l a o e ra caverne de Vaucluse. La belle Laure avoitde s 0 nile ^ ur une autre pointe de rocher , assez prèsOn vo' aman,: > ruais séparée par un vallon profond.On l es lt encore les masures de ces deux édifices , 8cV A prss elle ^ es Châteaux des Amans.

Ch-Uss COULEURS , ville de France , dans laP a &ne, au Bassigny, fur le bord de la Meuse,

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Cette ville étoit autrefois une souveraineté possédéepar les princes de la maison de Lorraine ; 8c àcause de l’importance de son passage, Philippe deVallois l’acquit de Jean de Joinville en 133 y. U luidonna en échange les prévôtés de Sudron & de Ville-Seneux , qui saisissent alors partie de la châtelleniede Veríus. Vaucouleurs étoit anciennement ceintede murailles. La vue de ce lieu étant fort belle , Sedonnant fur une vallée, ornée dans la saison de fleursde diverses couleurs, on l’a nommée U vallée des cou-leurs , ou Vaucouleurs. On volt dans ce lieu un vieuxchâteau peu considérable, Sc un reste d’une grossetour bâtie par les Anglois.

11 y a encoreprès de Vaucouleurs de grosses pierresqui y avoientétéplantéespar les ordres des empereursSc des rois de France , pour servir de bornes à leursétats.Lespremieresfurent mises par l’ordre de l'empe-reur Albert,Sc du roi Philippe le Bel ,qui fe rendirentpour ce sujet enmême-tempsà Vaucouleurs en 1290,Sc il y fut en même-temps traité du mariage deRodoì-phe , fils de l’empereur, Sc de Blanche, fille du roi.Ce qu’il y eut de plus remarquable, c’est que cela fefit dans le même temps que le pape Boni face V III.avoit mis le royaume de France en interdit, Sc donnéà l’empereur, au cas qu’il pût s’en emparer. * Bau-gier , Mém. de Champagne, t. 1, p. 380.

On volt à Vaucouleurs une collégiale , dont lechapitre est composé d’un Doyen 8c de dix chanoi-nes qui ont chacun trois cens cinquante livres de re-venu. Ce chapitre fut fondé par Geofroi de Joinville.Le roi nomme au doyenné Sc à huit canonicats. II ya encore , outre un couvent de religieux du Tiers-Ordre de saint François , 8c un monastère d’Ánnon-ciade , un prieuré dédié à saint Thibaut. II fût fon-dé par le même Geofroi de Joinville , 8c vaut douzecens livres de rente.

Vaucouleurs est le siège d’une prévôté, composéede vingt-deux paroisses , qui font du diocèse deToul. Les habitans font peu laborieux, Sc leur princi-pale occupation est de nourrir du bétail dans les bel-les prairies qui environnent cette ville.

Cette contrée est connue pour avoir donné lanaissance à cette fameuse fille , nommée Jeanned’Arc, 8c surnommée la Pucelle dl Orléans -, dans unde ses villages , appelle Dom-Remy, près de Vau-couleurs. En considération des grands services qu’ellerendit à la France, ce pays jouit encore de plusieursbeaux privilèges ; 8c entr’autres onn’y paye ni taile,ni .droit d’aides ; 8c le sel y est à très-bon marché.

VAUCROISSANT ; prieuré de Frane. VoyezVaocroissant, 2.

VAUD, ou PAYS DE V AUD , contrée de la Suisse,'dans la dépendance du canton de Berne. Ce pays ,où le peuple parle Romand, 8c non pas Allemand,est le plus beau 8c le plus fertile de toute la Suisse.11 s’étend depuis le lac de Genève jusqu’à ceux d’Y-verdun 8c de Mbrat. Au couchant d’hiver, il est bornépar le pays de Gex, qui est du gouvernement deBourgogne, 8c le Mont Jura le séparé de la Fran-che-Comté, vers l’occident. II est fort probable quece pays a, à peu près, les mêmes bornes que le paysdes Helvétiens , nommé Pagus Urbigenus, dont 1»ville d’Orbe, en' latin Urba , retient le nom. * Lon-guerue , Descr. de la France, part. 2 , p. 263.

Le territoire de Nyon est comme celui de Gex ’du diocèse de Geneve , 8c par conséquent fut mis

fous la métropole de Vienne , 8c dans la premiere

Viennoise, quoique ces territoires eussent appartenuaux Helvétiens qui détendissent jusqu’au Rhône. Cé-sar dit dans le premier livre de ses commentairesque le lac Leman , ( qui prend aujourd’hui le nomde Geneve ) 8c le Rhône íepàroient les Helvétiensde la province Romaine, ou la Gaule Narbonnoise:Lacu Lemano , & flumine BJiodano , qui. provinciam.nostram ab Helvetiis dìvidit. Dans la fuite tout celafut changé ; mais il est certain que la plupart de cepays fit partie de la province nommée Maxima Se~quanorum j fous les Bourguignons Sc les François ,après la ruine de l’empire Romain, le pays de Vaudfut de la Bourgogne transjurane.

Après le partage des états de Louis le Ddbpmairé,