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il échut à l’empereur Lothaire, 8c fut tenu par sesfils Charles Sc Lothaire. Ensuite il vint à la branchede Louis le Germanique. Après la déposition de sonsis Charles k Gros, il sir partie du royaume deRo-dolphe I, qai le laissa à Rodolphe II, qui eut poursuccesseur Conrad le Pacifique. Rodolphe III , ditle Lâche, succéda à son pere Conrad, Sc il étoit maî-tre du pays de Vaud; car fa tante, l’impératriceAdelais , obtint de lui l’abbaye appellée Roman-Mouítier, fondée à l’honneur de saint Pierre , avecpouvoir d’en disposer en faveur de tel de ses héri-tiers qu’il lui plairoit.
La charte de ce roi, donnée l’an y88 , tirée ducartulaire de Cluni , 8c rapportée par du Chesne ,dans ses notes , fur la bibliothèque de Cluni, porteque cette abbaye de Roman-Moustier , Romaniirhonasteru , étoit ui comitatu IValdcnJi, dans le comtéde Vaud. Un long usage a ôté la lettre L à ce mot ,non-seulement en François, Vaud, mais en Alle-mand : car en cette langue ce pays est appellé U^ath.
Ce nom Waldenjìs conútatus étoit en usage dansle siécle précédent , puisque la chronique de saintBertin en fait mention à l’an 839 , & marque que ce~t>mté s’étcndoit jusqu’au lac Leman , qu’il appelleía mer du Rhône , à cause de la grandeur de ce lac,au travers d t: quel le Rhône passe.
Les empereurs Allemands succédèrent aux rois deBourgogne, & le pays de Vaud fut tenu parles prin-ces de Zeringen, ducs de la Bourgogne transjurane.Leur race ayant été é teinte,les empereurs rentrerent enposseíììon de leurs droits,mais pour peu de temps; car,dans le troisième siecle,le prince Pierre, depuis comtede Savoie, fut Seigneur de Vaud, maître de la villede Berne, & quelques-uns de ses descendans en joui-rent. Le pays de Vaud se trouva , avec le temps,partagé entre trois Seigneurs ; l’évêque de Lausane,le duc de Savoie, & les deux cantons de Berne & deFribourg,comptés pour un seigneur. Le premier étoitseigneur de la ville de Lausanne, des quatre parois-ses de la Vaux , d’une partie du Vevay, d’Avenche,de Lucens 8c de Bulle. Les cantons de Berne & deFribourg possédoient en commun les trois bailliagesd’Orbe, de Granson Sc de Morat. Le duc de Savoiepossédoit tout le reste, qu’il gouvernoit par le moyend’un grand bailli ou gouverneur, qui faií’oit fa rési-dence à Moudon, & parle moyen des états du pays,qui s’assembloient dans la même ville. Ces étatsétoient composés des nobles 8c des députés des qua-torze villes Sc bourgs, qui étoient :
Moudon,
Yverdun,
Morges,
Nyon
Romont,
Grand-Court
Sainte-Croix
Payerne ,Estavayer,/Crudefin ,Rue,Cossonay ,Les Clées,Saint-Denis.
Les disputes de religion ont été cause que cet état estpassé entièrement sous la puissance des Bernois.Le ducde Savoie chagrinoit, principalement les Genevois,parce qu'ils avoient changé de religion. La ville deBerne lui envoya des députés, pour le prier de leurlaisser le libre exercice de celle qu’ils avoient choisie.Les députés n’ayant pû rien obtenir, les Bernois le-verent des troupes, entrerent fur les terres du duc,8c dans moins de cinq semaines s'emparèrent de cequ’il possédoit dans le pays de Vaud, Sc pénétrèrentdans Pintérieur de la Savoie. Cette conquête se fiten 1536. sur Charles, duc de Savoie, qui avoir étédépouillé de ses états par François I. Le duc PhilibertEmanuel ayant , en exécution du traité de GâteauCambresis, é té mis en possession des états dont le ducion pere avoit été dépouillé, demanda aux Bernoisce qu’ils tenoient de son pays. Cette contestationdura jusqu en1564*que les autres Suisses s’étant rendusmédiateurs, les Bernois remirent au duc tout ce quiétoit au-de-la du lac de Geneve , avec un certainnombre de places, a condition qu’ils demeureroienta perpétuité possesseurs du reste, dont ils sqnt encoreaujourd’hui souverains. L’cmpereur Maximilien II,
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eut beau interposer son autorité ,les Bernois de-meurèrent inflexibles ; de forte que le duc s obligeadeleur enlaisser la posseffion paisible, fans néanmoinsrenoncer à ses prétentions : ensorte que depuis cetemps il a continué ausii-bien que ses successeurs, aprendre la qualité de baron de Vaud, Sc de comtede Romont. Les Bernois s’étoient emparés en meme-temps de la ville Sc de l’évêché de Lausanne , dontils chassèrent l’évêque , Sc ils abolirent le culte 0.0l’église Romaine dans toutes leurs conquêtes.
Le pays de Vaud est très-bon Sc très - agréable ;mais il y a plusieurs endroits remplis de monta-gnes , qui ne produisent presque rien. On ne doitappeller proprement un beau Sc agréable pays q u0la partie qui est située proche du lac de Geneve ,les deux quartiers qui font à droite-Sc à gauche di*lac de Zurich, qui forment dans leur étendue com-me une ville continuelle. Plusieurs personnes qui con-noissent parfaitement la partie du pays qui est le long
du lac de Geneve, donnent cependant la préférence
pour la beauté 8c pour la fertilité , à celle qui est au<environs du lac de Zurich , en venant du côté deBerne. Cependant si la premiere n’est pas la ph* sbelle, elle est la meilleure ; car c’est où croit le meil-leur vin, 8c elle en produit abondamment.
Les habitans du pays de Vaud font généralementrobustes , bons soldats , 8c capables de toutes lessciences, s’ils vouloient s’y appliquer; mais ils n’ai-ment pas le travail , 8c le pays se remplit tous le$jours de paysans Allemans , qui y vont travailler le®terres , prenant des fermes, où en servant bien leur®maîtres , ils ne font pas mal leurs affaires. Aussi l aseigneurie de Berne , pour encourager ces efpeces decolonies Allemandes, & pour y introduire leur lan-gue , a fondé depuis une quarantaine d’années cinstéglises Allemandes dans le pays : la premiere à l’Ai-gle , la seconde à Lausanne , la troisième à Y verdun,la quatrième à Moudon, la cinquième dans la côte ;& la résidence est à la discrétion du ministre. La co-lonie d’Y verdun a été établie en 1703 , celle de Mou-don en 1708, celle de la Côte'en 1710.
VAUDAN, bois de France, dans la Normandie*maîtrise des eaux & forêts d’Alençon. 11 comprendsoixante 8c sept arpens.
VAUDELNAY (le) bourg de France, dans l ffPoitou. 11 est fort considérable.
VAUDEMONT, Vaudemontum, ou Vadì Mans )bourg du duché de Lorraine, au département du Bas-rois, & chef-lieu d’un bailliage de même nom.bourg a commencé par le château de V audemourbâti par Gérard d’Alsace, duc de Lorraine. 11 a et ^longtemps chef-lieu du comté ; mais il a depuis céd ecet honneur à la petite ville de Vezelize. Son égh ieparoissiale est dédiée à saint Gengoul. Le chapitre à esaint Gengoul est patron de la cure, perçoit tout ela menue dixme , & un tiers de la grosse, 8c le cha-pitre les deux autres tiers. Ce chapitre fut fondé eU132ç, par Henri III, comte de Vaudemont. 11composé de huit chanoines 8c d’un prévôt qui a do^ble prébende. La prébende est de trois cens livr e ?’Le duc de Lorraine est seigneur Sc patron du chassstre de Vaudemont, où il y a un petit hôpital fort o 101rente.
Après la mort de Gérard d’AIÍace, arrivée en i° 7 0 'ses deux fils Thierry Sc Gérard, partagèrent facession. Gérard eut Vaudemont, que l’emp 2 ^ 1 ^Henri IV. érigea en comté, lequel devint par ! a ^te un fief des comtés de Monçon ou de Bar. * L°guerue , Descr. de la France, part. 2, p. 194. ^
Hugues, l’un des descendans deGérard,8t quipofdoit ce comté l’an 1200,reconnut,par un acte eI,re0 nlttré au cartulaire de Champagne, qu’il étoit ^ evC ^ £ .homme lige de Blanche * comtesse de Troyes, ôc.Thibaudíonfils; mais sauf la fidélité ouligeance ^au comte de Bar,dont il avons qu’il étoit homm e »
Cent ans après, une guerre s’étant allumée c ^Ferri II , duc de Lorraine , 8c Edouard, comteBar, le comte fut fait prisonnier ; 8c après fix a st s a0 _prison, Louis, roi de Navarre, depuis roi de * cece , fous le nom de Louis Hûtin, obtint la deliv :r uCdu comte pour 90000 liy. de rançon. Cel ul ' cl